• K.O.

    Hector Mathis

    Sitam est un jeune homme à la situation précaire. En décalage avec la société de son temps, amoureux de littérature et de jazz, il vit chez sa petite-amie, Capu. Un soir, alors qu'un attentat, qui rappelle celui du 13 novembre, frappe la ville, ils décident de fuir pour rejoindre une banlieue imaginaire, baptisée « la grisaille », d'où Sitam est originaire. De nouvelles péripéties les poussent à partir à l'étranger.
    Mais, Sitam y apprend qu'il est atteint d'une maladie incurable. Il choisit alors de tout quitter. Sur les chemins de son errance, il croise des personnages burlesques, désabusés, effleurant la folie, d'attachants détraqués, que l'auteur décrit dans une langue brute, syncopée mais pourtant très fluide.

  • Atteint d'une maladie incurable, Sitam quitte ceux qui partagent son existence. Mais conscient de son erreur, il cherche à retrouver sa compagne. Les tentatives infructueuses s'enchaînent, il se résigne donc à mener une vie solitaire. Alors qu'il semble abandonner tout espoir, la mort de l'un de ses anciens copains l'oblige à revenir dans sa banlieue natale. Un voyage qui le replonge dans le passé. Ils formaient une bande et tous ont grandi entre la déconne, les problèmes d'argent et une soif immodérée d'aventure. En les retrouvant, Sitam mesure l'ampleur de l'attraction qu'exercent sur eux la banlieue et la dureté de l'existence qui s'est imposée à eux. Une confrontation qui le pousse à s'interroger sur ses choix.
    Suite de K.O., Carnaval peut se lire indépendamment. On y retrouve encore plus affirmé le style musical, dansant, polyrythmique de l'auteur. Pourquoi Carnaval ? Pour la fête bien sûr, et pour le grand défilé des détraqués incarnés par ces personnages hauts en couleur. Dans la célébration comme dans les enterrements, le rire flirte toujours le désespoir.

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