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Prix
THIERRY GILLYBOEUF
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Les pages qui suivent comptent parmi les plus belles jamais écrites sur l'amitié. Elles sont extraites du premier des deux seuls ouvrages que Henry David Thoreau (1817-1862) a publiés de son vivant, Sept jours sur le fleuve (A Week on the Concord and Merrimack Rivers, 1849), que l'écrivain américain considérait comme son opus major, plus encore que celui qui a pourtant assis sa postérité, Walden (1854). Car c'est un livre de deuil et de vie, un livre de fraternité et d'amitié, un livre de mémoire et d'élan, construit autour de la figure de John, le frère aîné tant chéri de Henry, mort prématurément, à vingt-sept ans, laissant son cadet inconsolable. Thierry Gillyboeuf Dans ce fragment de Sept jours sur le fleuve, extrait du chapitre «Mercredi», Henry David Thoreau suspend le récit contemplatif de son voyage sur l'eau, en barque, avec son frère aîné. Un petit traité sensible se forme là, en marge des remous de la Merrimack River : qu'est-ce que l'amitié ?
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Les arbres occupent une place centrale dans la pensée, la vie et l'oeuvre de Thoreau. Ils incarnent une forme de noblesse et de sagesse. Il les observe en naturaliste et en botaniste. Il est fasciné par leur patience, leur forme, leur beauté et leur liberté. À ses yeux, ils participent de cette préservation du monde qui incombe à la seule nature sauvage. Chaque forêt formait pour lui une communauté, où les arbres peuvent être pour l'homme autant de guides spirituels. On a l'impression, à le lire, qu'il avait appris leur langage. Dans cette petite forêt de poche, Thoreau dispense un enseignement qui fait de ce livre un irremplaçable livre de sagesse écologique et humaine.
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Le Jardin du Prophète
Khalîl Gibran
- Éditions Mille et Une Nuits
- La Petite Collection
- 19 Mars 2025
- 9782755509304
« Il est en vous, ce flocon de neige qui descend vers la mer. »Tout au long de sa vie, Khalil Gibran (1883-1931) ne cessa de rêver, écrire et reprendre le discours du mystérieux maître spirituel qu'il s'était créé à l'adolescence et qui donna lieu à son texte le plus fameux, Le Prophète. Le Jardin du Prophète, paru à titre posthume en 1933, en constitue la suite : après l'exil, voilà le temps des retrouvailles.Almustafa, l'élu et le bien-aimé, quitte son exil et retrouve son île natale. Il livre à ses disciples une parole intime et douloureuse... avant de repartir d'où il était venu. Traduction de l'anglais par Thierry Gillyboeuf.Postface de Jérôme Vérain.
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La lettre dérobée ; et autres nouvelles
Edgar Allan Poe
- Libretto
- Littérature Étrangère
- 7 Mars 2024
- 9782369148777
Ce troisième tome des nouvelles intégrales d'Edgar Allan Poe regroupe les derniers textes publiés de l'auteur, alors que les difficultés et les malheurs s'abattent sur lui. Moins connues en France que celles du tome 2, ces nouvelles sont particulièrement originales, plus noires et plus volontiers fantastiques, parfois complexes et d'une très grande ambition littéraire. La Lettre dérobée, Un récit aux monts crénelés, Les Faits concernant le cas Valdemar, figurent parmi les chefs-d'oeuvre de l'auteur.
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La vie sans principe
Henry David Thoreau
- Éditions Mille et Une Nuits
- La Petite Collection
- 13 Septembre 2023
- 9782755508567
« Si je devais vendre mes matinées et mes après-midis à la société, je suis certain qu'il n'y aurait plus rien qui vaille la peine d'être vécu à mes yeux. » Prenant l'exemple de sa propre vie, Thoreau démontre que les besoins matériels entravent l'épanouissement de l'esprit.
Son éloge de l'oisiveté en communion avec la nature nous invite à explorer les « provinces de l'imagination » pour nous émanciper du matérialisme.
Traduit de l'anglais (États-Unis) par Thierry Gillyboeuf -
Le sable et l'écume, et autres poèmes
Khalîl Gibran
- Points
- Points Poésie
- 5 Juillet 2024
- 9782757897577
« Si vous révélez vos secrets au vent, ne lui reprochez pas de les révéler aux arbres. »
La production poétique de Khalil Gibran (aphorismes de Le Sable et l'écume, poèmes du Livre des processions et de Rires et larmes, dialogue poétique des Dieux de la terre) ici rassemblée entremêle poésie lyrique et paraboles philosophiques ou mystiques. Gibran dispense une parole empreinte de mystère : spectateur attentif de la vie, il interprète le monde et, par ses intuitions profondes, en révèle la beauté et les richesses.
« Une perle est un temple bâti par la douleur
autour d'un grain de sable.
Quelle nostalgie bâtit nos corps et autour de quels grains ? »
Né au Liban en 1883, Khalil Gibran a beaucoup voyagé, séjourné en Europe et s'est fixé aux Etats-Unis où il est mort en 1931. Poète, mais aussi peintre et philosophe, la publication du Prophète en 1923 lui assure un succès durable et une reconnaissance qui ne cessera de croître, jusqu'à atteindre aujourd'hui celle d'un auteur universel. -
De la marche
Henry David Thoreau
- Éditions Mille et Une Nuits
- La Petite Collection
- 14 Octobre 2020
- 9782755507713
Un éloge de la marche, « en soi l'entreprise et l'aventure de la journée », faisant émerger la valeur suprême de l'individu et permettant la communion avec la nature. Le bréviaire essentiel de l'éveil à soi.
« À quoi bon emprunter sans cesse le même vieux sentier ? Vous devez tracer des sentiers vers l'inconnu. Si je ne suis pas moi, qui le sera ? ».
Henry David Thoreau (1817-1862) quitte à vingt-huit ans sa ville natale pour aller vivre seul dans la forêt, près du lac Walden. Il a pour habitude de marcher au moins quatre heures par jour. Avec cet éloge de la marche, exercice salutaire et libérateur, Thoreau fait l'apologie de l'éveil à soi par la communion avec la nature. -
Charles Stuart n'a de royal que le nom : il semble terne, efflanqué et timide, voire invisible. C'est dire s'il est surprenant de le retrouver devant un tribunal, jugé pour une claque étourdissante dont il va avec difficulté avouer la genèse. Figure de l'exaspéré qui se réveille de manière un rien brutale et se révèle à sa grande stupeur, il prend une place pour le moins décalée au milieu des anti-héros chers à Fitzgerald qui signe ici une love story inattendue, avec des pages parmi ses plus drôles et ses plus... frappantes.
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Travail utile, fatigue inutile
William Morris
- Rivages
- Rivages Poche ; Petite Bibliothèque
- 30 Août 2023
- 9782743660710
"Travail utile, fatigue inutile" est un texte fondamental. À l'heure des bullshit jobs, ce texte prémonitoire fait figure de manifeste, de bréviaire, alors que le modèle économique dévastateur mis en place depuis un demi-siècle semble parvenu en bout de course. La révolution industrielle, la démesure de la production dans le capitalisme émergent, nourri de la pensée libérale utilitariste, ont consacré l'idée d'un travail de plus en plus aliénant, qui a rompu avec le réel, le monde et la nature.
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À la fin de l'été 1839, Henry David Thoreau et son frère aîné John entreprennent un voyage à bord de l'embarcation qu'ils ont fabriquée de leurs mains. Ils vont suivre le cours de la Concord River, puis de la Merrimack River. Quand John meurt trois ans plus tard, Thoreau décide de lui rendre hommage en retraçant leur voyage, à partir de notes qu'il rassemble dans sa cabane de Walden. Il condense son récit en une semaine symbolique, où chaque journée est associée à un thème : la poésie antique, la sagesse orientale, la culture des Indiens d'Amérique... Au rythme du courant, vif ou lent, les paysages traversés sont décrits avec l'oeil poétique du peintre et la précision du scientifique. Et ce périple, qui fut bien réel, devient un voyage initiatique, une véritable épiphanie, dans l'abandon heureux à la Nature et à l'espace des vastes étendues américaines.
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En 1839, quelques années avant de s'installer près de l'étang de Walden, Henry David Thoreau construit une barque en bois avec son frère et engage à ses côtés la descente de deux cours d'eau vive. Ce voyage, mené au gré du courant, sera l'occasion d'une contemplation attentive de la nature, des poissons et de la flore qui vivent dans les remous de ces rivières ou sur leurs rives. Un voyage dans la wilderness qui commence sur la Concord River, ou «Rivière Herbeuse»... «Observer le cycle de la vie et la plénitude des poissons, que rien ne vient déranger, leur bonheur qui est un fruit régulier de l'été, renforce notre sentiment de sécurité et de sérénité régnant dans la nature.»
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Échos du grand âge ; comme un oiseau puissant aux ailes libres
Walt Whitman
- UNES
- 16 Août 2024
- 9782877042833
Ce volume rassemble les poèmes considérés par Whitman comme « le sillage » de ses mythiques Feuilles d'herbe, une poursuite de ses « explorations » poétiques. Il s'ouvre avec Comme un oiseau puissant aux ailes libres, dont la rédaction commence en 1872. Whitman a alors 53 ans, quelques années ont passé depuis la guerre de Sécession, et l'heure est au futur et au renouvellement de la nation pour le poète. Cet oiseau libre, c'est l'Amérique, des plaines, des forêts et des fleuves, c'est le vaste pays sauvage que l'on parcourt porté par le vent. C'est le soleil radieux, le grand ciel vide, les eaux du Potomac et l'éclosion des roses rouges, les prairies verdoyantes et « le matin pourpre des collines ». L'Amérique est pour Whitman la destination finale du navire humain, aboutissement du temps, des nations et des époques, une terre où bâtir un futur démocratique et apaisé : un « Nouveau Monde » encore à définir, dont la dimension dépasse le présent et que seul le « futur » est à même accueillir. Viennent ensuite les Échos du grand âge, derniers poèmes de Whitman, écrits entre 1873 et sa mort en 1892, et publiés à titre posthume 1897. Poèmes en forme de dernière envolée panoramique d'un poète qui réunit les derniers éclats magnétiques d'un vol d'abeilles sauvages, d'une brise, de la lumière du jour et du silence de la nuit, de l'aller-retour des marées. Un dernier regard paisible sur la nature, dans l'attente non moins paisible de la mort. Après les souvenirs des échos de la guerre, les naufrages, les spectres, des hommes déchirés, Whitman « crée un décor, un chant » plein de lumière, plein d'une foi confiante en l'avènement d'un monde moderne et réconcilié. Ces poèmes qui alternent l'ampleur du souffle narratif et la sensualité lumineuse d'évocations aériennes témoigne d'une époque où la poésie était une vision de la destinée de l'homme et de la femme, un chant de progrès, d'émancipation et de paix. D'amour aussi, qui est « le pouls de tout », et un désir d'atteindre à la Joie, dans une célébration musicale de l'existence, de l'ordinaire beauté de vivre et de respirer, ainsi que le résume Whitman avec la simplicité remarquable des grands poètes : « être tout simplement - quoi de mieux ? »
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Le narrateur, un vieil homme de 70 ans, vit aux côtés de sa femme Augusta. Or, sentant approcher le crépuscule de sa vie, il développe une hypocondrie, qui s'avère chronique. Sur les conseils de son neveu et médecin Carlo, il commence alors, et secrètement, à payer les services amoureux de jeunes femmes, qui égrènent les prénoms allégoriques, de Felicita à Amphore. L'homme espère déjouer ainsi les pièges de "Mère Nature" et se convaincre qu'il peut encore embrasser la vie et ses illusions. Mais il prend conscience que son temps est passé : il réalise que "Dame Nature" ne maintient un organisme en vie qu'à la condition que celui-ci sache se reproduire. Le narrateur sombre alors dans une paresse qui est une forme de renoncement.
Déni du libre arbitre, puissance de la nature sur le Vouloir, lui-même illusion, tous les thèmes de la philosophie de Schopenhauer sont exprimés là.
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« Voilà en bref notre position d'artistes : nous sommes les derniers représentants de l'artisanat auquel la production marchande a porté un coup fatal.
»William MorrisL'art et l'artisanat aujourd'hui,Edimbourg, 1889« Pour les préraphaélites, comme pour William Morris, la distinction entre l'art et l'artisanat, entre la conception et l'exécution, devait être abolie : tout homme, à son échelle, pouvait être producteur de beauté que ce soit dans la réalisation d'un tableau, d'un vêtement, d'un meuble ; et tout homme également avait le droit, dans sa vie quotidienne, d'être entouré de beaux objets.Michel HouellebecqLa carte et le territoirePeu connu en France, William Morris, né le 24 mars 1834 et mort le 3 octobre 1896 à Londres, est célèbre à la fois pour ses oeuvres littéraires, son activisme politique, sa défense de l'environnement, et ses créations en arts décoratifs.
Son amitié avec le peintre Edward Burne-Jones s'épanouit à travers leur passion commune pour la création artistique ; il fut également l'ami de John Ruskin, qu'il contribua à faire connaître. S'il connut la célébrité en tant qu'auteur littéraire, il fut également un activiste socialiste, alternant conférences et discours, prônant l'amélioration de la qualité de la vie des travailleurs manuels, de la classe ouvrière tout entière, grâce à l'éducation et les loisirs, avec, en particulier, l'enseignement des arts appliqués.
Il rejetait un système de production de masse, dénuée de qualité et basé sur le profit. -
Myrtilles : la beauté des petites choses
Henri David Thoreau
- Rivages
- Rivages Poche ; Petite Bibliothèque
- 30 Mars 2022
- 9782743655839
« La Nature fait de son mieux à chaque instant pour que nous nous sentions bien. Elle n'a pas d'autre raison d'exister. Ne lui résistez pas. En faisant un léger effort pour être bien, nous ne devrions pas tomber malade. Les hommes ont ou croient avoir découvert le caractère salutaire de quelques éléments sauvages, mais pas de la Nature tout entière. Or la Nature est ni plus ni moins que l'autre nom de la santé. » (H. D. Thoreau) Dans cet essai, Thoreau célèbre la gloire de la nature à travers la beauté des « petites choses ». En s'arrêtant sur les myrtilles, simples baies sauvages, Thoreau se livre également à une charge contre le capitalisme et l'exploitation de la terre par l'homme. Il propose un manifeste écologique heureux, accessible pour peu que nous consentions à la lenteur et à la simplicité.
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Le Huitième jour (The Eighth Day) est un roman de 1967 deThornton Wilder.
L'intrigue se situe dans une ville minière du sudde l'Illinois, et tourne autour de John Barrington Ashley, accusé du meurtre deson voisin Breckenridge Lansing. Bien que le roman contienne une part de mystèreavec ce meurtre, l'ouvrage se concentre principalement sur l'histoire desfamilles Ashley et Lansing.
Le roman a été écrit sur une période devingt mois alors que Wilder vivait seul à Douglas, en Arizona.
LeHuitième Jour a remporté le National Book Award en 1968.
Traduit parThierry Gillyboeuf.
Thierry Gillyboeuf est traducteur de l'anglaiset de l'italien. Il a, à son actif, plus de cent cinquante traductions, dontl'oeuvre quasi complète de Henry David Thoreau, dont il est l'un des meilleursspécialistes français. Grand connaisseur de la littérature américaine du XIXesiècle, il a également traduit Walt Whitman, Ralph Waldo Emerson, NathanielHawthorne, Herman Melville, John Burroughs, Charles Lane, etc. Avec ChristianGarcin, il a entrepris la retraduction de l'intégralité des nouvelles d'EdgarAllan Poe, et l'intégralité des nouvelles de Herman Melville. Il prépare parailleurs un essai sur l'auteur de Moby Dick. Il a également traduit de nombreuxpoètes américains de la première moitié du XXe siècle, tels qu'E.E. Cummings,Marianne Moore, William Carlos Williams, Carl Sandburg, Langston Hughes, CharlesReznikoff, etc... -
Premier livre de Cummings, ces Tulipes & Cheminées (1924) ont connu un destin contrarié. L'audace du livre ayant effrayé les éditeurs de l'époque, Cummings se vit contrait de saborder son projet et de le publier en volumes distincts et tronqués. Tulipes & Cheminées participe pleinement de cette extraordinaire et féconde naissance de la poésie américaine moderne au tout début des années 1920. Comme l'a écrit Richard S. Kennedy, Tulipes & Cheminées est « un paysage de transition dans l'évolution de l'expression en vers du vingtième siècle. » Le livre s'ouvre sur de longs poèmes dont l'hypnose amoureuse doit beaucoup à leur forme classique. Poésie vouée aux « plus grands amants du monde », de Sémiramis à Hélène en passant par Yseult et Cléopâtre, elle confirme combien Cummings est un poète de l'amour, qui puise dans la source conventionnelle de la romance une matière qui renouvelle brusquement la tradition poétique héritée du XIXe siècle. Tulipes & Cheminées est un laboratoire, une déconstruction « en direct » des héritages poétiques, une danse de chaque instant faite d'étirements et d'accélérations prodigieuses, de suspens merveilleux qui poussent la plasticité du langage à l'extrémité du sens. Une explosion qui dans un geste épique avant-gardiste plonge le poème dans le monde, le trempe à même les rues, l'imprègne de l'atmosphère des bars de New York, des discussions au comptoir, des métros, de la frénésie citadine, de la vie souterraine, des prostituées, des gangs, du jazz. Cummings ne stratifie pas la langue, il en adopte toute la trivialité, dans un geste qui se veut à la fois vulgaire et sublime, érudit et joyeux, la nuit et le jour, la vie et la mort, la débauche et la courtoisie, et invente une poésie amoureuse de l'amour même, pleine de jouissance éperdue.
Donner à lire enfin au lecteur français Tulipes & Cheminées, dans une traduction inédite, - et non plus ses versions tronquées, que sont Tulipes et Cheminées, XLI Poèmes et & - c'est non seulement respecter la volonté de Cummings, mais c'est accéder ainsi au jaillissement, à l'inépuisable jeunesse et à la créativité d'une voix poétique unique, dont la syntaxe, le vocabulaire, la typographie aussi désarmantes qu'enthousiasmantes portent le témoignage. Cummings n'a de cesse de capturer l'essence des choses qu'il décrit pour offrir une réponse à la vie :
« toujours la belle réponse qui pose une plus belle question ». -
Ce premier volume des Poésies complètes d'Herman Melville regroupe toute l'oeuvre poétique de l'auteur de Moby Dick, à l'exception de Clarel qui, en raison de sa singularité et de sa dimension (l'un des plus longs poèmes de langue anglaise, plus long que Le Paradis perdu de Milton ou le Don Juan de Byron), fera l'objet d'une publication à part, dans un second tome. Figurent ici le recueil publié par Melville chez Harper Bros., Tableaux et aspects de la guerre (1866), ainsi que les deux plaquettes qu'il a éditées à compte d'auteur à vingt-cinq exemplaires chacune, John Marr et autres marins (1888) et Timoleon (1891). À ces trois recueils achevés et parus du vivant de l'auteur s'ajoutent trois ensembles : Herbes folles et sauvageons..., avec Une rose ou deux, le manuscrit que Melville avait laissé à sa mort, l'ensemble étant largement inédit en français ; Parthenope, constitué de deux longs poèmes attribués à deux personnages imaginaires ; et une quarantaine de poèmes épars. Très diverse dans la forme comme dans les thématiques, la poésie de Melville constitue, en quelque sorte, le troisième « acte » de son oeuvre, après la période des romans (1846-1857), et celles des nouvelles (1853-1856). On retrouve, en particulier dans Tableaux et aspects de la guerre qui est sans doute avec les Drum-Taps de Walt Whitman, le plus beau et poignant recueil poétique consacré à la guerre de Sécession, le souffle melvillien, qui ne s'apaise peut-être que dans les poèmes d'amour de la toute fin, ceux de Herbes folles et sauvageons..., dédiés à son épouse. Chacun de ces recueils ou ensembles tourne autour d'une même thématique, ce qui donne à chacun une tonalité différente, une force et une inspiration sans cesse renouvelée, surprenant souvent le lecteur par son audace et son originalité. Si Timoléon (seul recueil intégralement traduit en français à ce jour) est inspiré des lieux visités lors du séjour de Melville en Europe et au Proche-Orient, John Marr est comme l'adieu à la mer de celui qui fut sans doute l'un de ses plus grands chantres. Melville est un écrivain du souffle, son écriture est celle du long cours. La forme poétique l'obligeant à endiguer la force prodigieuse de son inspiration, elle en fait d'autant mieux ressortir la sensibilité. Pour le lecteur francophone, la poésie de Melville pourrait bien être son chef-d'oeuvre inconnu.
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Les ailes brisées
Khalîl Gibran
- Éditions Mille et Une Nuits
- La Petite Collection
- 10 Mars 2004
- 9782842058173
Publié en 1912, Les Ailes brisées est l'un des premiers livres de l'écrivain Libanais Khalil Gibran. Inspiré de son amour pour une jeune femme de son village natal, ce texte poignant laisse entendre, pour la première fois dans la littérature arabe, le refus d'une femme orientale d'être " considérée comme un meuble, acheté et livré d'une maison â l'autre ".
L'histoire impossible entre Selma Karamy et celui que l'on devine être Gibran est plus qu'une confession amoureuse et un chant pastoral, c'est une critique sociale et morale qui fustige le statut misérable des femmes, brimées par des siècles de tradition misogyne.
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Si ces épigrammes devaient être gravés sur la tombe d'un monument, ce serait un monument à la liberté... de pensée. Que l'on en juge : "Nous nous soumettons à la majorité parce que nous y sommes tenus. Mais nous ne sommes pas forcés de donner à notre attitude soumise une posture respectueuse." Ou encore : "Chez celui qui n'a jamais causé de tort à autrui, la vengeance est une vertu." C'est une collection d'aphorismes de cette trempe que renferme ce petit ouvrage, appelé à tenir dans la poche, sinon à occuper durablement sa table de nuit. Dans un style à la Flaubert dans son Dictionnaire des idées reçues, ces diatribes acerbes sonnent comme autant de piqûres de rappel. Celui qui est devenu l'un des maîtres du fantastique sait introduire ce qu'il faut de méchanceté ("Le premier homme que vous croiserez est un imbécile. Si vous pensez le contraire, interrogez-le et il vous le prouvera"). Ajoutez à cela une once d'anticléricalisme ("Chrétiens et chameaux accueillent leurs fardeaux à genoux"), une pointe de lucidité trempée dans l'ironie ("La mort n'est pas la fin ; il reste le litige sur l'héritage"), enfin une infime misogynie ("Pour étudier ce qu'il y a de bon et de mauvais chez la femme, il est inutile de faire appel à deux femmes"). Pour finir, laissez tonner et résonner la formule impeccable et de circonstance : "Un auteur populaire est quelqu'un qui écrit ce que pense le peuple. Le génie les invite à penser autre chose."
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Paroles de chien
Rudyard Kipling
- Rivages
- Rivages Poche ; Petite Bibliotheque
- 16 Juin 2021
- 9782743653187
On dit souvent de son animal domestique qu'il ne lui manque que la parole. Avec «Paroles de chien», Kipling a enfin réparé cette injustice ! Publié initialement en 1930, ce récit est raconté à la première personne par Botte, un aberdeen terrier comme celui que possédait Kipling. Avec une pointe d'ironie innocente, Kipling nous permet de voir le monde à travers les yeux de notre plus fidèle compagnon.
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Les Forets du Maine
Henry David Thoreau
- Rivages
- Rivages Poche ; Petite Bibliothèque
- 28 Mars 2018
- 9782743643157
Henry David Thoreau, auteur de «Walden» et «De la désobéissance civile», fit de longues excursions dans les vastes forêts du Maine. Il tira de cette expérience un récit détaillé qui compte parmi ses oeuvres les plus célèbres. L'observation la plus attentive de la nature, dans ses menus détails comme dans ses grandes scansions, s'y allie avec une mise en question radicale de la civilisation moderne : c'est en gardant en soi un peu de la forêt sauvage qu'on peut, selon Thoreau, préserver la vie de l'esprit.
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Lettres à mes petits préférés : lettres inédites et délicieuses à ses enfants
Rudyard Kipling
- Arléa
- 16 Juin 2022
- 9782363083067
Dans ces lettres à ses enfants, émaillées de dessins humoristiques, constellées de jeux de mots, Rudyard Kipling déborde d'amour et d'humour. Dans la plus pure tradition du nonsense anglais, avec un formidable sens de l'exagération et du grotesque, il manie l'absurde et croque avec une délicieuse férocité amis et membres de la famille.
Dans ces lettres à ses enfants, Rudyard Kipling déborde d'amour et d'humour. Émaillées de dessins humoristiques, constellées de jeux de mots, elles mélangent les menus faits du quotidien et les événements officiels les plus importants (dont la remise de son prix Nobel) avec un formidable sens de l'exagération et du grotesque. Dans la plus pure tradition du nonsense anglais, il manie l'absurde et croque avec une délicieuse férocité amis et membres de la famille. Mais ces lettres à l'inventivité affectueuse et joyeuse pourraient n'avoir qu'un intérêt anecdotique, si on ne les savait encadrées par deux drames : la perte prématurée de deux de ses trois enfants. -
Dans la jungle
Rudyard Kipling
- Rivages
- Rivages Poche ; Petite Bibliothèque
- 27 Mars 2019
- 9782743646325
«Dans la jungle», nouvelle parue initialement dans le recueil «Many Inventions», voit la première apparition du personnage le plus célèbre de Rudyard Kipling : Mowgli. Un Mowgli non pas enfant, mais adulte, qui a grandi dans la jungle. C'est à partir de cette nouvelle que Kipling entreprendra de raconter l'enfance de Mowgli, à travers le chef-d'oeuvre qui fera sa gloire. Mais «Dans la jungle» montre aussi la confrontation entre le réel le plus prosaïque qu'incarnent l'Office des forêts et Gisborne, et le monde à la fois naturel et surnaturel de la jungle et de Mowgli. Une fois encore, Kipling déploie tous ses talents de conteur dans le décor d'une Inde complexe et mystérieuse.