Six Pieds Sous Terre

  • De mon chien comme preuve irréfutable de l'inexistence d'un Dieu omniprésent nous lance dans une journée de la vie d'un chien. On est cependant très loin d'une vie de chien, tout le contraire : dormir, manger, chier, déchirer les coussins, renifler le cul des autres etc..., soit plutôt quelque chose que bien des gens regarderaient la bave aux lèvres (quoique pour renifler le cul, je suis pas bien sur...). Croqué d'après nature, le clebs de Manu Larcenet semble mener une vie de patachon, la vraie vie de bien des chiens en fait. Une biographie canine en quelque sorte dont la conclusion ne va pas nécessairement trouver un écho favorable auprès de la frange rigide des canidés. On retrouve avec bonheur le trait «laché» du croquis pris sur le vif pour ce récit muet qui laisse également muet par son élégance.

  • Ce nouveau Jade, mystérieusement intitulé Jade 108U, aborde le thème des rapports -multiples- de l'auteur face au monde numérique : blog bien sûr, mais aussi réseaux sociaux, plateforme de bande dessinée en ligne, droits numériques, commentaires de e-lecteurs, ouvrages sur des sites de ventes etc... Au delà de son aspect outil de diffusion, le numérique peut également se présenter comme un outil de création (interactivité, nouvelle surface de création - la demi-page plein écran, le strip vertical à «scroller», etc.). Bref, le sujet est vraiment vaste !
    Effet de mode ou possible futur, intérêt ou désintérêt, il y a de nombreuses possibilités de s'énerver ou de rire avec la façon dont certaines personnes bien intentionnés -du geek amateur au vendeur de chaussettes reconverti- imaginent les méthodes pour faire rentrer la bande dessinée dans le monde des nouvelles technologies. Les adeptes du tout gratuit se croisent avec les adeptes du max de bénefs, tout le monde cherchant à anticiper à la place de l'auteur sa place dans ce nouvel eldorado pour lui proposer la solution en or (pour eux déjà) car c'est évident, dès demain matin, nous ne lirons plus la bande dessinée que sur nos portables, c'est écrit quelque part. D'un autre côté, les blogs ont amené une vraie notoriété à une nouvelle génération d'auteurs, remplaçant souvent les fanzines et l'autopublication.
    Nous allons tenter de démêler tout ça... on emmêler, on verra bien.

  • Une grande ville, trois personnes qui se côtoient sans jamais se voir, trois histoires qui se croisent sans jamais interférer, trois petits drames qui passeront inaperçus. Voici les mots clés de cette «trilogie urbaine» dont chaque titre aurait pu s'intituler Entassement, Isolement et Ségrégation. Fruit de l'agglomérat mécanique des hommes et de leur incapacité à vivre ensemble, lieu ou plus qu'ailleurs, le «chacun pour soi» semble dominer toutes les autres règles, la ville ou la communauté urbaine est le lieu de toutes les confrontations, mais également l'endroit ou tout est possible. C'est ainsi que Vincent, adolescent lunaire et mélancolique, Mamie, vieille dame au grand coeur et Franck, jeune homme volontaire et travailleur, vont, au même moment bien que dans des circonstances totalement différentes, récolter les fruits pourris que d'autres avaient planté.
    Vincent est un jeune homme tout juste sorti de l'adolescence, sensible et discret. Issu de l'immigration italienne, il vit avec le reste de sa famille (ses parents et son frère et sa soeur) dans l'un des nombreux appartements de la grande cité dortoir et périphérique. N'ayant pas pu aller bien loin dans les études, Vincent à toutefois trouvé du travail dans un restaurant «fast food» ou, à longueur de journée, il compacte les poubelles en sous-sol dans une ambiance pour le moins délétère. Son seul plaisir, c'est dans sa minuscule chambre qu'il le trouve quand, le soir, il retrouve tous les animaux qui y vivent. S'y côtoient des poissons, des souris, des oiseaux et surtout, Zidane. Zidane, c'est un lapin, seul compagnon de Vincent. Mais voir son fils aîné chérir un stupide lapin peut amener un père écrasé sous le poids de l'ennui et de l'entassement, épuisé par une situation sociale inextricable, à vouloir brusquer le passage à l'âge adulte de façon un peu trop abrupte. D'ici à ce que Zidane passe à la casserole

  • Les désaventures de Monsieur Patigon est un petit récit d'humour et d'aventures dont la structure se découpe en 4 parties distinctes, chacune ayant des interactions avec les autres, l'ensemble s'agregeant autour du personnage de Monsieur Patigon, pilier de bar notoire et mythomane à ses heures. Oui mais voilà, est-ce vraiment de la mythomanie oe... Et les autres protagonistes, agent secret, savant fou, garde-chiourmes gogo-dancers, extra-terrestres belliqueux, sont-ils bien réels ? La fin du monde est-elle pour bientôt oe

    Vincent Pianina est né à Lyon en 1985. Après un bac d'Arts appliqués passé à Bron, il intègre l'école Emile Cohl de Lyon, où il poursuit encore ses études actuellement. Les désaventures de Monsieur Patigon est son premier ouvrage solo. Le travail de Vincent Pianina pourra évoquer les univers de Nikola Witko ou de Winshluss, une aisance graphique remarquable le caractérise, aisance qu'il met au service d'un travail sur la structure du récit, sans que celà n'interfère jamais dans l'histoire plutôt déjantée qu'il nous narre.

  • Celui auquel l'auteur se heurte quand son projet de livre ne trouve pas preneur. Selon le climat du moment dans la bande dessinée, les genres en vogues, les attentes très variées et parfois antagonistes des éditeurs, la façon dont ils s'occupent de leur catalogue, de leur petit déjeuner qui passe bien ou pas, de l'humeur du moment, de la proposition en phase ou pas du tout avec le-dit catalogue etc, ce retour négatif (voire son absence), sur le projet dont l'auteur espère tant, est à la fois attendu et craint.

    Vécu par tous, cuisant, douloureux, cinglant, automatique, les auteurs ont pourtant des anecdotes bien différentes à raconter, ... Il y a des dizaines de cas ainsi développés sous nos yeux ... quelques éditeurs témoignent eux-aussi de leur dur métier.

  • La thématique : On a toujours 20 ans Décembre 1991 : naissance de Jade et 6 Pieds sous terre Décembre 2011 : bouclage du prochain numéro de Jade 20 ans entre ces deux dates. Et l'occasion de tourner autour de ce chiffre pour marquer le coup. Non pour auto-célébrer l'anniversaire de la revue et de la maison d'édition. Un livre à paraître en mars/avril 2012 est déjà en chantier.
    L'idée de ce prochain Jade 877U est que les auteurs participants se remettent dans la peau de celui (celle) qu(ils étaient, quand ils avaient 20 ans. Quel était alors leur rapport à la bande dessinée ? En lisaient-ils ? Etaient-ils déjà acteurs du milieu ? Qu'aimaient-ils/détestaient-ils à l'époque ? Quelle était leur vision du métier, des éditeurs, des libraires ? Quel regard portent-ils sur ce passé par rapport à ce que ce qu'ils vivent aujourd'hui ?
    Il ne s'agit donc pas de faire un retour de 20 ans en arrière mais plus de confronter ses idées actuelles sur le monde de la bande dessinée à celles de leur propre 20 ans (et c'était peut-être il y a peu...).

    Comme les auteurs participants à Jade sont issus de différentes générations, cela permettra d'avoir un panorama assez complet de la bande dessinée sur les dernières décennies.

  • Le chat botté et la souris Patience explorent les marais à la recherche de Mortefauche, la sorcière détentrice de la potion qui dénouera leurs aventures. Las, Mortefauche se révèle incontrôlable. Le chat botté est transformé en chat noir, Patience est destinée à être ébouillantée dans un chaudron. Les renforts arriveront sous la forme d'un Prince-crapaud, de sortilèges hasardeux et même de Blanche-Neige qui ne retrouve plus sa pomme. Le chat et la souris n'auraient-ils pas été trop gourmands ?

    Ce troisième volume clôt la série de Nancy Peña, des Nouvelles aventures du chat botté

  • Une grande ville, trois personnes qui se côtoient sans jamais se voir, trois histoires qui se croisent sans jamais interférer, trois petits drames qui passeront inaperçus. Voici les mots clés de cette «trilogie urbaine» dont chaque titre aurait pu s'intituler Entassement, Isolement et Ségrégation. Fruit de l'agglomérat mécanique des hommes et de leur incapacité à vivre ensemble, lieu ou plus qu'ailleurs, le «chacun pour soi» semble dominer toutes les autres règles, la ville ou la communauté urbaine est le lieu de toutes les confrontations, mais également l'endroit ou tout est possible. C'est ainsi que Vincent, adolescent lunaire et mélancolique, Mamie, vieille dame au grand coeur et Franck, jeune homme volontaire et travailleur, vont, au même moment bien que dans des circonstances totalement différentes, récolter les fruits pourris que d'autres avaient planté.

  • Une grande ville, trois personnes qui se côtoient sans jamais se voir, trois histoires qui se croisent sans jamais interférer, trois petits drames qui passeront inaperçus. Voici les mots clés de cette «trilogie urbaine» dont chaque titre aurait pu s'intituler Entassement, Isolement et Ségrégation. Fruit de l'agglomérat mécanique des hommes et de leur incapacité à vivre ensemble, lieu ou plus qu'ailleurs, le «chacun pour soi» semble dominer toutes les autres règles, la ville ou la communauté urbaine est le lieu de toutes les confrontations, mais également l'endroit ou tout est possible.

    T2 - Retour à Plouc-Land (dessins de Cubi) Pour Franck, c'est le conte de fée. Fils d'une mère femme de ménage, il est, grâce à ses grandes qualités professionnelles et beaucoup d'énergie pour gravir ainsi les échelons, parvenu à occuper un poste à responsabilités qui lui convient parfaitement. Il est fier de pouvoir évoluer dans le monde de « la France d'en haut », de pouvoir s'occuper de sa vieille maman et de disposer d'une confiance en lui durement acquise. Son directeur, le très charismatique monsieur Carluche, croit beaucoup en lui et le promet à une formidable carrière. Bien sûr, Franck est le fils de la femme de ménage, mais en bon professionnel, monsieur Carluche sait reconnaître les qualités bien au delà de l'origine sociale. Mais tous les autres sont-ils de cet avis ? Quand la grande bourgeoisie brise la façade du paraître pour laisser s'exprimer ses instincts de classe, les prolos n'ont qu'à bien se tenir.

  • Madame Cahen est bien seule dans sa maison de retraite. Les visiteurs défilent, mais pas pour elle. Ni une, ni deux, maniant son fauteuil roulant en experte, la voilà qui file en douce. Une balade par ce beau temps, voilà une bonne idée. Mais Madame Cahen sait très bien où elle va. A deux pas, il y a une école primaire où se trouve Loulou, son petit-fils. Profitant de l'heure de la récré et d'un grillage abimé par endroits, les voilà tous les deux lâchés dans la ville... A travers ce petit récit, les auteurs nous parlent avant tout de transmission entre les générations, du partage du temps, celui qu'on regrette ne pas avoir partagé ni su se donner, tandis qu'il filait irrémédiablement.

  • Les nouvelles aventures du chat botté - tome - La montagne en marche Le chat botté commence par présenter son histoire, de la création du marquis de Carabas à la lutte tactique contre l'ogre changé en rat. Il nous rappelle que les moralistes stoppent le récit au point qui les sert mais que l'histoire ne s'arrête pas au point final que Charles Perrault écrivit.
    Le maître chat apprend au début de notre histoire, alors qu'il goûte un repos bien mérité, qu'une montagne est en marche et qu'elle marche sur lui. La raison en est absurde : le chat a croqué un ogre changé en souris et la montagne a cru qu'il s'agissait de son propre fils. En effet ne dit-on pas que les montagnes accouchent parfois d'une souris ? Pour se tirer de ce mauvais pas, le maître chat décide de faire une alliance avec le peuple souriquois, afin de trouver une souris de rechange pour flouer la montagne. Les souris lui pré-sentent leur meilleur élément, Patience, la souris qui a vaincu le lion de la fable ! Dans le même temps, craignant un coup fourré du maître chat, elles envoient un messager porter une lettre à l'auteure, pour s'assurer de la véracité de toute cette histoire. Le messager doit gagner les dernières pages du livre, susceptibles de porter l'adresse de l'auteure...

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