Entreprise, économie & droit

  • De la pâtisserie à l'usine ultra-moderne, la marque Lefèvre-Utile n'a cessé - grâce au talent visionnaire de ses dirigeants sur quatre générations ! - d'être à l'avant-garde industrielle, tant pour sa production de biscuits, dont les célèbres Petit-Beurre ou Paille d'Or, que pour son marketing innovant. L'auteur nous dévoile au fil des pages, grâce à une riche iconographie, la singularité toute particulière de cette saga familiale, qui illustre brillamment l'épopée industrielle française du Second Empire aux années 1980, où les arts et le design intègrent plus fortement le monde des entreprises, au service de la réclame.

  • Peut-on réussir en politique grâce aux "médias" ? C'est souvent de cette manière que les professionnels de la politique, les journalistes ou les citoyens appréhendent l'usage politique des médias.

    Cette formulation fait pourtant obstacle à l'explication des processus sociaux à l'oeuvre dans la médiatisation de la politique. Afin de montrer comment la médiatisation peut être agissante en politique, cet ouvrage met à l'épreuve le concept de "capital médiatique", une forme de capital symbolique tiré de la médiatisation. Les contributions examinent les opérations d'accumulation, d'appropriation, de légitimation, de conversion ou de rentabilisation de ce capital, à partir d'études de cas (Louise Michel, José Bové, Emmanuel Macron ou les parlementaires).

    L'ouvrage n'est pas seulement une étude de la médiatisation du politique : c'est aussi une contribution à la sociologie du champ politique et des ressources qui y prévalent. Il analyse le travail des agents politiques en lien avec tout ou partie du champ journalistique, et plus largement dans un espace médiatique profondément transformé par le numérique. Il conclut à l'inégale rentabilité du capital médiatique selon la position dans le champ politique.

    Les réflexions engagées invitent à réfléchir, par analogie, à d'autres espaces pour lesquels la reconnaissance médiatique est un enjeu stratégique et semble être une ressource valorisée.

  • Qu'est-ce qu'un dirigeant de médias ? Comment sont définies les frontières du groupe ? Alors que la sociologie française a produit une littérature féconde sur les élites économiques politiques, étatiques intellectuelles et artistiques, le patronat de presse est resté à l'écart des terrains d'enquête. Cette situation tranche avec l'abondante littérature anglo-saxonne sur le personnel de direction des médias d'information. Résultat : dans les discours journalistiques et militants, le registre de l'autocélébration médiatique et son pendant symétrique, la dénonciation, alimentent le mythe du dirigeant de média tout puissant. L'objectif de cet ouvrage est de rompre avec ce sens commun en prenant pour objet d'analyse ce groupe professionnel. Il entend dépasser la personnification et l'anecdote pour dégager des logiques internes et externes, éclairer les différentes facettes de cette population, mettre en évidence les rouages de leur sélection. Comment se fabrique un dirigeant de média national, en France ? Au terme de quel processus ? Quelles sont les ressources et les capitaux qui sont valorisés ? Quels rapports de force entre segments de l'élite révèlent-ils ?

  • La diplomatie commerciale de l'Union Européenne en Asie du Sud-Est Nouv.

    L'Asie du Sud-Est est devenue une région cruciale de l'économie mondiale, où l'Union européenne (UE) est déterminée à jouer un rôle-clé. L'Europe y est confrontée à la concurrence stratégique des puissances du Pacifique, en particulier à celle de la Chine avec son projet de "nouvelles routes de la soie", ainsi qu'à celle des pays signataires de l'Accord de partenariat transpacifique global et progressiste, en même temps qu'elle doit composer avec l'unilatéralisme commercial des États-Unis.

    Le présent ouvrage rend compte de ces défis en analysant la dimension stratégique des accords de partenariat commercial de l'Europe et des puissances du Pacifique en Asie du Sud-Est, puis en approfondissant l'étude des aspects novateurs des récents accords de l'UE avec le Canada et les pays de l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (ASEAN), tels que le lien entre commerce et développement durable ou l'établissement de mécanismes de règlement des litiges entre investisseurs et États.

    Ces accords révèlent que l'Union s'appuie sur le levier de sa puissance commerciale, en particulier sur le poids de son marché intérieur, pour tenter de convaincre les pays tiers de reprendre à leur compte certaines valeurs et standards normatifs européens en matière sociale, de développement durable ou d'investissement, en même temps qu'elle s'emploie à mettre en oeuvre une véritable stratégie asiatique à partir du pivot constitué par l'ASEAN.

  • Le tiers constitue un objet rarement étudié en droit processuel et n'est envisagé le plus souvent que de manière périphérique par le droit du contentieux administratif.

    Il importait de pallier cette lacune en prenant acte de la diversification des figures et des rôles des tiers et en interrogeant leur place dans la relation traditionnellement bilatérale, nouée entre le juge et les parties, qui caractérise le procès administratif.

    Le rôle des tiers a récemment été renouvelé sous l'effet, notamment, de la loi n°2016-1547 du 18 novembre 2016 de modernisation de la justice du XXIe siècle. Ils peuvent non seulement intervenir dans l'instance pour faire valoir des intérêts propres ou au soutien de l'une des parties, mais également lors de la phase d'instruction afin d'éclairer le juge ou encore proposer une solution au différend voire constituer une alternative au juge étatique dès lors qu'ils officient en tant qu'arbitre.

    Intervenant, observateur, médiateur, témoin, expert, amicus curiae constituent autant de figures désormais familières du procès administratif. Comment leur intervention s'articule-t-elle avec celle du juge administratif ? Quels enjeux leur présence soulève-t-elle ?

    Le présent ouvrage s'attache à répondre à ces questions.

  • L'économie sociale et solidaire (ESS) est une utopie concrète ancrée dans une éthique de justice, d'équité et de solidarité. Elle ne cherche ni le profit, ni la concurrence, mais la satisfaction des besoins sociaux par la coopération.

    La mise en oeuvre de l'ESS repose sur une pédagogie ouverte sur la société, favorisant l'apprentissage sur le terrain et croisant les savoirs des chercheurs, des professionnels, des habitants et des citoyens. Cette pédagogie ne vise pas seulement les professionnels de l'ESS, mais l'ensemble des citoyens : la diffusion des principes de l'ESS dans tout le corps social est un enjeu essentiel.

    Cet ouvrage est issu du 1er Forum International de l'ESS : "Comment former à l'ESS ? Engagement, citoyenneté, développement" (Marrakech, mai 2017). Il a réuni des participants de 22 pays du Nord et du Sud, permettant de trouver un langage commun pour décloisonner et co-construire les savoirs de l'ESS.

  • Raconter de manière vivante l'histoire du droit du travail. Montrer comment la société française s'est dite dans son idiome juridique sur fond de compromis précaires et évolutifs entre l'économique et le social. Décrire l'émergence et les mutations de la citoyenneté dans l'espace d'entreprise. En comprendre l'allure aujourd'hui plus incertaine à l'heure du numérique et de la mondialisation, après l'apogée des années 1980. Bref, mettre une nouvelle fois l'histoire au service du présent.

    C'est le pari de ce livre conçu par son auteur, juriste, politiste, historien, et ancien inspecteur du travail, comme le récit passionné et passionnant de l'émancipation du monde du travail symbolisée par l'accès à une parole d'abord collective puis individuelle, puissante mais vulnérable.

    D'où le titre de ce qui fut la première histoire du droit du travail dans laquelle certains ont vu le "roman du droit du travail" (journal Marianne, Le Monde initiatives). L'écho enthousiaste qu'elle a rencontré au point d'en faire rapidement un "classique" (Laurent Berger), explique les trois rééditions et les réimpressions successives intégrant, au fil du temps, les évolutions les plus actuelles.

    Cette 4e édition comportant trois nouveaux chapitres pour la période du début des années 2000 à nos jours n'élude pas la question de la place et du sens du travail dont dépend la configuration présente et future d'un droit du travail en proie à une évidente incertitude statutaire.

    Préface de Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT ; postface de Philippe Waquet, doyen honoraire de la Chambre sociale de la Cour de cassation.

  • Le pétrole, le gaz et les minerais sont des ressources indispensables pour le bon fonctionnement de nos économies et sont très convoitées. Elles sont ainsi particulièrement propices à l'émergence de flux financiers illicites [corruption, évitement fiscal ou blanchiment]. Depuis une vingtaine d'années, diverses mesures ont été adoptées pour endiguer ce phénomène. Malgré tout, les pratiques illicites perdurent. Les acteurs du secteur extractif, entreprises et agents publics, ont su s'adapter et faire preuve de créativité pour contourner, détourner et manipuler les instruments adoptés afin de perpétuer les flux financiers illicites. Ils recourent également à l'ingénierie juridique et financière qui leur fournit un arsenal d'outils et mobilise des experts maîtrisant à la perfection l'environnement juridique, politique et financier dans lequel les acteurs du secteur extractif évoluent. Dès lors, le droit semble être propice aux flux financiers illicites et même au service de ceux-ci.

  • Les données numériques des migrants et des réfugiés, entendues notamment comme leurs données à caractère personnel sous format numérique, correspondent à une réalité complexe examinée dans le présent ouvrage sous l'angle du droit européen, à savoir le droit de l'Union européenne, le droit du Conseil de l'Europe et le droit interne des États européens. Au coeur d'enjeux fondamentaux, elles peuvent être mobilisées, d'une part, dans le cadre du contrôle aux frontières et de la politique européenne d'asile et d'immigration et, d'autre part, dans le cadre de l'assistance aux migrants et aux réfugiés ainsi que dans le contentieux de l'asile. Les problématiques soulevées par ces données sont traitées selon une approche à la fois théorique et pragmatique. L'ouvrage permet ainsi d'apporter un éclairage particulièrement pertinent sur un sujet à la croisée de plusieurs thématiques d'actualité d'importance majeure que sont notamment la gestion de la "crise migratoire" ou "crise des réfugiés", les droits des migrants et des réfugiés, la place grandissante prise par le numérique et la biométrie, le renforcement de l'interopérabilité des systèmes d'information et les apports du règlement général sur la protection des données.

  • Alors que l'objet de l'information légale a été élargi à plusieurs reprises, le consommateur n'est pas à même d'élaborer une décision en connaissance de cause lors de la conclusion d'un contrat en ligne.
    De nombreuses sources produisent de multiples informations. Il est ainsi difficile de distinguer le contenu informationnel des autres éléments. Face au désordre informationnel inédit, il est nécessaire de s'interroger sur l'effectivité de l'obligation d'information. Tenant compte du pouvoir renforcé du professionnel et de la collecte massive des données personnelles, il s'avère que la politique d'information doit être pensée dans une nouvelle perspective.
    Le régime renouvelé de l'obligation d'information repose sur une extension de l'obligation et sur une participation du consommateur à sa propre information. Sa mise en oeuvre se traduit par une obligation d'information permanente et une information affinée.

  • Les notions structurantes de territoire, de territorialité et de territorialisation, qui continuent à tant marquer les mondes d'action collective et leurs observateurs scientifiques, conservent-elles la pertinence qui les a rendues légitimes? quel bilan épistémologique, partagé ou divergent, les " sciences du territoire " tirent-elles de plus de vingt ans de culture du paradigme en question ? après une génération de travaux de tous ordres le concernant, est-il temps de dire : et après ? les premiers entretiens de la cité des territoires de grenoble ont rassemblé quelques-uns des meilleurs théoriciens de ce champ scientifique, géographes, urbanistes, économistes, sociologues, philosophes, historiens, politistes, de france et d'autres pays européens, pour organiser la controverse et ouvrir des perspectives.
    Pour les uns, elles s'inscrivent pleinement dans le prolongement des acquis de ces vingt dernières années et, en dépit de l'absence d'une théorie générale, il ne s'agit pas de refermer le paradigme, mais au contraire de l'" augmenter ", par diverses propositions nouvelles. pour les autres, le temps du dépassement a commencé, et d'autres concepts sont désormais au travail qui témoignent de l'espace des sociétés en mutation et en mouvement.
    Conçu par l'umr pacte (politiques publiques, action politique, territoires) ce bilan d'étape en forme de rendez-vous prospectif permettra à chacun de mieux comprendre l'agenda scientifique de la question territoriale.

  • En France, la profession de journaliste, massivement masculine jusqu'aux années 1960-1970, s'est progressivement féminisée, les femmes représentant 43% des professionnels des médias en 2009. Cet ouvrage collectif questionne les modalités et les enjeux de ce processus de féminisation en Europe et interroge les rapports de genre qui se jouent dans le fonctionnement des rédactions et le traitement de l'information. Il s'appuie sur des terrains d'enquête variés, proposés par une douzaine d'auteur-e-s de disciplines et de pays différents. L'enjeu est d'abord de dégager les diverses logiques qui contribuent à expliquer la féminisation du métier : Entrée des femmes par le haut ou par le bas ? Signe de dévaluation du métier ou de professionnalisation ? Phénomène autonome ou articulé à d'autres évolutions de la profession ? Progrès vers l'égalité ou reproduction de formes de spécialisation et de ségrégation sexuées ? En effet, on constate dans tous les pays européens que les hommes et les femmes sont inégalement répartis selon les secteurs des médias, les spécialités journalistiques et selon les niveaux hiérarchiques. Il s'agit ici d'expliquer ces écarts de manière dynamique, en se plongeant, au coeur des rédactions, du travail des journalistes, des interactions concrètes et des positionnements des hommes et des femmes. Comment se produisent et se déplacent, dans un même mouvement, les processus de ségrégation horizontale (spécialisation dans des thématiques dites féminines) et de ségrégation verticale (accès restreint aux responsabilités) ? Enfin, les auteurs s'interrogent sur l'existence et les contours éventuels d'un journalisme " au féminin ". Quelle est la part des assignations subies et reproduites, des inventions de nouvelles manières de traiter l'information, de l'adaptation à des règles et routines professionnelles masculines ? Quelles sont les diverses stratégies, positionnements professionnels et rapports au genre des hommes et des femmes ? Refusant une définition essentialiste des identités de genre, les auteur-e-s s'efforcent ainsi de cerner, à travers la diversité des terrains étudiés, les mécanismes sociaux, organisationnels, professionnels par lesquels se construisent les cadres d'exercice du journalisme selon des logiques de genre.

  • Ce livre offre un portrait détaillé des journalistes français et américains en action, alors qu'ils débattent de la façon dont traiter et commenter l'un des sujets les plus importants de notre époque. En s'appuyant sur des interviews avec des journalistes de premier plan et sur les analyses d'un vaste échantillon d'informations tirées de la presse papier et de la télévision depuis les années 1970, Rodney Benson montre comment le débat sur l'immigration s'est progressivement focalisé sur les cadres spectaculaires et chargés d'émotion de l'humanitarisme et de l'ordre public. Cependant, même en cette époque d'hyper-commercialisation globale, il met en évidence des différences franco-américaines persistantes - différences liées à des positions sociétales, des logiques professionnelles et des structures internes propres à chacun des deux champs journalistiques nationaux. Dans les deux pays, ce sont les médias les moins commerciaux qui ont tendance à offrir une information plus approfondie, plus multiperspectiviste et plus critique. Rodney Benson remet en question les thèses classiques du libéralisme selon lesquelles l'intervention de l'Etat aurait des effets inhibants sur la presse. Il met au jour les inconvénients et les avantages liés à la vogue actuelle de l'information narrative personnalisée et attire l'attention sur les pratiques journalistiques les plus susceptibles de permettre l'autonomisation de la société civile. Ce livre propose de nouvelles théories et méthodes aux sociologues et aux spécialistes des médias, ainsi que des perspectives neuves aux journalistes, aux responsables politiques et aux citoyens impliqués.

    Avec une préface de Erik Neveu.

  • Il faut savoir mesurer les risques financiers afin d'en évaluer les conséquences. Telle est la ligne directrice de cet ouvrage qui aborde certaines facettes du risque sur les marchés actions. Ainsi, la question des nouvelles plateformes, des « news » propagées sur internet et de leur impact sur les cours en Bourse et la question du degré d'efficience apporté au marché sont traitées.

    Avec le soutien de l'université d'Orléans.

  • L'exception, entendue comme technique permettant d'adapter la règle aux variations des circonstances, est omniprésente en droit de l'Union européenne, sous des appellations variées : dérogations en droit du marché intérieur, exemptions en droit de la concurrence, clauses de sauvegarde, "opting-out", etc.

    Dans une Union qui superpose les niveaux de pouvoirs et qui nécessite une articulation entre les compétences, l'exception permet de moduler la règle générale et ainsi de donner corps au projet de faire vivre l'unité dans la diversité. Elle n'en constitue pas moins un défi pour la survie de l'ordre juridique européen, qui se caractérise par le principe d'uniformité du droit applicable. L'exception soulève ainsi des enjeux qui dépassent le cadre spécifique dans lequel elle trouve sa concrétisation et qui tiennent à la pérennité de l'Europe à géométrie variable.

    Les contributions ici rassemblées se proposent d'appréhender les grands domaines du droit européen (droit institutionnel, droit matériel, contentieux, droits fondamentaux, etc.) au prisme de l'exception, afin d'en prendre la mesure, d'en identifier les dynamiques et d'en évaluer la portée.

    À travers l'exploration d'un objet d'étude théorique, cette recherche contribue ainsi à une meilleure compréhension des mécanismes propres au droit de l'Union européenne, et nous renseigne sur le sens et la nature de l'intégration européenne.

  • La mondialisation a changé. Ses cadres normatifs aussi ! Des accords commerciaux d'un nouveau type sont apparus. Transatlantiques, transpacifiques, transasiatiques ou autres, ils viennent brouiller les cartes. Non pas parce qu'ils court-circuitent une Organisation mondiale du commerce toujours plus à la peine, mais parce que les alliances commerciales sont désormais à géométrie variable et que, par leur contenu résolument orienté vers l'interconnexion normative, ils sortent des sentiers battus de la négociation traditionnelle pour entrer dans l'univers sensible de la coopération réglementaire internationale.

    Cet ouvrage collectif replace les nouveaux accords de partenariat dans leur contexte, puis analyse les enjeux et les motifs d'inquiétude qu'ils suscitent, en s'intéressant tout particulièrement aux partenariats transatlantiques (CETA, TTIP/TAFTA) et transpacifique ITPP).

  • Cet ouvrage est un « livre ouvert de l'ESS en coopérations », c'est-à-dire qu'y est proposée une grammaire des coopérations, dans toutes les facettes que ces coopérations en marche peuvent suggérer ou susciter. Les acteurs conjuguent ces coopérations comme autant de « co-construction », de « co-production », de « partenariat », de « collaboration », voire de « dialogue social ». C'est cette présence multiforme, multiniveaux et multiacteurs qui est ici décrite, explorée et analysée. Si cette grammaire fait sens, alors la coopération exige un supplément de réflexivité sur les finalités des actions communes.

    Avec le soutien du laboratoire Clersé de l'université Lille 1.

  • Nombre d'auteurs, longtemps sous-estimés par la tradition historiographique, ont élevé contre la physiocratie de puissantes objections. Ce sont ces voix discordantes que cet ouvrage fait entendre, restituant le pluralisme de l'économie politique du temps. La « secte des Économistes » rencontra souvent le scepticisme, sinon l'ironie féroce.

    Avec le soutien de l'université Paris 8 (laboratoire LED EA 3391).

  • La protection des attentes légitimes fait partie de ces principes dont chacun comprend l'idée générale qu'ils véhiculent, mais pour lesquels il est impossible de proposer une définition claire, précise et univoque. C'est que là où elles sont bien connues et où elles constituent un facteur décisif dans l'encadrement de l'action publique - en Common law, en droit international des investissements ou encore en droit européen -, les attentes légitimes donnent lieu à des applications et à des interprétations divergentes.

    C'est que, par ailleurs, les attentes légitimes sont étrangères, en tant que telles, à de nombreux autres ordres juridiques. Pourtant, derrière des instruments ou règles propres à ces systèmes, on peut reconnaître leur ombre furtive. Une perspective comparative conduit ainsi à rencontrer en droit français - dans la responsabilité du fait des lois, dans le régime des lignes directrices ou encore dans certaines garanties du droit de l'urbanisme - une certaine forme de protection des attentes légitimes. Qu'il s'agisse, ici et là, d'un même principe qui agirait à visage découvert ou à visage masqué, c'est la question qui est au coeur du présent ouvrage. De la diversité des analyses qui le constituent il résulte que la protection des attentes légitimes ne trouve pas à se déployer de la même manière selon les domaines où on les rencontre en droit public. Elles sont parfois décisives pour limiter le pouvoir discrétionnaire de l'administration ou sécuriser les rapports avec les administrés. Elles jouent, d'autres fois, uniquement de manière supplétive. Elles restent, dans certains cas, liées au principe de confiance légitime. Ou à l'inverse elles s'en émancipent clairement en plaçant le curseur sur les obligations de l'administration et non sur les espérances des administrés.

    Mais en dépit de ces nombreuses variables d'application, il ressort de l'analyse comparative que la protection des attentes légitimes, dans tous les cas, participe à l'exigence de rationalité de l'action de l'État. Une meilleure connaissance de ce(s) principe(s) participe ainsi à la compréhension des mutations du droit public.

  • La rédaction de la loi sur l'économie sociale et solidaire (2014) a suscité de nombreux débats qui montrent la difficulté à définir cette notion. L'économie sociale prend son envol à la fin des années 1 970, puis l'économie sociale et solidaire émerge deux décennies plus tard. Elles reposent sur trois mouvements fort anciens : les sociétés de secours mutuels et les coopératives apparues dans les années 1 830, ainsi que les associations à la fin du XIXe siècle. Mutuelles et coopératives commencent alors à se structurer à l'échelle nationale ; de leur côté, les associations restent dispersées. Ces trois mouvements n'ont aucun lien à l'heure où la notion d'économie sociale, défendue par des penseurs les plus divers, progresse.

    Mais la Grande Guerre introduit une rupture : l'économie sociale disparaît complètement de la scène. Dès lors, associations, coopératives et mutuelles poursuivent leur développement avec discrétion, au moment où l'Etat joue un rôle croissant dans l'économique et le social. Les trois mouvements restent à l'arrière-plan de la scène à la Libération et durant les Trente Glorieuses ; ils n'en continuent pas moins leur marche en avant. Puis on assiste au retour de l'économie sociale en raison du rapprochement esquissé à partir des années 1970 entre les trois mouvements. Le recul de l'Etat, sensible une décennie plus tard, favorise cette évolution qui va se poursuivre jusqu'à nos jours.

    Ce livre retrace l'histoire de ces trois mouvements ainsi que celle, beaucoup plus récente, des fondations, quatrième composante de l'économie sociale et solidaire, et étudie les modalités de leur rapprochement à la veille de l'arrivée de la gauche au pouvoir, en 1981. Il décrit leur implantation dans différents groupes sociaux et professionnels et examine les modalités de leur rapport au politique qui se pose tout au long de cette histoire. Il s'interroge enfin sur le projet de l'ESS aujourd'hui : prend-elle en charge des besoins sociaux que l'État est de moins en moins capable d'assumer ou bien esquisse-t-elle un autre modèle de société ?

  • La révolution industrielle s'empare du biscuit pour en faire un bien de consommation courante. À partir d'Olibet et de LU, cet ouvrage retrace les stratégies des biscuitiers pour valoriser leurs marques. Cette histoire de marché permet de saisir les mécanismes de la « fabrique » du consommateur à travers la diffusion d'une véritable culture de la consommation. Celle-ci devra évoluer après la seconde guerre mondiale avec l'émergence de la grande distribution, du marketing et des stratégies d'alliances, à l'origine du groupe BSN-Danone.

  • Le marché repose sur la liberté des opérateurs de se concurrencer. Toutefois, cette concurrence se doit d'être loyale et suppose d'être régulée afin de garantir aux consommateurs un bien-être économique et social. Cet ouvrage se propose d'étudier l'une des formes d'atteinte à la concurrence, à savoir les pratiques anticoncurrentielles d'entreprises (ententes et abus de domination). Les règles particulières et le contentieux qui a explosé ces dernières années en font un domaine tout à fait spécifique du droit de la concurrence.
    Le manuel présente les dispositions du droit interne et du droit communautaire et tient compte des réformes les plus actuelles, c'est-à-dire la loi LME du 4 août 2008, l'ordonnance du 13 novembre 2008 portant modernisation de la régulation de la concurrence et le cortège de décrets d'application pris en 2009. Cette seconde édition fait également le point sur les derniers textes législatifs entrés en vigueur depuis la parution de la première édition en 2009.

  • L'arbitrage, mode de règlement des conflits en plein développement, est une matière où foisonnent des concepts spécifiques et des termes techniques. Ce dictionnaire donne une définition synthétique des concepts et des termes principaux de la matière arbitrale au travers de quelque trois cents entrées. Il s'adresse aux professionnels du droit (avocats, huissiers, juristes d'entreprises, magistrats, mandataires judiciaires, notaires) ou du chiffre (commissaires aux comptes, experts-comptables), ainsi qu'à toute personne pouvant être désignée comme arbitre et, bien sûr, aux étudiants et élèves avocats.

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