Parascolaire

  • Septembre 2008 : un fait divers, banal. Un collégien accuse son enseignant de lui avoir donné un coup de poing. Le professeur se suicide le lendemain de sa garde à vue.

    Victimes quotidiennement d'agressions physiques et verbales de la part d'élèves, traînés devant les tribunaux par certains parents, lâchés par leur hiérarchie, écrasés par un carcan administratif tout puissant qui va jusqu'à fliquer sur Internet les profs dissidents, les profs vont mal, très mal.

    Preuve du malaise enseignant, l'Éducation nationale est la seule administration avec la Défense à disposer de son propre centre de réadaptation psychiatrique, La Verrière, qu'elle réserve à ses enseignants défaillants, affaiblis par la dépression ou atteints de névroses, parfois très graves. Ces profs qu'on assassine est le fruit d'une enquête rigoureuse, menée sur le terrain, auprès des enseignants, de leur entourage et des médecins spécialisés, sans concessions, sur le parcours semé d'embûches du métier de prof : démission, prison, folie ou suicide...

    Le malaise des profs reste encore de nos jours un sujet tabou. Véronique Bouzou, elle-même prof, a eu le courage d'aborder ce sujet douloureux.

  • De l'Education nationale - le "Mammouth", disait Claude Allègre -, nous pensions avoir tout entendu: les statistiques mirifiques, les profs ballottés, sous-payés, méprisés, les élèves d'autant plus dupés qu'on les a mis "au centre", les parents désemparés ou envahissants, les grèves inefficaces, la suffisance de certains ministres, et les insuffisances des autres... Restait à comprendre la vie intime de la Bête, la logique de son (dys)fonctionnement. De collèges chaque jour plus invivables jusqu'aux couloirs de la rue de Grenelle, où des apparatchiks inamovibles mènent des politiques délétères, en passant par la grande gabegie d'un ministère qui dilapide en vain le premier budget de l'Etat, nous voici invités aux premières loges par une syndicaliste qui a été de tous les combats. Claire Mazeron a vu de près l'incompétence des uns et le mépris des autres, des incohérences de la loi Fillon à l'usine à gaz du lycée façon Chatel. Chefs de bureau idéologues, conseillers cultes ou occultes, syndicalistes complices, parents professionnels, et enseignants découragés, tout est disséqué dans le détail. Une analyse au scalpel écrite avec l'ironie des grands désespoirs, la révolte lucide de celles et ceux qui y croient encore, et des propositions cohérentes - pour donner des idées aux politiques, et de l'espoir aux soutiers du Système.

  • Après La Fabrique du Crétin, autopsie d'une École moribonde ; À bonne école, cadre de propositions générales pour remettre le système debout ; et Une école sous influence, dénonciation des mainmises idéologiques sur le système éducatif, Fin de Récré propose un corps de mesures concrètes, de la maternelle à l'université - des méthodes de lecture au recrutement des enseignants de demain.
    Quatre temps scandent ce livre - le dernier, c'est promis, que Jean-Paul Brighelli produira sur l'école. Quels élèves construire au primaire ? Que leur apprendre et comment ? Quel cadre leur donner, de façon à résorber, au plus vite, aussi bien les insuffisances pédagogiques que les errements éducatifs qui amènent si souvent des enfants à adopter des attitudes peu compatibles avec l'acquisition d'un vrai savoir. Pour le collège, après avoir examiné l'alternative collège unique / collège diversifié, Fin de Récré passe en revue l'enseignement disciplinaire et, quitte à choquer les habitudes les plus enracinées, tente de repenser les programmes, clé de toute réussite. Pour ce qui est du lycée, - sans oublier le lycée professionnel et l'enseignement technique, si dévalorisés aujourd'hui -, c'est à partir d'une étude attentive du baccalauréat, de ses contenus, de ses failles, des attentes des élèves, de leurs familles et de l'institution, que l'on doit repenser les cursus : cursus unique à options, ou cursus multiple ? La formation des maîtres occupe enfin le dernier quart de l'ouvrage. Membre du jury du CAPES, Jean-Paul Brighelli ouvre des pistes pour pallier l'insuffisance chronique des effectifs enseignants, rendre la profession enfin attractive, à un moment où les départs en retraites massifs font craindre une crise des recrutements, et redéfinir les missions, afin de susciter les vocations indispensables.
    C'est en définitive un "Demandez le programme" qu'a écrit Jean-Paul Brighelli, au moment où un nouveau ministère se confronte enfin à la réalité, et entreprend dans le désordre, de répondre aux attentes. Fin de Récré est tout autant une mine d'idées qu'une provocation aux idées - ce livre est le vôtre, celui que vous pourriez demain écrire.
    Jean-Paul Brighelli est normalien, agrégé de lettres et professeur en classes préparatoires. Outre des romans et des essais, il est auteur de nombreux manuels scolaires à l'usage des ignorants. Ses 3 derniers ouvrages ont rencontré un énorme succès en librairie et sont devenus incontournables pour comprendre l'école d'aujourd'hui.

  • Le barbare nouveau est arrivé. Conforté dans son ignorance par un système scolaire qui privilégie le droit de dire des bêtises plutôt que la liberté de penser, et préfère la Pédagogie molle au dur apprentissage des savoirs, il assène, dans une langue mutilée, ses certitudes glauques : mépris des filles et des femmes, haine de la science et de la réflexion, préjugés d'hier et d'aujourd'hui. Bien que minoritaire, il fait régner sa loi, de l'école au lycée - et au-delà. Car la violence est le mode d'expression favori de ce mutilé de l'intellect. Comment en sommes-nous arrivés là ? Par quel enchaînement létal de bonnes intentions, de prêt-à-penser flasque et de lâchetés cumulées, avons-nous laissé l'école s'éloigner de l'idéal laïque de l'Instruction publique ? Au nom de quelle fausse idée de la démocratie et de l'égalité des chances avons-nous trahi la République, et conforté les inégalités ? Une école sous influence raconte l'ascension de Tartuffe, l'homme idéal du politiquement correct. Ou comment " Tartuffe-roi " a pris le pouvoir, piétinant au passage l'école de la République - et la République.

  • L'École se meurt, l'École est morte : depuis une vingtaine d'années, le constat est toujours le même. Quant aux causes... On cite pêle-mêle la suppression d'heures dans toutes les disciplines, l'augmentation du nombre d'élèves par classe, la " massification " dans les collèges, les disparités entre régions... Mais la vraie cause des dysfonctionnements de l'école de la République, jadis la première d'Europe, aujourd'hui la 17e au niveau mondial, très loin derrière la Finlande ou la Corée du Sud, c'est la volonté de fabriquer, sur mesure, des élèves, des étudiants taillés selon les demandes du libéralisme triomphant. Techniques d'apprentissage de la lecture conçues pour donner du travail aux orthophonistes, et sur plusieurs générations, programmes débilitants, renoncement à la culture au profit d'un " minimum de connaissances " particulièrement minimaliste, tout vise à produire des individus calibrés pour cahoter de CDD en CDD, sans possibilité de prétendre à mieux, pour un salaire aussi bas que possible. Sauf dans quelques lycées sélectionnés, où les héritiers des héritiers perpétuent la tradition familiale et se destinent " naturellement " aux postes de direction que leur lègueront leurs parents - ceux-là mêmes qui ont peaufiné le système.
    Pour réussir ce tour de force, qui en quelques années a transformé l'un des systèmes éducatifs les plus performants en fabrique de crétins, il fallait un corps enseignant taillé sur mesure. L'invention des IUFM (Instituts Universitaires de Formation des Maîtres) dans les années 80, en mettant l'accent sur la didactique et la pédagogie aux dépens du savoir, a permis de fabriquer des enseignants, de la maternelle au lycée, presque aussi ignorants que leurs ouailles. Ajoutez à cela des programmes dont les ambitions, à force de se vouloir réalistes, réduisent chaque année leurs ambitions, et le tour est joué : l'école, gérée par des incapables programmés, produit de l'ignorance, sous couvert de spécialisation précoce.
    Présentée comme un dictionnaire du désastre, La Fabrique du Crétin présente les acteurs et les méthodes de ce désastre annoncé - et propose quelques solutions. À destination des parents, consternés de constater tout ce que leurs enfants n'apprennent pas, et des enseignants, accablés de consignes débilitantes, cet essai a pour ambition de secouer les consciences, juste avant la fermeture définitive de l'école pour cause de faillite.

  • Le Crétin n'est pas une fatalité. Partout, la résistance s'organise. Derrière les portes closes de leurs classes, des enseignants, par milliers, violent des programmes et des Instructions mortifères. Les parents les plus disponibles contournent, à grand renfort de cours particuliers et de pédagogies parallèles,l'école au rabais que l'on a voulue pour leurs enfants. Et les élèves eux-mêmes, peu flattés d'être désormais des " apprenants ", préfèrent un vrai travail au zapping ludique qu'on leur propose encore trop souvent. L'ennemi cependant ne se laisse pas faire. La secte pédagogique, bien organisée derrière les murailles de ses IUFM, lance ses oukases et ses excommunications. Sous prétexte d'égalité des chances, beau slogan dévoyé par des idéologues qui confondent pédagogie et démagogie, ils tentent d'éradiquer la Culture - forcément " bourgeoise " - et le Savoir - toujours " élitiste ". Les solutions sont à portée de main. L'école est à réorganiser, de la Maternelle à l'Université, afin de faire coïncider enfin la compétence et le diplôme. La vraie égalité des chances, c'est de permettre à chacun d'aller au plus haut de ses capacités - et non de distribuer à tous un Bac dévalué. De l'apprentissage de la lecture à la formation des maîtres, À bonne école rassemble et organise toutes les propositions que formulent en ce moment les plus lucides et les plus révoltés des enseignants et des parents. Certaines s'imposent déjà, au grand dam des pédagogistes. D'autres, parce qu'elles heurtent de front ces deux féodalités que sont la routine et l'incompétence, seront plus difficiles à mettre en oeuvre. Toutes, pourtant, sont vérités d'évidence, et nécessités immédiates. La pédagogie est à refonder sur des bases saines, qui ne soient plus doctrinales. Depuis la "Fabrique du crétin", la guerre est déclarée - mais ce n'est qu'un début : À bonne école continue le combat

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