Les Bons Caracteres

  • L'État et la Révolution a été rédigé par Lénine en août et septembre 1917, alors qu'il se cachait en Finlande, quelques semaines avant la révolution d'Octobre. Dans cet ouvrage, Lénine affirmait la nécessité du renversement révolutionnaire de l'État bourgeois, afin de retirer le pouvoir politique et économique aux classes possédantes, contrairement au réformisme qui voulait obtenir pacifiquement la majorité au Parlement. À partir des travaux historiques de Marx et d'Engels sur le rôle de l'État, Lénine énonçait les tâches de la classe ouvrière : accomplir la révolution, mettre sur pied un État ouvrier dont la tâche fondamentale sera d'oeuvrer à une société communiste, c'est-à-dire sans classes.

  • En 1974, Arlette Laguiller, employée au Crédit Lyonnais, était candidate à l'élection présidentielle. C'était la première fois qu'une femme se présentait. Née en 1940, ayant grandi aux Lilas, Arlette, politisée par ses sympathies pour la lutte du peuple algérien pour son indépendance, était devenue militante communiste et révolutionnaire, membre de la direction du groupe trotskyste Lutte ouvrière. Elle fut candidate à l'élection présidentielle à six reprises, jusqu'en 2007. Elle défendit ses idées dans les assemblées de grévistes et sur les plateaux de la télévision, dans les manifestations de rue et au Parlement européen.
    Ce livre comprend le texte d'un ouvrage paru en 1974 sous le titre Moi, une militante, enrichi d'une postface qui revient sur ses prises de position politiques au cours de la période qui a suivi, du point de vue communiste et révolutionnaire. A 80 ans, Arlette n'a rien perdu de sa combativité.
    Ce livre revient sur les engagements d'une vie.

  • Publié pour la première fois en 1962, ce livre retrace la lutte d'une communauté noire du sud des États-Unis pour s'armer et se défendre contre le Ku Klux Klan et les racistes. Indignée par la violence tolérée ou encouragée par les autorités locales contre les Noirs, la petite communauté de Monroe, Caroline du Nord, a placé la question de la défense armée au premier plan.

    Sous la direction de Robert F. Williams (1925-1996), la ville de Monroe est devenue le symbole pour les Noirs qui se battaient, et imposaient leur droit à la légitime défense, puisque la loi et la justice étaient bafouées.

    Ce livre a eu une grande influence à la fin des années 1960, en particulier sur Black Panther Party.

  • De la prise de la Bastille à l'édification de la Tour Eiffel, la France devient un pays industriel. Mais ce développement est lent, alors que dans la même période, la bourgeoisie britannique réalise une véritable révolution industrielle, et les USA - et même l'Allemagne - connaissent un développement fulgurant. Pourtant la France compte au XIXe siècle nombre d'inventeurs, d'innovateurs et d'entrepreneurs. Sa population est, au début du siècle, la plus importante du continent, et une masse importante de capitaux est disponible.

    Alors, qu'est-ce qui explique ce retard à l'allumage, cette frilosité d'une partie du capitalisme français, attirée très tôt vers l'esprit rentier et le parasitisme étatique ?

  • Pierre Bois (1922-2002), ouvrier et communiste dès l'âge de 15 ans, est devenu militant trotskyste pendant la Seconde Guerre mondiale. À l'âge de 25 ans, il a dirigé la plus grande grève de l'après-guerre (1947) à l'usine Renault de Billancourt, qui a provoqué le départ des ministres communistes du gouvernement. Jusqu'à sa mort, il fut l'un des dirigeants trotskystes (Voix ouvrière, puis Lutte ouvrière) des plus influents.

    Expérience, fierté ouvrière, ténacité, refus des compromis et radicalité le caractérisaient. Pierre Bois débordait d'optimisme et d'aspiration pour une société débarrassée de toute exploitation. Il avait un rôle de passeur : il nous a laissé ses écrits.

  • Les ennemis les plus irréductibles du stalinisme vinrent notamment des rangs du parti bolchévique qui avait dirigé la révolution d'octobre 1917. Dès 1923, ils formèrent l'Opposition de gauche pour combattre la bureaucratie qui gangrénait le parti et l'appareil d'État de la Russie soviétique. Ces textes et articles écrits, réunis et publiés par Léon Trotsky lui-même en décembre 1923 sous le titre Cours nouveau, témoignent de son combat pour s'opposer à la bureaucratie, tant sur le plan du fonctionnement du parti communiste, que sur celui des problèmes économiques.

  • De 1917 à 1923, l'horreur de la Première Guerre mondiale provoqua chez les peuples une colère si profonde qu'une vague de révolutions mit en péril l'ordre impérialiste. Après la classe ouvrière russe, en Finlande, en Allemagne, en Hongrie et dans nombre de pays, des millions de prolétaires tentèrent de suivre cet exemple et de renverser la classe gouvernante responsable de la guerre. Mais nulle part hors de Russie, les travailleurs ne parvinrent à prendre et à garder le pouvoir.

    Mais alors, quels éléments font que l'on puisse parler d'une même vague révolutionnaire ? Quel rôle y jouèrent les bolcheviks ? Comment expliquer la défaite de cette vague si profonde ? En répondant à ces questions, cet ouvrage retrace le récit de ces événements, peu connus, qui "ébranlèrent le monde".

  • Tout au long du 19ème siècle, au coeur d'une Angleterre triomphante dont la production envahit la planète, la bourgeoisie accumule des fortunes sans précédent, sur le dos d'une nouvelle classe sociale qui mêle hommes, femmes et enfants. C'est dans cet "atelier du monde" que Marx et Engels forgent leur critique du capitalisme et participent aux premiers pas du mouvement ouvrier. Comment les gentlemen de la City ont-ils réussi à neutraliser les dirigeants syndicaux et politiques du mouvement ouvrier ? Comment les socialistes révolutionnaires ont-ils milité pour tenter d'arracher les prolétaires au piège de la collaboration de classe ? C'est cette histoire, méconnue en France, du mouvement ouvrier britannique qui est ici racontée.

  • Abraham Lincoln signant l'abolition de l'esclavage ; le Ku Klux Klan, les lynchages ; Rosa Parks refusant de céder sa place à un blanc dans un bus à Montgomery ; Martin Luther King devant une foule énorme à Washington ; l'assassinat de militants de la cause noire, comme Malcom X ou Martin Luther King ; les athlètes noirs à Mexico levant leur poing ganté de noir sur le podium olympique, innombrables sont les images évoquant la condition des Noirs aux États-Unis et leurs luttes.

    La présence des Noirs sur le sol américain est quasiment aussi ancienne que celle des premiers colons, et le combat pour leur émancipation fait partie intégrante de l'histoire des États-Unis d'Amérique. La grande démocratie américaine, celle qui proclamait vouloir « assurer les bienfaits de la liberté » à tous, avait refusé d'inscrire dans sa première Constitution, l'abolition de l'esclavage, largement pratiqué dans les Etats du sud.

    Cet ouvrage raconte la longue histoire des dizaines de millions de Noirs pendant plus de trois siècles, de leur exploitation féroce, mais surtout de leurs révoltes, de leurs tentatives pour se défendre, pour s'organiser. C'est un livre d'histoire engagé. Mais c'est également un précieux témoignage de ce qu'étaient encore les conditions de vie de la population noire dans la seconde moitié du XXème siècle, profondément marquées par l'héritage de l'esclavage, la ségrégation légalisée et le racisme.

  • En 1917, la Russie des tsars était un des pays les plus arriérés d'Europe, avec 150 millions d'habitants en très grande majorité analphabètes. Or c'est dans ce pays que, pour la première fois dans l'histoire, un État ouvrier put commencer à bâtir une société libérée de l'exploitation de l'homme par l'homme. Une guerre civile, une douzaine d'armées étrangères épaulant la contre-révolution, une pauvreté générale, une économie ravagée, c'est dans les pires conditions que les bolcheviks s'attelèrent à la tâche. Celle, immense, d'alphabétiser le pays le plus vaste au monde, d'ouvrir à l'éducation et à la culture des millions d'hommes et de femmes. Malgré un dénuement inouï, le pouvoir soviétique sut faire appel à la soif d'apprendre des masses, à l'envie qu'avaient des artistes, des intellectuels de s'adresser à un nouveau et plus large public, et d'aider à l'édification d'un monde nouveau, sur fond de liberté, de confrontation d'idées, aux antipodes de ce que sera, plus tard, la dictature stalinienne sur les hommes et les idées.

  • Alfred Rosmer (1877-1964) fut un militant syndicaliste dès sa jeunesse, internationaliste dès 1914, communiste dès 1917, oppositionnel dès la montée de la bureaucratie en URSS.

    L'ouvrage que nous rééditons est l'oeuvre d'un historien, rigoureuse, appuyée sur des textes et des témoignages. C'est l'oeuvre d'un militant, engagé lui-même dans la lutte contre la guerre, l'Union sacrée, la trahison des dirigeants social- démocrates et syndicalistes. Il retrace les étapes de la faillite brutale, mais explicable, de la social-démocratie européenne, et les efforts courageux de la poignée de militants socialistes, en France et dans le reste de l'Europe qui, sur ses ruines, s'attelèrent aussitôt à reconstruire le mouvement ouvrier internationaliste.

    À un siècle de distance, il reste indispensable pour ceux qui veulent comprendre ces événements et en tirer les leçons.

  • Ce volume traite de l'histoire de la mondialisation capitaliste de 1914 à nos jours. Après une première période, marquée par deux guerres et une crise mondiales, l'explosion des nationalismes et des protectionnismes, il a fallu attendre la fin des années 1950 pour que la mondialisation capitaliste connaisse une nouvelle phase d'essor.

    D'abord très progressif et très encadré par les Etats, le développement des échanges internationaux s'est accéléré à partir de la crise économique du milieu des années 1970. Aboutissant, au bout du compte, à une hypertrophie de la sphère financière, il n'a pas permis à l'économie de sortir du marasme et de la crise.

    Mais ce n'est pas l'ouverture des frontières qui est à mettre en cause - elles ne sont d'ailleurs ouvertes sans restriction qu'aux capitaux - mais bien les lois de fonctionnement de l'économie capitaliste elles-mêmes.
    ..

  • Magnitogorsk, énorme combinat sidérurgique et ville champignon, fut créé en 1929, au sud de l'Oural, au milieu de la steppe, à des milliers de kilomètres à l'est de Moscou. Cette ville-usine surgit à partir de rien, comme des centaines d'autres construites à la même époque en Union Soviétique, allait abriter ce qui fut longtemps le plus important complexe sidérurgique mondial. Alors que, partout ailleurs dans le monde, la crise de 1929 et ses suites provoquaient la fermeture de nombre d'entreprises en jetant sur le pavé des dizaines de millions d'hommes et de femmes, l'URSS s'industrialisait à grande vitesse. Conçus dans le cadre de la planification d'une économie que la révolution d'octobre 1917 avait collectivisée, des usines géantes, des barrages, des villes industrielles voyaient le jour, en mobilisant des millions de travailleurs.

    John Scott, jeune Américain sympathisant communiste, devenu ouvrier qualifié pour aider l'URSS, participa de 1933 à 1938 à la construction de Magnitogorsk. Il a décrit ce que fut cette industrialisation, l'enthousiasme qui la rendit possible malgré les conditions les plus pénibles, les espoirs qu'elle souleva, les privations et la gabegie qui l'accompagna. Il donne aussi à voir l'arriération du pays, les populations paysannes découvrant le monde de l'industrie, les moeurs de la bureaucratie locale, les prélèvements qu'elle opère sur l'économie tandis que frappe la répression stalinienne.

    L'ouvrage de John Scott, publié aux États-Unis durant la Seconde Guerre mondiale, cherchait à convaincre que l'allié soviétique avait su créer une puissante industrie «au-delà de l'Oural», hors d'atteinte des armées hitlériennes. Le fait que John Scott attribue cela à ce qu'il appelle « le génie de Staline » témoigne de l'aveuglement qui conduisit la majorité des communistes de l'époque à confondre les succès qu'avait permis la révolution d'octobre et la politique de Staline. Une politique qui, loin d'être géniale, accumula les zigs-zags, les coups de force bureaucratiques, sous fond de dictature policière permanente, qui se soldèrent par des millions de victimes.

    Ce livre, publié avec une nouvelle traduction, permet de comprendre comment le régime issu de la révolution d'octobre 1917 a pu, malgré le stalinisme, transformer radicalement un sixième de la surface du globe.

  • À l'origine de ce livre, des conversations enregistrées, transcrites et rassemblées en un volume.


    Sam Johnson, militant noir ouvrier nord-américain y fait le récit des événements et de ses impressions depuis l'Alabama au temps de la ségrégation et de Jim Crow, jusqu'à nos jours, en passant par les révoltes sociales des années 1960 à Los Angeles et à Détroit. Conscient du rôle de la classe ouvrière, il a toujours milité en son sein comme un véritable révolutionnaire.

    « J'ai vu le pouvoir dont nous disposons pendant la révolte noire... J'ai appris que ce pouvoir devait être enlevé des mains des capitalistes. Je veux voir les travailleurs se battre pour organiser leur propre pouvoir et mettre en place une économie capable de subvenir aux besoins de chacun. C'est la raison pour laquelle j'ai milité toutes ces années, et que je continue à militer aujourd'hui. »

  • En remettant en cause le pouvoir de la noblesse, les révolutionnaires de 1789 affirmaient l'ambition de la bourgeoisie de prendre en main le pouvoir politique et de transformer la société à son image. Pourtant, le régime politique républicain mit quasiment un siècle à se constituer et à se stabiliser. D'où vinrent ses difficultés ? Quels furent les obstacles qui expliquent le retour de la monarchie et l'instauration de deux empires ? Quel rôle jouèrent les révolutions qui jalonnent cette période, de la Révolution de 1789 à la Commune de Paris, en passant par celles de 1830 et 1848 ? L'ouvrage cherche à répondre à ces questions en s'intéressant aux conflits qui opposèrent la bourgeoisie à la monarchie à l'intérieur des frontières comme à l'extérieur durant ces années, puis à ceux entre la bourgeoisie et la classe ouvrière naissante.

  • La catastrophe imminente et les moyens de la conjurer est une brochure que Lénine a publiée en septembre 1917, un mois avant la révolution d'Octobre, alors que la Russie subit une famine généralisée, un chômage de masse, une désorganisation économique et politique totale. Ouvertement, le parti bolchevique proclamait que la classe ouvrière était candidate au pouvoir, à la direction de la société. C'est dans ce contexte que Lénine préconisait toute une série de mesures économiques que le prolétariat devrait immédiatement appliquer. Cette brochure a été écrite il y a un siècle, à la veille d'une révolution et sa valeur n'est pas qu'historique.

  • Alfred Rosmer (1877-1964) fut un militant syndicaliste dès sa jeunesse, internationaliste dès 1914, communiste dès 1917, oppositionnel dès la montée de la bureaucratie en URSS.

    L'ouvrage que nous rééditons est l'oeuvre d'un historien, rigoureuse, appuyée sur des textes et des témoignages. C'est l'oeuvre d'un militant, engagé lui-même dans la lutte contre la guerre, l'Union sacrée, la trahison des dirigeants social- démocrates et syndicalistes. Il retrace les étapes de la faillite brutale, mais explicable, de la social-démocratie européenne, et les efforts courageux de la poignée de militants socialistes, en France et dans le reste de l'Europe qui, sur ses ruines, s'attelèrent aussitôt à reconstruire le mouvement ouvrier internationaliste.

    À un siècle de distance, il reste indispensable pour ceux qui veulent comprendre ces événements et en tirer les leçons.

  • Les Leçons d'Octobre de Trotsky a été écrit en 1924, quand il menait, aux côtés des bolcheviques fidèles à Lénine, la lutte contre la bureaucratie qui étouffait le parti et l'État né de la révolution d'octobre 1917. Une dégénérescence qui, sous la houlette de Staline, va transformer l'URSS en une féroce dictature anti-ouvrière.

    Comment en est-on arrivé là, sept ans après la révolution de 1917 ?

    Aux militants, aux travailleurs qui se posent cette question, Trotsky répondait qu'il fallait comprendre quel avait été le rôle décisif, indispensable du parti bolchevique et de sa direction dans la victoire de l'insurrection ouvrière et paysanne de 1917. Et pour cela, Trotsky répétait : « Il faut étudier Octobre ».

  • Le 21 septembre 2001, l'usine AZF explosait : trente et un morts, vingt mille blessés, au moins cinquante mille sinistrés. À ce jour, la seule littérature disponible est celle qui cherche à innocenter Total, quitte à reprendre des mensonges grossiers. Mais pourtant les faits sont là, qui montrent la responsabilité du trust pétrolier.

    Cet ouvrage revient sur les faits, sur ce qu'ont vécu les sinistrés et les ouvriers de l'usine détruite. L'enquête judiciaire a montré une grave faute industrielle, rendue possible par une carence de prévention et d'économies qui se sont révélées criminelles.

    L'auteur a vécu tout cela, en essayant de faire face avec ses voisins de la cité du Parc. À quelques dizaines, sinistrés et salariés, ils ont refusés les mensonges patronaux et les couardises des autorités, ils se sont battus. Ce livre est leur histoire.

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