• La comédie met en scène des couples d'amoureux contrariés : Lysandre et Hermia, Démétrius et Héléna ; le roi des fées, Obéron, qui se dispute avec sa femme Titania, au sujet de leurs conquêtes passées : Thésée et Hippolyte. Puck, le lutin, chargé d'intervenir, va introduire, dans la nuit, un peu plus de confusion.

  • Les "pétroleuses"

    Edith Thomas

    «Il faut beaucoup de temps et de distance pour que les regards portés sur un événement et ses acteurs s'assemblent et quittent la polémique et la discorde. Cependant, certains événements gardent un pouvoir d'agitation qui n'en finit pas de relancer les passions. C'est le cas de la Commune de Paris de 1871... écrit Bernard Noël dans la préface de ce livre. Ce qui a eu lieu a eu lieu, c'est irrévocable. Cependant, on peut toujours interroger l'imbrication des événements et apercevoir dans leur passage quelque chose qui est demeuré en suspens. L'historien qui remarque cela peut ainsi donner du présent à ce passé. Le cours des choses, bien sûr, n'en sera pas changé mais un peu d'avenir sera introduit dans le révolu. C'est ce que réusssit à faire Édith Thomas en mettant au premier plan le rôle des femmes jusque-là toujours secondaire.» Le terme de «pétroleuse» fut inventé en 1871 pour stigmatiser les femmes que l'on accusait, à tort, d'avoir incendié Paris. Malgré l'absence de preuve, ces femmes au courage et à la détermination exemplaires, ont été fusillées par vagues anonymes, ou condamnées à la déportation. Comme pour leur rendre justice, Édith Thomas raconte ici leur histoire, l'histoire de la Commune vécue par des femmes en marche vers leur émancipation ; chacune réhabilitée dans son nom, sa profession quand elle en a une, son caractère, sa situation sociale, son rôle durant la Commune. Avec une grande exigence intellectuelle, une générosité constante et le sens concret de l'Histoire, Édith Thomas nous propulse au coeur d'une insurrection dont le génie particulier reste toujours fécond.

  • La tempête

    William Shakespeare

    Le vaisseau d'Alonso, roi de Naples, et d'Antonio, duc de Milan, est pris dans une tempête et s'échoue sur une île habitée par le monstre Caliban et par Ariel, un esprit aérien.
    Leur maître, le magicien Prospero, ancien duc de Milan évincé du trône par son frère Antonio, y vit depuis douze ans avec sa fille Miranda. C'est lui qui a provoqué la tempête, dans le seul but d'égarer son traître de frère sur l'île pour se venger de lui...
    Dernière pièce de Shakespeare, "La Tempête" nous invite à un voyage initiatique où vengeance, trahison et fascination du pouvoir feront place au pardon, à la compassion et à la fraternité.

  • Les crapauds fous

    Mélody Mourey

    L'histoire vraie et extraordinaire de médecins polonais qui durant la Seconde Guerre Mondiale sauvèrent des milliers de vies... en organisant une vaste supercherie.
    1990, New York.
    Une jeune étudiante en psychologie rend visite à Stanislaw, médecin à la retraite, pour en savoir plus sur son grand-père, Eugène, et sur ses actions pendant la Seconde Guerre Mondiale.
    1940, Rozwadów, Pologne.
    Deux jeunes médecins, Eugène et Stanislaw, mettent au point un ingénieux stratagème pour berner les nazis et empêcher les déportations de tous les habitants menacés... Mais leur ruse ne tarde pas à éveiller les soupçons dans les rangs du IIIème Reich et les deux amis doivent rivaliser d'inventivité pour que le château de cartes qu'ils ont érigé ne s'écroule pas sur eux.
    Dans cette histoire, qui oscille entre deux époques, se croisent une vingtaine de personnages pris dans les rouages fragiles d'une machination vertigineuse.

  • Paris - Mai 1942 : Le port de l'étoile jaune pour les Juifs est décrété. Au bord de la faillite, Joseph Haffmann, bijoutier juif, propose à son employé Pierre Vigneau de prendre la direction de sa boutique : « ... J'aimerais que vous viviez ici avec votre épouse pendant les mois qui vont suivre en attendant que la situation redevienne normale... la bijouterie Haffmann et Fils deviendrait la bijouterie Vigneau... ».
    Sachant que Pierre doit également prendre le risque d'héberger clandestinement son « ancien » patron dans les murs de la boutique, il finit par accepter le marché de Joseph à condition que celui-ci accepte le sien : « Isabelle et moi voulons à tout prix avoir un enfant... après plusieurs tentatives infructueuses, nous avons fait des examens... je suis stérile... Monsieur Haffmann... J'aimerais que vous ayez des rapports sexuels avec ma femme le temps qu'elle tombe enceinte... ».

  • Il est difficile de se représenter aujourd'hui l'ampleur du succès des Mystères de Paris. Du 18 juin 1842 au 15 octobre 1843, la publication en feuilleton dans Le Journal des Débats bouleverse l'opinion, toutes classes sociales confondues.
    Au point de départ de cet extraordinaire succès, on trouve le libraire Gosselin : il apporte à Sue une publication anglaise qui dépeint les mystères et misères de Londres. Gosselin suggère qu'un tel ouvrage sur Paris aurait de grandes chances de succès.
    Sue se met alors au travail, il achète une casquette, une blouse, de gros souliers. Il s'initie aux tapis-francs (débits de boisson), découvre la « mansarde » et fait les comptes au sou près d'une jeune couturière, il va aux barrières, dans les asiles, les prisons. Il comprend la différence entre vivre et survivre. Il examine les garnis, traîne dans les cabarets, assiste aux réunions d'ouvriers. « Pour comprendre, j'ai besoin de voir, de toucher », écrit-il à Marie d'Agoult. Il voit et c'est la « conversion », il comprend et ce sont Les Mystères de Paris.
    Il choisit pour scène principale et pour « héros » du feuilleton la Cité (bientôt rasée par Haussmann, qui comprendra le caractère dangereux et criminel de ce dédale de ruelles) et son petit peuple, humilié ou criminel et parfois les deux. Le feuilleton, conçu comme un opéra noir, est impossible à lâcher : le miracle de ces personnages, dont on voit pourtant quels stéréotypes les animent, c'est qu'ils deviennent nôtres et que nous voulons aujourd'hui, avec autant d'impatience qu'en 1842-43, connaître la suite de leur destin.
    Avec Les mystères de Paris, Eugène Sue a accompli le grand polar social du XIXe siècle, avec ses personnages inoubliables : le Chourineur, La Chouette, Fleur-de-Marie, le Maître d'école, Rodolphe, Murph, Sarah, la comtesse d'Harville, M. et Mme Pipelet, l'abbé Polidiri ; sa traversée des classes sociales qui se rencontrent pour la première fois en littérature ; ce petit peuple élevé en objet littéraire ; tout cela explique l'envoûtement que sa lecture continue à exercer au XXIe siècle.

    Avec : Annotation originale - Plans des quartiers de Paris à l'époque des Mystères - Enquêtes médicales et sociales - Réception et postérité de l'oeuvre

  • Paris - Mai 1942 : Le port de l'étoile jaune pour les Juifs est décrété. Au bord de la faillite, Joseph Haffmann, bijoutier juif, propose à son employé Pierre Vigneau de prendre la direction de sa boutique : « ... J'aimerais que vous viviez ici avec votre épouse pendant les mois qui vont suivre en attendant que la situation redevienne normale... la bijouterie Haffmann et Fils deviendrait la bijouterie Vigneau... ».
    Sachant que Pierre doit également prendre le risque d'héberger clandestinement son « ancien » patron dans les murs de la boutique, il finit par accepter le marché de Joseph à condition que celui-ci accepte le sien : « Isabelle et moi voulons à tout prix avoir un enfant... après plusieurs tentatives infructueuses, nous avons fait des examens... je suis stérile... Monsieur Haffmann... J'aimerais que vous ayez des rapports sexuels avec ma femme le temps qu'elle tombe enceinte... ».

  • Les Dix-huit petites chansons pour la patrie amère, dont nous proposons une nouvelle traduction, constituent un chant de résistance. Elles ont été écrites sous la dictature des colonels alors que Yannis Ritsos se trouvait déporté dans le camp de Léros depuis 1967. Seize d'entre elles ont été composées le même jour, le 16 septembre 1968, à Parthéni, à la suite d'une lettre que Mikis Théodorakis fit parvenir secrètement au poète, le priant de lui donner un texte inédit qu'il mettrait en musique. Dans ces courts poèmes, composés sous la forme de distiques qui se répondent, Yannis Ritsos chante la Grèce, « notre pauvre mère ». Le regard tendre et douloureux qu'il porte sur sa terre natale, son peuple à genoux, son labeur, ses fêtes ne l'empêchent pas d'en appeler à la résistance.

  • Ecrit par sa compagne et collaboratrice, Janet Biehl, ce livre retrace, en nous faisant voyager dans l'histoire mondiale de l'écologie, la vie de Murray Bookchin, philosophe américain, historien, critique anticapitaliste et surtout promoteur de l'Ecologie Sociale. Auteur de nombreux articles et ouvrages qui vont accompagner les mouvements de la Nouvelle Gauche et de l'Écologie aux États-Unis, Bookchin va, dès les années soixante, alerter l'opinion sur les atteintes portées à la planète par les effets du système capitaliste et des rapports de domination qu'il engendre. Il est le fondateur de l'Écologie Sociale et des moyens de sa mise en oeuvre à travers le Municipalisme Libertaire - organisation locale en démocratie directe d'assemblées - dont s'est inspiré le peuple kurde du Rojava, en Syrie, à partir de 2004 pour bâtir un «Confédéralisme démocratique» adapté à la situation au Moyen-Orient.

  • Marie stuart

    Friedrich Schiller

    Marie Stuart est une épopée haletante et passionnante que Schiller a écrite à partir du conflit qui opposa pendant 20 ans Elisabeth 1ère d'Angleterre à Marie Stuart. Plus qu'une reconstitution historique, le spectacle est une fable universelle qui met à nu les mécanismes du pouvoir et le conflit entre l'intime et le public.
    Deux reines héritières d'un même trône, l'une par le sang, l'autre par testament. L'une est une fervente catholique, l'autre instaure le protestantisme en Angleterre. L'une se revendique de droit divin, l'autre se place au service de son peuple et de son royaume. L'une suscite passions et fascinations, l'autre, redoutée et autoritaire, a renoncé à sa vie de femme pour gouverner aussi librement qu'un homme.
    Deux souveraines cousines, celle d'Ecosse - Marie Stuart - et celle d'Angleterre - Elisabeth 1ère, deux femmes au tournant de l'histoire, symbolisant chacune les extrêmes de l'Europe du 16ème siècle en pleine guerre de religion.
    A partir du conflit de ces deux femmes, Schiller écrit une épopée qui place l'humain au coeur des enjeux politiques. Il montre le conflit entre l'intime et le public, dénonce les manipulations, condamne le fanatisme religieux.
    Ce texte magnifique et violent est de toute évidence d'une actualité déroutante. C'est pourquoi la mise en scène est plus proche de la fable universelle que de la reconstitution historique. Elle privilégie l'action et le rythme et met en avant cette humanité des personnages qui distille de l'espoir tout au long de la pièce et qui ouvre tous les possibles.

  • Frantz Fanon, psychiatre d'origine martiniquaise, est surtout connu pour son engagement en Algérie, sa patrie d'adoption, au moment de la guerre d'Indépendance. Marie-Jeanne Manuellan, qui a travaillé avec lui à l'hôpital de Tunis, est aussi la femme à qui Fanon a dicté ses deux livres, L'An V de la révolution algérienne et Les Damnés de la terre.
    En même temps qu'il nous introduit à un Fanon proche et familier, ce récit à la première personne nous fait revivre les enthousiasmes et les désillusions d'une époque traversée par la guerre. Non passéiste, il est écrit pour le présent, parfois dans la colère et l'amertume de ce que ce présent est devenu au regard des attentes de cette combattante, mais avec la conviction que ce qu'elle a reçu de ces années-là, de cet homme-là, Fanon, a quelque chose d'indispensable pour aujourd'hui encore. Pour qui veut se défaire des enfermements et des destins imposés. Pour qui veut encore lutter et espérer.

  • Quatre textes proches de la profération théâtrale voire de l'imprécation, qui appartiennent plutôt à la veine burlesque de l'auteur. On y retrouve les thèmes qui lui sont chers, l'univers du conte et du merveilleux, la matérialité corporelle, le goût assumé pour tout ce qui est bas et méprisé mais qui est aussi le lieu fécond de l'engendrement et de la création.
    Quand le trivial se marie à la féérie.

  • Le soufi

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    « Le petit homme avait élevé la circulaire tôle au-dessus de sa tête, de telle manière que sa forme coïncidât avec le disque solaire et qu'elle en éclipsât miraculeusement toute la lumière, si bien que le gyrovague dit avoir eu la conviction que la nuit s'était instantanément et miraculeusement installée sur le désert, comme dans une prodigieuse éclipse. »

  • Est-il bon de révéler les secrets de famille ? Notre bonheur peut-il éclore si nous laissons sous silence les zones d'ombres de notre passé ? Questions essentielles, intemporelles auxquelles Ibsen propose une réponse dans cette oeuvre troublante.

    Sur les hauteurs d'un Fjord de la Norvège septentrionale, dans sa maison isolée, Mme Alving retrouve son fils Oswald qui rentre de Paris. L'ayant tenu à l'écart de la vie familiale pour des raisons qu'elle est seule à connaître, c'est l'occasion pour elle de renouer avec le passé. Lorsque les erreurs des ancêtres pèsent sur les générations suivantes, les histoires se répètent comme un cycle imperturbable. Chaque personnage se devra d'affronter ses propres « Revenants ».

    Est-il bon de révéler les secrets de famille ? Notre bonheur peut-il éclore si nous laissons sous silence les zones d'ombre de notre passé ? questions essentielles, intemporelles auxquelles Ibsen propose une réponse dans cette oeuvre troublante, qui fut interdite en Norvège. Pourquoi interdite ? Parce qu'elle dérange profondément, encore aujourd'hui. Le propos en est dangereux : il nous tend un miroir effrayant que certains auront du mal à supporter.

  • Tes prairies tant et plus reprend les quatre « Petits Poèmes » amoureux parus entre 2004 et 2010 ; quatre inédits et un essai De la lyrique amoureuse les ont rejoints ici avec des dessins de Jean-Marc Scanreigh. Joël Cornuault poursuit la tradition des troubadours, écrivait Claude Chambard, pour lequel « ces poèmes d'amour sensuels, par touches discrètes, secrètes, effleurent à peine l'objet même du désir. Et ainsi, d'allusion en allusion, d'effleurement en baisers, de caresse en mordillement, modèlent sous nos yeux un corps tendre et lourd d'abandon. »

  • Le premier volet d'une deuxième série : Comme le temps passe !

    "En revenant pour les vacances, ses diplômes en poche, dans sa ville natale, Cherbourg, Carole ne sait pas quelles découvertes l'attendent. Plusieurs rencontres vont être déterminantes : celle d'Olivier d'abord, jeune homme promis à un brillant avenir politique ; mais surtout celle d'un passé mystérieux et d'une femme proprement effacée du monde des vivants. Au fil du texte, les deux jeunes gens mènent une enquête qui les conduit en Lozère et va bouleverser leurs vies... Ce roman tout en frôlements, frottements et heurts violents, semble une métaphore du chemin qui mène à la connaissance des autres et de soi."

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