• Les mots ont des oreilles Nouv.

    Pour rire on dit aussi :
    Rigoler, se poiler, se bidonner, se boyauter, s'esclaffer, se gondoler, se fendre la pêche, la poire, la pipe, la tirelire, s'en payer une tranche. On rit aux larmes, on rit à se tenir les côtes, à gorge déployée, à se rouler par terre, à faire pipi dans sa culotte. On rit comme une baleine, on rit comme un bossu, on rit comme un fou. On pleure de rire, on se tord de rire, on explose de rire, on peut mourir de rire. On peut même être mort de rire et continuer à rigoler.

    Voilà les expressions qu'utilisent nos corps quand ils s'amusent. En tout cas ceux de Florence Cestac et de Daniel Pennac. Pas les vôtres ?

    EXTRAITS CHOISIS :
    "Alors, là, je ne vois absolument pas comment on peut faire ses devoirs les doigts dans le nez ! Tu t'imagines, écrire une rédac les doigts dans le nez ? Et à l'oral, répondre au prof les doigts dans le nez ? Et faire de la gym les doigts dans le nez ?" "À propos de mots et d'images, l'autre soir tante Mogne a mis les pieds dans le plat. Et c'était bien dommage parce que Morello et Anna nous avaient fait un bon couscous." "Quand Robert était petit et qu'il venait jouer à la maison il connaissait déjà des tas de mots que nous ignorions.
    - Je suis un vrai dictionnaire, disait-il.
    - Dis donc, tu as les chevilles qui enflent ou quoi ?"

  • Salut Alain ! hommage à Alain Rey Nouv.

    Surnommé le « Roi des mots », Alain Rey fut pendant plus de soixante-dix ans le bon génie de la langue française. Lexicographe, linguiste, essayiste, homme de radio et de médias, il laisse une oeuvre immense et, pour de nombreux Français et Françaises, le souvenir vivant de son amour des mots. Défenseur d'une langue ouverte à toute la variété de ses usages, il incarne un humanisme en prise sur son temps.
    C'est à un voyage au fil des mots comme autant de fenêtres ouvertes sur l'histoire des idées, des sensibilités et des représentations, que nous convie ce livre hommage : à travers ses plus beaux textes, ses meilleures chroniques et prises de parole, nous découvrons les mille facettes d'Alain Rey.
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  • Les langues savent sur nous des choses que nous ignorons. Elles diffèrent non par les mots, qui voyagent et s'échangent par familles, mais par leurs idéalisations collectives, logées dans leur morphologie. Aujourd'hui, la langue française est en passe de s'effondrer en une sorte de dialecte de l'empire anglo-saxon - ce qui implique un autre Réel, autant qu'un infléchissement collectif des visions du monde et des relations humaines, dont aucun politique, semble-t-il, n'a la première idée. « Speak white ! », partout résonne l'injonction de parler la langue du maître : nous soumettrons-nous ? Mais pourquoi renoncer au bonheur de parler français ?

  • À force de l'entendre, cela semble admis : la langue française serait en péril, confrontée à diverses menaces (les anglicismes, le langage SMS, le politiquement correct, etc.). Sur quoi reposent ces craintes ? Comment faire la part de ce qui relève de la description de la langue, et ce qui relève des discours fossilisés tenus au nom de la langue ?
    Entrons ensemble dans l'histoire sociopolitique du français, dépoussiérons les débats citoyens sur ces questions ! Ce sera l'occasion de découvrir les liens subtils entre langue, politique et société. De voir qu'on peut à la fois aimer le français et avoir confiance dans sa vitalité, sans se complaire dans la nostalgie d'un passé mythique. De comprendre que la langue fait partie des éléments qui contribuent à maintenir un système social ou à le changer.
    La langue sera toujours un objet de débats collectifs : ce livre nous donne joyeusement les outils nécessaires pour y participer !

  • Dignité, justice sociale, partage du travail, égalité, rapport renouvelé à l'art, à l'éducation, à la culture et au quotidien... C'est tout cela, la Commune de Paris, une expérience révolutionnaire à bien des égards inouïe : pour la première fois, des ouvriers, des ouvrières, des artisans, des employés, des instituteurs et institutrices, des écrivains et des artistes s'emparent du pouvoir. Comme l'écrit Rimbaud qu'elle enthousiasme tant, la Commune entend vraiment « changer la vie » par des « inventions d'inconnu ». Ses protagonistes sont des femmes et des hommes ordinaires qui créent de l'extraordinaire, non seulement en l'imaginant mais en le mettant en pratique.
    C'est de leur expérience si actuelle que part ce livre, sous une forme originale : il est composé de lettres adressées à ces femmes et ces hommes comme s'ils et elles étaient encore en vie et comme si on pouvait leur parler. Ces lettres rendent la Commune vivante et présente, par un entrelacement des temps. L'ouvrage s'appuie sur un vaste travail d'archives et de nombreux documents, le plus souvent inédits : correspondances, débats, projets, procès... Il offre aussi au regard plus de cent photographies qui s'égrènent tout au long de ses pages, images d'époque et images d'aujourd'hui, comme un télescopage entre passé et présent.
    L'événement reste de par le monde une source d'inspiration, car il permet de réfléchir à l'émancipation, aux solidarités et aux communs. Il nous concerne toutes et tous, de manière plus brûlante que jamais, et demeure évocateur par les espoirs et les projets qu'il porte. Tant il est vrai que « la Commune n'est pas morte ».

  • Parler comme jamais : la langue : ce qu'on croit et ce qu'on en sait Nouv.

    Laélia Véron et Maria Candea remettent les pendules à l'heure sur la langue française : ce qu'on croit et ce qu'on en sait.

    En échangeant aussi bien avec des linguistes qu'avec des internautes sur Twitter, les autrices décortiquent tous les usages de la langue : littérature, politique, médias, humour ou encore séduction. Elles répondent aux questions qui fusent sur les réseaux et nous donnent des clés pour observer la langue sous un jour nouveau.

    Ce livre démonte les clichés et s'élève contre les discours déclinistes pour défendre et illustrer une langue plurielle et vivante. Car il n'y a pas un français, mais des français.

    Cet ouvrage est adapté du podcast Parler comme jamais qui enthousiasme chaque mois sur Binge des dizaines de milliers de personnes.

  • L'Iliade

    Homère

    Tout commence par une banale dispute entre déesses : Athéna, Héra et Aphrodite convoitent la pomme d'or. Pâris, prince troyen arbitre de leur querelle, décrète que la pomme revient à Aphrodite, qui lui offre l'amour d'Hélène, la plus belle des mortelles. Pâris l'enlève et l'emmène à Troie...Le chef-d'oeuvre d'Homère dans la traduction de Leconte de Lisle, abrégée et remaniée à partir du texte grec.

  • "Vous tenez en vos mains l'intelligence et l'âme des enfants ; vous êtes responsables de la patrie.
    Les enfants qui vous sont confiés n'auront pas seulement à écrire et à déchiffrer une lettre, à lire une enseigne au coin d'une rue, à faire une addition et une multiplication.
    Ils sont Français et ils doivent connaître la France, sa géographie et son histoire : son corps et son âme. Ils seront citoyens et ils doivent savoir ce qu'est une démocratie libre, quels droits leur confère, quels devoirs leur impose la souveraineté de la nation. Enfin ils seront hommes, et il faut qu'ils aient une idée de l'homme, il faut qu'ils sachent quelle est la racine de toutes nos misères : l'égoïsme aux formes multiples ; quel est le principe de notre grandeur : la fierté unie à la tendresse."

  • Dans une société de l'hypercommunication, notre langue change à toute vitesse. De nos jours, nous sommes en mode, souvent connectés, toujours sur Facebook à distribuer des likes et des émoticônes, appeler à la bienveillance ou exprimer sa colère, traquer la fake news, réagir au buzz, et ponctuer nos phrases de du coup, en même temps, voilà, et bonne continuation.

    Notre langue nous dit et nous révèle si l'on sait analyser ses mots et retrouver leurs sens, comme le fait Julie Neveux dans cet essai passionnant. D'une plume savante, drôle et franchement décomplexée, elle nous emmène dans un voyage linguistique et une enquête jubilatoires : dis-moi comment tu parles, je te dirai qui tu es.

  • ? Un ouvrage de référence pour toute la famille.

    Pour les enfants de l'école primaire, les collégiens, les lycéens, les étudiants, mais aussi pour les adultes, au bureau ou à la maison.


    ? Tout pour améliorer son expression écrite et orale, et toutes les bases en grammaire, orthographe, conjugaison, vocabulaire.


    ? Des outils efficaces pour répondre aux besoins de chacun.

    - Des leçons claires et accessibles pour tous.

    - 100 tableaux de conjugaison;

    - Des schémas pour tout mémoriser en un clin d'oeil.

    - Des astuces mnémotechniques et des conseils pratiques.

    - Une rubrique « pièges à éviter » pour remédier aux erreurs les plus courantes.

    - Des quiz (et leurs corrigés) pour vérifier qu'on a compris et s'entraîner efficacement.


    + Un « Petit dico des curiosités de la langue » pour apprendre et découvrir en s'amusant.

  • L'esprit des mots

    Collectif

    • First
    • 9 Septembre 2021

    Au-delà de la définition commune qu'en donne le dictionnaire, les mots provoquent en nous des émotions, des images, des sensations uniques, en fonction de notre histoire et de notre vie.
    Les femmes et les hommes qui ont contribué à ce livre ne sont pas lexicographes, ce sont des amoureux des mots. Ils viennent de mille horizons - l'art, la politique, l'histoire, la science -, ils ont mille passions, des croyances différentes, des convictions parfois opposées. Certains sont des personnalités connues et reconnues, d'autres le sont moins, et pourtant, ensemble, ils sont parvenus à construire un dictionnaire collectif à la fois divers et cohérent, dans une volonté partagée d'apporter chacun sa brique à la tour de Babel... Tous les mots ne s'y trouvent pas, et certains mots possèdent plusieurs définitions, car chaque auteur a eu carte blanche.
    Des sentiments les plus intimes aux réflexions les plus profondes, chacun d'entre eux nous offre les vibrations particulières d'un mot qu'il a choisi.

  • Langue

    Cécile Canut

    • Anamosa
    • 27 Mai 2021

    La langue française est le produit d'une histoire. Elle s'est patiemment construite à partir du xviie siècle, à la faveur de préoccupations d'ordre plus souvent politique que culturel. Homogénéisée, fixée, standardisée au motif d'affermir l'unité nationale, la langue a progressivement mis de côté la diversité des pratiques langagières que, par ailleurs, librement, continue de recueillir l'activité de parole.
    Au nom de sa domination, la langue a entraîné des hiérarchisations propres à dévaloriser des formes non institutionnalisées ou non écrites remisées dans des catégories mal perçues : patois, dialectes, pidgins, mélanges, petit-nègre, etc. Au temps de la colonisation, ces hiérarchies ont été exportées afin d'imposer la langue dite civilisée du colon aux locuteurs des langues africaines mésestimées : sans écriture, sans complexité, sans « grammaire », celles-ci n'étaient pas considérées comme de vraies langues. Il n'empêche : « kan » en bambara, ou « làkk », en wolof, ne désigne pas tant la « langue » que « le parler » ou même toute manière de communiquer dont dispose un ensemble de personnes à un moment donné dans un espace donné... De sorte que c'est à une tout autre façon de penser le langage que nous porte la considération rendue aux pratiques langagières.
    Observer la vie du langage à partir de la notion de « parole » change la manière même d'appréhender la société et l'histoire. À travers les particularités liées aux interactions, aux dialogues, aux échanges que suppose ce terme, il paraît salutaire de vouloir repenser la perspective : à rebours de ce que montre un examen de l'imposition du discours managérial à dominante autoritaire en milieu néolibéral, parler constitue à la fois un devenir et un moyen d'émancipation.
    En observant l'éclosion d'une parole libre en 1968 ou plus récemment, en 2019-2020, celle des Gilets Jaunes, en se penchant sur la profusion langagière avec l'exemple du nouchi de Côte-d'Ivoire, ce livre se veut un retour à la parole comme force vive des rapports humains face aux rapports de pouvoir que cherche à instaurer la prévalence de « la » langue.

  • « Ce livre parle avant tout d'amour : le grec ancien a été l'histoire la plus longue et la plus belle de toute ma vie. Peu importe que vous connaissiez le grec ou non.
    Si c'est le cas, je vous dévoilerai des caractéristiques de cette langue dont personne ne vous a parlé au lycée, quand on vous demandait d'apprendre par coeur conjugaisons et déclinaisons.
    Si ce n'est pas le cas, c'est encore mieux. Votre curiosité sera comme une page blanche à remplir.
    Qui que vous soyez, cette langue recèle des manières de s'exprimer qui vous permettront de vous sentir chez vous, de formuler des mots et des idées qui ne trouvent pas d'expression exacte dans notre langue. »Andrea Marcolongo réalise l'exploit de parler de « choses anciennes » de la manière la plus printanière et moderne qui soit. Robert Maggiori, Libération.Une fée philologue nous enchante. Lucien d'Azay, Le Figaro littéraire.L'allégresse, l'humour, la sensibilité habitent cet essai. Roger-Pol Droit, Le Monde des livres.Traduit de l'italien par Béatrice Robert-Boissier.

  • « Le jour où je me suis emparé de la langue française, j'ai perdu le japonais pour toujours dans sa pureté originelle. Ma langue d'origine a perdu son statut de langue d'origine. J'ai appris à parler comme un étranger dans ma propre langue. Mon errance entre les deux langues a commencé. Je ne suis donc ni japonais ni français. Je ne cesse finalement de me rendre étranger à moi-même dans les deux langues, en allant et en revenant de l'une à l'autre, pour me sentir toujours décalé, hors de place. Mais, justement, c'est de ce lieu écarté que j'accède à la parole ; c'est de ce lieu ou plutôt de ce non-lieu que j'exprime tout mon amour du français, tout mon attachement au japonais. Je suis étranger ici et là et je le demeure. » A. M.

  • Comment ne pas oublier le S de PARADIS ou celui de DESCENTE ? Comment se rappeler qu'il faut deux FF à EFFRAYER et deux LL à ALLURE ? Difficile de mémoriser l'orthographe de certains mots lorsqu'on les apprend ?

    Sandrine Campese a imaginé de jolis dessins mnémotechniques à la fois instructifs, drôles et poétiques pour devenir incollable en orthographe. Chaque dessin est accompagné d'explications pédagogiques et ludiques sur le mot.

    Au-delà de l'aide apportée aux enfants dans leur apprentissage de l'orthographe, voici une nouvelle façon de jouer avec les mots et de donner le goût d'apprendre.

    Existe aussi en format relié.

  • Palindrome

    Georges Perec

    Le fameux palindrome de Georges Perec enfin édité !

    Parmi les excellents jeux littéraires auxquels s'est prêté Georges Perec, il y a le palindrome : mot ou groupe de mots qui peut se lire indifféremment de gauche à droite ou de droite à gauche tout en gardant le même sens.
    Paru pour la première fois en recueil en 1969, à la même date que La Disparition, Le Palindrome de Perec fête ses cinquante ans, l'occasion pour Denoël d'imaginer une curiosité littéraire.

  • Proustonomics - cent ans avec marcel proust Nouv.

  • Le traité sur l'amitié - de Amicitia - qu'on trouvera ici dans une traduction nouvelle, est un des derniers textes de Cicéron. Pour le célèbre avocat romain, l'amitié est le bien fondamental : « Je me demande, écrit-il, si, à part la sagesse, les dieux ont donné aux hommes quelque chose de meilleur ».
    Comment choisir ses amis ? Comment les mériter ? Comment les garder ? Sur tous ces points, les réflexions de Cicéron n'ont pas pris une ride.

  • Comme il l'avait fait avec La mue, Pierre Bergounioux revient sur ses déméles avec le temps et son inlassable travail sur l'existence. A toutes les échelles de l'histoire, il en flaire et détoure les empreintes. Tout n'est que résurgence dans ces Métamorphoses où chacun des actes présent semble procéder d'une cause à venir, et inversement.

  • Comment raconter l'histoire des langues, d'avant la naissance de l'écriture jusqu'à nos jours ? Comment rendre compte de ce fait social, qui joue un rôle majeur dans le destin de tous les peuples ? Comment saisir les langues, aux frontières poreuses, dans leur mouvement perpétuel et leur inventivité, elles qui se heurtent, cohabitent, s'influencent, s'éteignent ou se recréent ?
    Compte tenu du grand nombre de langues - environ 6 000 aujourd'hui -, l'ouvrage se concentre sur celles dont il est possible de raconter l'histoire.
    Un récit en trois temps : celui d'avant l'écriture, le plus souvent mystérieux ; celui des traditions orales et de l'écriture pratiquée par des élites ; celui, enfin, de la large diffusion des textes imprimés. Des phases qui, selon les régions, s'enchaînent à des périodes différentes.
    Composé de modules - une région, une époque -, le livre ménage différents parcours. Le lecteur suit le fil d'Ariane, du début à la fin, ou « entre » par un sujet qui l'intéresse, puis circule au gré de ses curiosités. Un voyage dans le temps et l'espace qui invite, sans négliger les classiques (l'hébreu, le grec, le latin, le sanskrit, etc.), à partir à la rencontre du javanais, du persan, du breton, du yiddish, du swahili, du quechua... ou des pidgins mélanésiens.

  • Le meilleur des bonbons sur la langue Nouv.

    Après le succès de ses trois premiers opus à La Librairie Vuibert, les amis des mots, phobiques de l'orthographe et amateurs de la langue de Molière vont se frotter les mains : la correctrice la plus célèbre de l'Hexagone est de retour avec une compilation de ses meilleures chroniques, illustrée de manière amusante et spirituelle par de petits bonbons nounours aux langues bien pendues !
    En 85 textes aussi courts qu'éclairants, voici la langue française mise à portée de tous !

  • - Une grammaire espagnole conçue pour un usage facile.
    - Une approche claire et pédagogique des subtilités de l'espagnol illustrée par de nombreux exemples.

  • 33 écrits sur Dante Nouv.

    33 écrits sur Dante

    Jacqueline Risset

    • Nous
    • 22 Octobre 2021

    Les « 33 écrits » de Jacqueline Risset que propose ce volume constituent un complément indispensable à toute lecture de Dante, ainsi qu'une étape fondamentale pour sa réception en France. Ils creusent la manière dont Jacqueline Risset a replacé Dante « en avant de nous », et retracent chronologiquement l'histoire d'une lecture, d'une traduction et d'une réception. Ces 33 écrits sur Dante déconstruisent la figure monumentale du Poète et à la fois articulent une critique novatrice de Dante, tout en s'inscrivant dans la lignée de ces grands lecteurs européens de La Divine Comédie qu'ont été Joyce et Beckett, Ezra Pound et TS Eliot, Mandelstam, Borges ou Pasolini.
    Le volume est composé d'études, d'articles, d'entretiens, de conférences rédigés entre 1973 et 2014, et offre un vaste aperçu de la bibliographie dantesque de Jacqueline Risset. Parmi les titres, évocateurs de sa dimension hétérogène : « Peut-on traduire les géants ? », « J'ai compris Dante à travers Sade », « Proust, Dante et Pétrole (Pasolini) », « Animal et immortelle. Entre Homère, Dante, Kafka », « L'univers de Dante dans la peinture et dans le cinéma », « Dante humaniste », « Machiavel et Dante ».
    Le chiffre 33 est un clin d'oeil à la mécanique qui actionne les ressorts de la grande horloge céleste de La Divine Comédie. Chaque écrit raconte comment Jacqueline Risset a traduit (notamment en libérant le vers de la tradition pétrarquienne) et comment d'une « absence », la présence de Dante a fini par gagner la littérature de notre temps.
    Jacqueline Risset a renouvelé en France la lecture de Dante par une traduction qui a su prendre la mesure de la « révolution de langage poétique » qu'il a initiée, dont le principe repose surtout sur l'adoption du vers libre, qui privilégie le rythme plutôt que la métrique, pour redonner à la terza rima sa vitesse et à La Divine Comédie sa proximité. Soudain, Dante redevient notre contemporain.
    Les écrits de Jaqueline Risset, articulés dans ce volume par Jean-Pierre Ferrini et Sara Svolacchia avec la complicité d'Umberto Todini, avec qui elle partagea sa vie et qui s'occupe aujourd'hui de ses archives à Rome, sont accompagnés d'une présentation par Jean-Pierre Ferrini et Sara Svolacchia et d'une postface de Martin Rueff.

  • « Envers l'accord du participe passé, notre société mêle révérence résignée, enseignement par routine, usage incompris, désinvolture mal assumée. Croyants, mais peu pratiquants, nous célébrons une énigme. Comment en est-on arrivé là ? C'est ce que nous allons voir. » Le linguiste Bernard Cerquiglini nous plonge dans l'histoire de l'accord du participe passé ; elle tient du roman. Il montre que ce fragment de syntaxe est, depuis des siècles, une question primordiale de la grammaire française, une source de controverses, l'emblème de la norme.

    Une lecture passionnante qui, déconstruisant le mythe d'une prétendue difficulté insurmontable, donne les clés de cet accord et du plaisir qu'on peut y prendre.

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