• Parmi les amitiés littéraires d'Alberto Giacometti (1901-1966), celle qui le lie a` Samuel Beckett (1906-1989) n'est pas la plus connue, mais c'est l'une des plus durables. Elle remonte a` 1937 et se développe dans l'après-guerre. Les deux artistes aiment se retrouver dans les soirées sans fin des cafés de Montparnasse, puis arpenter Paris la nuit. De profondes parentés rapprochent leurs oeuvres plastiques et théâtrales, à la croisée de l'Existentialisme, qui s'expriment dans une collaboration exceptionnelle en 1961 : la réalisation par Giacometti d'un décor pour une mise en scène de la pièce En attendant Godot.

    « Voilà ce à quoi il faut s'attendre quand on se laisse couillonner à écrire sur la peinture. » Samuel Beckett «That's what one should expect when one let oneself be duped into writing on painting.» Samuel Beckett

  • Ce projet d'exposition, centrée sur l'art de la sculptures , mais en confrontation avec des oeuvres d'autres domaines (peintures, arts graphiques), cherche à dégager les principaux thèmes et lignes de force qui cheminent dans toute l'Italie durant la seconde moitié du Quattrocento pour déboucher, dans les deux premières décennies du XVIe siècle, à un moment d'apogée de la sculpture de la Renaissance avec l'un des plus grands créateurs de l'histoire, Michel-Ange. Cette grande synthèse s'inscrit dans la suite de l'exposition Le Printemps de la Renaissance qui s'était donné pour but d'explorer l'histoire de la sculpture florentine de la première Renaissance de 1400 à 1460. S'agissant de la seconde moitié du Quattrocento, la sculpture florentine, qui s'était imposée comme la référence artistique majeure à travers la Renaissance de la statuaire, voit son rôle se modifier dans un paysage artistique italien plus large et plus complexe. Mais la sculpture conserve néanmoins son exemplarité dans la conception de la volumétrie, du mouvement et des émotions, gardant toute son ambition face aux extraordinaires conquêtes de la peinture. L'intérêt des sculpteurs se fixe sur l'interprétation de l'être humain, tant dans son apparence extérieure, le corps et ses mouvements, que dans ses sentiments intimes qu'ils cherchent à pénétrer et à exprimer. La représentation de la figure humaine dans la diversité de ses mouvements tant intérieurs qu'extérieurs prend alors, en trois dimensions, des formes extrêmement novatrices. Ces recherches sur l'expression et les sentiments de la figure humaine sont au coeur des démarches des plus grands sculpteurs de la période, depuis Donatello jusqu'à Michel-Ange. La fureur et la grâce du corps constituent le premier thème traité dans le parcours. L'intérêt pour les compositions complexes et pour l'exaspération des mouvements du corps prend une place majeure à travers toute une série d'oeuvres d'Antonio del Pollaiolo, Francesco di Giorgio Martini ou Bertoldo, mettant en jeu tant la complexité de la force et des torsions du corps masculin que l'effet expressif des plus intenses passions de l'âme, à l'exemple des bas-reliefs antiques. Emouvoir et convaincre : à la suite du travail de Donatello autour de 1450, l'émotion et les mouvements de l'âme prennent place au coeur des pratiques artistiques, dans une volonté affirmée de toucher violemment l'âme du spectateur. C'est alors un véritable théâtre des sentiments qui se déploient en Italie du nord entre 1450 et 1520 en particulier dans les groupes de Déposition du Christ, tels ceux de Guido Mazzoni. De Dionysos à Apollon : entre la fin du Quattrocento et le début du Cinquecento, la réflexion inépuisable sur l'Antiquité classique s'exprime dans les oeuvres élaborés à partir des grands modèles classiques comme le Tireur d'épine ou le Laocoon. La sculpture développe la recherche d'une nouvelle harmonie qui transcende le naturalisme des gestes et des sentiments extrêmes. À partir de la fin du siècle, c'est à Michel-Ange qu'il revient d'aboutir à une synthèse formelle qui intègre à la fois la connaissance scientifique des corps, un idéal absolu de beauté et la volonté de dépasser la nature par l'art, selon un parcours qui après le classicisme olympique du Christ de la Minerve, le 'titanisme' des Esclaves du Louvre, parviendra jusqu'à l'ineffable et au sublime dans la Piéta de Milan.

  • Que ce soit par ses affiches, ses illustrations, ses animations télévisuelles et par ses nombreuses expositions de par le monde, Jean-Michel Folon (1934-2005) a mondialement marqué l'imaginaire du dernier tiers du XXe siècle. Humaniste, il laisse une oeuvre figurative et poétique, ancrée dans des techniques traditionnelles et, de ce fait, atypique dans le paysage artistique de son temps.

  • "Je dessine des monstres - bien gentils, bien doux, bien inoffensifs - bien ridicules à côté des monstres vrais et vivants qui bouleversent maintenant le monde." Léopold Chauveau, 27 septembre 1939

  • Alberto Giacometti traverse de nombreuses phases de doute, au cours de sa carrière, qui le poussent à remettre inlassablement son travail en question. Souvent insatisfait du résultat, en recherche constante, il oscille entre des périodes de destruction et de riches phases de créations. Giacometti n'hésite pas à retravailler ses oeuvres même après les avoir exposées, voire à les abandonner lorsqu'il les juge ratées.
    L'exposition L'Ouvre disparue enquête sur ces pièces disparues ou oubliées, dont ne subsiste souvent que des croquis ou des photographies prises dans l'atelier de l'artiste.

  • Arman ; 1955-1974

    ,

    • Silvana
    • 12 Février 2021

    Arman était un peintre français naturalisé aux États- Unis. Il est reconnu à l'international comme l'un des principaux artistes de la seconde moitié du XXe siècle et l'une des figures principales du courant artistique français du Nouveau Réalisme.
    Ce livre couvre les 20 premières années de la production artistique d'Arman, des Accumulations d'objets industriels et de produits en série aux Poubelles, documentant les déchets de la société de consommation;
    Des célèbres Colères, Coupes et Combustions, qui, par différents procédés, dématèlent les objets les privant de leur fonctionnalité, aux peintures, actions et oeuvres monumentales adhérant à la «poétique des choses».

  • Rodin

    Collectif

    Présentation d'Auguste Rodin et de ses sculptures de bronze, de marbre et de glaise.

  • Des mendiantes, des folles, des criminelles, des orphelines, des filles de joie, des sorcières, toutes les indigentes que l'on voulait soustraire au regard de la société sont enfermées à l'hôpital de La Pitié-Salpêtrière de Louis XIV jusqu'à Charcot qui y élaborera ses théories sur l'hystérie des femmes. Condamnées au pire : travailler et prier du matin au soir, entassées dans des dortoirs insalubres, violées, fouettées, attachées, traitées comme des bêtes sauvages, marquées au fer rouge, pour les plus récalcitrantes, mariées de force pour aller peupler les colonies, visitées le dimanche derrière les grilles par des familles en goguette, lamentables figurantes de nuits libertines organisées par les mères supérieures où se presse le tout-Paris. Invitée à créer des sculptures pour la chapelle Saint-Louis de l'hôpital de La Pitié-Salpêtrière, Mâkhi Xenakis s'immerge dans ces archives de l'Assistance publique pour laisser venir à elle l'esprit des lieux. Elle en exhume des manuscrits totalement inédits, bouleversants, qui bruissent encore des cris de ces femmes enfermées là Quand la plasticienne pense ciment, tiges filetées, pigments, inévitablement surgissent les mots. Travaillés comme une matière brute, qu'il faut élaborer, agencer, tordre pour qu'ils expriment l'indicible de cet univers carcéral oublié. Dans cette nouvelle édition, Mâkhi Xenakis, nous fait redécouvrir cette oeuvre à travers des photographies inédites.

  • Les guides des Arts deviennent les guides Hazan !

    Que voit-on ? Comment se sont élaborés les différents types de sculpture ? Comment voit-on ? Comment s'exprime le sculpteur ? À quoi sert la sculpture ? Où contempler des oeuvres sculptées? Qu'en a-t-on dit ? L'objectif de ce livre n'est pas de proposer une histoire générale de la sculpture, mais de fournir plutôt au lecteur étudiant, amateur, curieux, érudit  des clés pour améliorer son regard et sa compréhension des oeuvres, en acceptant le défi d'embrasser un millénaire de sculpture dans la sphère culturelle occidentale.
    Art de l'espace, art du temps, à l'instar de la musique, la sculpture est un objet d'étude qui se laisse difficilement saisir. Il faut en faire le tour, multiplier les points de vue, se déplacer, être capable d'envisager une combinatoire extrêmement complexe de qualités formelles, traverser mille ans d'histoire et de styles.
    Huit chapitres proposent autant de chemins pour regarder la sculpture : par les lieux, les techniques, les formes, les conditions de présentation et de perception, les thèmes et les sujets, les styles dans leurs constantes récurrentes, les usages et les fonctions, et enfin les textes interprétatifs, littéraires ou poétiques.
    Cet ouvrage invite à redécouvrir le « rôle divin de la sculpture », comme l'écrivait Baudelaire dans son Salon de 1859, grâce à la maîtrise des outils pédagogiques essentiels.

  • Au delà du travail de sculpture de Rodin, les oeuvres présentées dans ce catalogue mettent en évidence d'autres pratiques artistiques de l'artiste : invention de l'assemblage, de la figure partielle ou du collage, usage du dessin et de la photographie.

  • Le 20e siècle, tout de guerres et de barbarie, n'a-t-il pas défiguré l'homme? Comment l'art peut-il désormais représenter un simple visage, un simple regard? Le dadaïsme, le cubisme, le surréalisme, l'art abstrait, chacun à leur manière, éludent la question. Alberto Giacometti, lui, veut répondre. Alors il choisit un modèle, l'installe en face de lui, et se met au travail. Il peint ou sculpte le corps et le visage humains, patiemment, ardemment, obsessionnellement. Il nous les restitue vivants. Tourmenté plus que personne, il parvient néanmoins à retrouver dans les corps, les visages et les regards cette humanité essentielle, et digne d'amour, que des millénaires de création artistique ont représentée en vérité, de Sumer à l'Égypte, des masques africains aux mosaïques de Ravenne, de Giotto à la Pietà Rondanini. Giacometti, plus que nul autre, est de son siècle; mais de ce siècle abîmé, déchu, peu d'artistes auront, autant que lui, rétabli la grandeur.

  • Se détachant de l'académisme, Auguste Rodin (1840-1917) a su faire vibrer le marbre et le bronze pour donner à ses figures une expressivité nouvelle. L'ensemble des passions humaines sont traduites avec force dans des sculptures intenses, parfois sensuelles. Novateur également dans sa manière de travailler, Rodin « construit » ses oeuvres en assemblant différents éléments de plâtre les uns avec les autres, essayant sans cesse d'inventer de nouvelles formes. Véritable génie, expérimentateur insatiable, Auguste Rodin a ouvert la voie à la sculpture moderne.

  • Qui sont les Barbus Mu¨ller ? En 1939, d'étranges sculptures commencent à circuler sur le marché des antiquités parisien. Dans une quête inlassable du rare et du beau, Josef Mu¨ller - le fondateur de la collection Barbier-Mueller que le musée éponyme expose - ne manque pas d'être attiré par ces créations en basalte et en acquiert un lot.
    En 1945, la curiosité de Jean Dubuffet est éveillée. Il court en voir dans l'atelier du socleur japonais Inagaki. Fasciné par ces créations insolites qui partagent un air frappant de ressemblance, il les baptise toutes « Barbus Mu¨ller », probablement d'après la barbe qu'arborent certaines pièces et le nom de Josef Mu¨ller qui en a acquis le plus grand nombre. Il les publie dans une petite plaquette qui contient le texte fondateur de son concept d'Art Brut (la réédition est encartée dans le présent ouvrage). Il organise aussi une exposition en 1947 dans le Foyer de l'Art Brut à Paris. Il acquiert ultérieurement trois pièces de ce type.
    De ces statues, on ne savait rien. Acquises par Josef Mu¨ller comme « têtes celtiques en pierre, Vendée », diverses provenances leur sont attribuées au fil du temps : Amériques, Océanie, voire l'oeuvre d'un sculpteur autodidacte.
    L'énigme semble aujourd'hui résolue. Grâce à une étude fouillée menée par le passionné Bruno Montpied, l'identité du sculpteur est dévoilée (en tout cas pour certains de ces Barbus Mu¨ller).
    Réunissant une vingtaine de Barbus de sa propre collection et de prêteurs publics et privés, le musée Barbier-Mueller associe ces derniers avec des oeuvres de cultures lointaines, sélectionnées dans ses collections, pour évaluer ressemblances et divergences. Elles fraterniseront comme auparavant dans le regard et la réserve de Josef Mu¨ller.

  • Présente la sculpture au XXe siècle à travers ses concepts de base, son vocabulaire spécifique, ses grands courants (cubisme, constructivisme, futurisme, art minimal) et ses figures marquantes.

  • Le caractère particulier du processus créatif chez Antonio Canova tient aux modèles en plâtre grandeur nature qui constituaient une transition entre la phase initiale de la conception et la réalisa-tion proprement dite de la sculpture en marbre. Comme l'explique le photographe Luigi Spina, « [...] le plâtre est dans l'acte de conception de l'artiste, le moment fragile et variable où le corps de la sculpture est senti. » OEuvres non encore finies, les plâtres ne contiennent pas moins toute la force et les potentialités de la sculpture achevée. Les petits clous en bronze (repères) guident le photographe en dessinant un atlas visuel totalement inédit, et permettent au lecteur de se perdre dans des parcours tout aussi inédits, entre expressions et gestes, coiffures et plis des drapés. Les séquences photographiques réalisées au contact de l'oeuvre sculptée en dévoilent les surfaces de plâtre et permettent au regard du lecteur d'approfondir - une fois encore - le lien entre lumière et plasticité de la matière qui constitue l'un des aspects essentiels et particuliers de l'oeuvre de Luigi Spina. Enfin, comme l'annonce le sous-titre, la dimension temporelle est l'un des éléments clefs de la recherche photographique menée par Spina, dans la solitude, parmi les salles de la gypsothèque de Possagno. Ces « quatre temps » ne veulent pas être un simple expédient pour décliner la réflexion visuelle du photographe durant les quatre années des commémorations canoviennes (2019-2022). La dimension temporelle possède une importance sans égale dans la phase de créa-tion et de réalisation du sculpteur néo-classique : il y a un avant et un après l'oeuvre en plâtre. L'avant correspond à l'étude préparatoire ; l'après à l'oeuvre achevée. Le plâtre occupe une place centrale, entre les deux. Ce volume entend présenter au grand public cette phase si riche de sens et, dans le même temps, si peu connue du travail d'Antonio Canova, l'un des plus grands sculpteurs de tous les temps.

  • « Il a été, tour à tour, le supplice et l'exaltation de la Volupté, la douleur de la Vie, la terreur de la Mort avec l'Enfer ; la voix de l'Histoire, avec les Bourgeois de Calais ; le fracas de l'Élément avec Victor Hugo ; l'Humanité multiple avec Balzac », s'enthousiasme l'écrivain Octave Mirbeau. En effet, Auguste Rodin ose tout. Sa créativité, ses capacités de travail sont sans limites. Après 1900, la gloire enfin venue, l'artiste voit défiler dans son atelier du Dépôt des marbres, admirateurs et belles admiratrices, disciples et assistants. Souvent considéré comme le dernier sculpteur inscrit dans la tradition occidentale de la représentation du corps, Rodin annonce sans conteste l'art du XXe siècle par son usage de l'accidentel, du fragment et de l'assemblage.
    Spécialiste des archives de l'artiste, Hélène Pinet restitue le parcours d'un génie qui sut magnifier l'humain.

  • De la personnification de l'artiste maudite à la reconnaissance de son génie, camille claudel a fait l'objet, depuis le début des années 1980, d'une réhabilitation passionnée.
    On sait combien ses premières oeuvres ont impressionné auguste rodin, qui en fit son élève, son inspiratrice et sa maîtresse. on sait comment cette femme, déchirée entre le rêve de l'amour partagé et celui de la sculpture, a décliné vers la folie et s'est vue internée. au-delà de ces éléments qui en font un personnage de roman, cet ouvrage restitue sa vie et son oeuvre dans le contexte de l'époque. en rappelant combien il était alors difficile d'être femme et sculpteur ; comment, avec son frère paul, introduit dans les cercles littéraires, elle côtoyait une partie de l'avant-garde parisienne.
    Comment elle se défait de l'emprise de rodin pour réaliser jusqu'en 1905 la part la plus créatrice de son oeuvre, la valse, l'age mûr, la vague. comment enfin, en proie à un délire de persécution et faute de la véritable reconnaissance à laquelle elle aspirait, camille s'est isolée peu à peu de la scène artistique, allant jusqu'à détruire ses oeuvres... des lieux de son enfance au vieil immeuble du quai de bourbon, de son premier atelier parisien à l'asile de montdevergues, de ses amours tumultueuses avec rodin aux démêlés avec ses fournisseurs, de l'univers familial à ses escapades en angleterre, plus de 150 documents pour revivre la vocation inextinguible de camille claudel : sculpter.

  • Cet ouvrage, richement illustré, constitue la première monographie Marc Nucera. Remarquable sculpteur de la matière, fin connaisseur de l'univers du végétal, il a tant fréquenté les arbres et leurs mystères que rien ne lui échappe des secrets de leurs courbes, de leurs métamorphoses et de leurs résistances. Il manie ses outils avec une virtuosité sans égale, mêlant délicatesse et détermination. Les plissés, les torsions conçues par cet exceptionnel tailleur de formes et de matière, inerte ou vivante, se jouent de l'ombre et de la lumière et donnent l'impression d'une liquidité, d'une onctuosité, comme d'une fusion de la substance dure, cyprès, cèdre ou platane, qu'il travaille avec une ténacité sans faille.

  • Camille Claudel est née le 8 décembre 1864, il y a cent cinquante ans. Cet anniversaire a suscité une ambitieuse exposition à La Piscine de Roubaix du 8 novembre 2014 au 8 février 2015. Cette artiste attachante, au destin tragique, méritait une nouvelle réflexion sur son oeuvre, dirigée par deux grands spécialistes auteurs de son catalogue raisonné : Bruno Gaudichon et Anne Rivière. Avec de prestigieux prêts, consentis par d'importantes collections publiques et privées, françaises et internationales et notamment grâce à un partenariat exceptionnel avec le musée Rodin et les musées de Nogent et Poitiers, l'exposition regroupe un ensemble remarquable d'oeuvres. Le parcours suit un chemin moins traditionnel que celui qui est généralement proposé. Les commissaires ont mis en évidence un certain nombre de points forts dans l'inspiration et le travail de Camille Claudel, qui rythment le déroulé en séquences thématiques et chronologiques. Le circuit dans l'oeuvre de Camille Claudel est accompagné par un second niveau, construit avec d'autres artistes qui, à la même époque, ont partagé les mêmes sujets, la même manière et les mêmes inspirations. Le japonisme, l'Art nouveau, le naturalisme, l'expression de la chorégraphie sont développés pour mieux situer Camille Claudel dans les grands enjeux esthétiques de sa génération. L'exposition réunit plus de cent cinquante oeuvres de Camille Claudel, de Rodin et d'artistes comme Alfred Boucher, Jules Desbois, Bernhard Hoetger, pour dresser un tableau le plus exhaustif possible de cette étonnante artiste, de son milieu et de son temps.

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