• « Joie, tous les humains deviennent frères lorsque se déploie ton aile douce. ».

    Quatre ans avant 1789, quatre ans avant la prise de la Bastille et la Déclaration des Droits de l'Homme, Schiller écrit ce poème qui ne cessera d'accompagner Beethoven.
    Un Beethoven toute sa vie passionné de fraternité alors que tout se ligue contre lui, sa famille, sa santé, ses amours, ses finances, la noblesse.
    À tous les coups qui le frappent, il répond par un chef d'oeuvre. Jusqu'à ce bout du chemin, le 26 mars 1827, en plein coeur d'un orage. Il meurt en nous laissant, en nous léguant cette joie, les derniers accents de sa neuvième symphonie devenu le chant de l'Europe enfin réconciliée.
    Ce livre est le récit de cette passion, le portrait d'un génie fraternel.
    Un livre né d'un double amour.
    Pour l'Europe.
    Et, bien sûr, pour la musique. Car le trio « Fidelio » que viennent de créer Erik Orsenna, le pianiste Michel Dalberto et le violoncelliste Henri Demarquette raconte, mots et notes mêlés, cette folle et bouleversante passion pour la Fraternité.
    De quel trésor avons-nous le plus aujourd'hui besoin ?

  • Dévotion

    Patti Smith

    C'est une histoire d'obsession qui anime Patti Smith. Une obsession créatrice, que l'on retrouve sous différentes formes dans cet ouvrage très personnel. De passage à Paris, l'artiste observe tout et absorbe tout. À la manière d'un journal intime, elle retranscrit ses impressions qui viendront nourrir « Dévotion », la nouvelle qui compose le coeur du livre et lui donne son titre. C'est en quittant la capitale à bord d'un train que l'inspiration la saisit. L'histoire d'une jeune fille et de son obsession pour le patin à glace; celle d'un homme à l'intelligence cruelle, obnubilé par sa quête d'objets précieux. L'oeuf au plat parfaitement rond du café de Flore où elle a pris son petit déjeuner la veille se transforme alors en étang gelé. L'esprit libre de Simone Weil dont elle a recherché la tombe quelques jours plus tôt se réincarne dans l'énigmatique personnage d'Eugenia. Dans ce conte poétique et glaçant, Patti Smith revisite le Faust de Goethe au féminin. Enfin, l'auteur achève son voyage en se rendant dans la maison familiale d'Albert Camus, où elle est autorisée à parcourir le manuscrit inachevé du Premier Homme, la rapprochant un instant de l'un de ses grands modèles. Un aperçu émouvant de son processus d'écriture mais aussi une réflexion sur ce qui la pousse à écrire, encore et toujours.

  • Il y a 15 ans, Akhenaton, le chanteur du groupe IAM, faisait sensation avec un morceau fleuve de 10 minutes :
    « La fin de leur monde ». Un titre engagé, pamphlétaire, fustigeant la dérive de notre monde. Le clip, réalisé à partir d'images d'archives et d'actualité par l'équipe du Zapping de Canal +, a été alors censuré par TF1 et M6 pour la violence de ses images. Considéré comme la pièce maîtresse du rappeur, le morceau se concluait sur une note d'espoir :
    « ça ne peut qu'aller mieux ».
    En 2021, force est de constater que la situation a empiré : les combats d'hier paraissent plus nécessaires que jamais. Akhenaton redouble de colère et de lucidité, citoyen en alerte qui ne se départit jamais de son humanité.

  • Just Kids

    Patti Smith

    C'était l'été de la mort de Coltrane, l'été de l'amour et des émeutes, quand une rencontre fortuite à Brooklyn guida deux jeunes gens dans la vie de bohème, sur la voie de l'art. Patti Smith et Robert Mapplethorpe avaient vingt ans ; elle deviendrait poète et performeuse, il serait photographe. À cette époque d'intense créativité, les univers de la poésie, du rock and roll et du sexe s'entrechoquent. Le couple fréquente la cour d'Andy Warhol, intègre au Chelsea Hotel une communauté d'artistes et de marginaux hauts en couleur, croise Allen Ginsberg, Janis Joplin, Lou Reed.
    Just Kids commence comme une histoire d'amour et finit comme une élégie, brossant un inoubliable instantané du New York des années 1960-1970. Avec pudeur et émotion, Patti Smith retrace l'ascension de deux gamins inséparables qui insufflèrent la même énergie à leur vie qu'à leur art.

  • L'année du singe se présente à la fois comme un récit de voyage à travers la Californie, l'Arizona, le Portugal et le Kentucky, un fantastique carnet de rêves et de conversations imaginaires, et une méditation lucide sur le passage du temps, le deuil et la compassion. Au fil de ses déambulations solitaires, Patti Smith déroule l'année 2016, l'année charnière de ses soixante-dix ans. Le souvenir des lieux se mêle au paysage intérieur de l'artiste, et tout ce qu'elle a vu, rêvé ou lu, coexiste dans ce pays des merveilles tout personnel. Elle croise ainsi un cortège de fantômes aimés et admirés, parmi lesquels Roberto bolaño, Jerry Garcia, mais aussi, et surtout, deux amis chers au crépuscule de leur vie : le dramaturge Sam Shepard et le producteur de musique Sandy Pearlman.
    Patti Smith tisse avec pudeur et mélancolie la toile de cette année singulière marquée par des bouleversements intimes et politiques, sans jamais s'abandonner à l'apitoiement ni au désespoir. Elle célèbre au contraire l'art et les pouvoirs de l'imagination, offre sa sagesse optimiste et sa finesse d'esprit, rappelant, s'il en était besoin, qu'elle est l'une des créatrices les plus talentueuses de notre temps.

  • "Personne ne peut expliquer vraiment qui il est ni ce qu'il aime. Il y a trop de paramètres cachés et mystérieux. Pour créer, je me sers de ces choses qui sont terriblement secrètes et ancrées en moi, de souvenirs très importants. Plus j'avance, plus je reviens en arrière, plus j'aime l'intouchable que j'étais". Les souvenirs bruts et incandescents de la plus singulière étoile de la chanson française.
    Enfant d'une famille italienne aimante mais chaotique, jeune dragueur de Saint-Germain-des-Prés, fan d'Elvis et de John Lee Hooker, version frenchy de James Dean, dandy moustachu en smoking crème, fou de bagnoles, chasseur de sons aux verres fumés, Christophe a traversé avec élégance les époques sans jamais se démoder. Du Golf-Drouot à la salle Pleyel, du hit-parade au frisson underground, ses souvenirs dessinent une autre histoire de la chanson française.
    Esthète, obsessionnel, anticonformiste, Christophe s'apprêtait à publier le récit sans filtre de son existence quand la mort s'est interposée.

  • The Rolling Stones. unzipped Nouv.

    « Nous voulions raconter notre histoire, mais aussi inviter nos fans à expérimenter et ressentir ce que cela veut dire, être un Rolling Stones. » Mick Jagger, Keith Richards, Charlie Watts et Ronnie Wood se sont prêtés au jeu de l'interview pour commenter les 400 photographies et objets reproduits dans cet ouvrage - notamment leurs carnets de notes personnels et instruments de musique, leurs costumes et pochettes d'albums cultes - et livrer les secrets de fabrication de leurs chansons mythiques.
    Depuis plus d'un demi-siècle, les Rolling Stones ont aidé à façonner la culture populaire dans le monde entier. Unzipped tient la chronique de cette interaction dynamique du groupe avec la musique bien sûr, mais aussi avec l'art, le design, la mode, la photographie et le cinéma...
    Le titre même de cet ouvrage renvoie à l'audace, à la dimension sexuelle et au sens du spectacle qui constituent les marques de fabrique du « plus grand groupe de rock'n' roll au monde ».

  • Le journaliste Robert Shelton rencontre Bob Dylan à son arrivée à New-York en 1961. Il devient son ami, son défenseur, et le premier critique de ses chansons. Son livre No Direction Home, publié pour la première fois en 1986, a été depuis acclamé comme la biographie définitive du génie, dans laquelle Shelton se fait le témoin, de l'intérieur, des années de formation de Dylan. C'est aussi la seule biographie écrite avec l'active coopération de l'artiste qui a permis l'accès à ses proches, ses parents, son frère, ses amis d'enfance et d 'université, et même à Suze Rotolo, la muse des débuts. Cette nouvelle traduction d'un classique du genre offre une vision intime de l'incroyable carrière de Dylan, couronné en 2016 par le prix Nobel de littérature. Un must pour tous les fans de Bob Dylan.

  • Françoise Hardy est l'une des chanteuses les plus littéraires et iconiques. À la fois auteure et compositrice, elle a réuni dans ce livre attendu toutes les chansons qu'elle a écrites en plus de 55 ans de carrière. De 1962, année de Tous les garçons et les filles à 2018, année de l'album Personne d'autre, Françoise Hardy pose un miroir le long de son chemin musical. Des textes qu'elle accompagne d'un commentaire, d'une anecdote, d'un souvenir. Elle raconte les sources de son inspiration, le cadre de son écriture, évoque les personnages qui comme de bonnes fées se sont penchées sur ses textes. L'amour, l'attente, le manque en sont le thème central. « Depuis longtemps maintenant, je pense qu'il importe davantage d'aimer que d'être aimé, et tant mieux s'il existe une vraie réciprocité "l'amour n'est souvent qu'un immense égoïsme" a écrit le grand écrivain Sandor Marai. » Dans ce livre où l'on croise des personnalités hors-norme comme Jean-Marie Périer, Etienne Daho, Véronique Sanson, Michel Berger, Serge Gainsbourg et bien-sûr le grand Jacques Dutronc, on rit, on pleure, on se souvient, on s'aime et on danse. Car le ton piquant, sensible alerte, souvent drôle de Françoise Hardy fait de ce recueil totalisant d'une vie un éloge de la vie.

  • Brassens par Le Forestier... Un chanteur raconte son maître en chansons. Maxime Le Forestier a appris la guitare sur des partitions de Brassens ; il a côtoyé, débutant puis jeune star de la musique, celui qui a déclenché sa vocation ; il a donné quelque cinq cents concerts consacrés à l'oeuvre du maître, allant jusqu'à enregistrer une intégrale devenue classique du genre. Au moment où l'on célèbre le double anniversaire de sa naissance et de sa disparition, qui était mieux placer pour retracer la vie du géant de la chanson française ? Dialogues éclairants, anecdotes drôles ou émouvantes, connaissance encyclopédique de son répertoire, compréhension intime du génie du maître : Maxime Le Forestier nous conte "son" Brassens, ses années de guerre, ses débuts austères et bientôt fulgurants, son succès planétaire, sa vision du monde et de la poésie, son mode de vie sans pareil, son itinéraire unique, son talent de compositeur qui égal, contrairement à l'idée reçue, sa maîtrise des mots.

    Une plongée subjective et profonde dans l'univers Brassens, qui a tant influencé la chanson française, suscité tant de vocations, et marqué tout autant l'histoire littéraire et musicale française.

  • « Ne m'enterrez pas encore.
    Je ne suis pas mort...
    Je dors ! » C'est Michel Sardou, reprenant l'un de ses grands succès, qui nous l'assure. On pensait que le chanteur avait tout raconté dans Et qu'on n'en parle plus, sa première autobiographie. Erreur ! Cette fois, c'est juré, il n'occultera rien. « J'ai promis la vérité, toute la vérité, je vais m'y tenir ! » À travers des dialogues fictifs savoureux avec sa mère, Michel Sardou revient sur les grands moments de sa vie, ses premiers amours, la mort de son père, ses rencontres avec Johnny Hallyday, Barbara, Michel Fugain, Eddy Mitchell..., ses fils à qui il a transmis son âme d'artiste, sa passion pour le théâtre.

    Avec sa verve et son franc-parler habituels, il jette aussi un regard sans concession sur la société actuelle.

    Les confessions passionnantes d'une des personnalités préférées des français.

  • M train

    Patti Smith

    Patti Smith a qualifié ce livre de «carte de mon existence». En dix-huit «stations», elle nous entraîne dans un voyage qui traverse le paysage de ses aspirations et de son inspiration, par le prisme des cafés et autres lieux qu'elle a visités de par le globe.
    M Train débute au 'Ino, le petit bar de Greenwich Village où elle va chaque matin boire son café noir, méditer sur le monde tel qu'il est ou tel qu'il fut, et écrire dans son carnet.
    En passant par la Casa Azul de Frida Kahlo dans la banlieue de Mexico, par les tombes de Genet, Rimbaud, Mishima, ou encore par un bungalow délabré en bord de mer, à New York, qu'elle a acheté juste avant le passage dévastateur de l'ouragan Sandy, Patti Smith nous propose un itinéraire flottant au coeur de ses références (on croise Murakami, Blake, Bolaño, Sebald, Burroughs... ) et des événements de sa vie.
    Écrit dans une prose fluide et subtile qui oscille entre rêve et réalité, passé et présent, évocations de son engagement artistique et de la perte tragique de son mari - le guitariste Fred «Sonic» Smith -, M Train est une réflexion sur le deuil et l'espoir, le passage du temps et le souvenir, la création, les séries policières, la littérature, le café...
    Après Glaneurs de rêves (Gallimard, 2014), Patti Smith nous propose un nouveau livre inclassable, profondément sensible et sincère, illustré par les photographies en noir et blanc qu'elle prend depuis toujours, et qui confirme qu'elle est l'une des artistes actuelles les plus singulières et indépendantes...

  • Sur les routes de la musique Nouv.

  • À tout juste 20 ans, alors qu'il chahute avec des amis, Fabien heurte le fond d'une piscine. Les médecins diagnostiquent une probable paralysie à vie. Dans le style poétique drôle et incisif qu'on lui connaît, Grand Corps malade relate les péripéties vécues avec ses colocataires d'infortune dans un centre de rééducation. Jonglant avec émotion et dérision, ce récit est aussi celui d'une renaissance.

    Grand Corps Malade, de son vrai nom Fabien Marsaud, est né en 1977, sous le soleil de la Seine-Saint-Denis. Enfant, il veut devenir prof de sport. Mais la vie lui réserve un autre destin. Armé d'une béquille et d'un stylo, il se lance dans la musique : en 2006, son premier album, Midi 20, se vend à plus de 600 000 exemplaires et l'artiste est primé deux fois aux Victoires de la musique.

  • Ce récit autobiographique est celui de l'enfance et de la jeunesse de Louis Arsmtrong dans lequel il évoque avec une bonhommie souvent ironique des moments parfois tragiques de son existence et de celle de ses proches - l'humour n'est-il pas la politesse du désespoir ? On y apprend qu'il naquit dans un milieu extrêmement modeste à La Nouvelle-Orléans, que sa mère, Mayann, qu'il évoque toujours de façon drôle et émouvante, était probablement une prostituée, qu'il passa de longs mois dans une maison de correction où il s'initia au cornet à pistons. Son don exceptionnel fit rapidement de lui une célébrité locale. Il était encore un adolescent quand il commença à jouer dans les fanfares et les bastringues de la ville, tout en pelletant du charbon pour arrondir ses fins de mois. Fasciné par les musiciens des honky tonks, ces pionniers du jazz, il s'attacha à étudier leur style et ce fut l'un d'eux, le légendaire King Oliver, qui lui mit le pied à l'étrier. Texte capital pour comprendre le parcours de l'un des plus grands musiciens du siècle dernier, Satchmo est également un témoignage inestimable qui nous éclaire sans idéologie sur les conséquences de la ségrégation raciale à La Nouvelle-Orléans dans le premier tiers du XXe siècle. Toute ressemblance avec les problèmes rencontrés de nos jours par les Noirs américains dans les États de la Bible Belt n'est évidemment pas fortuite.

  • « J'ai écrit mon journal à partir de 11 ans, adressé à Munkey, mon confident, ce singe en peluche offert par mon oncle, gagné dans une tombola. Il a dormi à mes côtés, il a partagé ma vie avec John, Serge, Jacques, il a été le témoin de toutes les joies et toutes les tristesses. En relisant mes journaux, il me semble flagrant qu'on ne change pas. Ce que je suis à 12 ans, je le suis encore aujourd'hui. » On croyait tout connaître de Jane Birkin, tant elle fait partie de notre histoire depuis cinquante ans, jusqu'à ce livre qui nous fait vivre une époque flamboyante, du Swinging London au Saint-Germain-des-Prés des années 1970, et donne à lire le quotidien d'une grande amoureuse et d'une artiste exceptionnelle.Un journal à la fois intime et universel.C'est splendide et passionnant. Olivia de Lamberterie, France Inter.On rit, on pleure avec elle et on a envie d'embrasser celle qui nous a fait si souvent rire et rêver. Bernard Babkine, Marie France.

  • La folie Pastré : la comtesse, la musique et la guerre Nouv.

    Lily ? Lily Pastré ? La Lily Pastré ? Célèbre auprès des mélomanes pour avoir été à l'origine du Festival d'art lyrique d'Aix-en-Provence, la comtesse Pastré (1891-1974) a été bien plus qu'un riche mécène. Voici le récit de la vie d'une grande excentrique, d'une grande généreuse, d'une grande amie des artistes, des années folles aux Trente Glorieuses en passant par le tourbillon de la Deuxième Guerre mondiale.
    Née à Marseille, héritière des célèbres apéritifs Noilly Prat, elle épouse un aristocrate et vit à Paris dans un entre-deux-guerres tourbillonnant de fêtes et de concerts. Sa passion première, c'est la musique. Elle est l'amie des plus grands compositeurs et interprètes du moment. Dans sa villa du sud de Marseille, elle reçoit des personnalités aussi diverses que Christian Bérard et Édith Piaf, Luc Dietrich et André Masson. Pendant la guerre, au risque de sa vie, elle cache et aide des musiciens juifs, tels Clara Haskil et Darius Milhaud, les sauvant d'une mort certaine. Elle apporte son soutien à l'Américain Varian Fry, qui a arraché des milliers de vies à l'occupant nazi.
    Dilapidant son immense fortune en transformant son domaine en une Villa Médicis du sud de la France, elle cofonde le festival d'Aix qui, à la sortie de la guerre, signifiait le retour de la France comme grande nation artistique.
    À travers le destin hors du commun d'une femme à la personnalité fascinante, c'est aussi une partie méconnue de l'histoire de Marseille qui revit. Lily Pastré incarne la démesure d'une cité au caractère insoumis depuis la nuit des temps et la liberté d'une Provence cosmopolite dont tant d'artistes sont tombés amoureux.

  • Danser

    ,

    • Arthaud
    • 3 Février 2021

    Hugo Marchand s'est réveillé un matin avec un rêve. Il avait neuf ans. C'est à ce rêve de danse que ce virtuose de la nouvelle génération d'étoiles de l'Opéra de Paris s'est accroché. Quatre ans après son entrée au conservatoire de Nantes, médaillé d'or à treize ans, il est admis à l'École de danse de l'Opéra national de Paris. Malgré son profil atypique, Hugo Marchand intègre le corps de ballet de l'Opéra à dix-sept ans. Il gravit les échelons, se mesure aux autres, comme à lui-même, dans les concours internationaux et accède au grade ultime de danseur étoile en mars 2017.
    En partageant son apprentissage, Hugo Marchand pose un regard sur la danse comme école de l'acceptation. Celle de l'immensité du travail qu'impose la concrétisation d'un rêve. De la quête d'excellence au façonnage de la confiance en soi pour le réaliser. Le bras de fer entre doutes et détermination. De la solitude à la surexposition, de l'amitié possible malgré la compétition. La perpétuelle confrontation au miroir, reflet des imperfections à dépasser.
    L'expérience d'une métamorphose.

  • Sylvie Vartan : le tourbillon d'une vie Nouv.

    60 ans sur scène !
    Préfacé par Sylvie Vartan, le livre qui raconte son incroyable destin Sylvie Vartan a huit ans lorsque sa famille fuit la Bulgarie pour échapper au communisme. Elle comprend, presque trop tôt, que la liberté se gagne. Première fille à chanter du rock dans les années 1960, elle devient avec Johnny Hallyday le fer de lance d'une jeunesse explosive.

    Sa route est pavée de drames, de coups du sort qu'elle surmonte à chaque fois comme une guerrière, remontant sans cesse sur scène et devenant un modèle pour des générations de femmes.

    Avec cet ouvrage qui fourmille d'anecdotes et offre un formidable album photo, Christian et Éric Cazalot s'attachent à la vie de l'artiste autant qu'à celle de la femme.

  • « Tu es vilaine. » C'est la première phrase que Bob Marley lance à Pascaline Bongo, la fille aînée du président gabonais Omar Bongo. Elle a 23 ans et elle vient de se glisser dans la loge du chanteur, après un de ses concerts aux États-Unis.Nous sommes en 1979, Bob a 34 ans et est à l'apogée de sa carrière. Autour de lui, un essaim de groupies tente désespérément d'attirer son attention, sous le regard attentif de sa femme et choriste, Rita Marley. Mais Pascaline, fille chérie de son père tout-puissant, n'a pas l'habitude de se faire rembarrer. Grande et sculpturale, elle regarde un instant la superstar droit dans les yeux, médusée, puis éclate d'un grand rire. C'est parce qu'elle a les cheveux défrisés, or pour les rastas, les cheveux, c'est sacré, ils ne doivent être ni coupés, ni coiffés...Pascaline propose alors à Bob de donner un concert au Gabon, pour l'anniversaire de son père. Le chanteur n'a jamais joué en Afrique. Il répond « oui » à son invitation. Ainsi commence la grande histoire d'amour, la dernière de sa vie, longtemps gardée secrète, entre Pascaline et lui. Une passion qui cristallise l'histoire de la décolonisation, de la religion rasta, du traumatisme de l'esclavage. Anne-Sophie Jahn a enquêté pendant de longs mois et recueilli le témoignage inédit de Pascaline Bongo. Son récit personnel mêle scènes et confidences, solos et foules en transe, sur un ton libre, brûlant, désirable. Ainsi revit l'icône rastafari, partie à 36 ans.

  • « Ce livre d'Angela Davis est, pour moi, une révélation et une véritable rééducation. » (Toni Morrison) Blues et féminisme noir explore l'oeuvre de deux blueswomen quelque peu oubliées : Gertrude « Ma » Rainey (1886-1939) et Bessie Smith (1894-1937). La première incarne le blues traditionnel, la seconde, le blues classique. Dévalorisée par les spécialistes du blues et du jazz - qui sont en général des hommes blancs -, l'oeuvre de ces chanteuses porte un message spécifique : elle affirme la place et les revendications d'autonomie des femmes noires américaines.
    En analysant et en contextualisant les paroles de leurs chansons, Davis met en évidence les prémices du féminisme noir et les signes avant-coureurs des grandes luttes émancipatrices à venir. Elle montre que Ma Rainey et Bessie Smith furent les premières rock stars de l'histoire de la musique : or elles étaient noires, bisexuelles, fêtardes, indépendantes et bagarreuses.
    Elles posèrent les bases d'une culture musicale qui prône une sexualité féminine libre et assumée, qui appelle à l'indépendance et à l'autonomie des femmes aux lendemains de la période esclavagiste, en revendiquant avec détermination l'égalité de « race » et de genre.
    Cette réflexion s'étire aux années 1940 en évoquant l'oeuvre de Billie Holiday (1915-1959). Angela Davis réhabilite la conscience sociale de cette chanteuse d'envergure, trop souvent présentée sous le simple prisme des turpitudes de sa biographie.
    Blues et féminisme noir propose une histoire féministe et politique de la musique noire des années 1920 aux années 1940.

  • Evocation du mythique musicien de blues Robert Johnson, ainsi qu'un témoignage de première main sur le blues,  signé par sa demi-soeur, aujourd'hui âgée de 94 ans. Un document absolument inédit et rare sur "le guitariste qui avait signé un pacte avec le Diable".

  • Il était une voix, la voix exceptionnelle d'une jeune femme, noire et pauvre, née dans le sud des Etats-Unis en 1917. Ella Fitzgerald sacrifie sa vie au public et à la musique, jusqu'à se fondre en elle. Ses scats endiablés, ses interprétations lumineuses et son art de l'improvisation le prouvent : elle fait corps avec le rythme, transcende les mélodies et sublime chaque parole. Sa musique ne connaît aucune frontière, de style, de classe ou de couleur : le swing des big bands, le be-bop des clubs embrumés, les comédies musicales de Broadway et les ballades de Tin Pan AIley.
    Ella chante en égale avec Louis Armstrong, Frank Sinatra, Count Basie et tous les plus grands, donne leurs lettres de noblesse aux meilleurs compositeurs américains ; la First Lady of swing interprète l'opéra de Gershwin, le jazz de Duke Ellington, la bossa-nova de Jobim et même la pop des Beatles. Dans une Amérique dévorée par le racisme, la voix d'Ella combat toute forme de ségrégation. Avec l'aide de son manager Norman Granz, cette artiste respectée dans le monde entier fait entrer les artistes noirs dans les lieux qui leur sont interdits, contribuant à conquérir la dignité qui leur est due.

  • Avant sa mort, Leonard Cohen a passé de longs mois à reparcourir ses carnets, nombreux et étalés sur des décennies, pour opérer une sélection de poèmes, chansons, pages de journal intime et dessins, la plupart encore inédits. Un dernier geste créatif en forme de testament littéraire, empreint d'une mélancolie toujours teintée d'humour, où il est question d'amour et de sexualité, de peur de l'abandon, de flamme jamais éteinte, du temps qui passe et laisse ses traces, mais aussi de religion et d'aspiration à la sagesse.

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