• The game

    Alessandro Baricco

    « Quand les gens pensent voir la fin de la culture chez un jeune de seize ans qui n'emploie pas le subjonctif, sans remarquer que par ailleurs ce garçon a vu trente fois plus de films que son père au même âge, ce n'est pas moi qui suis optimiste, ce sont eux qui sont distraits. » Nous voilà immergés dans une nouvelle ère numérique. Et si cette révolution n'était pas tant technologique que mentale ? De l'invention du jeu vidéo jusqu'au premier iPhone, en passant par la naissance de Google ou d'Uber, les nouvelles technologies ont bouleversé notre mode de vie. Mêlant sérieux et humour, Alessandro Baricco raconte les événements fondateurs qui ont forgé notre monde moderne où, comme dans un jeu, chaque problème est devenu une partie à gagner.

  • Le poisson rouge qui tourne dans son bocal serait incapable de fixer son attention au-delà de 8 secondes. Et le temps de concentration de la génération des Millenials, celle qui a grandi avec les écrans connectés, serait de 9 secondes. Serions-nous devenus des poissons rouges, vidés de notre être, incapables d'attendre ou de réfléchir, reclus dans la transparence, noyés dans un océan de messages, de sollicitations, d'informations, sous le contrôle des algorithmes et des robots ?
    Les empires économiques ont créé une nouvelle servitude avec une détermination implacable. Au coeur du système et de notre vie quotidienne, un projet caché : l'économie de l'attention. Sans rejeter la civilisation numérique, il est temps de reprendre le contrôle pour la transformer.

  • Une histoire de l'information et de ceux qui la font des origines à nos jours, et jusqu'aux enjeux de demain.
    « Depuis toujours, l'homme a besoin de savoir ce qui le menace, ce qui nuit aux autres ou les sert. Et pendant longtemps, seule une poignée de puissants, souverains, religieux, marchands, ont eu le monopole de l'information, de sa fabrication à sa circulation. Une information libre, diffusée par des médias accessibles à tous et établie par des professionnels cherchant la vérité est le fruit d'une histoire récente, inattendue, fascinante. Et elle est à présent terriblement menacée.
    Comment distinguer le vrai du faux, l'information de la distraction ? Quel rapport entre informer, convaincre, enseigner, distraire ? Comment la démocratie résistera-t-elle aux formes de censure et de surveillance ? En quoi le déluge actuel et à venir d'informations, vraies ou fausses, influera-t-il sur notre façon de gérer les grands problèmes d'aujourd'hui et de demain ? Les réseaux sociaux, outils de surveillance généralisée, qui font de chacun le journaliste de lui-même, seront-ils balayés par une vague technologique plus puissante ? Les journalistes seront-ils remplacés par des automates ou resteront-ils des acteurs irremplaçables de la démocratie ?
    Tels sont les sujets de ce livre. Encore une fois, comme pour tous les autres domaines dont j'ai tenté jusqu'ici de prévoir le devenir, celui des médias, vertigineux, ne peut être imaginé et maîtrisé qu'en remontant très loin dans son histoire, ou plutôt ses histoires. Ses passionnantes histoires. ».

    J. A.

  • Leur progrès et le nôtre Nouv.

    « On passe des commandes en ligne, on prend des apéros en ligne, bientôt on fera l'amour en ligne... Avec le Covid, notre société a gagné vingt ans. » Thierry, restaurateur amiénois.

    Il y a ceux qui se prosternent devant le moindre gadget, qui l'élèvent au rang de « Progrès » à majuscule. Et d'autres qui cherchent de nouveaux chemins pour un progrès humain.

    Il y a ceux qui rêvent d'un « vaste réseau numérique neural », de « digitalisation » et de « capteurs » partout. Et d'autres qui redoutent ce futur à la Matrix.

    Il y a ceux qui ne laissent pas le choix : « il faut accélérer », « aller de l'avant », « il y a une course, et la France risque de prendre du retard ». Et d'autres qui, avant de s'élancer, s'interrogent sur le sens de cette course : où va-t-on ? où veut-on aller ?

    Il y a ceux qui célèbrent le Prométhée tout-puissant, porteur du feu et de la technique, même lorsqu'il mène à la catastrophe. Et ceux qui reprennent son flambeau, mais autrement : Prométhée a surtout eu pitié des hommes, il a pris le parti des faibles, lanceur d'alerte contre le Jupiter de l'Olympe ou de l'Élysée.

    Il y a leur progrès, et le nôtre.

  • En 2013, Edward Snowden est devenu le lanceur d'alerte le plus célèbre de la planète. Il a tout risqué pour révéler au monde le projet du gouvernement américain : un programme secret de surveillance capable de s'infiltrer dans la vie privée de chacun. Porté par une passion pour la vérité, Edward Snowden raconte comment il a participé à la construction d'un système de surveillance de masse et ce qui l'a conduit à le dénoncer. Un témoignage exceptionnel, appelé à devenir un classique de notre temps.

    Ingénieur système de formation, Edward Snowden a été officier au sein de la CIA et a travaillé comme sous-traitant pour la NSA. Il a reçu plusieurs distinctions pour son engagement dont le prix Nobel alternatif.

  • 33 ans avec vous

    Jean-Pierre Pernaut

    Ce n'est pas sans un énorme pincement au coeur qu'on quitte la présentation d'un journal télévisé comme « Le 13 heures », devenu un rendez-vous quotidien pour des millions de Français avec 8 500 journaux présentés, 115 000 reportages tournés jusque dans les plus petits villages de France, 15 000 magazines sur les cultures régionales et l'immense patrimoine d'un pays que j'aime tant.
    Aujourd'hui, j'éprouve de la fierté mais aussi ce curieux sentiment d'abandonner ceux avec qui j'ai déjeuné chaque jour durant toutes ces années à 12 h 58 très exactement, au point que j'avais l'impression de faire partie de leur vie...
    Maintenant que j'ai décidé de tourner la page, avec la faiblesse de croire que mon « 13 heures » n'est pas un JT comme les autres, je veux raconter la passion que j'ai mise dans ce métier qui me l'a rendu au centuple, toutes les aventures vécues ensemble, sans omettre ni d'où je viens, ni les galères, ni ceux qui m'ont permis de garder les pieds sur terre.
    Une façon de vous faire partager mon bonheur d'avoir passé 33 ans avec vous.

    Jean-Pierre Pernaut ;

  • Tous tracés, et alors ? Bienvenue dans le capitalisme de surveillance ! Les géants du web, Google, Facebook, Microsoft et consorts, ne cherchent plus seulement à capter toutes nos données, mais à orienter, modifier et conditionner tous nos comportements : notre vie sociale, nos émotions, nos pensées les plus intimes... jusqu'à notre bulletin de vote. En un mot, décider à notre place - à des fins strictement lucratives.
    Des premiers pas de Google au scandale de Cambridge Analytica, Shoshana Zuboff analyse cette mutation monstrueuse du capitalisme, où la souveraineté du peuple est renversée au profit non pas d'un État autoritaire, comme on pourrait le craindre, mais d'une nouvelle industrie opaque, avide et toute-puissante, menaçant dans une indifférence radicale notre libre arbitre et la démocratie.
    Il est urgent de développer des outils pour appréhender cette situation « sans précédent » et provoquer une prise de conscience internationale. Unanimement salué par la presse, L'Âge du capitalisme de surveillance est un appel à la résistance.

  • J'ai vu naître le monstre

    Samuel Laurent

    • Arenes
    • 11 Février 2021

    Un témoignage puissant sur la spirale infernale de la violence sur les réseaux sociaux.
    75% des 4,4 millions d'utilisateurs quotidiens de Twitter en France disent qu'il leur sert à s'informer. La plupart des journalistes français y sont présents, et 83% des leaders de la planète y possèdent un compte.
    Arrivé parmi les premiers sur Twitter, Samuel Laurent y voit une promesse de proximité, d'immédiateté. Il explique son projet des « Décodeurs », un service du Monde qui se donne pour mission d'apporter un contrepoint vérifié aux affirmations qui circulent sans filtre.
    Le Printemps arabe, les mouvements #BlackLiveMatters, #MeToo... S'il s'affirme comme un outil démocratique, facteur de mobilisation et de débat, Twitter encourage également les clivages, l'indignation permanente, la course au like, et les opinions versatiles. Samuel Laurent décrypte la prolifération des fake news, les théories du complot et le choc des campagnes communication. Il raconte le triomphe de la post-vérité, qui ne se nourrit d'opinion et n'en n'a plus rien à faire de la vérité.
    Victime de campagnes de harcèlement numérique, Samuel Laurent dénonce la violence numérique sans filtre. Après des années houleuses, il quitte les « Décodeurs » en 2019. Il revient sur cet épisode traumatique qui illustre l'échec du journalisme sur Twitter et il annonce des jours sombres pour la démocratie.

  • « En janvier dernier, je publiais À la trace, une cartographie que j'espérais complète des acteurs et des enjeux de la surveillance contemporaine.

    Quelques mois plus tard, la pandémie de Covid-19 offrait un cas d'usage frappant des dispositifs que je m'étais efforcé de décrire. Elle commandait un complément aux réfléxions que je venais de faire paraître. Je ne pense pas que la crise marque une rupture dans le déploiement des technologies de contrôle. Au contraire, elle assoit leur légitimité en accélérant leur banalisation.

    On a vu des officines de toutes tailles, hier positionnées sur le juteux secteur de la sécurité, pivoter vers un nouvel impératif, celui de la traque des corps malades - un levier encore plus puissant que la lutte contre le terrorisme. L'américain Palantir, fondé après le 11-Septembre grâce au fonds d'investissement de la CIA, a délaissé les agences de renseignement pour démarcher les autorités sanitaires britanniques, françaises ou allemandes (avec des fortunes diverses) ; l'israélien NSO, qui vend toute l'année des logiciels espions à des régimes autoritaires pour surveiller opposants et journalistes, a voulu calculer le score de contagiosité des habitants de l'État hébreu ; en France, le petit Datakalab déploie ses caméras dans les rues de Nice ou le métro parisien, capables non plus de détecter des comportements suspects mais de vérifier le port du masque et le respect de la distanciation ont développé des applications de traçage, de «suivi des contacts», misant sur le numérique pour endiguer la course du virus. Dans le ciel, des drones sortis d'un futur proche ont fait respecter le confinement.

    Le moment a offert une vue panoramique sur cette montée en régime des dispositifs de surveillance. Chaque phase de la crise s'est accompagnée de ses réponses technologico-politiques et de ses sous-traitants, en accélérant et en révélant des tendances qui lui préexistaient, comme la militarisation de l'espace public ou la mise sous tutelle du domicile. On me demande souvent s'il faut craindre la généralisation d'une surveillance dite de masse; et s'il s'agissait plutôt d'une massification de la surveillance ? » Olivier Tesquet

  • Derrière une image immatérielle, la révolution majeure qu'est le numérique a un impact considérable tant sur l'environnement qu'au niveau social. Aucun secteur d'activité n'a eu une incidence si systématiquement négative sur la planète tout au long de son existence, alors qu'il se présente drapé dans des habits de lumière. Pourtant le numérique en soi n'est ni bon ni mauvais. Il doit trouver sa place comme simple auxiliaire permettant aux citoyens de mieux vivre. Pour l'auteur, repenser nos usages est une nécessité démocratique, environnementale, sociale, sociétale autant dans notre relation à l'autre qu'à soi.

  • Pouvoirs

    Etienne Mougeotte

    Au début des années soixante, le ministre de l'Information est le véritable patron des radios et télévisions publiques. Il a une ligne directe avec le directeur de l' actualité télévisée avec lequel il décide tous les soirs du contenu des journaux d'information.
    Soixante ans plus tard, la concurrence entre les médias est sans répit, la course à l' information permanente, avec, entre autres, l' arrivée de chaînes d' information en continu, le développement des fake news et les sites Internet et plateformes numériques qui menacent de s' affirmer comme les médias dominants.

    Étienne Mougeotte nous raconte cette incroyable évolution à laquelle il a participé, depuis les postes de direction qu' il a occupés à France Inter, Europe 1, TF1, Radio Classique, Télé 7 Jours et au Figaro.

    Radio, télévision, presse écrite, numérique, aucun média ne lui a été étranger.
    C' est aussi toute la vie politique des soixante dernières années qu' Étienne Mougeotte évoque à travers ses souvenirs de la guerre des Six Jours, de la présidence de Valéry Giscard d'Estaing et celle de Jacques Chirac, ou de l' arrivée de François Mitterrand au pouvoir en 1981.

    Étienne Mougeotte se livre pour la première fois et nous entraîne dans les coulisses fascinantes des médias et du pouvoir.

  • "Bal tragique à Colombey : un mort" : Charlie Hebdo est né, un jour de novembre 1970, d'un clin d'oeil irrévérencieux et d'une censure imbécile qui pensait faire taire définitivement l'impertinence. Lancé par des bricoleurs de génie qui s'appelaient Cavanna, Bernier, Cabu, Gébé, Reiser ou Wolinski, relancé, grâce à Cabu, par Val, Charb, Luz, Riss ou Tignous, le journal satirique occupe une place unique en France depuis cinquante ans.
    Mort en 1981, il a ressuscité en 1992, a failli disparaître en 2009. Des terroristes ont voulu lui donner le coup de grâce en 2015. Pour la première fois, l'historien Christian Delporte relate les grandes heures de Charlie Hebdo dans un récit "de l'intérieur" où, s'attachant à montrer les hommes et femmes qui le conçoivent, il revient sur les grands combats qui ont marqué son histoire.

  • Il n'est pas anodin que Samuel Paty soit mort d'avoir montré une image. Désormais, on tue pour des caricatures, on détruit des images avec une intensité sans équivalent dans l'Histoire (Palmyre, Bamyan...).
    À un autre niveau, certaines images nous paraissent aujourd'hui intolérables, comme par exemple l'effigie des tyrans ou des esclavagistes d'antan.
    Bruno-Nassim Aboudrar s'interroge sur les raisons spécifiques de cette puissance des images. Il montre quels types d'émotion collective elles suscitent, quels sentiments d'appartenance sociale elles encouragent - musulmans outragés, occidentaux peinés, foules indignées... Au-delà des analyses géopolitiques, une clé de lecture des événements récents qui permet de comprendre pourquoi, de toutes les formes symboliques (discours, rituels, modes de vie...), ce sont les images qui se trouvent aujourd'hui au coeur des conflits les plus violents.

  • La 5G est la clé de la troisième révolution industrielle. À moins qu'elle ne devienne celle de la troisième guerre mondiale. Cette enquête captivante raconte comment la technologie du « tout connecté » exacerbe dangereusement les tensions entre Chine et Occident.
    En vingt ans, Huawei est devenu le numéro 1 mondial des télécoms. Mais faut-il confier son réseau 5G - qui pilotera les usines, véhicules et villes de demain - à une entreprise chinoise ? Accusé d'être un cheval de Troie du Parti communiste, Huawei est la cible depuis 2018 d'une attaque sans précédent des États-Unis.
    L'auteur nous entraîne dans les coulisses de cette saga à plus de 2 000 milliards de dollars : un dîner des « Five Eyes » qui scelle le sort du constructeur chinois dans le monde anglo-saxon ; la fille du fondateur de Huawei placée en résidence surveillée à Vancouver ; des citoyens canadiens jetés dans des geôles chinoises ; une cascade d'embargos ; des menaces contre les dirigeants européens...
    Derrière la 5G, c'est l'ascendant technologique sur le monde que se disputent Washington et Pékin. L'Europe, elle, est écartelée entre son alliance politico militaire avec les États-Unis et sa dépendance économique à la Chine. Un nouveau rideau de fer, numérique, descend sur le monde. Peut-on encore l'arrêter ?

  • De notre correspondant à Jérusalem ; le journalisme comme identité Nouv.

    Charles Enderlin retrace ici un demi-siècle d'espoirs et de violences au Moyen-Orient. Arrivé en Israël en décembre 1968, il sera très vite familier de la vie politique israélienne, interlocuteur de choix des civils comme des militaires, de la gauche comme de la droite, des religieux comme des laïcs, et des Palestiniens, de l'OLP comme des islamistes. Il assiste dès la guerre d'octobre 1973 aux grands événements de la vie du pays et du Proche-Orient.
    Devenu correspondant pour France 2, il va, des années durant, expliquer en pédagogue aux téléspectateurs français les arcanes d'un conflit d'une rare complexité, et leur dévoiler le dessous des cartes. Ce souci d'indépendance lui façonne une image de reporter courageux et d'interviewer coriace, mais fait aussi de lui un ennemi pour les extrémistes de tous bords.
    Toujours sur la brèche de l'actualité, partout aux premières loges, le récit épique qu'il fait ici de cinquante ans de bruits et de fureur, mais aussi d'espoirs et de communions, nourris aux informations les plus précises et parfois les plus secrètes, est à la fois une leçon de journalisme et de clairvoyance.

  • Ce qu'il reste de nos rêves Nouv.

  • Journalisme

    Olivier Villepreux

    • Anamosa
    • 18 Mars 2021

    Qui est journaliste ? Qu'est-ce que le journalisme ? Ces questions traversent la société française qui s'interroge sur la légitimité des médias à bien rendre compte de la réalité du monde. Répondre à cette interrogation, c'est aussi s'intéresser au système de financement de la presse et aux lois qui menacent l'exercice de sa liberté.

    Quatrième pouvoir, voix de son maître ou contestataire, support de publicité ou de propagande, la presse (ou « les médias ») est, au même titre que le monde politique, soumise à la musique sournoise des soupçons, des critiques désordonnées. À tel point que les journalistes enquêtent sur les pratiques de leurs confrères. Ce qui en démocratie n'est pas pour rassurer le lecteur dans la mesure où, par ailleurs, il doute du politique. Cela induit aussi le risque d'un désintérêt pour l'information dûment produite.
    Dès lors, dans une profession qui est peu ou pas réglementée, il s'avère de plus en plus difficile pour les lecteurs d'identifier le vrai journalisme du faux, alors qu'ils subissent des torrents de messages numériques livrés sur menu déroulant. Être journaliste, est-ce un statut ? Une position ? Un métier ? Une carrière ? Un laissez-passer ? Juste le résultat d'une technique de formation professionnelle ? Ou la mise en commun de compétences et savoirs personnels exogènes à cette profession et ponctuellement mises au service de la pluralité de l'information ?
    Le journalisme concerne chacun. Il relèverait plutôt à l'évidence de la capacité d'un individu à se montrer imperméable à un certain nombre de pressions, d'hésitations, ou à se sentir libre d'approcher autant que se peut une vérité ou une opinion sans crainte.

  • On les appelle les big data. Google, Apple, Facebook, Amazon, ces géants du numérique qui aspirent, à travers Internet, smartphones et objets connectés, des milliards de données sur nos vies.
    Derrière cet espionnage existe un « pacte secret » scellé par les big data avec l'appareil de renseignement le plus redoutable de la planète. Ensemble, ils sont en train d'enfanter une entité d'un genre nouveau, une puissance mutante qui ambitionne ni plus ni moins de reformater l'Humanité.
    Pour les big data, la démocratie est obsolète, tout comme ses valeurs universelles. C'est une dictature inédite qui nous menace : une Big Mother bien plus terrifiante encore que Big Brother.

  • L'emprise du faux : désinformation, le temps du combat Nouv.

    La désinformation, devenue notre quotidien, pénètre partout et exerce une emprise croissante sur les esprits.

    Pourtant, la combattre est possible. Pour mener la lutte, il faut d'abord connaître l'ennemi, comprendre le fonctionnement de la fabrique du mensonge, les mécanismes de la montée aux extrêmes, les mutations du paysage de l'information sur lesquelles prospère le faux.

    La riposte, elle, a plusieurs visages : responsabilisation des plateformes sur les contenus qu'elles diffusent, démonétisation de la désinformation, correction des effets pervers des algorithmes, intensification du fact-checking, travail d'investigation sur les réseaux et les stratégies de désinformation, défense et promotion d'une information de qualité accessible à tous, renforcement des moyens de lutte contre la haine en ligne.

    Fabrice Fries apporte ici le regard du praticien. Il dirige en effet l'Agence France-Presse, aujourd'hui reconnue comme le média qui dans le monde est le plus engagé dans la lutte contre la désinformation. Observateur privilégié de ce mal du siècle, il ne s'arrête pas au constat mais propose une stratégie de combat.

  • Pour la première fois, Reed Hastings le co-fondateur et président de Netflix nous révèle comment il a bâti la plateforme vidéo dont les films et les séries sont plébiscités dans le monde entier.
    Créé en 1997, Netflix a révolutionné l'industrie de la distribution et de la production audiovisuelle par sa créativité et sa technologie.
    La règle de Netflix, c'est qu'il n'y a pas de règles : maximiser la densité des talents sans limite de rémunération, prôner la confiance, la franchise et la transparence, éliminer les contrôles - horaires, vacances, frais - sont parmi les recommandations qui permettent à chacun de prendre les meilleures décisions.
    Avec Erin Meyer, professeur à l'INSEAD Business School, Reed Hastings nous raconte l'histoire d'une entreprise au succès fulgurant - fascinante pour certains, inquiétante pour d'autres - qui n'a pas hésité à remettre en question les codes classiques du management.

  • Rendre le monde meilleur... Telle était la promesse des Google, Apple, Facebook et Amazon (les fameux « Gafa »), mais c'est surtout à leur profit qu'ils l'ont conquis. S'abreuvant du Big Data, leur nouveau pétrole, ces géants du Net jouissent d'une santé toujours plus florissante et d'une suprématie planétaire que les gouvernements ont bien du mal à faire vaciller.
    À l'heure du tout-numérique et du « tous-connectés », il est pourtant urgent d'agir contre cette écrasante domination : citoyens, entreprises, pouvoirs publics, médias, consommateurs, ressaisissons-nous !

  • Medias, le grand errement Nouv.

  • "Journaliste depuis trente ans au Figaro, j'ai croisé, au fil des ans, à ce poste d'observation de premier plan, bien des "monstres". Des beaux et des laids. Des petits et des grands. Des femmes et des hommes. Des monstres évidents et des monstres charmants et virevoltants, cachant bien leur jeu. Certains bien plus fragiles qu'ils en avaient l'air, presque vulnérables ; d'autres bien plus "monstrueux" que leur réserve ou leur apparente bonhomie ne le laissait présager.
    Tous monstres parce que plus "grands", plus volontaires, et toujours en quête de lumière. De reconnaissance, d'un amour renouvelé, de postérité, voire d'éternité, même, pour certains, soucieux de laisser une trace dans l'histoire. Tenter de mettre au jour si ce n'est le "vrai visage", en tout cas un autre visage, une forme de vérité de l'instant derrière l'apparence, la quête narcissique, les images retouchées qui construisent des espèces de marionnettes médiatiques.
    Essayer de cerner les failles, notamment celles de l'enfance si souvent éclairantes. Mettre en lumière les stratégies pour s'affranchir de filiations pesantes, d'histoires familiales compliquées ou de conventions sociales contraignantes. Voilà ce qui m'a motivée dans cette espèce d'attirance que j'ai toujours eue pour des personnages qui sortaient du commun". A. F.

  • La crise des médias et la défiance des citoyens envers l'information grandissent chaque jour et notre conviction est que cette situation n'a rien d'inéluctable. La confiance peut être regagnée en traitant le problème à la racine : la propriété des médias.
    Comment les citoyens peuvent-ils accorder leur confiance aux médias si aucune règle claire n'empêche un actionnaire d'interférer dans le fonctionnement des rédactions ou de faire licencier un journaliste qui lui déplaît ? Doit-on se satisfaire d'une situation dans laquelle une poignée d'industriels possèdent la quasi-totalité des médias, limitant le pluralisme d'opinions et appauvrissant d'autant le débat public ? Est-il acceptable que les journalistes ne soient pas consultés lorsque leur titre est vendu à tel ou tel « mécène » ?
    Il n'existe pas de fatalité à ce que les médias se vident de leurs journalistes au fil de leurs rachats successifs par des industriels. L'information est un bien public dont la production doit être confiée à des journalistes disposant d'une véritable indépendance éditoriale, et nous pensons que cette indépendance est possible en adoptant de nouvelles règles.
    Ce livre vise à armer les citoyens, les journalistes et les régulateurs en faisant toute la lumière sur les différentes formes de propriété des médias et les limites des régulations existantes. Il ne s'agit pas de questions techniques, mais des fondamentaux d'un débat démocratique éclairé.
    Pour cela, nous proposons une loi de démocratisation de l'information permettant aux journalistes et aux citoyens de reprendre enfin le contrôle des médias. Des médias indépendants gouvernés de manière démocratique et tournés vers la production d'une information de qualité. Rejoignez-nous dans ce combat !

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