• « La première fois que j'ai entendu parler de Thomassin, c'était par une directrice de casting avec qui il avait travaillé à ses débuts d'acteur. Elle m'avait montré quelques-unes des lettres qu'il lui avait envoyées de prison. Quand il a été libéré, je suis allée le voir. Routard immobile, Thomassin n'aime pas bouger hors de ses bases. Il faut se déplacer. Je lui ai précisé que je n'écrivais pas sa biographie, mais un livre sur l'assassinat d'une femme dans un village de montagne, affaire dans laquelle il était impliqué. Mon travail consistait à le rencontrer, lui comme tous ceux qui accepteraient de me voir. » F. A.

    Le village, c'est Montréal-la-Cluse. La victime, c'est Catherine Burgod, tuée de vingt-huit coups de couteau dans le bureau de poste où elle travaillait. Ce livre est donc l'histoire d'un crime. Il a fallu sept ans à Florence Aubenas pour en reconstituer tous les épisodes - tous, sauf un. Le résultat est saisissant. Au-delà du fait divers et de l'enquête policière, L'Inconnu de la poste est le portrait d'une France que l'on aurait tort de dire ordinaire. Car si le hasard semble gouverner la vie des protagonistes de ce récit, Florence Aubenas offre à chacun d'entre eux la dignité d'un destin.

  • Une question de mort et de vie Nouv.

    Irvin Yalom a consacré sa vie à ceux qui souffrent d'angoisse et de chagrin, à les aider à faire face, notamment à l'idée de la mort. Lorsque sa femme, Marilyn, universitaire et écrivaine, a été atteinte d'un cancer incurable, il a affronté avec elle la maladie et la perspective de sa solitude à venir après soixante-dix d'une existence partagée. Ils ont alors entrepris d'écrire à deux jusqu'à ce que la mort les sépare au moment choisi par Marilyn, et avant qu'Irvin poursuive seul.
    Dans cette chronique d'une mort annoncée, empreinte d'une très grande sincérité, Irvin et Marilyn Yalom se livrent avec la chaleur des adolescents qu'ils étaient lorsqu'ils se sont connus, la sagesse de ceux qui ont mûri puis vieilli ensemble, et la sérénité que donne le sentiment d'avoir pleinement vécu. Leurs voix alternent pour aborder les questions de l'intimité, de l'amour et du chagrin, réfléchir sur la maladie, l'acceptation, la mort, et sur la vie d'Irvin sans Marylin. Avec ce livre inoubliable, ils nous offrent un éclairage précieux sur la mort et la perte de l'être aimé.

  • 7 janvier 2015, après-midi. Camille Emmanuelle accompagne son mari, Luz, dessinateur de Charlie Hebdo et rescapé des attentats, pour un premier entretien psychologique à l'hôpital. La psychologue se tourne vers elle : et vous, comment allez-vous ? Elle ne comprend pas la question : elle va bien, ce n'est pas elle qui est traumatisée ! Pour la thérapeute, son lien avec une victime fait de Camille une « victime par ricochet ». Drôle d'expression... Pendant les mois qui suivent, Camille en reste convaincue : elle accompagne son mari, c'est tout. Mais cinq ans plus tard, au fil d'un parcours douloureux et aujourd'hui encore difficile, le constat s'impose : elle a effectivement développé des symptômes post-traumatiques. Et elle s'interroge.
    Aider au quotidien, psychologiquement, pragmatiquement, intimement, quelqu'un dont la vie a été bouleversée du jour au lendemain par une tragédie, qu'est-ce que cela veut dire ? Jusqu'où cette place de « proche » l'a-t-elle bouleversée dans sa psyché, dans son rapport aux autres, dans ses valeurs profondes ? Ce vécu justifie-t-il la reconnaissance psychologique et juridique d'un statut à part ? Voire une indemnisation ?
    Sur un sujet méconnu, reconnu par la psychiatrie en 2013 seulement, Camille Emmanuelle mène alors une enquête intense, personnelle et journalistique. Elle raconte un chemin chaotique, les bons et les mauvais jours, les copains qui comprennent (ou pas), l'institution défaillante, les gueules de bois, les bonnes âmes qui critiquent la posture victimaire. Elle va à la rencontre d'autres proches de victimes, de psys, d'avocats, de sociologues et même d'un jardinier, pour tenter de comprendre ce qu'être un « ricochet » veut dire. Avec honnêteté, émotion et parfois même un regard amusé, elle décrypte cette expérience de vie, rarement évoquée et pourtant loin d'être unique.

  • Etudiante en droit à Harvard, Alexandria Marzano-Lesnevich est une farouche opposante à la peine de mort. Jusqu'au jour où son chemin croise celui d'un tueur emprisonné en Louisiane, Rick Langley, dont la confession l'épouvante et ébranle toutes ses convictions. Pour elle, cela ne fait aucun doute : cet homme doit être exécuté. Bouleversée par cette réaction viscérale, Alexandria ne va pas tarder à prendre conscience de son origine en découvrant un lien tout à fait inattendu entre son passé, un secret de famille et cette terrible affaire qui réveille en elle des sentiments enfouis. Elle n'aura alors cesse d'enquêter inlassablement sur les raisons profondes qui ont conduit Langley à commettre ce crime épouvantable.

    Dans la lignée de séries documentaires comme Making a Murderer, ce récit au croisement du thriller, de l'autobiographie et du journalisme d'investigation, montre clairement combien la loi est quelque chose d'éminemment subjectif, la vérité étant toujours plus complexe et dérangeante que ce que l'on imagine. Aussi troublant que déchirant.

  • Les suicidés du bout du monde : chronique d'une petite ville de Patagonie Nouv.

    Dans cette chronique saisissante d'une ville fantôme de Patagonie frappée par une épidémie de suicides de jeunes gens, Leila Guerriero, figure majeure du journalisme narratif en Amérique latine, mène l'enquête avec une empathie profonde pour trouver une explication à ce geste ultime et toujours incompréhensible. Est-ce une secte, l'ennui, l'alcool, la violence, la solitude, la religion, le climat ? Parcourant les rues désertes de ce bout du monde arasé par le vent et le froid, sorte de far west moderne où viennent échouer les pionniers misérables du pétrole, elle pose en réalité la question de ce qui nous tient en vie. Sa réponse se situe du côté de la solidarité, du lien aux autres, à la communauté.

  • Elle ne m'a jamais quitté Nouv.

    Dominique Farrugia, l'un des fondateurs du célèbre groupe comique Les Nuls, producteur de plus de 25 films, ancien PDG de Canal +, vit avec une sclérose en plaques depuis trente ans.
    Souvent sollicité par les médias pour s'épancher sur le sujet, il avoue ne pas aimer se livrer, toucher à l'intime ou être le malade de service.
    Dans ce livre, il décide de tomber le masque et de nous raconter l'enfer du décor. Sa vie avec la maladie, ce qu'elle lui a enlevé et ce qu'elle lui a apporté.
    À ceux qui croient que notoriété rime avec facilités, il confie sans pudeur, son histoire ponctuée de douleurs, d'instants émouvants ou hilarants, et aussi de rencontres inoubliables.
    Mais ce livre n'est pas que ça, il est aussi un gros coup de gueule contre les politiques pour qu'enfin, les handicapés soient considérés.

  • Laëtitia Perrais avait 18 ans et la vie devant elle. Dans la nuit du 18 au 19 janvier 2011, elle a été enlevée. Puis tuée. Par la vague d'émotion sans précédent qu'il a soulevée, ce fait divers est devenu une affaire d'État. À travers cette enquête de vie, Ivan Jablonka rend Laëtitia à elle-même. À sa liberté et à sa dignité.

  • Mort à Mud Lick Nouv.

    Mort à Mud Lick

    Eric Eyre

    2005?: William «?Bull?» Preece, quarante-cinq ans, est découvert mort dans son mobile home rouillé d'une overdose à l'oxycodone, un opioïde puissant délivré sur ordonnance. Debbie Preece, sa soeur, se l'est juré?: Bull ne sera pas un autre chiffre dans le bilan humain désastreux des Appalaches. Bébés nés dépendants, familles détruites... Le taux de décès par overdoses aux opioïdes a quadruplé en quelques années.

    2013?: Eric Eyre travaille depuis quinze ans à la Charleston Gazette, dont la devise est «?s'indigner sans relâche?». Il a reçu un coup de téléphone?: des liens suspects existent entre le procureur général de l'État et l'industrie pharmaceutique. Comment sept cent quatre-vingt millions de comprimés d'oxycodone et d'hydrocodone ont-ils pu être déversés en Virginie-Occidentale sans que personne ne dise un mot?? Comment une pharmacie, celle où Bull se procurait ses comprimés, a-t-elle pu vendre plus de deux millions d'analgésiques, autrement dit d'antidouleurs, dans une ville qui ne compte que trois cent quatre-vingt-deux âmes?? Et si Bull avait été la victime, parmi tant d'autres, d'un vaste trafic, juteux pour les uns, mortel pour les autres?? Pablo Escobar et El Chapo n'auraient pas mieux organisé les choses. Eric le pugnace entreprend de remonter le fil, et ce qu'il découvre dépasse l'entendement.

  • Dame de compagnie : en immersion au pays de la vieillesse Nouv.

    Pendant plusieurs mois, Ixchel Delaporte s'est glissée dans la peau d'une dame de compagnie, ces femmes qui s'occupent des personnes âgées dépendantes. Elle nous raconte cet univers parallèle où la lenteur de l'extrême vieillesse se conjugue à l'activité frénétique de travailleuses sans merci. Avec humanité, elle fait le portrait de celles et ceux dont elle s'est occupée ou qui furent ses compagnes de travail. Une impressionnante et nécessaire immersion au pays de la vieillesse contemporaine.

  • « Je vais accoucher au milieu d'un désastre. Me perpétuer en pleine mort. Donner la vie quand la nuit nous pétrifie. La vie va sortir de moi dans une ville meurtrie. Dans la nuit du 13 novembre 2015, un attentat a tué à Paris cent trente et une personnes et en a blessé près de cinq cents autres. La vie tape dans mon ventre pendant qu'on entasse les corps. Je nage à contre-courant. Je porte une fille quand des mères pleurent leur enfant. Je me régénère alors que Paris est à sang. Aucune trace en moi d'un esprit de révolte : je n'ai pas décidé d'enfanter pour m'épargner la mort ni créer du renouveau. Être fertile pour faire peau neuve, non. Je ne me demande pas pour quel monde mettre au monde. La vie est déjà en moi. Elle bat obstinément depuis huit mois. Que reste-t-il en nous quand, au plus intime, la vie et la mort se sont livré bataille ? ».

    Ce livre est le fruit de plus de quatre ans d'enquête, d'une cinquantaine d'entretiens menés entre Bruxelles et Paris, et d'une quête personnelle. Dans ce « roman vérité » selon l'expression de Truman Capote, Etty Mansour a exploré la dimension psychologique de Salah Abdeslam, seul survivant parmi les terroristes du 13 novembre, en s'entretenant avec ses proches, notamment sa fiancée, son avocat belge, une sociologue molenbeekoise et une psychanalyste clinicienne qui exerce en prison auprès de détenus pour terrorisme islamiste. Au-delà de l'itinéraire biographique de Salah Abdeslam, elle a cherché des clés de compréhension sociale, historique, idéologique et religieuse en se rapprochant d'éducateurs sociaux, d'un historien, d'un juge et d'une policière de l'antiterrorisme, d'un imam et d'un rabbin.
    Si l'exercice du droit est indispensable à une société meurtrie par des attaques terroristes de cette ampleur - depuis la Seconde Guerre Mondiale, l'Europe n'avait pas eu à faire face à un tel niveau de violence - la littérature peut, à sa manière, aider à transformer la terreur dont nous avons été la cible. Elle peut permettre de comprendre, de l'intérieur, ce qui nous est collectivement arrivé. Cette conviction a guidé le travail d'Etty Mansour et lui permet d'éclairer la trajectoire du seul terroriste encore en vie, à mettre des mots sur son silence qui est, à ses yeux, le nouveau piège qu'il nous tend.
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  • Londres, 1954. Jean Mary Townsend, une jeune styliste travaillant dans le monde du spectacle, est retrouvée étranglée. Les circonstances du meurtre restent obscures, tout autant que l'identité de l'assassin. Le jeune Fred Vermorel lit en une de l'Evening Standard un compte rendu de ce fait divers qui, toute sa vie, va l'obséder. Sept décennies plus tard, il nous livre les clés et, peut-être, la solution de cette incroyable affaire.
    Son enquête acharnée nous mène dans les milieux de la nuit londonienne, que Jean fréquentait assidûment. Là où se croisaient grand banditisme, show-biz, politique, de Joan Collins à la princesse Margaret en passant par Rock Hudson, Profumo, les frères Krays ou encore Sarah, la fille de Winston Churchill. Des clubs généralement clandestins, des bars gay, des lieux transgressifs, ouverts à tous les délires sexuels, où la drogue circulait à foison. Des endroits de perdition pour des jeunes filles souvent trop naïves.

    Au-delà d'un superbe true crime, Fred Vermorel lève le voile sur une époque et ses moeurs dans ce récit fascinant, illustré de nombreux documents d'archives.

  • Pendant cinq mois, Isabelle Filliozat a tenu son carnet de bord pour raconter l'accompagnement de son mari malade. Médecine officielle alternatives, toutes les pistes sont explorées pour lutter contre la tumeur au cerveau de Jean Bernard. Cinq mois qui condensent vingt-cinq ans d'amour. Cinq mois empreints de courage, de tendresse et d'humour. Car, forte de son expérience en thérapie émotionnelle et en ressources psycho-affectives, Isabelle Filliozat met son enseignement en pratique.
    Lorsque Jean Bernard cesse de respirer, il est entouré de l'amour de sa femme et de ses deux grands enfants.
    Une fin de vie qui défie la disparition physique de l'être aimé.
    Il laisse, en épilogue de ce livre, un texte écrit un an avant son départ, intitulé « La chance ».

  • 18.3 : une année à la PJ Nouv.

    «Il est des crimes qui vous habitent; des crimes qui font plus mal que les autres. Vous êtes cueilli par surprise, au moment où vous vous y attendiez le moins, par un détail qui vous laissera le coeur en pièces. Ils se figent en vous comme une écharde dans la chair et tout autour la plaie ne cesse plus de s'infecter. Un jour, les tissus se reconstruisent enfin - ce mort-là fait désormais partie de vous.»Pendant un an, Pauline Guéna a vécu auprès des brigades criminelles de la police judiciaire de Versailles. Jour après jour, elle suit les équipes et leur quotidien:répression du grand banditisme, stupéfiants, crimes... Avec empathie et humour noir, elle restitue l'adrénaline, la férocité et l'accablement qui font le rythme de ces enquêtes. Un voyage au coeur de la part sombre des hommes.

  • Durant ces dernières années de combat contre le cancer, Franz Olivier Giesbert a dialogué avec Bernard Tapie, et ils ont parlé de tout. Sans fard. Voici le portrait de celui dont la France a suivi les aventures pendant près de cinquante ans, une des personnalités les plus fortes, et authentiques, qui aura marqué la politique, le sport, le monde de affaires.

    Il ne prend jamais d'antidouleurs et je sais qu'il souffre le martyre. Sa femme partie se faire opérer, une opération lourde. Tout seul avec son chien et ses cancers, il m'appelle de plus en plus souvent pour me dire les mêmes choses, d'une voix faible, oppressée.
    « Les affaires, la politique, le football, le vélo, la télé, le cinéma, la prison, dit-il, je sais toujours de quoi je parle, contrairement à d'autres. C'est pourquoi les gens m'écoutent, moi. » Il a le « vécu », comme on dit.
    L'hôpital aussi, Tapie connaît et il secoue volontiers les cancéreux : « Ne restez pas au plumard toute la journée en vous gavant d'antidouleurs. Bougez-vous et vous vous donnez une chance que ça aille mieux ! » - « Personne ne peut rien dire, j'ai le droit de leur parler comme ça, commente-t-il, j'ai la même maladie qu'eux. » Pendant ses trois ans et demi de combat contre le cancer que j'ai quasiment vécus au jour le jour, les hospitalisations duraient toujours moins longtemps que prévu : au premier signe d'amélioration, il repartait, signait une décharge et retournait chez lui continuer la lutte. Tapie ou l'homme qui avait décidé de ne pas mourir." Plus qu'une biographie, c'est un portrait personnel et chaleureux que livre son ami intime Franz-Olivier Giesbert. Il raconte les nombreuses vies de cet autodidacte chef d'entreprise flamboyant, icône de l'esprit d'initiative dans les années 1980, ministre éphémère, député européen, dirigeant sportif à succès dans le cyclisme et le football, acteur au cinéma et au théâtre, puis sa chute aussi brutale que son ascension fut spectaculaire. Ruiné, jeté en prison, victime d'un acharnement médiatique que dénonce l'auteur avec virulence, Bernard Tapie, rattrapé par la maladie, continue de se battre pour sauver le peu qu'il lui reste : sa dignité et son honneur.

  • J'ai un nom Nouv.

    J'ai un nom

    Chanel Miller

    Le 17 janvier 2015, Chanel et sa soeur assistent à une fête sur le campus de Stanford. Quelques heures plus tard, Chanel se réveille dans une chambre d'ho^pital : on lui explique qu'elle a sans doute e´te´ viole´e - ce que de pénibles examens confirment.

    Son agresseur pre´sume´, Brock Turner, est un athlète prometteur soutenu par ses parents et dont la ligne de défense ne variera pas : la victime était consentante. Ce « bon garc¸on », « d'excellente re´putation », essaiera même de le lui faire admettre. Devant les preuves certaines il est pourtant reconnu coupable mais, au nom de « conse´quences collate´rales ne´gatives », uniquement condamné à six mois de prison. Lors du verdict, Chanel, jusque-là sidérée et mutique, lit une déclaration qui restera dans les mémoires et contribuera à faire changer la loi californienne.
    Ce récit, qui questionne lourdement un système pénal conçu pour protéger les plus forts, marque surtout par le courage de la victime qui, grâce à lui, réussit à se réapproprier son identité. Entrelaçant douleur, résilience et humour, il est en passe de devenir un classique moderne.

  • Mal de mères : dix femmes racontent leur regret d'être mère Nouv.

    « Je regrette d'être devenue mère Si c'était à refaire, je m'abstiendrais. ».

    Le regret maternel est le tabou ultime dans une société où la maternité est glorifiée et le plus souvent associée à un panel d'émotions positives.
    Pour la première fois, dix femmes racontent à travers des témoignages d'une intensité et d'une sincérité rares les différentes facettes de ce sentiment méconnu et troublant.

    Un document unique et passionnant qui bouscule les idées reçues sur la maternité.

  • Rescapé du Bataclan, Victor Rouart dénonce, au-delà de son parcours de reconstruction, le climat de « lâche soulagement » qui règne en France depuis la vague d'attentats, et appelle à un sursaut politique et citoyen contre le terrorisme.
    Victor était au Bataclan ce soir du 13 novembre 2015. Dès le début de l'assaut, une balle de Kalachnikov lui transperce les deux jambes. Il vit le reste de la prise d'otage au sol, au milieu de la fosse de la salle, entouré de victimes. Récupéré par la BRI puis les pompiers de Paris, il passe « à quelques minutes de la mort » selon les soignants. La suite, ce sont de nombreuses opérations, des miracles accomplis par le corps médical, mais aussi des moments de doute, de douleur. Et le début d'une longue méditation : comment, et pourquoi un tel attentat peut-il arriver, en France en ce début de XXIe siècle ? Comment la République a-t-elle pu laisser s'installer une telle tension sur son sol ? Qui sont les responsables ? Dirigeants politiques, journalistes... nombreux sont ceux qui évitent soigneusement d'aborder les problèmes de la société française pour leur préférer un beau récit sur la résilience de la nation. Non, les bougies aux rebords des fenêtres ne doivent pas constituer l'alpha et l'oméga de la réaction d'une nation face à des actes terroristes faisant plusieurs centaines de victimes. Oui, la France ne pourra faire l'économie d'un débat en profondeur sur son identité et ses valeurs, et avec des répercussions très concrètes sur la citoyenneté.
    Réprimer le fanatisme, défendre les citoyens et leur faire justice avec force, lutter contre le communautarisme, ce n'est pas le propre d'une nation belliqueuse, mais d'un pays civilisé.

  • La vie secrète de Pablo Escobar Nouv.

    « Je suis la veuve de Pablo Escobar. Il m'a fallu 25 ans pour vaincre la peur de raconter.

    Ma vie et celle de ma famille ont pris un autre virage à la mort de mon mari. J'ai dû monnayer notre survie, négocier avec l'État colombien, modifier nos identités, chercher un pays d'accueil.

    Le faux héros créé par les séries m'a poussée à raconter la vérité, sans tabou, loin des clichés.

    Ce livre est une plongée dans l'intimité de Pablo Escobar. C'est aussi un journal de bord dans les profondeurs les plus obscures de son être et de ma vie. De l'homme le plus recherché au monde, du criminel le plus impitoyable.

    "Comment avez-vous fait pour dormir avec ce monstre ? Pourquoi ne l'avez-vous pas dénoncé ? Pourquoi n'avoir rien fait ? " m'a demandé un jour l'une des victimes de mon mari.
    La réponse : je l'aimais. ».

  • La Veillée est inspirée d'un concept américain, The Moth, créé par le poète et romancier Georges Dawes Green en 1997. Le principe est simple : une scène, un public, et des histoires vraies.
    En proposant aux gens de venir raconter leurs récits personnels, La Veillée à plusieurs buts : partager des histoires inoubliables, bien sûr, mais également aller à la rencontre des autres, s'inspirer de leurs parcours, découvrir leurs expériences, leurs visions, leurs doutes, leurs rêves. Dissoudre les barrières, à une époque où c'est de plus en plus nécessaire. Et vous, quelle est votre histoire ?

    Avec la participation de Bernard Werber, Mathias Malzieu, Stéphane Bourgoin, Florence Porcel et bien d'autres !

  • L'existence de Philip K. Dick, illustre auteur de science-fiction, fut soumise à la force débordante de son imagination. Tour à tour époux modèle, grand psychotique, fervent catholique ou encore junkie, un doute incessant l'habite : Sommes-nous vraiment réels ? Vivants ou bien morts ? Les multiples détails de sa vie permettent de mieux saisir les dérives de cet excentrique. D'effleurer le génie de celui qu'on disait fou, névrosé et paranoïaque.

  • Profession détective

    Fabrice Brault

    • Hoebeke
    • 23 Septembre 2021

    Comment devient-on détective privé? Pourquoi fait-on appel à leurs services? Comment opèrent-ils?Fabrice Brault enquête depuis plus de vingt ans. Après avoir appris les fi celles du métier au sein d'un cabinet spécialisé dans la recherche de personnes disparues, il s'est installé à son compte et est devenu expert en généalogie.Enquêteur acharné, Fabrice multiplie les surveillances et les filatures à la demande de particuliers et d'entreprises. Gardes d'enfants contestées, disparitions de mineurs, soupçons de concurrence déloyale:les affaires auxquelles il se frotte sont variées. Mais son humanité le pousse à se spécialiser dans la recherche familiale. Il se met notamment au service de personnes nées sous X souhaitant retrouver leurs parents biologiques, recherche des héritiers dans le cadre de successions complexes et réalise des arbres généalogiques.À partir de son quotidien, Fabrice nous livre un document rare sur une vie passée à aider ces gens en quête de vérité. Des archives privées et publiques à la lecture de tests ADN, nous découvrons ses méthodes pour arriver à réunir ces familles ou à éclaircir les zones d'ombre de leur passé.Loin des fantasmes récurrents sur les détectives privés, Fabrice Brault déchire le voile de cette profession opaque. En nous racontant les enquêtes auxquelles il a participé, il nous fait part de témoignages émouvants et intimes, dévoilant ainsi une facette inédite de son métier.

  • Zéro virgule neuf pour cent : plaidoyer pour ne plus jamais la fermer Nouv.

    Ze´ro virgule neuf pour cent, c'est le nombre de viols et de tentatives de viol, qui, en France, de´bouche sur une condamnation aux assises. La nuit du 30 mars 2018, alors qu'elle habite en Australie, Jeanne en est victime. Side´re´e, mais re´solue, elle se rend imme´diatement au commissariat et porte plainte. Elle est e´coute´e, crue, prise en charge. Il y aura des poursuites. Une justice.

  • Crimes et mystères de Paris Nouv.

    Lieu de toutes les splendeurs et de tous les fantasmes, Paris fascine. Ce serait pourtant oublier le versant le plus sombre de la capitale : celui de ses crimes et mystères.
    Passionné de criminologie et d'histoire, Paul El Kharrat s'est penché sur ces affaires qui ont secoué la Ville Lumière de la Révolution française à la Seconde Guerre mondiale. Car si les meurtres bouleversent la petite histoire, celle des individus, ils peuvent également faire trembler la grande.
    En s'intéressant à ces hommes et ces femmes, monstres sanguinaires déterminés ou assassins désespérés, Paul El Kharrat dessine en creux les XIXe et XXe siècles en France. On plonge dans la Terreur de la Révolution avec Jourdan Coupe-tête ; on rencontre le meurtrier de Jean Jaurès au nom de famille prédestiné et on frémit dans l'antichambre de la mort de Marcel Petiot pendant l'Occupation.
    Paul El Kharrat vous invite à un terrifiant voyage dans le temps à la découverte d'un Paris à la fois mythique et mystérieux.

  • Lucie Blackman a 21 ans en cet été 2000. Elle vit à Tokyo depuis quelques mois et travaille dans un bar à hôtesse pour éponger ses dettes. Le 1er juillet, elle disparaît sans laisser de traces. Ses parents lancent alors une vaste campagne de mobilisation pour la retrouver. L'enquête des autorités japonaises est bien vite sujette à caution. Veut-on vraiment savoir ce qui s'est passé ?
    Journaliste, Richard Lloyd Parry se passionne pour l'affaire et cette ville hantée par le mal, aussi fascinante qu'effrayante. Il s'immerge dans le Tokyo interlope, où se confrontent industrie du sexe et système judiciaire sidérant. Au coeur de cette toile invraisemblable, un mystérieux millionnaire émerge du fond des ténèbres.

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