• « Je suis vie qui veut vivre, entouré de vie qui veut vivre. » Précurseur de l'écologie, Albert Schweitzer a été le premier à utiliser la formule du « respect de la vie » pour fonder une éthique qu'il voulait élémentaire et universelle. Le respect de notre propre vie et de celle des autres sont deux choses absolument inséparables, telle est la prise de conscience qui devrait s'imposer de façon claire et immédiate à chacun d'entre nous.
    Théodore Monod présentait son ami le Dr Albert Schweitzer, « tour à tour musicien, théologien, penseur et médecin », comme « l'un de ces hommes qui aujourd'hui empêchent quand même de désespérer tout à fait de l'humanité ».
    Pour la première fois, les textes fondamentaux d'Albert Schweitzer sont réunis en un recueil qui dévoile sa pensée écologique visionnaire.

  • Faire mieux connaître la pensée indienne et son évolution, les problèmes qu'elle envisage, les positions qu'elle défend, les grandes personnalités qui l'ont incarnée, tel est le but de ce livre. Prix Nobel de la paix en 1953, Albert Schweitzer (1875-1965) mena plusieurs vies sans se laisser enfermer dans aucune. Pasteur à Strasbourg, professeur à l'université, théologien, il fonda au Gabon un hôpital mondialement célèbre.
    Mais au sein de la forêt vierge, il resta un homme universel, à l'écoute de la terre entière. Preuve en est ce livre, initiation à la pensée hindoue, mais aussi méditation personnelle sur les grandes questions de la vie humaine.

  • C'est d'une station sur le divan qu'est né ce livre considéré par les spécialistes comme l'un des meilleurs textes d'Albert Schweitzer. L'auteur, dans Ma vie et ma pensée, en raconte d'ailleurs la genèse : de passage à Zurich en 1923, il rend visite au psychanalyste Oscar Pfister, qui l'invite à prendre place sur le divan pour lui raconter ses souvenirs d'enfance. Albert Schweitzer a utilisé les notes prises en sténo lors de cette séance pour débuter l'écriture de ce livre hybride de psychanalyse littéraire. S'il se penche sur l'époque et le vécu de son enfance, dans cette période critique, risquée de son existence c'est bien une façon de faire le point et de rassembler ses forces avant de partir une seconde fois pour Lambaréné poursuivre son projet hospitalier.

    Ce récit qui sera traduit en français par son oncle Charles Schweitzer, le grand-père de Jean-Paul Sartre, est un document historique d'un très grand intérêt et, comme l'écrira plus tard Hermann Hesse, un « petit bijou littéraire ».

  • Après Respect de la vie (1996), L'Esprit et le Royaume (2015) et Psychopathologie du nationalisme (2016), Ainsi parlait Albert Schweitzer est le 4 e volume de textes de Schweitzer publié par Arfuyen.
    Le 50e anniversaire de sa mort en 2015 a été le point de départ d'une prise de conscience de l'importance de la figure et de l'oeuvre de Schweitzer pour notre époque. Écrivain, philosophe, spécialiste de l'éthique, conférencier, théologien, historien des religions, musicien, biographe de Jean- Sébastien Bach.
    Mais aussi inventeur de l'action humanitaire, adversaire acharné de l'arme nucléaire et théoricien de l'écologie la plus ouverte avec son concept clé de « Respect de la vie », inspiré du principe d'ahimsâ (« non-violence ») de l'hindouisme et du bouddhisme. Et, aussi, pour corriger une absurde idée reçue, ardent pourfendeur du colonialisme.
    Né cinq ans après l'annexion de l'Alsace par le Reich allemand et victime des nationalismes de chaque rive du Rhin, Schweitzer a écrit l'ensemble de son oeuvre dans la langue qu'il a apprise à l'école, l'allemand, la langue de ses parents étant l'alsacien.
    Nombre de ses ouvrages étant aujourd'hui indisponibles en français ou dans des traductions médiocres, ce volume Ainsi parlait Albert Schweitzer permet de disposer d'une synthèse de sa pensée dans des traductions entièrement nouvelles et en édition bilingue.

  • « Lorsque les principes et les valeurs éthiques générales ne sont plus assez puissants pour réguler un sentiment comme l'amour de la patrie, lorsque celui-ci n'est plus éclairé par la raison morale, il se met à croître et à proliférer. Dans la mesure où les autres idéaux s'effondrent, l'idéal national, seul survivant, devient l'idéal des idéaux ; dans la mesure où nous laissons se perdre les biens de la civilisation, le nationalisme paraît incarner seul ce qui en reste et suppléer ainsi à leur manque. » Prix Nobel de la paix en 1952 (l'un des deux seuls Français depuis 1945), Schweitzer est un esprit dont l'universalité et la lucidité déroutent notre époque. Médecin et activiste humanitaire, philosophe et écrivain, concertiste et musicologue, prophète du Respect de la vie et de l'écologie, il n'est aucun des domaines qu'il a abordés où il n'ait excellé. Mais c'est peut-être dans le domaine de l'analyse socio-politique que son génie est le plus évident. Qui a dénoncé, dès 1908, le colonialisme avec une telle clairvoyance ? Après Hiros-hima, qui, aux côtés de ses amis Einstein et Russell, a dénoncé avec autant de force les armes nucléaires ? Bien avant Edgar Morin, qui a attiré l'attention sur les problèmes de civilisation ? La désagrégation du tissu social et la monté des identitarismes lui inspirent des analyses d'une fascinante actualité.
    Scruter la montée des populismes à travers la grille d'analyse de Schweitzer nous permet de trouver le juste recul et la claire compréhension des processus. L'introduction de Jean-Paul Sorg, philosophe et essayiste, montre la fécondité de cette démarche. Ne lisez plus Zemmour, n'écoutez plus Finkielkraut : le grand-oncle de Jean-Paul Sartre avait déjà tout compris !

  • « Puissions-nous être bientôt plusieurs médecins envoyés aux quatre coins de l'horizon par la confrérie de ceux que la douleur a marqués de son sceau. » Ce voeu, qui s'avère aujourd'hui prémonitoire, termine À l'orée de la forêt vierge.

    Récit de la fondation, en 1913, du village-hôpital de Lambaréné sur les bords du fleuve Ogooué au Gabon, le célèbre livre du docteur Albert Schweitzer (1875-1965), prix Nobel de la Paix et grand pionnier de la médecine humanitaire, demeure un classique de l'aventure humaine, qui a fait rêver des générations entières d'écoliers en France et dans le monde. Au-delà du contexte politique et culturel dans lequel est née l'oeuvre d'Albert Schweitzer, c'est l'extraordinaire force d'âme de ce jeune pasteur ayant abandonné une brillante carrière de théologien et de musicien pour aller soulager la souffrance humaine loin de son Alsace natale qui force notre admiration.

    L'élévation spirituelle de sa pensée, son inflexible volonté et sa philosophie centrée sur la nécessité de l'engagement éthique font de son témoignage un message plus que jamais d'actualité.

  • Albin Michel a publié ou republié les livres d'Albert Schweitzer dès le courant des années cinquante, avec d'importants succès, comme A l'orée de la forêt vierge, et celui-ci, qui constitue à la fois une autobiographie et un « testament spirituel », au soir de sa vie. Il livre aux lecteurs avec pudeur, mais d'une plume vigoureuse, sa vie et sa pensée. Il parle de son enfance, des années où il était étudiant et pasteur à Strasbourg, de son travail de musicien et du philosophe qu'il restera toute sa vie.

  • Agir

    Albert Schweitzer

    • Ampelos
    • 3 Novembre 2009

    Né en 1875, dans une Alsace incorporée depuis peu au nouveau Reich allemand, le pasteur et musicien Albert Schweitzer a l'idée singulière, à trente ans, de s'engager comme médecin sur la station missionnaire de Lambaréné, en territoire colonial français. À son amie Hélène Bresslau, qu'il épousera en 1912 et qui partira avec lui, il avait déjà écrit (lettre du 25.09.1903) : « Je crois dans la mesure où j'agis ».

    Sur le terrain en 1913, après sept ans de formation (doctorat en médecine) et de combats pour imposer sa candidature à la Société Évangélique des Missions de Paris, l'engagement missionnaire prend avec lui une orientation résolument humanitaire qui s'accentuera et deviendra décisive après guerre, lors du deuxième séjour, entre 1924 et 1927. Schweitzer est l'homme qui a franchi, en situation, le pas qui sépare, sans les opposer, l'ordre missionnaire chrétien et l'ordre humanitaire a priori universel et laïque, sans frontière religieuse.

    Le christianisme est pour lui essentiellement une éthique (une obligation) de l'action, dans la perspective de réparer les maux de ce monde et de préparer l'avènement d'un autre, de justice et de fraternité. Le christianisme comme altermondialisme !
    L'espérance ? J'espère dans la mesure où j'agis.

    Dans ses sermons, comme dans son oeuvre philosophique, Schweitzer se montre critique de son temps. Il en pressent le déclin, en discerne les besoins ou les manques. Il confesse sa foi en l'éclairant par la raison et en la soumettant à l'épreuve de l'histoire.

    Président de l'AFAAS (Association Française des Amis d'Albert Schweitzer) depuis 2008, philosophe, Jean-Paul Sorg a déjà traduit de l'allemand en français et édité plusieurs ouvrages de Schweitzer. Il a publié 11 numéros des Études Schweitzeriennes et est le rédacteur en chef des Cahiers Albert Schweitzer, qui paraissent trois fois l'an.

  • « Je suis né le 14 janvier 1875, à Kaysersberg, en Haute-Alsace, dans la petite maison à tourelle qu´on voit au haut de la ville, à gauche en sortant. Dans cette petite localité en majorité catholique, mon père était pasteur et instituteur de la petite communauté évangélique, qui a été supprimée en 1919 : la cure est devenue une gendarmerie. J´avais une soeur, mon aînée d´un an.
    Le nom de Kaysersberg est attaché au grand prédicateur Geder de Kaysersberg (1445-1510) qui prêcha dans la cathédrale de Strasbourg; né à Schaffhouse en Suisse, et devenu orphelin, il avait été élevé à Kaysersberg par son grand-père. L´année 1875 est fameuse par son vin. Dans mon enfance j´étais fier d´être né l´année d´un bon vin et dans la ville de Geiler de Kaysersberg. » Albert Schweitzer

  • Faire mieux connaître la pensée indienne et son évolution, les problèmes qu'elle envisage, les positions qu'elle défend, les grandes personnalités qui l'ont incarnée : tel est le but de ce livre.
    Prix nobel de la paix en 1953, albert schweitzer (1875-1965) mena plusieurs vies sans se laisser enfermer dans aucune. pasteur à strasbourg, professeur à l'université, théologien, il fonda au gabon un hôpital mondialement célèbre. mais au sein de la forêt vierge, il resta un homme universel, à l'écoute de la terre entière. preuve en est ce livre, initiation à la pensée hindoue, mais aussi méditation personnelle sur les grandes questions de la vie humaine.

  • Je prends le droit d'être un hérétique, Confiait-il à son amie Hélène Bresslau dans une lettre du 1er mai 1904. Son hérésie s'appellera Lambaréné, l'ouverture d'un hôpital sur une station missionnaire, un engagement médical humanitaire « sans frontières » qui va remplir et déterminer sa vie. La foi se trouve et s'affermit dans l'action : Je crois dans la mesure où j'agis. La piété d'un homme se reconnaît à sa conduite, jugée d'un point de vue éthique (Ma vie et ma pensée), mais en même temps et jusqu'au dernier souffle, le philosophe et théologien passionné qu'il est également a besoin de penser la foi, c'est-à-dire la croyance en la bonté de la vie, dans les lumières de la pensée critique. « Je crois dans la mesure où je pense. » L'ensemble des quatre essais réunis ici, datés de 1903, 1906 et 1926, témoigne d'une foi éprouvée (trempée) dans l'action comme dans la pensée. La religion est au-dessus des croyances disait Schweitzer ; si les hommes ou fanatisés ou indifférents pouvaient entendre cela aujourd'hui, l'état du monde s'apaiserait...

  • Ce 3e tome s'arrête à la veille du mariage, célébré en l'église de Gunsbach: le 18 juin 1912. Une "alliance" peur aller plus loin, pour aller ensemble en Afrique, réaliser une oeuvre humanitaire médicale. Après une langue période de formation. "Nous avons appris à attendre". En tout, sur une dizaine d'années, 637 lettres auront été échangées, qui racontent une singulière, par moments compliquée à loisir, histoire d'amitié et d'amour et nous livrent en même temps un document historique exceptionnel sur l'époque, les conditions raciales, culturelles et linguistiques en Alsace allemande, mais par-delà les frontières, souvent traversées, de Paris à Vienne, de Barcelone à Stettin, ce sont des aspects du "monde d'hier"que nous découvrons et c'est l'esprit européen qui souffle.

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