Vertige Graphic

  • S.

    Gipi


    s.
    dit qu'il n'y a rien de mieux que d'aller en bateau, en mer, et de pêcher des poissons et de les cuire dans le cockpit du bateau et ensuite de fumer un cigare et de boire du vin et de s'allonger, à l'ombre, et dormir.

  • Avoir sept ans à Hiroshima en 1945... Tel est le point de départ du chef-d'oeuvre de Keiji Nakazawa qui, comme son héros Gen, vivait dans cette ville tragiquement célèbre au même âge.
    Dans ce volume le récit commence pendant la deuxième semaine après l'explosion atomique. L'horreur absolue fait progressivement place, parmi les rescapés, à des réflexes de survie, y compris les moins avouables.
    Chez Gen, cela se traduit par une véritable rage de vivre. Afin de nourrir sa mère et sa petite soeur nouvelle née, il trouve un travail bien particulier qui va le marquer à jamais...

  • 6 août 1945, les États- Unis larguent la bombe atomique sur Hiroshima.
    Keiji Nakazawa a sept ans. Son père, sa soeur et son frère cadet n'y survivront pas.
    Keiji Nakazawa rend compte sans complaisance de l'horreur atomique. Par la suite, il nous sera conté comment l'être humain peut survivre à tout cela. Traduit dans plusieurs langues dont l'anglais, l'allemand, l'indonésien et adapté notamment au théâtre ou en film d'animation, Gen d'Hiroshima est l'une des oeuvres fondatrices du manga.

  • Plus de deux ans sont passés depuis le 6 août 1945 et pourtant Hiroshima et la famille Nakaoka ne sont toujours pas à l'abri de la misère. La survie quotidienne devient plus que jamais un enjeu.
    Le marché noir s'est développé à cause de l'aide insuffisante des Américains. Leur présence commence à être remise en question car ils traitent les victimes de la bombe comme des cobayes.
    En effet, de nouvelles maladies que personne ne sait encore soigner apparaissent. Ce traumatisme s'ajoute aux difficultés de l'hiver où la population des villes souffre de graves malnutritions chroniques. La pénurie est d'autant plus grande que la totalité des six millions de militaires et civils d'outre-mer vient d'être rapatrié sur l'archipel.
    Dans ce contexte, le jeune Gen, toujours aussi volontaire et entreprenant, rallie à lui de jeunes gamins tombés sous le joug des yakusas et essaye ainsi de reconstituer un noyau familial pour survivre.

  • Dans ce nouveau volume de la saga Gen d'Hiroshima se déroulant entre l'été 1949 et l'automne 1950, les pénuries se font petit à petit moins cruelles, la situation semble s'améliorer pour Gen et les siens. L'une des préoccupations principales des nos jeunes héros devient celle de laisser à la postérité un témoignage de l'horreur qu'ils ont vécu. Cependant, ils vont de nouveau être frappés par un terrible coup du sort...
    La conscience politique de Gen, qui n'a encore que douze ans, se précise grâce à l'influence d'un professeur pacifiste (comme l'était son père).
    De plus la guerre de Corée vient d'éclater...

  • Matricule 155

    Agustin Comotto

    L'Argentine, pays neuf s'il en est, est un pays de mythes : Evita, le Che, Gardel ou Maradona en témoignent suffisamment. Simon Radowitzky est l'un de ces mythes. Si sa légende n'est pas vraiment arrivée jusqu'à nous en Europe, c'est que il a tout fait pour se faire oublier, pour se fondre dans la masse, jusqu'à changer de nom uniquement pour devenir anonyme. Pourtant, il n'y eut jamais en Argentine d'effort collectif de la classe populaire aussi massif que la campagne pour la libération de Radowitzky.
    Simon a passé les premières années de sa vie dans un village misérable au sud de Kiev. Issu d'une famille juive pauvre, qui doit fuir le village sur lequel s'abat la répression des cosaques, l'enfant de dix ans, après un très bref passage par une école juive rabbinique où il a tout juste le temps d'apprendre à lire, échoue au travail. Et le travail en ce tout début du 20e siècle n'est pas très différent de l'esclavage.

  • Dans la première partie de ce recueil, plus de cinq ans ont passé depuis qu'Hiroshima a été ravagée par la bombe atomique. La vie reprend son cours et Gen, devenu adolescent, s'interroge désormais sur son avenir. Il va faire une rencontre décisive, celle de l'homme qui va lui enseigner le dessin. Instinctivement, il devine qu'il a trouvé là un moyen de faire connaître au monde l'horreur qu'ont subie les habitants d'Hiroshima.
    Dans la deuxième partie, nous sommes au printemps 1953, Gen a quinze ans et va vivre son premier grand amour, dans un pays qui se relève doucement, redressant son économie sur fond de guerre de Corée. Mais les séquelles de la bombe sont encore multiples et bien réelles. Gen et ses compagnons ne sont pas au bout de leurs souffrances...

  • C'est l'histoire de l'amitié entre Pablo Ruiz Picasso et Carles Casagemas, que raconte le dernier roman graphique de Tyto Alba.
    Compagnons inséparables dans la création comme dans la joyeuse vie d'étudiants en ce début de siècle en Catalogne, ils se soutiennent, se copient, se motivent et se critiquent l'un l'autre. Carles est taciturne, Pablo enthousiaste. De leurs faiblesses communes ils font une force qui les portera jusqu'à la ville lumière ou se déroule l'Exposition Universelle de 1900.
    Ensemble ils explorent la vie de bohême parisienne : les tableaux vendus dans l'après-midi dont l'argent est vite flambé en festivités le soir même, les femmes libres qui s'offrent sans façons, le vertige des jours et nuits qui filent, se fondent et se confondent en une joyeuse fête sans principes.

  • Abaddon T.1

    Koren Shadmi

    Un jeune homme élégant vient visiter une chambre à louer dans un appartement immense et classieux. La chambre est libre, l'affaire est vite conclue avec les autres locataires. Mais le nouvel arrivé découvre bien vite qu'il ne peut plus sortir... pas davantage que les autres occupants. La porte par laquelle il est entré semble condamnée, comme le sont les fenêtres, et toute autre issue.
    Ainsi commence "Abaddon", roman graphique de Koren Shadmi, jeune New-Yorkais d'origine israélienne, un cauchemar polymorphe, où l'auteur, dans un graphisme très personnel et fascinant, alterne le quotidien emmuré des cinq protagonistes et les cauchemars du héros, hanté par des images de guerre. Est-il victime d'une machination infernale, ou bien en proie à la folie ? Quel est le lien entre ses récurrentes visions guerrières et sanglantes et ses quatre très étranges colocataires, dont aucun ne semble vouloir regagner le monde extérieur ?

  • La casa Azul

    Tyto Alba

    « Aujourd'hui, j'ai rencontré Chavela Vargas. Extraordinaire, lesbienne, elle est telle que je la désire... » écrit Frida Kahlo à son ami Carlos Pellicer.
    Ce livre retrace le récit pudique de leur relation, conté par Chavela, trente cinq ans après la mort de Frida, à un jeune touriste rencontré dans une cantina de Coyoacán, le quartier des artistes de Mexico, par une pluvieuse après-midi.
    Récit de leur vie à trois, dans la merveilleuse « casa azul » ou elle est arrivée un soir de fête, pour n'en repartir que deux ans plus tard. Frida a dix ans de plus qu'elle et Diego bien plus encore, et c'est avec un regard émerveillé et naïf de gamine, qu'elle les observe et boit leurs paroles, leurs gestes, leurs drames et leur passion. Cependant c'est vers Frida que va son profond attachement, Frida l'artiste, Frida la femme : «Bien que je l'admirais, mon amour pour elle était bien plus grand que mon admiration pour son art...».
    Elles ont en commun d'être rebelles, insoumises aux dogmes sociaux, exploratrices de tous les possibles, dans l'art, en amour, dans leur sexualité, leur vie...

  • Une partie de cartes entre amis est brusquement interrompue : dehors ont commencé à tomber des flocons d'une neige phosphorescente mortelle. C'est le début d'un cauchemar, le prélude tragique à une invasion extraterrestre qui va apporter mort et destruction dans le monde entier. La saga de L'Éternaute raconte la résistance de Buenos Aires à l'invasion extraterrestre, la destruction de la ville, la tentative des humains pour conserver leur bien-être, et la civilisation bâtie jusque-là. Cependant, L'Éternaute n'est pas tout à fait une bande dessinée de science-fiction : elle se développe à partir du présent et se révèle page après page comme une prophétie.

  • Venise suffoque sous le joug de l'occupation nazie.
    C'est sur cette toile de fond que le jeune Hugo Pratt, tout juste de retour de campagne d'Ethiopie, retrouve un monde empli d'espions, d'agents doubles et de révolutionnaires.

  • L'amérique est en train de changer.
    Mais pour toland polk, cela n'a guère d'importance. déjà plus adolescent mais pas encore adulte, toland doit affronter seul une différence que la société n'est pas prête à accepter en ce début des années soixante : celle de son homosexualité. la rencontre inattendue de ginger raines va pousser toland à sortir de sa coquille et lui faire découvrir une oppression bien plus violente que celle qu'il subit : celle des noirs dans un sud encore ségrégationniste.
    Engagé malgré lui dans la lutte pour les droits civiques, le jeune homme va devoir prendre ses responsabilités vis-à-vis des autres et de lui même. originaire du sud des etats-unis, howard cruse mêle fiction et incidents vécus dans ce récit dense oú se déploie tout un pan de la société américaine. le portrait qu'il brosse évite les simplifications manichéennes pour montrer une société en crise lorsque ses contradictions se heurtent à l'évolution des mentalités.
    Il décrit un sud oú les marginaux de tous bords se côtoient et oú la résistance à l'oppression des uns porte déjà en germe celle des autres. surtout, il crée en toland polk un héros complexe, attachant malgré ses défauts, qu'un parcours quasi initiatique va amener à découvrir la noirceur, la grandeur et la complexité du monde.

  • Une semaine s'est écoulée depuis que la Bombe atomique a ravagé Hiroshima. L'horreur absolue fait progressivement place parmi les rescapés, à réflexes de survie, parfois les moins avouables. Gen, quant à lui, trouve un travail bien particulier qui va le marquer à jamais.

  • Ce second volume de la Petite Histoire du monde moderne de Larry Gonick démarre aux Lumières, se prolonge à travers deux siècles et demi de révolution, d'innovation sociale et économique, de nationalisme, de colonialisme, de progrès scientifiques inouïs, s'attardera sur l'abolition de l'esclavage pour s'achever avec les guerres en Iran et en Afghanistan du début du XXIe siècle.
    Une fresque historique à la fois informative, enrichissante, irrévérencieuse et drôle. Larry Gonick a réalisé une somme totalement atypique, une véritable histoire du monde en bande dessinée, qui a rencontré un très vif succès aux Etats-Unis.

  • Tina Modotti fut une photographe et une actrice italienne qui consacra sa vie à l'art et à la révolution . Malgré ou peut-être à cause de la brièveté de sa carrière, Tina reste l'incarnation d'une indomptable vitalité latine qui s'affirme à travers l'épreuve de l'exil et de la création artistique. Le trait d'Angel de la Calle n'est pas sans rappeler Spiegelmann et cette oeuvre monumentale sur Tina Modotti a été l'objet de plusieurs nominations en Espagne et a reçu un prix au Brésil.

  • La chute de neige mortelle n'a été que le début. Quarante ans après la bataille autour du stade de River Plate et le bombardement atomique de Buenos Aires, l'invasion des extraterrestres a triomphé. Les "Mains" intégrés à la société tels des leaders politiques et sociaux sont chargés d'inculquer dans la population une vérité historique qui les présente comme des bienfaiteurs de l'humanité et non comme des conquéreurs sanguinaires. Mais la résistance n'a pas disparu. Se cachant dans les tunnels abandonnés du métro, Favalli dirige un groupe de jeunes ayant grandi dans la rue dans un combat inégal, mais nécessaire.

  • Le modus operandi de Robert Sikoryak consiste à faire interpréter des classiques de la littérature par des classiques de la bande dessinée américaine. Chez Sykoriak, Beavis et Butthead attendent Godot ; un certain Superman apprend qu'aujourd'hui, Maman est morte, et, du coup, va tuer un Arabe sur la plage ; les Hauts de Hurlevent ont d'inquiétantes allures de Conte de la Crypte ; ou encore, l'anti-héros de Crime et Châtiment, Raskol, ressemble étrangement à une chauve-souris aux super-pouvoirs. Avec Masterpiece Comics, Robert Sikoryak a réalisé une oeuvre unique et formidablement aboutie. Personne n'avait réalisé une telle interpénétration de l'oeuvre source et de sa variation BD. Non seulement Sykoriak réussit à établir d'étonnants parallèles entre personnages de la « grande littérature » et de la culture populaire BD, mais il réalise ces étonnants hybrides avec une performance virtuose, chaque parodie s'appuyant sur la re-création parfaite du style graphique original. Un album somptueux et plein d'humour, qui ravira tous les lecteurs à la culture éclectique qui sauront reconnaître chacune des citations.

  • Les rois vagabonds

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    USA, 1932. La crise fait rage, jetant son quota de miséreux sur les routes. Parmi eux, Freddie Bloch, douze ans, est le héros - fugueur - narrateur de ce road-comics qui se déroule pendant l'une des périodes les plus noires du XXe siècle américain. Avec Freddie et son compagnon - sauveur sauvé - Sammy le roi d'Espagne, nous pénétrons l'univers des hobos, ces clochards du rail, avec ses codes secrets, ses illuminés et ses tordus. Voyage initiatique, rendez-vous historique, ode à la route des London ou des Tom Sawyer, Les Rois Vagabonds, de nombreuses fois primé aux États-Unis, restera longtemps gravé dans la mémoire du lecteur.

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