Taillis Pre

  • Stèles

    François Jacqmin

    Stèles est un des quelques recueils laissés inédits par François Jacqmin. Datant du milieu des années quatre-vingts, il est l'aboutissement d'un processus d'écriture qui plonge ses racines dans la réflexion et le travail que le poète a longtemps consacrés à la question de l'Être. La récurrence des thèmes obsessionnels de Jacqmin - l'être, le néant, la vérité, le verbe, l'évidence, l'unité, l'existence, la logique ou la pensée - montre une tension avec la démarche philosophique qui relève surtout d'une défiance à l'égard de toute démarche intellectuelle.
    Chaque poème est une énigme, une impasse, une nécessité qui ne dissimule que partiellement la douleur de l'homme et sa présence intime, mais qui redit la tâche fondamentale du poète : se rendre solidaire de l'univers en en prolongeant la beauté.
    Dans Stèles, la nature aphoristique du poème chez François Jacqmin atteint une limite rarement dépassée : chaque texte s'ouvre sur un abîme d'évidence.

  • Ce livre contient les interventions d'amis invités, à Bruxelles, le 17 novembre 2019, à La Fleur en papier doré, à l'occasion du quatre-vingtième anniversaire de Pierre Mertens. En fin de volume, on lira avec beaucoup d'intérêt un texte inédit de l'auteur : Une lettre à Franz Kafka.
    Avec des textes d'Agnès Triebel, Pietro Pizzuti, Jacques Sojcher, Jacques De Decker, Yves Namur, Guy Scarpetta, Peter Lombaert et l'auteur fêté.

  • Livre de spiritualité autour des grands thèmes: le temps,l'invisible ou l'indicible.
    Poèmes brefs qui suscitent le questionnement.

  • Un verre d'eau glacée

    Carl Norac

    Recueil de poèmes, écrit par un auteur mondialement connu pour ses ouvrages "Jeunesse", ce livre aborde de nombreux thèmes de notre société actuelle.

  • Ce petit manuel de survie à d'abord servi de thérapie à qui l'a écrit. Avec l'espoir, pour qui le lire, d'un bénéfique effet de contagion. Y sont convoqués la musique, les voix de la nature et quelques menus plaisirs.

  • Arbracadabrants

    Béatrice Libert

    Le procédé stylistique des Arbracadabrants est proche de celui qu'utilise Paul Coli-net, (.) dans ses poèmes dadaïstes de l'Humour vert. (.) On pourra aussi penser aux fables ou peuplades imaginaires créées par Henri Michaux, notamment dans son Voyage en Grande Garabagne. Mais là où Colinet fait preuve de dynamitage brutal et là où Michaux laisse sourdre une atmosphère d'humour grinçant et d'angoisse qui lui est familière, Béatrice Libert pratique souvent un humour léger, primesautier, par touches évocatrices.
    Éric Brogniet, Extrait de la préface.

  • Admirable vision de l'attente, d'un côté : sensibilité de reconnaître dans les pierres connues de la Cité éternelle une présence qui laisse stupéfait. Inquiétude dialectique, de l'autre : capacité de sentir surgir derrière soi un son, un bruit, la voix de qui l'habite et la colore d'une autre lumière. Jean-Pierre Sonnet recueille ces faits et écrit à partir d'eux, poussé par l'apparent arbitraire du pèlerin, exilé d'un monde dont il ne s'éloigne pas. Le nom de Rome lui sert de carte d'orientation au long de nuits solitaires, à l'occasion de promenades extasiées vers de nouvelles formes de stupeur. Parce que Rome est profonde, jamais le poète, dans la désillusion ou dans la peine, ne s'abandonne à ses rues sans en recevoir un réconfort, dans la perception d'irréelles épiphanies, dans l'écoute des chants d'une église, ou encore dans l'effleurement d'autres vies.
    Ses vers conservent, je le sais, la saveur caractéristique de la Bible, particulièrement celle en langue hébraïque. Le rappelle l'incipit en caractères carrés au début de chaque poème. L'Écriture est son véritable moyen de transport ; elle lui permet d'identifier un visage dans la foule, d'entendre des statues qui parlent depuis leur exil de marbre.

    Carlo Arbarello.

  • Radical machines

    Eric Brogniet

    La littérature a toujours été attentive à l'évolution technologique. La révolution de l'informatique, de la cybernétique de la médecine, des sciences du vivant, de la physique et des technologies industrielles, de la robotique et de I intelligence artificielle a ouvert un champ d'investigations presque illimité tandis que les réseaux dits « sociaux » ou l'industrie pornographique fonctionnent sur le mode des machines cel.bata.res, dont le sculpteur dadaïste Marcel Duchamp fut le précurseur.

  • Solombre

    Florence Noël

    Auteur en quête d'une réflexion intérieure sur le sens de la vie et de ce qui l'entoure.

  • L'escalier

    Olga Votsi

    Olga Votsi, née en 1922 cr morte en 1998, poète, essayiste et traductrice, a cté, de manière singulière, une aventurière de l'esprit. Immergée dans le monde, arpentant avec ardeur les chemins de la terre, elle a écrit une oeuvre humaniste, habitée d une vibrante vie intérieure en constant dialogue avec l'extérieur, une oeuvre en quête d'absolu. Dans son ample langage se mêlent les figures de l'hellénisme, les symboles bibliques et les métaphores de la modernité.
    Lire Olga Votsi, c'est traverser des pays à la fois familiers et étrangers. De son oeuvre s'élève, originale, unique, une parole poétique profondément métaphysique qui résonne jusqu'au seuil du XXIe siècle.
    Bernard Grasset, extrait de la postface.

  • Le domino gris

    François Jacqmin

    Poésie métaphysique.
    L'auteur y enregistre les échecs de l'interrogation métaphysique.

  • "D'une matière à peine visible,le texte nomade oriente ses ssauts très loin du littoral de l'homme; ."

  • Le jour coagulait comme un caillot, cause de notre mort. Le mystère rompait le pain noir. Écume fabuleuse : de ceux à qui nous avons tout donné, qui chantent par nos voix quand des tonalités étonnent.
    * Tout poème entame la destruction de la pureté. Un charme immatériel restitue l'immensité de la neige qui a porté sa trace. Ainsi son existence tient-elle du doute absolu.

  • Rituaire

    Jean-Claude Bologne

    Les rites ici répertoriés viennent de tous les horizons et de toutes les époques.
    L'auteur s'y glisse et nous livre , pour chaque lettre de l'alphabet, un texte de fiction de toute beauté.

  • Plein-Champ est un livre consacré à un jardin saisi dans toute son épaisseur temporelle: son passé toujours vsible, son avenir incertain.

  • Ce soir, c'est relâche

    Marc Menu

    Un auteur qui se place face aux poètes: leurs attitudes, leurs bassesses, les retours d'ascenseurs, les prix, etc.
    Un livre incendiaire dans lequel la dérision n'est pas exclue."soir après soir ils couvrent les étagères de leurs spirales imparfaites tant il est vrai que ce petit monde de papier ne tourne pas rond".

  • « C'est dans le puits humain que l'écriture plonge ou prend racine, et c'est de ce puits qu'elle tente de s'approcher toujours plus près pour en faire remonter les substances ou substrats qui rendent humain ou débêtissent un siècle en chute libre. L'écriture permet de déplier un paysage mental à la fois singulier et universel dans le sens où elle cherche à révéler un fond commun entre soucis du quotidien, aspirations les plus hautes, bien-être et harmonie entrevus ».
    Nelly Carnet, Le Temporel.

    « Au moyen d'un rien, un brin d'herbe suffit, Béatrice Libert réveille cette complicité au monde qui n'est pas toujours un accord, mais un cri quelquefois même discordant ».
    Jean-Marie Corbusier, Le Journal des Poètes.

    /> « De recueil en recueil, le combat intérieur s'approfondit, nourrit les images et le langage, nous parle toujours plus fort, dans la complicité et l'émotion partagée ».
    Jean Joubert, L'heure blanche.

  • Un jour de mai, sans que je m'y attende, ce poème est venu. Puis, en novembre, il repartit. Il m'avait visité, me rendant plus lucide, ouvert à l'essence de la vie. Ce n'est pas moi qui pensais, c'était lui. Il me parla, me dicta ses strophes et je ne pus que les écrire. Ce fut profond labeur. Après cela, les jours revinrent, avec leur éternisation.

  • Poésies albanaises

    Collectif

    « L'Albanie est plus grande que sa terre », écrit le poète Agron Tufa. Il est vrai que dans les Balkans, et plus qu'ailleurs, les frontières ne correspondent pas souvent à la réalité des peuples et des langues. On parle albanais en Albanie, bien sûr, au Kosovo (où les albanophones sont largement majoritaires), en Macédoine, au Monténégro, dans certaines vallées du sud de la Serbie, en Tchamourie au nord de la Grèce... Bref, dans ce que l'on désignait autrefois par Arbérie. Ajoutons-y les Arberesh de Calabre, ces Albanais qui ont fui l'empire ottoman aux XVe et XVIe siècles. Il y a, enfin, tous les albanophones de la diaspora, en Europe de l'Ouest et en Amérique du Nord, notamment. Ce sont donc des poésies albanaises - leur diversité impose le pluriel - qui se sont construites au cours du siècle dernier. De Migjeni, le père de la poésie albanaise contemporaine, à la jeune poétesse kosovare Iliriana Hoxha, quatre-vingts poètes sont ici rassemblés en version bilingue. Ils présentent un certain nombre de caractéristiques communes : la mémoire des mythes grecs et illyriens, l'amour de la patrie et une faculté de résistance à toutes les formes de dictature.

  • Ghettos

    Quentin Volvert

    S'attarder à vivre le pain nu et les cathédrales borgnes des chants ivres.
    Il faut du courage pour mourir et vivre dans la fosse commune.
    Les vivants ne savent pas de quoi ils parlent quand ils vivent, les morts ne parlent pas.
    Il y a entre les vivants et les morts un silence éternel, l'inconnu relié d'une fraction de chair sur les étals des brocantes célestes ;
    Alors on se fabrique des souvenirs, des photos, arborescences de l'être, jusqu'à ce qu'elles grésillent dans le silence.

  • Nous avons tant voyagé

    Anne Rothschild

    Les jours déclinants de l'automne déroulent le fil d'une vie. En réponse aux ancêtres dont l'appel se fait de plus en plus pressant, le poète questionne les brutalités de l'Histoire auxquelles font écho les brisures de l'enfance.
    Puis vient l'hiver. La saison du dépouillement, le retour à la part humble des choses.
    Seul reste un désir, transmettre la lampe de la vie.

  • Favorisant le texte lapidaire, Anne-Marielle Wilwerth y recrée un univers avant tout sensoriel. Les atmosphères maritimes, insulaires et portuaires l´inspirent particulièrement, comme le silence nécessaire à sa vie et qui la nourrit.

  • Poète que l'on peut situer dans le voisinage d' André du Bouchet et, en Belgique, d'un Fernand Verhesen ou Michel Lambiotte qui fut l'un de ses maîtres à penser.

  • Une poésie contemporaine de très haute exigence. Une voix singulière qui fait de cet auteur un proche voisin d´André du Bouchet et autres poètes qui travaille une poésie épurée mais au coeur du réel. En l´occurrence, ici, la mer. l´auteur étant Breton.

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