Langue française

  • Octobre 1941. Trois jeunes filles volontaires se retrouvent dans une ferme isolée du Dorset pour remplacer les hommes partis à la guerre : Prue l'effrontée, coiffeuse à Manchester ; Stella la romantique, qui se croit amoureuse d'un enseigne de vaisseau ; Agatha, l'étudiante rêveuse de Cambridge. Leur intrusion bouleversera la vie des fermiers - et notamment celle de Joe, leur fils, réformé pour raisons de santé et très officiellement fiancé à Janet qui travaille dans une usine d'armement. Dans cet univers rustique déroutant, Prue, Stella et Agatha nouent entre elles et avec leurs hôtes des liens compliqués et intenses, qui dureront toute la vie. Une fresque psychologique émouvante et drôle dans la grande tradition des romancières anglaises.

  • Chaque jour bouleversé d'exister. Combien de jours ? Brutale et infiniment tendre, la poésie de Cyril Dion dit l'ici et l'ailleurs, le trivial et l'absolu. Elle joue sur tous les registres, l'incantation, la mélopée, l'imprécation et la prière.

  • " La véritable Tour de Verre de cette histoire ne se trouve pas en face de chez moi, mais dans un quartier de bureaux et de grands établissements bancaires du Paseo de la Castellana, parmi d'autres façades de verre.
    Elles se reflètent les unes dans les autres à travers la trace fugace de voitures qui passent, d'arbres qui s'agitent, d'oiseaux qui volent et d'avions qui émergent des nuages, l'ensemble produisant une immense sensation d'irréalité. C'est là que je vais travailler à partir d'aujourd'hui, d'abord parce que j'ai besoin d'argent, simplement, ensuite parce que ce besoin viendra se mêler aux événements que je serai amenée à vivre et aux personnes dont je ferai la connaissance, à la façon du cuivre qui fusionne avec l'étain, ou de l'oxygène avec l'hydrogène.
    Puis, à la fin, j'y resterai sans même savoir pourquoi. " Avec tendresse et ironie, Clara Sanchez a bien perçu le désarroi du temps présent. Sa manière est très personnelle : claire, directe et cependant aussi subtile qu'énigmatique.

  • En 2012 mourait Antonio Tabucchi, écrivain italien au long cours, partagé entre sa Toscane de sang et son Portugal de coeur, vivant à cheval entre Lisbonne, Paris et Vecchiano. Tabucchi, l'écrivain cosmopolite, le traducteur de Pessoa, le penseur, le voyageur, le fumeur impénitent, découvert en France avec Femme de Porto Pim et devenu, depuis, l'un des plus solides repères de la littérature étrangère.
    Quatre auteurs italiens, deux femmes et deux hommes, de 28 à 76 ans, racontent le privilège de l'avoir connu. Car Tabucchi était l'un de ces auteurs qui se donnent, ou plutôt se laissent avoir, à la faveur d'une interview, d'une lettre d'admiratrice, d'un premier roman prometteur. Ainsi, au gré d'une nouvelle, d'une oraison, d'un témoignage plus ou moins fictionnel, ses quatre amis, ou protégés, ou disciples, disent le rôle décisif qu'Antonio et son charisme ont joué dans leur vie.
    Et nous en livrent un portrait polyphonique et intime. Hommage aux livres autant que livre-hommage, Une journée avec Tabucchi salue l'héritage d'un romancier lu, admiré et abondamment étudié en France, et offre aux nostalgiques de Pereira prétend et Nocturne indien de nouvelles voies pour approcher la nébuleuse Tabucchi. Mais au-delà de la révérence littéraire - prise en charge dans un entretien final avec Carlos Gumpert, traducteur espagnol de Tabucchi et spécialiste de son oeuvre -, ce pêle-mêle de souvenirs dessine quatre amitiés électives, quatre relations fondées sur la tendresse et l'admiration, et se lit comme autant de déclarations d'amour.

  • Recueil de dessins à l'encre, à l'aquarelle, au fusain ou au lavis, rapportés du monde entier : Afrique du Sud, Etats-Unis, Tahiti, Algérie, Suisse, Japon, etc.


  • rien ne semble troubler la paix de hardborough, aimable bourgade de l'east anglia.
    mais florence green, une jeune veuve, a décidé d y ouvrir une librairie, ce qui déplaît aux notables de la ville. florence voulait créer innocemment un lieu de sociabilité inédit; elle découvre l enfer feutré des médisances. puis l'ostracisme féroce d'une partie de la population. surtout lorsqu'elle s'avise de mettre en vente lolita, le sulfureux roman de nabokov. alors, la guerre est déclarée, les clans s'affrontent, les personnages révèlent leur acrimonie.
    florence sera très seule pour affronter le conformisme ambiant.

  • «Les conditions de l'oiseau solitaire sont au nombre de cinq : premièrement, il s'élève au plus haut ; deuxièmement, il ne souffre aucune compagnie, fût-elle de même nature que lui ; troisièmement, il plante son bec dans le vent ; quatrièmement, il n'a pas de couleur déterminée ; cinquièmement, il chante suavement.» Saint Jean de la Croix.

    «S'il n'y a pas véritablement de couleurs dans la peinture de Vélasquez, il ne s'agit pas d'une carence, mais d'une... élévation, d'une purification. La couleur n'est pas, ou n'est plus, sur la toile ; elle n'a pas pour autant été supprimée, ou remplacée par autre chose ; elle a été transfigurée, portée vers cette totalité diaphane à laquelle Vélasquez aboutit toujours.» Ramón Gaya.

  • Un de ce livres rares qui nous rappelle ce qu'est le bonheur de lire.
    " New York Times Book Review. " La conversation de ce club est tour à tour enjouée, intelligente et anodine. Mais ce n'est pas tout : les protagonistes dégustent des desserts hautes calories, sirotent des margaritas et s'évadent dans leurs rêveries. Comme Jane Austen, Fowler est un esprit subversif et une fine observatrice des relations humaines. " Publisher's Weekly. " Cinq femmes et un homme se réunissent régulièrement pour discuter de l'oeuvre de l'une des plus grandes romancières anglaises.
    Ça se passe en Californie, au début du XXIe siècle, et ce sont des gens normaux, ni heureux, ni malheureux chacun avec une blessure et tous hantés par l'amour. A eux seuls ils forment le Club Jane Austen éternel et avec eux Karen Joy Fowler compose un roman qui est si réussi, si délicat, si plein d'esprit que les admirateurs d'Emma et d'Orgueil et préjugés vont défaillir de bonheur. " Washington Post.

  • En Toscane est une célébration sensuelle et savoureuse des plaisirs de la vie à l'italienne, sous tous ses aspects : à la maison, dans les restaurants, sur les marchés ou les piazzas, parmi les vignobles ou les champs d'oliviers.
    Au fil des saisons et des fêtes, Frances Mayes a exploré les ressources infinies de son terroir d'adoption. Après dix étés, six séjours en hiver, une année sabbatique et plusieurs escapades, l'écrivain s'émerveille encore des subtilités du pays toscan et de l'hospitalité de ses habitants.

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