Skol Vreizh

  • François de Beaulieu évoque les races emblématiques qui accompagnent les Bretons dans leur quotidien et leur travail.
    Épagneul breton, vache pie noire ou nantaise, poule coucou de Rennes, cheval postier parmi les plus connues, mais beaucoup d'autres encore...
    Ce livre raconte la longue histoire de la passion des Bretons pour l'élevage et leurs jeux avec la faune sauvage.
    Il dit aussi comment s'est organisée la protection de ce patrimoine exceptionnel.

  • Landévennec est entrée dans l'histoire grâce à la fameuse abbaye médiévale fondée en 485 par Saint Guénolé, dans un site remarquable au fond de la rade de Brest, sur une presqu'île escarpée bordée par un méandre de l'Aulne.

    Dans cet ouvrage, Hervé Grall retrace l'histoire méconnue des relations singulières de Landévennec avec la Marine.

  • Si les poilus ont effectivement terriblement souffert au front, et si les civils ont vécu avec difficulté à l'arrière, les populations de l'époque se percevaient comme les acteurs d'une lutte de "civilisation" contre la "barbarie" et non pas comme des victimes.
    Il importe donc de tenter de trouver comment fut pensée et vécue la Grande Guerre par les Bretons.
    Quels éléments d'une culture de guerre peut-on retrouver dans cette région du "front intérieur" ?

  • Dans l'après-guerre, les chantiers de construction sont en plein boom. Ils ne suffisent cependant pas à régler le problème du logement et à permettre à chacun d'accéder au rêve d'une maison individuelle. C'est dans ce contexte que va naître l'aventure des castors. Les ouvriers castors ne sont pas, pour la plupart, du bâtiment. Ce sont des travailleurs, chefs de famille qui, en proie à de grandes difficultés pour se loger, se sont regroupés pour construire leur propre habitation. Une légende dorée entoure bien souvent les origines de ces coopératives, qui sont vues comme le fruit d'une " union sacrée " au niveau local pour mener à bien cette croisade contre le mal-logement. Le castor devient un héros des temps modernes.
    />

  • La guerre de Cent ans, officiellement étalée selon les historiens de 1337 à 1453, voit l'affirmation de l'État, la constitution de véritables armées composées de professionnels bien équipés. Les sièges sont plus sanglants qu'auparavant. Les gens d'armes, vassaux des barons ou des rois, embrassent désormais une certaine forme de nationalisme.
    Les Bretons et leur duc se trouvent engagés dans ce processus ainsi que le montrent le perfectionnement continuel des structures institutionnelles de la principauté et l'adhésion apparemment sincère de la petite et moyenne noblesse au projet d'un duché fort, capable de s'affirmer au besoin contre le roi. Mais dans le même temps les Bretons fournissent d'importants contingents et des capitaines de renom aux armées qui viennent à bout des Anglais, en deux temps, non sans avoir auparavant encouru leur lot de critiques et de calomnies générées par leur conduite trop souvent peu recommandable ou carrément exécrable.
    L'entente entre duché et royaume, un temps pressentie, ne se fera pas. Le sort des armes, une nouvelle fois, vient régler la question au détriment du plus faible, même si l'apparence institutionnelle et quelques privilèges peuvent être sauvegardés en fin de course.
    La mémoire s'émousse, mais les braves compagnons de Bertrand du Guesclin ou d'Arthur de Richemont prendront pied dans l'espace public. Ces figures de la chevalerie médiévale appartiennent dorénavant à un passé folklorisé, repeint aux couleurs de l'animation touristique, dépourvu de sens autre que ludique ou patrimonial pour les rares traces matérielles qu'il a laissées. Sauf qu'en Bretagne Bertrand excite encore certaines colères explosives, qui surprendraient beaucoup les acteurs de ces siècles de fer.

  • La fascination de l'or : les Bretons, pas plus que leurs ancêtres de l'Age du Bronze, n'y ont pas échappé.
    Yves Coativy, professeur d'histoire médiévale à l'UBO, passe en revue les lieux et conditions d'extraction du précieux minerai (orpaillage, nombreux sites dits La Mine d'or), ainsi que l'utilisation qui en a été faite en Bretagne : depuis le collier de Tréglonou, les monnaies vénètes qui fascinaient André Breton, à la célèbre patère de Rennes, joyau du bas Empire, jusqu'au Moyen Age : trésor des ducs, cadière puis reliquaire du coeur d'Anne de Bretagne, et aux merveilles de l'orfèvrerie religieuse, sans oublier la place de l'or dans nos légendes, ni le rôle des Bretons dans la ruée vers l'or californienne.
    Véritable mine (d'or), cet ouvrage donne un éclat tout neuf aux relations millénaires entre les Bretons et le métal jaune, toujours symbole de richesse et de puissance.

  • émile souvestre

    Collectif

    Émile Souvestre, écrivain du XIXe siècle nous est principalement connu par ses oeuvres de littérature "folkloriste" : "Les derniers Bretons", "le Foyer breton". Il a ainsi révélé les richesses de la culture populaire bretonne. Mais il fut également un journaliste reconnu ("Magasin pittoresque"), un poète et dramaturge à succès, un essayiste, un moraliste ("Un philosophe sous les toits"). Il fut traduit en anglais et en allemand. Ce républicain, marqué par le saint-simonisme, fut un véritable pionnier des luttes sociales de son temps, militant précurseur de l'émancipation du peuple et des peuples.
    Une exposition consacrée à E. Souvestre au musée de Morlaix est la base de cette publication.

  • La société traditionnelle bretonne n'a pas disparu avec la Première guerre mondiale : elle a perduré à travers les noces de campagne jusqu'aux années 1960. Marcel Couëdel en fut le témoin dans le pays d'Arzal-Muzillac ou Bas-Pays (56). Ayant le sentiment d'assister à la fin d'un monde, il collecta avec minutie le déroulement d'une noce traditionnelle. De la "rencontre" à la "grande journée", il décrit le cérémonial, fait revivre l'ambiance festive ponctuée rituellement par des chansons et des danses. Il nous explique les attitudes, les gestes, les non-dits, tout ce qui traduit l'âme du pays, du terroir.

empty