Serre

  • A la fin de l'année 1917, Henri Matisse, de passage à Nice, décide de séjourner durant plusieurs mois à l'hôtel Beau Rivage. Le soleil ayant succédé à la pluie, le peintre est séduit par la luminosité de la région. Débuteront ainsi des années de recherche et de création. Différents lieux marquent son oeuvre, au gré des saisons : l'hôtel Beau Rivage, le 105 quai des Etats-Unis (1918/19), la villa des Alliés, l'hôtel de la Méditerranée, puis plus définitivement, le 1 place Charles-Félix, cours Saleya, (1921) qui ouvre la « période des odalisques » A partir de 1938, sur les murs de l'appartement du Regina, se déploient les grandes compositions en papiers gouachés découpés ainsi que celles de la chapelle des dominicaines du Rosaire à Vence, inaugurée en 1951. Sur les oeuvres des périodes niçoise et vençoise, auteurs et historiens d'art ont mené de nombreuses études et les musées du monde entier ont réalisé d'importantes expositions. Cependant, aucun auteur ne s'était encore penché sur la vie quotidienne à Nice ou Vence, les traditions locales, les événements divers et surprenants, dont le peintre a pu avoir l'écho, ses rencontres et ses amitiés, de 1917 à 1954, année de sa disparition à Nice. Cet ouvrage est un kaléidoscope d'informations permettant au lecteur d'élargir sa vision en prenant connaissance de l'environnement d'une oeuvre pour mieux la comprendre. Sortir du tableau pour mieux le voir.

  • La cuisine nissarde, élément incontournable de la culture niçoise, liée à l'évolution du Comté de Nice à travers les siècles, est reconnue aujourd'hui comme unique en son genre au point d'être éligible pour postuler au patrimoine culturel immatériel mondial de l'humanité. Copiée, maltraitée, bousculée, parfois mal réinterprétée, elle compte de nombreux défenseurs et bénéficie d'un label officiel rigoureusement contrôlé, attribué aux meilleurs restaurants spécialisés de la ville. L'essentiel de cet aspect majeur de la culture nissarde, cuisine passionnée et passionnante, de partage, de famille, de transmission, plus contemporaine que jamais, voilà ce que propose cet ouvrage écrit par un vrai passionné, dont la légitimité, épaulée par les autres spécialistes du comité technique du label officiel, ne peut être contestée. C'est l'un des ouvrages les plus complets et précis sur ce sujet hautement passionnel comme on sait l'être dans le sud de la France et particulièrement à Nice, capitale de la Côte d'Azur et du bien vivre. Écrites et testées depuis un premier ouvrage de cuisine publié en 1995, parrainé et préfacé par Roger Vergé, ces recettes ont été vérifiées et complétées par des membres du Comité technique du label Cuisine Nissarde géré par l'Office du Tourisme de Nice. Ce label est attribué aux restaurateurs qui oeuvrent à la valorisation de la cuisine niçoise en s'engageant sur le respect des recettes, la qualité des produits et des matières premières utilisées, la qualité d'accueil et d'information de la clientèle comme la conformité avec la réglementation en matière d'hygiène et de sécurité.

  • Durant la Grande Guerre, les Alpes-Maritimes, éloignées du front, furent épargnées par les combats. Mais, si les sanglantes batailles demeurèrent une réalité lointaine, d'autres épreuves se révélèrent terriblement présentes. Le contexte guerrier était attesté à chaque instant par la présence des blessés et des réfugiés civils repliés dans les grands hôtels, par l'effondrement du tourisme, principale ressource de la région, par les incessantes pénuries, les spectaculaires hausses de prix, donc l'aggravation de la pauvreté. La guerre souligna la vulnérabilité économique des Alpes-Maritimes. En effet, ce département, situé aux marges du pays, dépendant des importations pour l'énergie, le ravitaillement et beaucoup de produits manufacturés, souffrit durement de la fréquente interruption des transports. La population, marquée par l'angoisse qu'engendraient la longueur et l'incertitude des combats, mécontente des difficultés de la vie quotidienne, fit souvent preuve de nervosité, parfois de colère. Le littoral urbanisé des Alpes-Maritimes pâtit davantage des pénuries alimentaires et énergétiques que le haut pays rural, plus adaptable à une vie autarcique. Le littoral fut davantage atteint par les désordres sociaux, délinquance juvénile en forte augmentation, prostitution, mendicité. Mais les villes et les campagnes furent rapprochées par un facteur puissant : les inquiétudes sur le sort des hommes partis au front ou prisonniers, l'appréhension de recevoir une funeste nouvelle. L'anxiété et parfois l'expérience de la mort jouèrent un rôle unificateur considérable dans la société. Tout au long du conflit, l'opinion publique se manifesta avec force, aussi bien dans l'expression de l'anti-germanisme que dans la critique à l'égard des commerçants, des élus locaux, des responsables politiques les plus éminents comme le montra, entre autres, l'affaire du XVe corps. Mais, en dépit des épreuves et de l'ébranlement de nombreuses certitudes, l'adhésion au régime et à ses valeurs fondamentales, de même que l'appartenance d'un jeune département à la nation française ne furent jamais remis en cause.

  • Lili-Rose, Lou et leur cousin Baptistin adorent la cuisine niçoise. Ils proposent dans ce livre de suivre les recettes de leurs parents et grands-parents. Car c'est ainsi que les traditions se transmettent de génération en génération, même si chaque famille a parfois ses propres versions. Lili-Rose vous présente ses 50 recettes préférées : des plats salés, des desserts, et ces amuse-bouche, les coumpanage, qui permettent de se retrouver pour partager d'agréables moments. Vous pourrez les réaliser facilement et inviter tous vos amis pour les déguster. Elle va bien entendu demander de l'aide à sa maman qui pourra lui montrer comment couper les légumes, les poissons, les viandes, faire cuire les oeufs, et comment mettre les plats au four. Vous pourrez aller faire vos emplettes chez l'épicier, le poissonnier, le boucher ... Et si vous n'avez pas la chance comme elles d'avoir un paigran, un grand-père, avec un jardin potager, vous irez dans les marchés ou directement auprès des producteurs pour trouver, selon les saisons, tomates, courgettes, cébettes, etc. Vous irez cueillir dans la montagne les herbes aromatiques et les fleurs comestibles. Quand un enfant cuisine, il veut voir, toucher, sentir, goûter les produits... Surtout, laissez-le faire. Il peut commencer par brosser les légumes ou bien peser, mesurer, etc. Acceptez que la cuisine soit un peu salie : vous la nettoierez ensemble. Faites-lui surveiller la cuisson, goûter, ajouter la petite épice qu'il aime bien. Demandez-lui son avis, tentez des expériences ensemble : en plus des recettes au fil des saisons, vous trouverez des anecdotes, des astuces, des jeux, des activités autour de la cuisine de Nice et même des termes de cuisine en niçois. Maintenant, assez parlé : commençons à cuisiner avec Lili-Rose, Lou et Baptistin !

  • Le colloque «1848 dans les États de Savoie. Un pas vers la modernité politique», tenu à Science Po. Menton et à Villa Hanbury en 2018, est la douzième rencontre organisée dans le cadre du P.R.I.D.A.E.S. (Programme de Recherche sur les Institutions et le Droit des Anciens États de Savoie).1848 constitue dans l'histoire française un retour à la République après les périodes impériales et des Chartes. Pour le royaume de Piémont-Sardaigne, il s'agit d'un moment fondateur : celui d'un tournant inédit, rompant avec le régime de Restauration, vers le constitutionnalisme, l'affirmation des libertés publiques, le recours aux élections et l'essor des partis politiques. 1848 est donc un moment décisif pour l'apprentissage de ce qui fonde la modernité politique.Trois parties articulent ce volume. La première est relative à l'évolution du contexte idéologique et politique que connaît le royaume durant les années précédant 1848:l'émergence d'idées nouvelles et d'aspirations démocratiques, qui confine parfois à l'antagonisme politique. Certaines contributions envisagent la question sous l'angle idéologique, culturel ou diplomatique, pour illustrer les effets de l'accélération de l'histoire à laquelle on assiste avant le premier texte constitutionnel appelé Statuto. D'autres l'envisagent au contraire au plus près des revendications libérales et de leurs moyens,notamment la presse. La deuxième partie est davantage centrée sur la profonde innovation institutionnelle que concrétise le Statuto, permettant de mesurer le subtil équilibre qu'il réalise entre continuité et rupture et d'apprécier à sa juste mesure l'oeuvre de Charles-Albert, roi réformateur, par la suite imitée, interprétée voire orientée. Quant au contenu du texte, largement connu, il est abordé ici à travers l'un de ses aspects les plus innovants, la question électorale. Cela sert de transition vers la troisième partie, où sont recensés les signes de l'émergence d'une nouvelle culture politique. On y évoque les premières expériences électorales, la fonction des élus et la construction des élites politiques, mais également les divers chemins de la modernité dans lesquels s'est engagée la monarchie piémontaise(liberté d'association, liberté de la presse, milices communales ou éducation politique).

  • Le modèle européen apparaît aujourd'hui en crise, et la construction de l'Europe des vingt-sept est en panne depuis le rejet de sa constitution par les Français le 29 mai 2005. Des voix s'élèvent cependant de tous les milieux européens, politiques, économiques, culturels pour surmonter ces difficultés et créer une autre Europe, car au fond, les Européens dans leur immense majorité restent attachés à cette aventure née il y a un demi-siècle, le 27 mars 1957. Sans doute faut-il chercher un nouveau souffle dans la dimension culturelle d'une Europe en gestation. Sans doute manque-t-il un " supplément d'âme " à cette Europe (Jacques Delors) qui a trop privilégié le marché au détriment de l'homme.Or, des personnages comme Garibaldi peuvent raviver cette conscience européenne mise à mal par des réflexes identitaires marqués par la crise que traversent les pays membres de l'Union européenne. Car Garibaldi est sans nul doute un héros européen, non seulement par ses actes, mais aussi par sa pensée et sa culture, ainsi que par l'historicisation dont il fut l'objet de son vivant comme après sa mort, de l'Atlantique au fin fond de la Sibérie.Alors que reste-t-il aujourd'hui du caractère européen de cet Italien " d'exception qui se glissa dans le Panthéon moral de la France " (M. Agulhon), né français le 4 juillet 1807 à Nice et mort italien le 2 juin 1882 sur son île de Caprera, au large de la Sardaigne ? Comment expliquer ses engagements européens tout au long de sa vie, au-delà d'un attachement intrinsèque à son pays en gestation, l'Italie ? Quelle fut la portée de ses actions, de ses prises de position, de ses engagements intellectuels, de ses réflexions européennes ? Au fond, Garibaldi n'est-il pas le héros d'une Europe en quête d'identité oe

  • Connaître l'histoire du lieu où l'on vit, c'est un peu se découvrir soi-même. Il est important de transmettre les racines de notre identité à nos enfants, ainsi qu'à ceux qui ont choisi de vivre, ici et maintenant, à La Gaude. Car on ne peut vraiment aimer que ce l'on connait bien. L'histoire, comme on le sait, ne s'écrit pas seulement avec un grand « H » : elle est faite de petites histoires, de voix retrouvées, et d'images. Vous trouverez dans cet ouvrage l'histoire, et ses dates essentielles ; mais aussi et surtout les histoires de l'eau, du vin, des bigaradiers, des fleurs, des églises et chapelles, et celles des lieux de vie et de travail comme les écoles, les fours, les moulins, l'usine électrique, les fontaines, etc. ; les histoires de ces personnalités qui ont vécu à La Gaude et en ont établi la réputation ; ou celles des noms des quartiers de La Gaude qui racontent, à leur manière, l'histoire des hommes et des lieux où ils ont travaillé, vécu, aimé. En complément de l'ouvrage précédent, « La Gaude au fil des jours » qui racontait un village au travers d'une fiction romanesque, nous avons voulu expliquer comment nos aïeux ont façonné un pays et nous l'ont laissé en héritage. Je souhaite que nous soyons capables de le laisser à nos enfants et petits-enfants aussi beau que celui raconté dans cet ouvrage. Et comme on dit à La Gaude : que bouòn proun vous fague, faites-en bon usage.

  • " Ce sanctuaire comme les humbles ruisseaux, avait jusqu'à présent un nom, mais pas d'histoire ". Cette affirmation, publiée en 1890 dans une étude sur les pèlerinages français de la très sainte Vierge, est longtemps demeurée valable et ce, en dépit du rayonnement séculaire du sanctuaire " grassois ". Car si quelques articles ou livrets lui ont bien été consacrés depuis les années 1830, ils n'ont souvent privilégié que la légende et la fable à la rigueur historique. Les sources disponibles permettent pourtant non seulement de retracer la chronologie et d'identifier les acteurs du sanctuaire, du Moyen Âge à nos jours, mais également et surtout d'évoquer les manifestations dévotionnelles dont il a été de tout temps le théâtre.

  • Le symbole azuréen, synthèse de cultures et de beauté, a-t-il valu aux femmes, dans notre région, une place spécifique, un chemin d'émancipation mieux tracé qu'ailleurs ? Anonymes des premiers temps de l'Histoire, saintes de légende, épouses, mères, princesses, laborieuses et discrètes, elles sortent de l'obscurité à partir du XVIIIe siècle.
    Femmes du peuple, des élites, des salons, des affaires, de l'art, du plaisir ou du sport composent un bouquet varié, original et moderne, image que les écrans renvoient au monde entier. Hors des sentiers battus, une équipe de chercheurs a réuni ces portraits en forme de dictionnaire, prêts à satisfaire et stimuler toutes les curiosités.

  • Michel Belletrud, médecin et homme politique, fut un administrateur avisé et entreprenant, toujours à la recherche de solutions nouvelles, de projets d'ensemble audacieux. Comme médecin et directeur des asiles d'aliénés de Rennes, du Mans et de Pierrefeu dans le Var, il cherche inlassablement à soulager les malades et à apporter des conditions de vie décente aux infirmiers. Comme maire de Cabris (à partir de 1911), puis comme conseiller général (à partir de 1922), il mène une politique hardie à partir d'un constat : les villages du canton de Saint-Vallier se dépeuplent inexorablement et se meurent. Il faut donc sortir le pays de son isolement. Le programme que poursuit avec acharnement le docteur Belletrud se résume en trois points : développement de l'agriculture, création d'un système d'irrigation, construction de routes. L'agriculture doit s'enrichir par l'introduction de nouvelles techniques et de nouvelles cultures. Ces transformations ne seront possibles que si les villages possèdent un système d'irrigation efficace. Ce sera sa préoccupation principale, laquelle aboutira, en 1931, à la construction du canal qui porte son nom. Produire plus procurera des revenus supplémentaires, mais encore faut-il pouvoir aller vendre le surplus des récoltes. C'est pourquoi le docteur Belletrud cherche aussi à désenclaver le pays par de nouvelles routes qui permettront d'atteindre plus facilement les villes voisines et qui développeront le tourisme. Pour réaliser ce programme, il s'oppose à l'appétit sans partage des élus des villes de la côte et particulièrement de Nice. C'est dans ce but qu'il oeuvre au conseil général et qu'il se présente aussi aux élections de la chambre d'agriculture, élections dans lesquelles il se heurte non seulement au solide lobby des horticulteurs d'Antibes, mais aussi au préfet. A l'issue de ce dernier scrutin où il a emporté les suffrages, il ne peut s'empêcher d'écrire à « son cher préfet » une lettre qu'il ne postera pas, mais qui, dans son apostrophe finale, résume bien ses engagements successifs : « Quant à moi, j'ai choisi le côté des pauvres, des travailleurs, de ceux qui en définitive « hériteront la terre ». Le parcours du docteur Belletrud comme médecin et comme homme public, n'a été possible que grâce à son caractère résolu et pugnace, grâce aussi à une vision d'ensemble des problèmes de sa région. Il n'a « lâché » prise devant aucun obstacle. Guidé par ses convictions politiques tout au long de sa vie, le docteur Belletrud est assurément une figure de la Troisième République.

  • A la fin de la Première Guerre mondiale, un jeune immigré piémontais, Jean Spada, charrie les cailloux du Paillon dans son charreton.
    Dans les années 1960, il se retrouve à la tête d'une des plus grandes entreprises niçoises du bâtiment... A travers l'histoire de cette entreprise sont abordés de façon insolite les conditions de travail, le développement des syndicats, la force de l'immigration, l'évolution des techniques et la transformation du paysage de la Côte d'Azur tout au long du siècle dernier. C'est aussi l'histoire d'artistes installés dans les anciens locaux de cette entreprise et qui deviennent, parfois malgré - eux, les acteurs de la réhabilitation d'un patrimoine industriel en friche culturelle.
    C'est un recueil d'anecdotes et de souvenirs d'hommes et de femmes qui se croisent en un même endroit, la halle Spada, et qui nous racontent un certain XXe siècle à Nice.

  • Regarder une peinture votive « avec les yeux de la foi », revient à proposer un regard neuf sur ce petit patrimoine religieux d'une grande richesse documentaire. Une manière nouvelle d'aborder une image, emblématique de la sphère catholique, qui témoigne d'une Grâce reçue et de la Reconnaissance envers l'intercesseur céleste, bien souvent la Vierge Marie. En introduction, la grande peinture religieuse nous aidera à situer cette démarche du point de vue du voeu de l'homme et de celui de la Promesse. Ensuite, une quinzaine d'ex-voto peints, nous fera vivre, chacun à sa manière, cette irruption du divin dans une existence humaine, l'histoire d'un vécu aussi fugace qu'inoubliable ! Sans préjuger de ce qu'il en fut pour les bénéficiaires des grâces, nous voudrions interroger ces images par touches successives. En quoi l'expérience « donnée à voir » peut-elle s'inscrire dans le registre de la foi et de l'expérience chrétienne ? Cette histoire d'ex-voto laisse-t-elle entendre un écho de la Promesse au chapitre 28 de l' Evangile selon saint Mathieu : « Et voici que je suis avec vous, tous les jours, jusqu'à la fin des temps » ? La réponse appartient au lecteur sachant que, comme l'écrivait Blaise Pascal parlant du miracle, dans le registre de la grâce : « Il y a suffisamment de lumière pour ceux qui ne désirent que de voir et assez d'obscurité pour ceux qui sont dans une disposition contraire ».

  • A travers une cinquantaine de recettes autour du poisson, faciles à réussir, vous participerez à un parcours savoureux autour d'une cuisine simple à réaliser, mais riche en goûts et en parfums : la cuisine de la mer, la cuisine des pointus. Salade de seiche aux petits artichauts violets, écrevisses comme en pays gavot, morue frite à la poêle, gratin de brandade, morue aux poireaux de Noël, Estocafida, rougets en papillote aux graines de fenouil et à la pancetta, moules au romarin, encornets farcis, risotto d'encornets au safran et romarin... et bien d'autres recettes vous attendent. Partez à leur découverte, et partagez-les avec vos amis.

  • La vie d'un village est à la croisée de nombreuses " histoires " générales : histoire de la féodalité et de la construction des villages fortifiés ; histoire de la population et des actes de franchise ou d'habitation qui ont amené les seigneurs à reconnaître l'existence d'un conseil de tous les habitants ; histoire du développement des cultures ou des modalités de l'élevage sur l'ensemble d'une région ; histoire des routes qui relient le village à toute une province ; histoire d'une communauté d'habitants dont les règlements, longtemps définis par la coutume, se fixent au cours des deux derniers siècles de l'Ancien Régime ; histoire d'une religion chrétienne qui devient, en France, à partir du début du XVIIe siècle, celle d'une lutte contre les protestants, celle d'une Contre-Réforme. La vie au village de Saint-Vallier-de-Thiey, c'est tout cela. On y distingue une évolution marquée par un profond contraste entre la fin du XVIe siècle et le début du XVIIe siècle d'une part, le XVIIIe siècle d'autre part. La première période est celle de l'apogée du village après la crise de la fin du Moyen Age : explosion démographique qui conduit à des constructions, à la conquête de nouvelles terres cultivables aux dépens du Défends. Le XVIIIe siècle se caractérise, au contraire, par le repli ou la stagnation de la population et du village. Dans cette longue histoire, la communauté d'habitants joue un rôle éminent. C'est elle qui préside à tous les événements, grands et petits, de la vie au village, comme la répartition de l'impôt en temps de paix ou de guerre, mais aussi les moindres réparations que l'on doit faire au four ou à tel chemin rural. Les consuls qui dirigent cette communauté sont les élus d'un " conseil général ", constitué d'un petit groupe de notables réunissant les plus riches des habitants. On a affaire ainsi à un système électif dans lequel le représentant du seigneur n'a quasiment aucun rôle ou plus exactement, dont le rôle se réduit à présider la création du " nouvel Etat ". Cet aspect " démocratique " de l'élection détermine l'indépendance de la communauté par rapport à son seigneur. Mais la communauté de Saint-Vallier ne se réduit pas au rôle politique et social d'une minorité aisée. La communauté d'habitants est un tout. Elle a également une forte unité religieuse que l'existence d'une confrérie du Saint-Esprit, encore bien vivante au XVIIIe siècle, permet d'analyser.

  • Balourdin

    Gasiglia Rocca

    • Serre
    • 26 Novembre 2010

    Transcription en langue niçoise, avec sa version en langue française, du conte pour enfants «Epanminondas».

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