Pu De Rennes

  • Les psychologues cliniciens qui exercent en institution voient leurs pratiques et leurs références théoriques mises en question par les exigences de l'époque soit la gestion, l'évaluation et la marchandisation des prestations, qu'elles soient sociales, sanitaires, éducatives, thérapeutiques ou psychologiques. Cette confrontation n'est pas sans effets sur le quotidien d'une pratique clinique, particulièrement lorsqu'elle s'oriente à partir de la psychanalyse. Celle-ci, depuis Freud, nous invite, non sans raisons probantes, à renoncer à vouloir soigner à tout prix et à tracer la voie d'une éthique nouvelle qui permet d'envisager le symptôme non plus comme un trouble à éradiquer mais comme une source d'enseignements salutaires voire salvateurs pour le sujet souffrant, quel que soit son âge.

    Aussi cette confrontation au discours contemporain vient-elle interroger, sur le plan déontologique, l'aptitude du clinicien à ne pas s'y soumettre totalement; sur le plan éthique, elle renvoie à une certaine conception du Sujet, de ses rapports à l'autre et à l'objet, des conditions de possibilité de sa formation et, si nécessaire, de sa restauration ; et d'un point de vue épistémologique cette confrontation questionne la place et la validité de la psychanalyse en tant que théorie de référence dans les pratiques cliniques actuelles des psychologues en institution et dans leur formation.

  • "L'illimité !", "No limit!", nous clament les voix publicitaires d'aujourd'hui, comme autant de promesses d'une grande libération où l'être parlant parachèverait ce rêve d'être enfin comblé. Toutefois, les publicités ne sont pas seulement promesses mais aussi "réclames" poussant chacune et chacun à exiger "Toujours plus !" Paradoxe pour qui devait être comblé. Cet ouvrage propose, à partir de la psychanalyse, une relecture de ces paradoxes de la limite dans notre monde contemporain, notamment dans cet espace sans bornes que serait ledit monde numérique. Ces paradoxes seront situés en logique à partir de la clinique de la sexuation, avant que d'être questionnés dans leurs effets de symptômes sur un plan subjectif, autant que dans le lien social. Car c'est bien à vouloir transgresser le réel d'une certaine limite, démontre Jacques Lacan, que s'en suivront en retour des effets d'angoisse, autant que de ségrégations, multiples. 11 faudra dire laquelle.

  • Préface de Marie-Jean Sauret En 1858, un avoué périgourdin du nom d'Antoine de Tounens, âgé de 33 ans, s'embarque à Southampton sur un paquebot anglais en partance pour le Chili. Plusieurs mois s'écoulent, certainement en recherche de soutiens et en préparatifs secrets. À l'automne 1860, le voici qui franchit le Bio-Bio, pénètre en territoire mapuche et, après une tournée de quelques semaines des tribus locales parvient à se faire élire roi. Capturé par les Chiliens lors de ses pérégrinations, il sera emprisonné, expertisé puis expulsé. De retour en France, De Tounens, loin de se résigner face à un destin contraire, va revendiquer haut et fort ses droits de suzerain et ne renoncera jamais à régner sur les terres indiennes les plus extrêmes de l'Amérique du Sud. Il y reviendra à trois reprises dans des expéditions de plus en plus rocambolesques. S'appuyant sur une masse de documents d'époque, sur les écrits du personnage comme des historiens et des écrivains qui se sont penchés sur son extraordinaire destin, Jean-Luc Gaspard reconstitue minutieusement la logique et l'essai de rigueur que constitue la saga d'Antoine de Tounens. Fauteur retrace sa biographie à la lumière de la psychanalyse et décrit le laborieux développement de ce que l'on pourrait considérer comme une "psychose en actes". Nourrie des idéaux de son temps, la passion nobiliaire de notre personnage aura eu pour mérite de défendre la cause de peuples indiens voués à la lente dépossession de leurs terres. Cet ouvrage historique et clinique permet de poser le problème délicat du rapport entre revendication, déraison et lien social.

  • Le concept de lettre a une place fondamentale dans l'enseignement de Lacan. Avec ce concept, Lacan définit l'expérience analytique comme un travail de lecture.

    Dans un premier temps, cette expérience s'appuie sur le déchiffrage de l'inconscient par l'usage représentatif de la lettre. À ce moment-là, la lettre et le signifiant ne sont pas distingués. Il s'agit ici d'une pratique fondée sur les effets de sens du signifiant. Cet usage de la lettre donne lieu à une pratique du bien-dire. Dans un second temps, Lacan présente une nouvelle modalité de lecture qui dénude l'usage de jouissance de la lettre, et non pas son usage représentatif. Cette fois-ci, l'accent est mis sur la production d'une jouissance hors sens, ce qui permet de distinguer la lettre et le signifiant. Cet usage de la lettre donne lieu à une pratique du savoir-lire. Bien-dire et savoir-lire désignent alors deux modes distincts d'usage de la lettre en psychanalyse.

    Le psychanalyste refuse tout usage normatif du langage pour soutenir l'invention singulière du sujet face au réel du non-rapport sexuel. À l'ère de la prolifération des semblants et de la culture de l'évaluation, le psychanalyste propose un traitement du réel par la voie de l'unique et de l'incomparable, ce qui suppose un savoir-faire avec la lettre.

  • Ni linéaire ni prédictible, la création s'appuie sur l'unique savoir de l'artiste. Elle met en jeu ses pensées, aux ressorts inconscients, mais aussi son corps en tant que traversé par la pulsion. Cette dernière n'est pas sans rapport au trou dans le langage, tout ne peut être dit. De ce pas-tout, l'artiste en fait la démonstration par son travail toujours à recommencer. Pas de lecture générale de la création donc.
    Chaque auteur de cet ouvrage collectif vise à serrer au plus près de quelle(s) manière(s) le corps vient à se nouer à l'oeuvre, aussi bien dans les champs de la science, de la mise en scène théâtrale, du cinéma, de la musique et de ce que nous situons comme la féminité. Les auteurs cherchent également à cerner comment cette création vient résonner avec la subjectivité de notre époque et son malaise où la sublimation ne vise plus la beauté apollinienne, mais l'envers du corps.
    Les auteurs de cet ouvrage collectif proviennent de disciplines différentes, mais ils trouvent dans l'approche psychanalytique un point de convergence qui participe à son originalité.

  • Préface de Sidi Askofaré.

    En 1974, à l'occasion de la mise en scène au festival d'Automne par Brigitte Jaques- Wajeman de la pièce de théâtre de Frank Wedekind, EÉveil du printemps, traduite par François Régnault, Jacques Lacan écrivit une préface dont la dansité est à la mesure du chantier qu'il poursuivit pour remettre la psychanalyse sur ses pieds. Revenir aujourd'hui à ce texte de Lacan, à ses surprises et à ses énigmes, est l'occasion de souligner son abord nouveau de l'adolescence, et ce que celui-ci nous enseigne pour la pratique et l'éthique de la psychanalyse. Parmi les différentes contributions de cet ouvrage, nous trouverons notamment les témoignages et commentaires inédits de Brigitte Jaques-Wajeman et François Régnault. Car c'est aussi une rencontre qui aura décidé de l'écriture de cette préface : "Il n'est rien que je ne fasse pour Brigitte", confia Lacan.

  • Bien que la thèse freudienne selon laquelle le délire constitue une tentative de guérison ne soit pas ignorée, la conviction presque unanime reste que le délire doit être contrecarré, réduit, jugulé. À l'encontre de cette approche, ce qui est proposé ici constitue un plaidoyer pour un respect et un accueil du travail subjectif à l'oeuvre dans le délire, ainsi que de rendre intelligible l'intuition de Lacan d'une « échelle des délires ». L'éthique de la psychanalyse doit non seulement inciter à respecter les complexes productions défensives du paraphrène, issues d'une longue et difficile élaboration, mais elle doit surtout ouvrir la possibilité d'accueillir le délire dans le cadre de la cure.

  • Comment le tout-petit s'engage-t-il sur le chemin de la vie ? Quelle pratique clinique est possible pour les professionnels accueillant les tout-petits en institution et dans des lieux d'accueil ? Cet ouvrage donne la parole aux tout-petits, à celles et ceux qui s'orientent des petits pas du sujet. Cet accueil singulier nécessite d'en passer par une clinique du détail, non pas tant pour s'occuper du sens, que de repérer l'impact qu'a le réel sur le sujet en ce temps de la petite enfance.

    Avec le soutien de l'équipe d'accueil 4050 de l'université Rennes 2.

  • Pourquoi suivre à la trace le concept de réveil chez Freud et Lacan ? Le réveil n'a pas souvent fait l'objet d'une étude systématisée et pourtant, il permet de poser un regard neuf sur certains concepts majeurs de la pratique psychanalytique : l'interprétation, l'identification, l'avènement du sujet de l'inconscient, le trauma, voire même, la fin de l'analyse. Le réveil en psychanalyse est lié, paradoxalement, au maintien d'une certaine zone d'opacité. Que la psychanalyse puisse « maintenir le règne de ce à quoi elle réveille » dépendra du pari fait par chaque analyste pour maintenir cet espace de l'ininterprétable.

  • Dans ce livre nous traitons du transfert, concept fondamental de la psychanalyse, en explicitant ses lignes de forces qui commencent chez Freud et trouvent ses formes les plus achevées chez Lacan. Pour Freud. le transfert est essentiellement une résistance à la cure analytique. Dans ses différentes analyses, Freud pourra constater l'apparition de phénomènes qui façonnent les cures, depuis le " cas Dora " jusqu'au cas connu comme " l'homme aux rats ". Freud fera rapidement équivaloir le transfert à l'OEdipe et, par là même, à la répétition. Nous sommes là dans l'aire freudienne. Depuis lors, en psychanalyse, le transfert est lié à la répétition et la cure réduite à la résolution du conflit oedipien. moyennant quoi, il faudra naturellement " interpréter le transfert ". Quant à Lacan, il aborde le transfert relativement tard dans son enseignement. Mais il sépare le transfert de la répétition en même temps qu'il introduit une tension avec l'usage de l'interprétation. C'est dans son séminaire sur le transfert qu'il avance que l'antécédent historique du psychanalyste est Socrate. Notre livre dégage l'essentiel de cet axe qui va de l'un à l'autre maîtres de la psychanalyse, mais aussi, il apporte des exemples cliniques depuis la psychanalyse pure à la " psychanalyse appliquée ", en prenant comme matériel clinique le travail dans les institutions que dans la pratique privée. Ce livre, issue d'une thèse à l'université Rennes 2 sur le transfert, constitue aussi bien une recherche approfondie sur ce thème clinique qu'une belle introduction à Freud et à Lacan.

  • " On la dit femme, on la diffame.
    Ce qui de plus fameux dans l'histoire est resté des femmes, c'est à proprement parler, ce qu'on peut en dire d'infamant " s'exclame Lacan en 1972 dans son Séminaire Encore, diffamation qui n'est sans doute pas sans lien avec le manque de signifiant pour la dire. En attente d'un dire qui lui donnerait consistance d'être, en attente d'un signe qui lui donnerait corps, elle est toujours un peu absente, toujours un peu Autre à elle-même.
    Etourdie, elle le serait, de structure. A la question de ce que peut bien vouloir une femme au nom de son désir, la réponse par l'amour est la voie royale ouverte par Lacan à partir des années soixante-dix. Le désir, au féminin, est corrélé à une volonté de jouissance qui se montre dans le rapport, toujours symptomatique, au partenaire. Ainsi la question n'est pas tant de savoir ce qu'une femme peut bien vouloir au sens d'un désir tout orienté phalliquement, qu'au nom d'une jouissance féminine que la limite phallique ne suffit pas à serrer.
    Seule une clinique de la sexuation, et non plus de la castration, nous introduit à une clinique de la position féminine de l'être échappant à tout déterminisme anatomique ou à tout choix d'orientation conforme au sexe. " Parce que son être est marqué d'un moins irrémédiable elle va toujours trop loin ", disait Jacques-Alain Miller. En cela elle ne connaîtrait pas la " divine juste mesure ". Aussi, le rapport à l'autre, à l'Autre du désir, à l'Autre de l'amour, sont-ils engagés sur les voies d'une demande qui est à la démesure de sa jouissance.
    Son choix de susciter du désir chez l'Autre, de s'assurer d'un désir de désir auprès de l'Autre, n'est qu'une manière de trouver un dire qui pourrait lui donner consistance d'être, un " dire qui secourt ". L'amour est donc une des voies qu'une femme peut choisir pour se dire. Si à défaut de la dire, " on la diffame ", les auteurs de cet ouvrage ont fait choix de tenter de la dire, sans ambages et sans ménagements, avec rigueur et non sans éthique, à partir de ce qu'elle montre et de ce qu'elle éprouve, à partir de ce que la psychanalyse retient de son témoignage.
    La modernité donne nouveaux habits à la structure, nouveaux façonnages des symptômes et nouveaux usages des partenaires; les signes trompeurs de la féminité aujourd'hui donnés en pâture à un oeil avide participent du désoeuvrement et de l'égarement d'un sujet alors confronté à sa seule inexistence, à sa seule inconsistance d'être. Si le signifiant manque pour la dire, le lieu d'existence d'une femme dans son rapport à son être et à sa jouissance ex-siste.
    Ordinaires sont les abîmes qu'elle peut traverser, abyssale est la défaillance d'un symbolique forclos pour la dire, elle, comme femme : " La femme n'existe pas " disait Lacan, seules des traces d'elle - des traces d'être - se saisissent dans ses manières d'être au monde, dans ses identifications et ses ravages, ses amours passionnés et ses dérélictions mélancoliques, dans ses extases mystiques et ses sacrifices anorexiques, dans ses mises en scène théâtrales et ses écritures du vide.
    Le " pas-tout " est le signifiant de la résistance à l'infernale machine contemporaine qui traite les êtres comme des choses et qui omet que " l'amour est le plus loquace des sentiments ". L'amour peut suppléer au rapport sexuel qu'il n'y a pas à condition que l'amour s'adresse au savoir qu'il n'y a pas et que le sujet soit mené jusqu'au nouage de l'incomplétude avec l'impossible. La psychanalyse d'orientation lacanienne est l'expérience d'un nouvel amour qui engage le sujet sur les voies du " pas-tout " et, ce faisant, participe d'un acte civilisateur.

  • En 1918, Freud affirma la nécessité de créer des centres psychanalytiques pour traiter gratuitement les plus démunis. Ce discours orienta l'action des psychanalystes européens pendant la République de Weimar avec la création de la première policlinique psychanalytique à Berlin en 1920, bientôt suivie par la mise à disposition d'un institut destiné aux analystes en formation. Centre mondial de la psychanalyse, es principaux standards de la cure-type et de la formation des analystes y furent progressivement mis au point. En 1933, Freud s'opposa à la fermeture de l'Institut de Berlin.

  • Les récentes recherches développées dans cet ouvrage ouvrent d'une part une perspective majeure quant à la considération de la spécificité du fonctionnement autistique et, d'autre part définissent et développent les principes et la logique de « l'affinité élective de l'autistic mind », dans la perspective d'avancées quant aux prises en charge institutionnelles des autistes. Les auteurs - parents, autistes, professionnels et chercheurs - proposent de manière très serrée ce qu'il en est d'un appui sur les intérêts spécifiques, les passions, les obsessions.

  • Déterminer une position subjective en tant que névrose, psychose ou perversion relève de la doctrine des structures cliniques. Mais loin de faire l'unanimité, cette conception est hantée par les idées reçues les plus disparates - d'où la nécessité d'interroger son bien-fondé et son avenir.

    Cet ouvrage se propose dans un premier temps de parcourir la trace de la représentation structurale chez Freud en métapsychologie et psychopathologie. Ensuite, il espère rendre compte des élaborations de Lacan sur la névrose, la psychose et la perversion tout au long de sa production intellectuelle. Enfin, il tente de restituer les avatars de la doctrine en cause dans le Champ freudien, ainsi que son devenir dans la psychopathologie de notre époque - notamment face à la psychosomatique, les états borderline, les nosographies opérationnalisées (CIM, DSM, PDM), la querelle de l'autisme et l'intérêt par les formes infra-cliniques des psychoses.

    Dessinés de manière précise, les contours auparavant flous des structures cliniques retrouveront alors chez le lecteur leur diamant de subversion - tant cette cartographie de la subjectivité désirante s'oppose à la défaillance contemporaine dans l'appréhension du réel clinique.

  • La théorie freudienne qui postule le rôle étiologique de la sexualité dans les névroses a rencontré, par le passé, les plus vives objections.
    On pourrait penser à un phénomène d'époque, mais il n'en est rien. Et aujourd'hui pas moins qu'il y a un siècle, la pratique analytique est souvent considérée comme obsolète en raison, précisément, de l'importance accordée à la sexualité inconsciente. À l'époque où l'on choisit ses organes sexuels grâce à la chirurgie, il paraîtrait naïf d'interpréter une phobie infantile par les liens inconscients avec la mère.
    Pourtant, si l'on prétend démontrer la cause génétique des maladies mentales, on rencontrera plus de difficultés à faire de même quant au destin sexuel : rien ne semble moins programmé, et donc plus ouvert à la contingence, que la sexualité. Pour la simple raison que le seul organe sexuel qui vaille est la libido, à savoir tout sauf un organe de la reproduction. Les exemples sont à portée de main. La sexualité serait déterminée à être indéterminée.
    Et source du plus profond malentendu. Le malentendu des sexes est surtout un malentendu du sexe comme tel : si Lacan a pu stipuler qu'il n'y a pas de rapport sexuel, c'est aussi et surtout parce que tout rapport est sexuel, parce que chez l'humain c'est le sexuel qui pousse à ce qu'il y ait rapport (social, économique ou autre). En parcourant l'idée de sexualité chez Freud jusqu'aux élaborations les plus tardives de Lacan, ce livre retrace les points essentiels de la théorie psychanalytique et nous livre en outre des thèses originales sur les deux maîtres de la psychanalyse.

  • Nous voici dans le troisième modèle de la période de l'amour symbolique élaboré par Lacan entre les années 1959 et 1962. C'est une nouvelle conjoncture relative à l'amour, celle de l'enfant et de ses parents, à la suite de la relation de l'homme à la femme. Lacan pousse à bout la logique phallique en l'appliquant au père. Il déploie la fonction paternelle avec les mêmes concepts que pour l'amour. La subsistance de l'enfant en l'adulte amène à reprendre le mécanisme de l'amour en revenant sur la logique temporelle.

    Avec le soutien du conseil scientifique et de l'équipe d'accueil 4050 de l'université Rennes 2.

  • Cet ouvrage consiste à interroger l'application du modèle évolutionniste dans le champ de la psychanalyse. Ce paradigme occupe une place centrale dans tout un pan de la psychanalyse et de ses applications psychothérapeutiques. Alfredo Zenoni introduit ainsi le lecteur aux fondements mêmes de la psychanalyse, et plus largement de toute pratique clinique orientée par la psychanalyse.

  • Ce livre propose d'examiner l'incidence du dernier enseignement de Lacan sur la forclusion du Nom-du-Père. Avec ce concept, Lacan signale en 1958 « le défaut qui donne à la psychose sa condition essentielle, avec la structure qui la sépare de la névrose ». Or, à cette période, pour Lacan, le Nom-du-Père désignait l'Autre de la loi, il était l'Autre de l'Autre. Dans le dernier enseignement, le statut de l'Autre change, il devient barré et avec lui, le Nom-du-Père, comme support de la loi, est mis en question.

    Avec le concours du laboratoire Section clinique/École doctorale pratiques et théories du sens de l'université Paris 8.

  • Les expériences exceptionnelles, vécus hors-normes partagés par une large portion de la population, viennent bouleverser les modèles contemporains de la maladie mentale. Comment faire la part des choses entre « paranormal » et « folie » ? Pour un clinicien accueillant des personnes en difficulté face aux expériences exceptionnelles, ce qui peut paraître comme un déséquilibre deviendra, selon une autre lecture, une forme de rééquilibrage, une dynamique subjective.

  • Cet ouvrage se consacre à l'exploration du concept de « ravage » qui, du point de vue de l'auteure, est une manière de saisir un type de rapport entre mère et enfant. Rapport particulièrement difficile à admettre et néanmoins nécessaire à prendre en compte dès lors que l'on se place sur le terrain de la psychopathologie. Cet essai s'emploie à nouer structure du fantasme et réel clinique de la maltraitance infantile.

  • À partir de l'enseignement de Freud et de Lacan, Domenico Cosenza cerne le point-clé du statut du refus dans l'anorexie mentale et la notion d'objet rien, concepts fondamentaux d'une lecture lacanienne de l'anorexie. Ces points-clés sont développés non seulement en fonction d'une clinique différentielle mais aussi à partir des questions de l'enfance et de l'adolescence impliquées dans le déclenchement de l'anorexie.

    Avec le concours de l'université Paris 8 (Laboratoire Section clinique et École Pratiques et Théories du Sens).

  • Ce livre tente de situer les enjeux psychiques qui orientent la violence du partenaire et la jouissance de la femme, au regard d'expériences d'accueil et d'accompagnement nationales et internationales. L'objectif y est de traduire au mieux l'expérience subjective de ces femmes mais aussi le parcours possible qu'elles peuvent entreprendre pour se restaurer. L'ouvrage s'inscrit tant dans le champ judiciaire que politique et social, avec une part notable consacrée aux témoignages de la clinique et de la recherche clinique.

  • Résultant de journées d'études, intitulées " Actualité de l'autisme ", ce volume propose en particulier de préciser la place spécifique de l'autisme au regard de la psychose, afin d'en construire une clinique différentielle. L'autisme constitue-t-il une quatrième structure clinique ? Qu'est-ce qui la distingue en ce cas de la psychose ? Telles sont les questions posées au travers des articles qui composent l'ouvrage, questions renouvelées par les travaux récents au sein du " champ freudien " et dont la pertinence clinique mérite d'être soutenue au regard du développement des théories rééducatives et adaptatives. Celles-ci s'avèrent en effet trop souvent privilégiées en dépit de leur faible solidité théorique et du désarroi des praticiens en quête d'une orientation plus précise. La diffusion récente de récits à caractère autobiographique de sujets autistes dits " de haut niveau " a permis d'affirmer une approche non déficitaire de l'autisme et d'explorer la singularité des modalités de défense empruntées par le sujet autiste, face à l'insupportable qu'il rencontre dans son lien à l'Autre. C'est à la compréhension de cet insupportable et des réponses que le sujet autiste lui apporte que se consacre le volume. Il y défend une éthique du sujet contre la logique du handicap par trop dominante.

  • Cet ouvrage veut penser le champ de l'art et celui de la psychanalyse comme susceptibles de s'enrichir mutuellement à travers des rencontres, avec tout ce que cela comporte en terme de diversité, d'ouverture et d'imprévu, dans un esprit non seulement pluridisciplinaire, mais véritablement transdisciplinaire.

    Avec le soutien des équipes d'accueil 4050 et 3208 de l'université Rennes 2.

empty