Picquier

  • La vie est douce à Kamakura. Hatoko continue son activité d'écrivain-calligraphe, les amis et les clients se pressent dans la petite papeterie. Tendres, drôles ou tragiques, les destins se croisent sous son pinceau. Hatoko s'est mariée et découvre, en compagnie de Mitsurô et de sa fillette QP, les joies d'être mère au sein de cette famille recomposée.
    La famille est au coeur de ce second livre : le mariage, la parentalité, les liens avec la belle-famille, ou à la propre mère de Hatoko, qui fait ici son apparition, le souvenir de l'épouse défunte de Mitsurô.
    On retrouve dans ce roman toute l'alchimie des romans d'Ogawa Ito : l'amour, le partage et la cuisine - boulettes à l'armoise, curry de chinchard et miso de pétasite sont au menu de ce roman lumineux pour cultiver l'art d'être heureux.

  • La grand-mère de Mai mène une vie solide et calme dans la montagne au milieu des chênes et des noisetiers. Mai, 13 ans, ne veut plus retourner en cours, oppressée par l'angoisse et la souffrance intérieure, a été envoyée auprès d'elle pour se reposer. Cette grand-mère un peu sorcière va lui transmettre les secrets des plantes qui guérissent et les gestes bien ordonnés qui permettent de conjurer les émotions qui nous étreignent.
    Ce n'est pas le paradis, même si la lumière y est si limpide, car la mort habite la vie et, en nous, se débattent des ombres comme la colère, le dégoût, la tristesse. Mais auprès de sa grand-mère, Mai apprendra à laisser derrière elle son mal-être pour faire confiance aux forces de la vie, et aussi aux petits miracles tout simples qui nous guident vers la lumière.

  • Hatako tient une petite papeterie à Kamakura. Elle est aussi écrivain public, comme sa grand-mère avant elle qui lui avait enseigné cet art d'écrire pour les autres.
    Cette papeterie Tsubaki devient rapidement un lieu de rencontres où se nouent des relations inattendues.
    Elle calligraphie des cartes d'anniversaire, rédige un mot de condoléances pour le décès d'un singe, des lettres d'adieu ; d'autres clients veulent annoncer leur divorce, d'autres encore ont des exigences surprenantes auxquelles elle se plie avec bonheur.
    Grâce au talent d'Hatako et à son amour des autres, la petite papeterie devient le théâtre des réconciliations avec les autres et avec elle-même.
    Apaisée, le jeune femme pourra enfin écrire à sa grand-mère tout l'amour qu'elle n'avait jamais pu lui dire.

  • Pékin 2050 Nouv.

    Pékin 2050 : les téléphones, les ordinateurs, Internet ont été remplacés par une nouvelle technologie qui permet aux humains de se connecter directement dans une "Communauté de Conscience" grâce à une puce implantée dans le cerveau. A la tête de ce bouleversement des rapports humains, une entreprise : Empire & Culture, et un homme, qu'on appelle l'Empereur. Ce matin-là, une information de niveau rouge tourne en boucle dans le flux des nouvelles : l'écrivain Yuwen Wanghu, tout juste nommé prix Nobel de littérature, s'est suicidé.
    Intrigué par les mystères entourant cette mort, son ami Li Pulei se lance dans une enquête. Mais quel rôle Pulei joue-t-il vraiment dans cette vaste entreprise de manipulation des individus ? Peut-être pas celui qu'il croit. Ce captivant roman d'anticipation s'empare d'un sujet très actuel, le cybercontrôle exercé en Chine, et pousse à leurs conséquences ultimes les dérives possibles d'un système de communication numérique globale".

  • Elles ont 7 ou 9 ans à New York. Elles s'appellent Christina, Lucy, Frangie ou Annie... Elles partagent des lits à punaises et des parents chinois qui luttent chaque jour pour les nourrir, leur payer l'école et les faire grandir dans le rêve américain. C'est leurs voix qui nous parlent, spontanées, crues, bouleversantes, elles racontent une enfance dans les marges, le racisme et la violence quotidienne, et l'amour immense des parents qui les protège et les étouffe.
    C'est ainsi qu'elles apprennent à sortir de l'enfance avec une audace et une soif de vivre qui éclatent à chaque page.
    Des gamines inoubliables qui font valser les clichés de la littérature d'immigration, dans ce premier roman d'une énergie folle qui laisse le lecteur étourdi.

  • Un jeune couple d'intellectuels est brutalement interné dans un camp de détenus politiques dans une vallée reculée de Corée du Nord. Année après année, les persécutions viennent à bout de leur dignité jusqu'à les précipiter dans un enfer moral où la volonté désespérée de survivre justifie tous les moyens.
    Secrètement amoureux d'elle par le passé, un garde viole la jeune femme, dont le mari refuse de reconnaître l'enfant qu'elle met au monde et qui mourra dans le camp. La jeune femme parvient miraculeusement à s'échapper avec l'aide du garde et s'enfuit en Corée du Sud. Les deux hommes s'échappent à leur tour.
    Profondément meurtris, les trois personnages vont se retrouver et se déchirer. Un enfant - dont elle était enceinte lors de sa fuite - laisse entrevoir un avenir porteur d'espoir.

  • Au Japon, porter plainte pour viol est synonyme pour les femmes de véritable suicide social. Une femme a pourtant pris le risque de parler à visage découvert.
    En 2015, Ito Shiori a 26 ans, elle est journaliste. Un soir, elle rejoint N. Yamaguchi - directeur dans une grande chaîne de télévision et proche du Premier ministre - au restaurant pour parler affaires. Quelques heures plus tard, elle reprend conscience dans une chambre d'hôtel, en train de se faire violer.
    Confrontée à la mauvaise volonté des pouvoirs publics et au silence des médias, Shiori mènera seule l'enquête sur sa propre affaire. A ce jour, elle n'a toujours pas obtenu justice.
    Le livre que vous avez entre les mains est son histoire, sa voix, et surtout son combat pour faire changer le regard que porte la société japonaise sur les victimes d'agressions sexuelles.

  • « Pourquoi j'ai décidé de partir ? En deux mots, c'est parce que je déteste la Corée. Je suis un peu comme un animal victime de la sélection naturelle. Tu sais, ces animaux qu'on voit souvent dans les documentaires sur la savane africaine, les gazelles Thomson, il y en a toujours une qui ne fait rien comme les autre et finit par se faire dévorer. Eh bien voilà, je suis un peu comme celle-là. C'est pour ça que j'ai quitté la Corée. » Kyena est une jeune femme indépendante, qui désire simplement trouver un équilibre et être heureuse. Mais impossible pour elle de se couler dans le moule trop étroit de l'ordre social coréen, où être femme et d'origine modeste est un double handicap.

    Aussi a-t-elle décidé d'émigrer en Australie. Mais tout ne se déroule pas exactement comme elle l'avait prévu...

  • Deux spécialistes de Rousseau sont conviés par un mystérieux collectionneur dans sa demeure de Bâle pour authentifier une oeuvre du peintre. Commence alors un véritable jeu de piste avec pour seul point de départ un roman anonyme en sept chapitres dont ils n'auront le droit de lire qu'un chapitre par jour et qui relate les derniers mois de vie du peintre jusqu'à sa mort en 1910.
    Coupés du monde, avec pour seule compagnie la toile de Rousseau, entre le jeune historienne japonaise Orie et son rival T om, va naître une irrésistible attirance.
    Mais dans le monde plein de faux semblants des collectionneurs d'art, qui croire, et à qui faire confiance ?

  • Le mangaka Minami Shinbô dit avoir emprunté le cerveau d'un chat pour écrire ces vingt-six haïkus, avec l'ambition que cette vision féline du monde provoque chez son lecteur une forte commotion affective et intellectuelle.
    Un chat nonchalant, chapardeur, libre, cultivé et plein d'humour... Certains poèmes sont des clins d'oeil à l'histoire littéraire du Japon, le romancier Sôseki ou le poète Bashô. Images et textes se répondent, et on referme ce livre en se laissant envahir par le désir de devenir soi-même chat...

  • Ce court roman, L'Histoire de mon oncle a été écrit en 1990, un an après le drame de Tiananmen.
    En réalité, ce sont trois histoires qui composent ce roman, peinture d'une époque et d'une génération. La première partie se passe dans un petit village perdu au fin fond de la campagne chinoise : une jeune fille s'éprend de son maître d'école, un intellectuel « droitiste » réhabilité; puis, c'est l'histoire de la réussite sociale de l'oncle qui devient un écrivain connu et prend sa revanche sur la vie de chien qu'il amenée pendant la Révolution culturelle; viendra enfin le temps du drame et des désillusions.
    C'est sans complaisance qu'elle porte un regard désabusé et ironique sur la génération qui l'a précédée.
    C'est le bilan et le réexamen de son époque.

  • La pluie s'abat sur la forêt vierge malaisienne. Le tumulte emplit tout le ciel et la terre, comme s'il n'y avait plus ni jour ni nuit, ni début ni fin. Noyée sous le déluge, en bordure d'une plantation d'hévéas, se tient une petite maison qui abrite une famille de migrants chinois, le père, la mère et leur petit garçon Sin. Ce soir-là, les chiens aboient soudain furieusement, le père change de visage : un tigre rôde autour de la maison.
    Les jours sont rythmés par le rude labeur de la récolte du latex. On entaille avec eux le tronc des arbres immenses qui parfois tombent et tuent, on affronte les tempêtes, les inondations, les violences de l'invasion japonaise qui n'épargneront pas les hommes. On se laisse conduire au coeur de la jungle à la rencontre des morts et des esprits qui la peuplent. On se laisse envoûter par ce roman hypnotique traversé par un grand souffle poétique.

  • Il y a d'abord un chat de gouttière au pelage d'un roux doré, qui aime dormir pelotonné en U devant le poêle. Il est vieux et ses jours sont comptés. Pour réconforter ce chat en fin de vie, se forme un étrange ménage à trois composé d'une jeune et prometteuse réalisatrice de cinéma, de son mari journaliste et de son ex-compagnon, scénariste désenchanté et trop porté sur la boisson. Une intimité imprévue se crée entre eux à la faveur de leur amour commun pour ce chat. Car sa présence crée une mystérieuse alchimie avec ces sentiments mêlés qui agitent le coeur des hommes et leur sont parfois si impénétrables. Peut-être leur donne-t-il l'occasion de comprendre enfin, et de faire face bravement: Il faut accepter d'aimer. Nous qui avons du mal à nous aimer nous-mêmes, nous devons au moins essayer d'aimer quelqu'un d'autre sans avoir peur.

  • Une mère connait-elle vraiment son fils ? Yujin, 26 ans, se réveille un matin couvert de sang. En bas des escaliers du duplex qu'il partage avec sa mère gît le corps de celle-ci, la gorge tranchée d'une oreille à l'autre. Aucun souvenir de la veille ; les crises d'épilepsie dont il souffre depuis l'enfance ont altéré sa mémoire. Il lui semble se souvenir de sa mère criant son nom. Mais appelait-elle à l'aide ? Ou implorait-elle ? Commence alors une course contre la montre pour le jeune homme qui n'a que peu de temps avant que la police s'en mêle. Trois jours pour lever le voile sur les évènements de la nuit, et pour apprendre la vérité sur lui et sa famille. Un thriller psychologique addictif qui nous précipite dans l'esprit d'un psychopathe.

  • San, jeune femme au foyer, remarque qu'elle ressemble de plus en plus à son mari. C'est un homme qui a réussi dans la vie, mais à la maison il ne pense à rien, reste des heures devant la télévision à siroter un verre. San voit les traits de son visage peu à peu se brouiller, les limites entre leurs deux personnalités se confondre, leurs rôles au sein du couple s'inverser. A mesure que ce processus déroutant prend de l'ampleur, son mari dépérit, pour finir par se transformer en une fleur, une fragile pivoine. San emporte la fleur sur une montagne proche et la plante à un endroit offrant un beau panorama.

  • C'est une histoire vraie que nous livre ici l'auteur, une histoire pleine d'émotion et d'humanité où, grâce à des souvenirs étonnamment précis, elle fait revivre son enfance et surtout sa grande soeur Bongsun qui l'a initiée au monde et à la vie. Bongsun a connu la maltraitance, l'abandon et la faim dès son plus jeune âge. A sept ans elle s'est enfuie d'une famille où elle avait été placée, qui la battait et l'affamait, pour se réfugier auprès de la mère de Jjang (surnom d'enfance de l'auteur). La petite Jjang, très attachée à elle, la considère comme sa grande soeur et partage des moments forts et tendres avec elle. Pour autant, Bongsun n'occupe pas une place égale à celle des autres enfants dans la famille, elle reste une subalterne, une petite bonne.

  • Le roman de Gong Ji-young, c'est celui de sa douleur face à des faits qui se sont réellement déroulés en 2005 dans une institution pour enfants handicapés d'une petite ville de province coréenne.
    Un professeur nouvellement nommé dans l'école Ja-ae découvre rapidement les sévices et abus sexuels commis sur les enfants par des responsables, avec la complicité de membres de la police et des autorités locales. Ces enfants sont d'autant plus réduits au silence qu'ils sont atteints de surdité.
    Ce roman poignant a provoqué un séisme dans la société coréenne et un changement législatif : la loi Dogani, votée en octobre 2011, supprime le délai de prescription pour des agressions commis sur les enfants en dessous de treize ans et les femmes handicapées, et augmente les peines de prison.

  • C'est le jeune Niannian qui raconte l'incroyable fléau qui s'est abattu sur le petit village des monts Funiu. On l'appelle l'idiot, bien qu'il ait parfois l'esprit aussi clair qu'un pan de ciel bleu, et il se sent bien en peine de raconter ce qui s'est passé. Mais voilà, leur voisin le grand écrivain Yan Lianke a vu son esprit se dessécher et son inspiration tarir, alors il faut bien que Niannian s'acquitte de cette tâche à sa place.
    Niannian implore les esprits de lui venir en aide car les gens de son village ont sombré dans une épidémie de somnambulisme. Les jours se succèdent mais le soleil se refuse à poindre. Et dans cette nuit perpétuelle les hommes transgressent tout : la morale, le bon sens, les convenances, ils réalisent leurs désirs les plus secrets et se livrent à la violence. Faut-il voir ce monde insensé comme une allégorie de la réalité ? C'est un roman à la puissance visionnaire et à l'humour dévastateur qui vous empoigne et vous emporte tout frissonnant dans sa nuit de cauchemar.

  • A vingt-huit ans, Kento habite encore chez sa mère, souffre de rhume des foins et n'est pas très vaillant au lit avec sa petite amie. Il traîne toute la journée dans l'appartement, guère plus actif que son grand-père qui partage leur vie et ne cesse de se plaindre.

    Kento décide d'assister son grand-père dans son désir d'une mort digne et et paisible, mais cette tentative d'euthanasie douce se transforme en une double renaissance. Renaissance de Kento qui, frappé par la déchéance physique de son grand-père, se lance dans une reconstruction complète de son corps, cerveau compris, et voit s'ouvrir à lui de nouveaux horizons. Renaissance aussi de l'aïeul qui, fortifié par la sollicitude de son petit-fils, retrouve le courage de vivre.

  • Dans le Shanghai des années 1940, une actrice d'opéra comique a connu un certain succès durant sa jeunesse ; l'âge venant, elle n'obtient que de petits rôles. Divorcée du père de ses deux premiers enfants après qu'il a écopé d'une peine de prison pour corruption, elle ne montre que froideur et indifférence à sa benjamine, Yu Xiaoqiu. Wang Anyi nous dépeint le destin de cette jeune fille rejetée mais pleine de vie, un destin étroitement lié à la vie du petit peuple de Shanghai.
    Du même auteur : Le Chant des regrets éternels ; Amour dans une petite ville ; Amour dans une vallée enchantée;
    Amour sur une colline dénudée ; Le Plus Clair de la lune.

  • Un écrivain est interrompu dans son travail par un ami qui lui propose d'assister à un meurtre.
    Dans un bas-fond de Tokyo, ils assistent à ce qu'ils croient être un assassinat sordide orchestré par une femme démoniaque, dont son ami va devenir fou amoureux. Enfermé dans sa passion, il se rend compte qu'il est destiné à être sa prochaine proie. Bientôt, il demande à son ami d'être témoin de sa propre mise à mort. Mais le lendemain, de retour chez son ami, l'écrivain découvre celui-ci vivant, qui l'attend...
    Une intrigue haletante qui fonctionne sur le mystère de messages codés à déchiffrer, un jeu d'apparences trompeuses, une ville labyrinthique... Avec toutes les obsessions de Tanizaki : voyeurisme, jeu de miroirs et mise en abyme... Le roman comme théâtre des illusions.

  • Park Minwoo, directeur d'une grande agence d'architecture, a la satisfaction d'avoir réussi sa vie et contribué efficacement à la modernisation et à l'urbanisation de son pays. Né dans une famille pauvre de Séoul, il s'est arraché à son milieu : il a étudié aux Etats-Unis, et fait un mariage bourgeois avant de se lancer dans sa carrière d'architecte. L'homme célèbre et sûr de lui qu'il est devenu reçoit un jour un message d'une amie d'enfance qui l'a aimé. Les souvenirs du passé ressurgissent, l'invitant à replonger dans un monde qu'il avait oublié. C'est l'occasion pour lui de s'interroger sur son métier, sur la corruption qui règne dans le milieu de la construction immobilière, sur sa responsabilité dans l'enlaidissement du paysage urbain, sur la violence faite aux expropriés.

  • Pendant l'âge d'or de la civilisation chinoise, sous la dynastie Tang (618-907), nombre de courtisanes étaient aussi des poétesses et des taoïstes, de grandes dames qui suscitaient fascination et respect. Elles eurent pour descendantes les geishas japonaises. Saxifrage avait des goûts aristocratiques et des moeurs très libres.
    C'est son regard sur le monde, plus que sa beauté physique ou ses talents en érotisme, qui devrait faire regretter au lecteur de n'avoir pu la connaître.

  • Imano a la trentaine, lui qui ne connaît que la capitale a été muté dans une région de rivières et de forêts où il se sent un étranger. Mais voilà qu'une simple occupation pour meubler son temps libre prend de plus en plus de place dans sa vie. La pêche. Remonter un torrent dans la pénombre de la végétation dense, appâter avec quelques oeufs de saumon, d'un balancement précis du poignet poser la ligne juste là où il faut dans un trou sur l'autre rive.
    Et même si l'on prend plus facilement des vandoises communes que les savoureuses truites yamame, quel plaisir de pêcher en compagnie d'un ami toujours prêt à ouvrir une bouteille de saké ! Mais comment avoir un ami masculin sans que l'attirance vienne brouiller les plaisirs les plus simples ?

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