Paris

  • La macronie et l'islamisme : 5 ans de lâchetés

    Jean-Frédéric Poisson

    • Paris
    • 10 Mars 2022

    La majorité présidentielle se targue de combattre le "séparatisme islamiste". Vraiment ? En vérité, derrière une communication tentant de rassurer les Français, les élus locaux de La République en Marche et leurs alliés inaugurent des mosquées radicales et accompagnent parfois leur construction. Les milliers d'étrangers inscrits au Fichier pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT) ne sont, eux, expulsés qu'au compte-gouttes.

    Quant aux mouvements islamistes les plus extrêmes, ils sont toujours autorisés : les Frères musulmans de Musulmans de France, avec leurs 200 mosquées et écoles-collèges-lycées, les Turcs du Millî Gorü? ainsi que les Tablighi qui ont pourtant rejeté la "charte des principes de l'islam de France" soumise par l'Intérieur, sans parler des salafistes qui contrôlent plus de 150 mosquées.

    L'immigration, qui alimente le magma islamiste depuis quarante ans, n'est pas tarie, et des centaines d'hôtels sont utilisés par l'Etat pour héberger les clandestins. Ce bilan inquiétant découle d'une lâcheté politique devant alerter les citoyens sur les faux-semblants du macronisme.

  • Molière et la musique : des états du Languedoc à la cour du Roi-Soleil

    Collectif

    • Paris
    • 3 Mars 2022

    On ignore généralement l'importance que la musique revêtait dans la famille du jeune Molière né en 1622 et qui le marqua dès sa jeunesse. Écrivain, comédien, metteur en scène, Molière était également danseur et musicien. Nombreuses sont les pièces où il introduisit musique et danse, s'y distribuant un rôle chanté (il avait une voix de basse). Pour plaire au roi, grand amateur de danse et danseur lui-même, il créa la comédie-ballet en collaboration avec Lully avec lequel il produisit de nombreuses comédies : Les Fâcheux (1661), Le Mariage forcé (1664), La Princesse d'Elide (1664), L'Amour médecin (1665), La Pastorale comique (1667), Le Sicilien ou l'Amour puni (1667), Georges Dandin (1668), Monsieur de Pourceaugnac (1669), Les Amants magnifiques (1670), Le Bourgeois gentilhomme (1670), Psyché (1671), Le Ballet des ballets (1671).
    Après sa rupture avec Lully, Molière fit appel à Marc-Antoine Charpentier qui travailla à la reprise de certaines pièces et à la création du Malade imaginaire en 1673. Le 17 février de cette même année, à la 4ème représentation de la pièce au théâtre du Palais-Royal, Molière, qui tenait le rôle d'Argan, tomba terrassé. Il n'avait que 51 ans.
    Avec ce livre, on suit également Molière dans sa vie itinérante entre 1645 et 1658 dans diverses régions de France. On découvre aussi que son art qui combine un nouveau langage théâtral ouvert sur la musique et la danse, vise à une fusion esthétique, expression du baroque le plus abouti au sein même du classicisme du Grand Siècle. Une ½uvre qui, en 400 ans, n'a pas pris une ride.

    Les différentes rubriques de ce livre sont dues à des historiens de la littérature, de la musique et de la danse, sous la direction de Catherine Cessac, directrice de recherche émérite au CNRS. Parmi ses divers ouvrages, citons Marc-Antoine Charpentier en 2004 et La duchesse du Maine (1676-1753), entre rêve politique et réalité poétique (Classiques Garnier, 2016).

  • L'affaire de Bruay-en-Artois

    Pascal Cauchy

    • Paris
    • 21 Avril 2022

    Il y a 50 ans, le jeudi 6 avril 1972, à Bruay-en-Artois, dans le Pas- de-Calais, vers 14h30, le corps de Brigitte Dewèvre, une jeune fille de 15 ans, fille de mineurs, est découvert dans un terrain vague. Moins d'une semaine plus tard, la justice tient un suspect : Pierre Leroy, le notaire de la ville, notable accusé d'avoir étranglé une adolescente du coron !

    Dans un contexte économique et social tendu, militants d'extrême gauche et journalistes s'emparent de l'affaire : les premiers activent la flamme de l'indignation face à un "crime de classe", les seconds traquent le sensationnel. Bientôt, le crime de Bruay- en-Artois va devenir l'une des plus grandes affaires criminelles de l'après-guerre, dont Pascal Cauchy retrace ici, dans un style vif et avec un grand souci du détail, les multiples péripéties. S'il dénoue les fils de l'affaire, il s'attache surtout à dénoncer sa récupération par les maoïstes à des fins partisanes. Pour eux, c'est moins la victime qui compte que ce qui peut servir un plan politique. Manipulation de l'opinion publique en désignant le notaire Leroy coupable parce que bourgeois, où l'on découvre des méthodes de dénonciations arbitraires d'obédience idéologique toujours d'actualité. À ce titre, l'affaire de Bruay-en-Artois est révélatrice d'une transformation de la gauche après 1968 qui aboutira, neuf ans plus tard, à l'élection de François Mitterrand.

  • Ombres et lumières de la colonisation à la française

    Frédéric Angleviel

    • Paris
    • 18 Novembre 2021

    Dans ce livre original, l'auteur aborde la colonisation française en essayant d'objectiver sa description et surtout ses logiques, énoncées ou inconscientes. Un travail rarement tenté car les analyses ici sont souvent brouillées par les présupposés idéologiques des deux décryptages du passé qui s'affrontent. Une phrase du préambule de l'accord de Nouméa de mai 1988 exprime bien la dualité de la perception française de ses réalités coloniales : « Le moment est venu de reconnaître les ombres de la période coloniale, même si elle ne fut pas dépourvue de lumière ». L'auteur, spécialiste de l'histoire coloniale dénommée désormais l'histoire d'outre-mer, s'est approprié cette phrase afin de l'appliquer à l'ensemble de la « colonisation à la française » entre 1830 et 1962. Cet essai prend en compte la grande diversité géographique de « l'empire colonial français », initié par la royauté, poursuivi par le Second Empire, et surtout développé et administré par la République. Si l'objectif de cet ouvrage n'est pas de valoriser ou de critiquer cette colonisation, réalité complexe qui était imbriquée dans la vie de la Nation, il est de l'interroger et de l'analyser sans parti-pris. A contrario, il se demande pourquoi des peuples constitués ou en devenir ont pu accepter d'être vassalisés aussi longtemps par une puissance exogène souvent lointaine ? Leurs différentes colonisations et leurs mutations furent-elles une étape nécessaire à leur entrée dans la mondialisation triomphante ? Comprendre ces phénomènes humains de domination et d'exploitation de l'autre dans le cadre de l'empire-patrie des droits de l'homme, participe tout autant à la compréhension des enjeux post et néo coloniaux dans les espaces francophones qu'à une nouvelle appréhension de la société hexagonale d'hier et d'aujourd'hui.

  • L'homme qui n'aimait pas la France

    Roland Hureaux

    • Paris
    • 25 Février 2022

    Fort de sa large connaissance des rouages de la sphère publique et de la société française, Roland Hureaux fait un bilan sans concession de l'action du président Macron (dix ans compte tenu du rôle essentiel qu'il a joué auprès de Hollande). Une politique qui ne conduit à rien moins qu'à la destruction de la France.
    Candidat à sa propre succession, Macron n'a pas trahi la gauche : il en incarne, au contraire, la figure achevée. À la poursuite d'idéaux utopiques, la gauche ne pouvait en effet que trahir, que ce soit au travers des totalitarismes d'hier ou du ralliement sans conditions d'aujourd'hui au capitalisme le plus déchaîné. Macron représente le dernier avatar de cette gauche contemporaine que l'on voit à l'½uvre aux États-Unis avec Biden : nouveau bloc historique alliant une poignée de multimilliardaires dont le Forum de Davos est l'expression accomplie, et les mouvements d'extrême-gauche hostiles à la famille, aux nations, aux libertés. En visite à Washington, Macron a avoué qu'il voulait « déconstruire la France ».
    Quoiqu'il n'ait cessé, de favoriser les puissances d'argent, il est un inconditionnel du woke, idéologie antiraciste, antinationale, antifamiliale, qui gangrène l'Occident et ne cesse de stigmatiser dans les médias ou les prétoires, l'islamophobie, l'homophobie, les climato-sceptiques et maintenant les « antivaccins ».
    Macron a en même temps développé toutes les formes d'assistance, laissant filer les déficits et écrasant les classes moyennes suspectes d'incarner une conscience nationale, religieuse ou civilisationnelle. Pour tous ceux qui ne résument pas la politique aux questions d'argent, Macron se situe, plus qu'aucun Président, à l'extrême-gauche. Toute son action montre qu'il voue à la France un désamour, moins affectif qu'idéologique : la France n'a pas sa place dans le projet euro-mondialiste qu'il prétend porter.

  • Non à la France à la dérive

    Martin Nicolas

    • Paris
    • 17 Mars 2022

    Nous vivons dans un monde "hyper connecté" complètement déconnecté. Un monde vide de sens. Quand on a besoin de politique, on a du spectacle, quand on a besoin de se serrer les coudes, on est divisé, quand on a besoin d'apprendre ou de s'informer, on est diverti ou leurré, quand on veut manger correctement, on est limite intoxiqué, quand on veut de la qualité, on récolte du toc, quand on donne son avis, on n'est pas entendu, quand on a besoin de soutien et de lien, on nous cantonne dans le virtuel, quand on veut gagner sa vie, on est précarisé... Quand on a besoin d'être rassuré, d'être protégé, d'être soigné, on est plongé dans la peur et la solitude.

    Toutes les sphères qui constituent notre société ont comme triste point commun la perte de leurs fonctions, de leurs rôles et de leurs finalités principales. Elles brillent par leur stupidité et leur inutilité en ne faisant plus ce pour quoi elles ont été initialement destinées. Bienvenue en Absurdie. On ne pourra pas indéfiniment supporter ces logiques froides et folles. On ne tolérera pas ce logiciel embarqué dans nos têtes qui nous incite à nous distancier de ce qui est clair, simple et humain. On ne tiendra pas si on laisse faire.

    En une quarantaine de rubriques incisives et argumentées (De la pensée sans réflexion, De la télévision sans culture, De l'école sans enseignement, De l'art contemporain sans art, De l'État sans pouvoirs, De la nourriture sans nutriments, Du pays sans paysans...), Nicolas Martin dénonce les manipulations dont nous sommes tous victimes. À cheval entre l'essai et le pamphlet, son livre, servi par un humour décapant, fait mouche, nous appelant à la prise de conscience et à la résistance.

  • Contre le politiquement correct : billets d'humeur et d'humour Nouv.

    Contre le politiquement correct : billets d'humeur et d'humour

    Max Chaleil

    • Paris
    • 12 Mai 2022

    Entre 2015 et 2021, Max Chaleil, écrivain et éditeur, a donné - quand il en avait le temps -, des articles à certains journaux, Réforme entre autres, mais aussi à certaines radios libres. Ces textes ont été écrits à chaud et renvoient à l'actualité, certains événements étant restés dans les mémoires, d'autres passés à la trappe. Evénements touchant à la politique, à l'économie, à la société, à la religion, à la culture, à l'art,... Tous ces articles s'inscrivent dans une approche délibérément libertaire, politiquement incorrecte et mal-pensante, car l'auteur se méfie des idées à la mode, des vérités établies, des enthousiasmes téléguidés, des certitudes idéologiques. Il préfère, après examen, donner ses jugements personnels, en toute indépendance de pensée. Animé du souci d'authenticité et de liberté, il revendique le droit à la critique, à la satire, à l'humour... Ces textes, d'esprit pamphlétaire, à l'humour corrosif, n'ont pas été retouchés ni réorganisés thématiquement. Ils apparaissent dans l'ordre chronologique et constituent par là un miroir des moeurs et des modes, des engouements et des inimitiés, des encensements et des dénigrements... Pour l'auteur, être politiquement incorrect c'est être lucide sur soi-même et la société, et témoigner, fût-ce au risque d'être mal vu, sinon ostracisé.

  • Josephine Butler (1828-1906) : récit d'une croisade féministe

    Frédéric Regard

    • Paris
    • 13 Mai 2021

    Dans l'Angleterre de la fin du XIXe siècle, une femme des classes supérieures que rien ne destine à entrer dans l'arène politique, découvre que l'exploitation sexuelle des filles pauvres est organisée par le gouvernement britannique. Tel est le scandale qui lui commande de s'engager dans sa « guerre sainte ». Josephine Butler (1828-1906) rencontre bien des obstacles dans sa croisade : policiers, militaires, médecins, politiques et hommes d'Église, ils tenteront tous de la faire taire. La fille de bonne famille sera amenée à braver de multiples interdits, à accepter maintes compromissions. Les voyages de cette protestante non-conformiste dans l'Europe des années 1870-1880, notamment dans les bas-fonds de Londres, Bruxelles, Paris, l'inscrivent aussi dans le journalisme moderne. Tous les efforts de Josephine Butler seront finalement couronnés de succès, et les lois anglaises réglementant la prostitution abrogées.

  • écrits sur l'art

    Paul Gauguin

    • Paris
    • 11 Octobre 2017
  • Ces animaux qui nous rendent bêtes ; contre l'idéologie antispéciste

    Jacques Lucchesi

    • Paris
    • 8 Avril 2021

    L'animal serait-il devenu notre alter-ego ? Pour les antispécistes, cela ne fait aucun doute. Selon eux, il faudrait ouvrir en grand les portes des zoos, attribuer aux animaux des droits subjectifs ainsi qu'une représentation politique qui les mettraient à égalité avec nous et, bien entendu, s'abstenir de les consommer jusque dans leurs productions naturelles : les fourrures bien sûr, mais aussi la laine et le cuir, sans oublier lesoeufs, le miel et la soie, tous produits issus de la domestication.
    Dans une langue claire et souple, cet ouvrage, entre l'essai et le pamphlet, s'attache à démonter l'un après l'autre les arguments de l'idéologie antispéciste, mais aussi ceux, du véganisme, de la collapsologie et de l'écologie radicale. Sans nier la nécessité d'améliorer le sort des animaux dans notre société, l'auteur rappelle que le monde humain s'est bâti sur la différence homme-animal. Et que, par conséquent, mieux vaudrait maintenir la part d'altérité des animaux plutôt que de vouloir les humaniser à tout prix.

  • Les éditeurs : chronique du monde de l'édition 1970-2021

    Pierre Darmon

    • Paris
    • 14 Octobre 2021

    Tableau de moeurs, cette chronique relate de façon réaliste et parfaitement documentée le monde de l'édition. Elle privilégie moins les hommes que les situations ou les phénomènes qui les façonnent. Tel éditeur, modèle de vertu et de bonhomie durant les années fastes de l'éden éditorial, deviendra un loup dans les années d'apocalypse. Ce livre n'est ni une autobiographie ni une chronique littéraire ni un roman, sinon un roman vrai jusque dans les moindres détails. Il s'agit d'un témoignage et d'une réflexion libre sur la création littéraire et son environnement éditorial. À travers deux visions d'un même monde, l'une, sociologique perçue de l'extérieur, l'autre, existentielle, vue de l'intérieur, prennent corps 45 ans d'une vie d'auteur riche en rebondissements et dominée par la lumière d'un sourire, le chant d'une flûte, une mystérieuse histoire d'amour... Comme dans le kaléidoscope de la vie, on y passe du rire aux larmes, de la réflexion au lyrisme, de l'amour à la haine, du succès à l'échec, des humanistes aux escrocs... D'un éditeur l'autre, nous voilà entraînés, du sous-sol au grenier, dans les secrets d'un monde peu connu où le recours occasionnel aux pseudonymes n'altère en rien l'authenticité du témoignage. Au fil des mots surgissent des personnages hauts en couleur évoluant dans des situations pittoresques, picaresques ou ténébreuses mais toujours plongés dans cette atmosphère à l'épaisseur balzacienne qu'aucun auteur en renom, enfermé dans sa thébaïde, ne verra ni ne dira jamais.

  • Le mirage mondialiste ; comment on manipule l'opinion

    Olivier Piacentini

    • Paris
    • 15 Octobre 2020

    Avec Le mirage mondialiste, Olivier Piacentini dévoile secteur par secteur les méthodes de formatage et d'asservissement des populations, alors que nous, peuples européens, croyons vivre encore dans des systèmes démocratiques où règne la souveraineté populaire. En apparence sans doute, mais, depuis trente ans, nous sommes soumis au régime du mondialisme imposé par les puissances financières, mais aussi et surtout infusé dans notre quotidien par les télévisions -notamment les séries et téléréalités-, les radios, les journaux, le cinéma, les musiques nouvelles -disco et rap-, l'art notamment contemporain, les sports, la publicité et le marketing, les divertissements...

    L'idéologie mondialiste s'insinue partout. Dans la presse, elle nous fait croire qu'il n'y a pas d'alternatives. Dans les divertissements, elle nous fait miroiter un monde ouvert plus beau, plus passionnant, plus libre à travers des oeuvres dont le financement dépend largement aujourd'hui de la superclasse mondiale. Peu à peu, les peuples se laissent glisser dans le "paradis mondialiste", en croyant entrer dans le progrès et la modernité.

    Or, c'est de leur liberté, de leur souveraineté, de leur survie en tant que nation qu'ils se dépouillent sans même en avoir conscience. Dans un langage accessible au plus grand nombre, ce livre, extrêmement documenté et non dénué d'humour nous invite à ouvrir les yeux.

  • La mondialisation totalitaire

    Olivier Piacentini

    • Paris
    • 25 Janvier 2018

    Mondialisation et totalitarisme : les deux termes semblent antinomiques, la mondialisation étant présentée comme une libération aux antipodes du totalitarisme, hypertrophie du nationalisme. Or, nous n'avons jamais autant subi un tel conditionnement, un tel rejet de tout ce qui n'entre pas dans les vues du politiquement correct comme du réalisme économique.
    Sous nos yeux se met en place un système insidieux, souriant, en réalité phagocytaire. Délocalisations, concentration des entreprises, destruction des emplois, concurrence déloyale, laxisme en matière d'immigration, complaisance avec le communautarisme, le but est clair : asservir Nations et États, araser les particularismes, saper la démocratie, abaisser le niveau culturel, uniformiser les modes et les goûts pour parvenir à une gouvernance mondiale sans précédent. Parallèlement à la transformation des peuples occidentaux en consommateurs passifs et assistés, gavés de fêtes et de jeux, se développe une exploitation forcenée du tiers-monde, de ses richesses et de ses travailleurs, ressort de l'enrichissement accru des puissants privant les pauvres du nécessaire pour accroître leur abondance.
    Depuis des décennies, un totalitarisme d'un nouveau genre tisse sa toile, substituant à la violence d'État le conditionnement par le marketing et les nouvelles technologies.
    Dans cet essai, Olivier Piacentini décortique l'avènement des nouvelles oligarchies financières qui, ayant supplanté le pouvoir des États, déroulent un programme de domination planétaire visant à changer le cours de la vie humaine, voire transformer l'humain. Une perspective glaçante que voilà cinquante ans avaient pressentie Aldous Huxley et Georges Orwell.

  • Bon débarras ! un meurtre à la campagne

    François Sauteron

    • Paris
    • 31 Mai 2018

    A travers l'histoire d'une famille quercynoise que François Sauteron déroule dans son environnement campagnard, est reconstituée la tragédie de septembre 1963 où Casimir, le patriarche, élimine avec l'aide de sa femme et de sa fille, un gendre parasite et violent.

    Ce récit est exact, dans ses moindres détails, l'auteur ayant recueilli de nombreux témoignages, mais également côtoyé les protagonistes de ce drame. Certains verront peut-être dans ce livre un essai de réhabilitation et penseront que ce jury de paysans, jugeant l'un des leurs, n'avait pas été assez clément.

    D'autres, choqués par l'horreur des faits, s'étonneront de la sentence prononcée. Auraient-ils eu de nos jours le même procès ? Au-delà de ce drame, c'est une approche ethnosociologique d'un monde rural aujourd'hui disparu, qui nous est proposée.

  • L'Eglise face à l'islam ; entre naïveté et lucidité

    Joachim Vérilocas

    • Paris
    • 13 Septembre 2018

    Quand le pape François peut dire : "Il n'existe pas de terrorisme islamique" et Mgr Podvin, porte-parole des évêques de France, affirmer : "Il ne faut pas diaboliser l'islam", les fidèles ont de quoi s'inquiéter. Citons aussi Mr Dagens : "Il faut faire très attention à ne pas diaboliser tous les djihadistes", ou encore le frère dominicain Adrien Candiard qui assène : "Le salafisme promu par l'Arabie Saoudite n'est pas violent." Au déni de réalité et à la bienveillance commandés par la sauvegarde du dialogue, s'ajoute un relativisme mal placé : "Certains musulmans peuvent être excessifs, voire fanatiques", concède Mgr Vingt-Trois, "comme des catholiques peuvent l'être", complète-t-il aussitôt. Dans le même esprit, le pape François déclare : "Si je parle de violence islamique, je dois parler de violence catholique", mettant sur le même plan l'islamisme radical et la violence conjugale... Joachim Véliocas dresse ici le bilan de cinquante ans de relations islamo-chrétiennes, en remontant aux sources des malentendus : chapelles devenues mosquées, mosquées inaugurées en présence d'évêques, instituts catholiques à la dérive... L'auteur sait pourtant relever les positions courageuses d'évêques et de cardinaux au service de la vérité. Un livre-choc dénonçant les errements d'une Église dans sa défense aveugle de l'islam.

    Avec une préface du père Henri Boulad.

  • Israël, le rêve inachevé

    Pierre Lurçat

    • Paris
    • 22 Novembre 2018

    A l'occasion du soixante-dixième anniversaire de la naissance de l'Etat d'Israël, le 14 mai 1948, l'auteur s'interroge sur le conflit israélo-arabe, mais surtout sur deux conceptions opposées du sionisme et de l'identité d'Israël : " Israël doit-il rester un Etat spécifiquement juif, selon le souhait de ses pères fondateurs, ou bien doit-il devenir un Etat occidental comme les autres, dans lequel l'identité juive serait reléguée à la seule sphère privée ? ".
    Pierre Lurçat, est l'auteur de plusieurs essais sur le sionisme, Israël et l'islam radical, parmi lesquels Le Sabre et le Coran (2005), Pour Allah jusqu'à la mort (2008) et La trahison des clercs d'Israël (2017).

  • Hector Berlioz ou la passion de la musique

    Rene Maubon

    • Paris
    • 4 Juillet 2019

    Contrairement à beaucoup de maîtres, Hector Berlioz n'est pas issu d'un milieu propice à l'éclosion du génie musical. Mais, poussé par une ferveur irrésistible, il va étudier seul, jusqu'à l'entrée au Conservatoire, en 1824. La même année, il signe sa première oeuvre, la Messe solennelle, puis, tout en préparant le concours du prix de Rome, il compose, en 1830, à 27 ans, La Symphonie fantastique, coup de tonnerre dans la production du temps. De retour à Paris après son séjour à la villa Médicis, il participe au tumulte du romantisme et fréquente Nerval, Hugo, Balzac, Delacroix, Paganini et Liszt...

    Organisateur de concerts et critique musical, il va produire des chefs-d'oeuvre, reflets de sa vie sentimentale agitée et de ses lectures : Harold en Italie (1834), Roméo et Juliette (1839), La Damnation de Faust (1846), Les Troyens (1858)... et, preuves de son éclectisme : la Symphonie funèbre et triomphale (1840), L'Enfance du Christ (1854), ou l'opéra-comique Béatrice et Bénédict (1862)...

    Après une existence difficile, Berlioz s'éteint en 1869. Reconnu à l'étranger, il sera longtemps boudé en France avant d'être justement célébré.

    Publié en 2003, cet ouvrage, illustré d'une vingtaine de documents pour beaucoup inédits, est réédité pour le 150ème anniversaire de la mort d'un des plus grands compositeurs français.

  • Chroniques citoyennes d'un suicide programme : 2007-2020

    Evelyne Tschirhart

    • Paris
    • 29 Avril 2021

    Depuis une trentaine d'années, voire plus, notre pays s'enlise dans l'abandon de son identité : celle de la famille, de la religion, de la culture, pour laisser place à une société multiculturelle vouée à l'im-migration incontrôlée, à la décadence politique au profit d'un totalitarisme encore feutré mais où la violence fait force de loi.

    La politique dévoyée des droits de l'homme a sapé les responsabilités régaliennes de l'État. Que ce soit à propos du traitement de la violence, de l'école qui a perdu sa fonction d'instruire au nom d'un égalitarisme forcené ; de l'islam qui étend ses tentacules dans toutes les sphères de la société ; de l'abandon des lois naturelles au profit d'une minorité agissante qui pousse à un changement an-thropologique de la famille et de la reproduction encore jamais vu ; de l'art contemporain qui s'émancipe allègrement d'un patrimoine multi-centenaire au profit de l'ère du vide.

    Ce livre rassemble des billets d'humeur, des réflexions suscitées par la lecture de journaux, d'informations ubuesques et qui décrivent l'inanité des politiques et des journalistes face à la crise abyssale que traverse la France qui, sans un sursaut drastique, ne saurait se relever. Un livre mal-pensant à l'humour corrosif.

  • La révolution au village ; une communauté gardoise de 1750 à 1815

    Michel Vovelle

    • Paris
    • 11 Juillet 2013

    A partir de trois registres de délibérations municipales comparés à d'autres sources, cet ouvrage raconte l'histoire de Saint-Jean-de-Maruéjols pendant la Révolution française. Il évoque notamment le destin des protestants cévenols, la politisation de la France rurale, le poids de la violence pendant la Terreur, etc.

  • Réflexions sur le procès de la reine (1793)

    Germaine de Staël-Holstein

    • Paris
    • 24 Mai 2006

    Tout semblait opposer Mme de Staël à la reine Marie-Antoinette. Pourtant, en 1793, quand la Convention décide de traduire la veuve Capet devant le tribunal révolutionnaire, Mme de Staël publie un pamphlet : Réflexions sur le procès de la reine par une femme. Pamphlet ou plutôt plaidoyer pour la reine sacrifiée à la logique jacobine. Mais, au-delà de cette défense, Mme de Staël s'interroge sur la violence révolutionnaire. Elle en dénonce la surenchère, voyant dans le procès de la reine - et sa condamnation assurée une démagogie propice au déchaînement de la Terreur. Enfin, après avoir essayé de réfuter certaines accusations portées contre Marie-Antoinette, Mme de Staël en appelle aux mères et aux femmes "de toutes les classes de la société" que, dit-elle, on immole à travers la reine. Ultime argument, ultime secours qui donne à ce texte brillant et passionné toute sa modernité.
    La récente publication de la Correspondance de Marie-Antoinette (1770-1793), la réalisation du film Marie-Antoinette par Sofia Coppola, avec dans le rôle-titre Kirsten Dunst, film tourné à Versailles et qui sera projeté au festival de Cannes 2006, avant de sortir dans les salles, en juin aux USA, en août en France, montre que l'exécution de la reine continue à nous habiter.
    Dans une postface pertinente, Monique Cottret analyse le texte de Mme de Staël en le situant dans le contexte révolutionnaire et en le rapprochant des écrits de Saint-Just, Robespierre et Chateaubriand.

  • Pablo Casals, l'indomptable

    Henri Gourdin

    • Paris
    • 22 Août 2013

    Grande figure musicale du XXe siècle, Pablo Casals (1876-1973) a porté le violoncelle au premier rang de l'orchestre classique et révolutionné sa technique. Contemporain de Charles Lamoureux, Richard Strauss et Albéniz et Granados, Saint-Saëns et Fauré et aussi d'Ysaye, Menuhin, Furtwängler il fut l'un des plus grands interprètes de son temps, un chef éminent, un compositeur fécond, créateur de l'orchestre Pau Casals qu'il dirigea de 1910 à 1937 et du légendaire trio Cortot-Thibaud-Casals qu'il anima de 1906 à 1933.
    Homme de convictions, épris de liberté, combattant opiniâtre des dictatures, il refuse de jouer en Union soviétique dès 1917, en Allemagne à l'avènement d'Hitler en 1933, en Espagne à la victoire de Franco en 1939, puis dans tous les pays qui, aux lendemains de la guerre, pactisent avec l'Espagne franquiste. Exilé à Prades, dans les Pyrénées-Orientales, de 1939 à 1956, il se consacre au secours des réfugiés catalans.
    En 1950, devant son refus d'interrompre son exil, les musiciens du monde entier se déplacent dans les Pyrénées pour célébrer avec lui le 200e anniversaire de la mort de Bach. C'est le premier festival de Prades, le premier d'une longue série. S'appuyant sur des sources inédites, cette première biographie en français reconstitue une existence exceptionnelle qui éclaire l'histoire musicale, culturelle et politique du XXe siècle.

  • Pour tous les réformateurs sociaux du me siècle, changer la société implique de changer radicalement l'école.
    Aussi débattent-ils passionnément des problèmes de l'éducation et de la formation du citoyen. L'ouvrage rassemble un grand nombre de textes publiés entre 1830 et 1881, qui sont replacés dans leur contexte et commentés. Certains sont dus aux grandes figures de l'époque, d'autres sont peu connus, voire inconnus, extraits de brochures populaires, d'almanachs, ou encore de tracts. Parmi les noms célèbres : Louis Blanc, Cabet, Fourier, Gambetta, Godin, Victor Hugo, Gustave Lefrançais, Lissagaray, Benoît Malon, Proudhon, Raspail, Renouvier, Saint-Simon, Flora Tristan, Varlin, Paul Bert...
    Pour cette frange de la société allant de la gauche républicaine à l'extrême gauche radicale, la question scolaire trouvera son aboutissement provisoire avec les lois établissant l'école laïque, gratuite et obligatoire, que Jules Ferry fera voter entre 1879 et 1882. Mais beaucoup des problèmes soulevés à l'époque . restent néanmoins d'une actualité saisissante.

  • Normes et déviances

    Cottret M

    • Paris
    • 27 Septembre 2007


    les normes comme les déviances sont évolutives, les normes fabriquent les déviances, et réciproquement.
    à travers différents thèmes, un certain nombre de jeunes historiens de l'université de nanterre, placés sous la direction de monique cottret, interrogent la politique, la religion et la culture pour rendre compte de la diversité et de la complexité du vivant. des guerres de religion du xvie siècle à la révolution française, des récollets de la nouvelle france, au réformateur évangélique john wesley puis au sulfureux père girard, amant de la jeune cadière, voilà le champ de leurs réflexions et de leurs questions.
    mais, in fine, il s'agit d'interroger l'histoire, discipline née au siècle des lumières et que le xxe siècle semble vouloir éradiquer, comme si tenter de comprendre la barbarie, c'était l'accepter, préférant remplacer l'analyse par la commémoration et le raisonnement par les bons sentiments. cette lecture décapante des institutions n'est pas dépourvue d'humour et s'agrémente de quelques gravures libertines mettant en scène des curés libidineux.


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