P.i.e. Peter Lang

  • Cet ouvrage regroupe les textes présentés lors du colloque international « Grandes » et « petites » langues et didactique du plurilinguisme et du pluriculturalisme. Modèles et expériences qui s'est tenu à Paris, en juillet 2006 dans les locaux de la Sorbonne, à l'initiative de l'Institut national des langues et civilisations orientales (INALCO). Il s'agissait de mobiliser internationalement les acteurs concernés par une réflexion sur une didactique du plurilinguisme et du pluriculturalisme en construction en Europe. En se donnant pour objet d'identifier les modèles didactiques et leur circulation d'une langue à l'autre, ces travaux interrogent, chacun selon l'angle spécifique de son terrain, de son contexte ou des pratiques analysées, ce que le sens commun désigne par « grandes » et « petites » langues. Celles-ci sont appréhendées ici en tant que représentations sociales et catégorisations qui fluctuent au gré des histoires nationales, des renversements géopolitiques et des visions du monde traversées par les profondes mutations résultant de la mondialisation.

  • Pour la première fois, des textes pédologiques de Lev S. Vygotskij (1896-1934) sont traduits en français. Les chercheurs en sciences humaines ont ainsi la possibilité de connaître une partie largement ignorée de son oeuvre : celle consacrée à la pédologie, à la science du développement de l'enfant. Dans l'introduction, les éditeurs montrent l'importance de ces textes dans lesquels se manifeste de manière exemplaire la pensée profondément dialectique de Vygotskij analysant la continuelle transformation du système psychique humain. La partie Fondements de la pédologie comprend des cours dispensés en 1934 par Vygotskij à des enseignants de Leningrad pour leur faire comprendre sa vision du développement de l'enfant. Les textes sur La périodisation du développement de l'enfant montrent des résultats concrets de sa pédologie, où les notions de crise et de rupture sont nodales. Dans les articles consacrés à La pédologie et ses sciences voisines, Vygotskij détermine la spécificité de l'approche pédologique du développement de l'enfant, comparée notamment à la psychologie et la pédagogie. Un ouvrage indispensable pour toute personne qui aspire à connaître dans toute sa diversité l'oeuvre de ce grand scientifique.

  • Coménius jette, en 1657, les fondements de la didactique. Ambitieux, il promet à ses lecteurs un « art universel de tout enseigner à tous ». Une foule bigarrée de successeurs, acquis à cette noble cause, apportent ensuite leur pierre à l'édifice, qu'il s'agisse de philosophes, de pédagogues ou, à partir du développement des sciences humaines, de chercheurs en éducation, en psychologie et en didactiques spécialisées. La moisson a été abondante ; elle peut donner le tournis à l'enseignant du XXIe siècle qui chercherait, en peu de temps, à en tirer les principales leçons. Cet ouvrage a l'objectif de l'y aider : il se propose de ramasser - dans un langage clair, direct et dénué de jargon inutile - l'essentiel de ce que la florissante littérature didactique peut apporter à l'enseignant d'aujourd'hui pour la conduite efficace de ses enseignements. Pour alléger le propos et s'assurer de leur réalisme, de nombreux exemples et illustrations jalonnent la réflexion, l'humour n'étant pas exclu à titre d'assouplissant didactique. L'ouvrage est articulé autour des principales composantes de l'Art d'enseigner : comment alimenter la soif d'apprendre des élèves ? Définir et annoncer des visées claires d'acquisition ? Bâtir les enseignements sur le déjà-là ? Apprêter les savoirs pour les rendre enseignables, sans les déformer ? Choisir la méthode adéquate ? S'assurer que la cible est atteinte et corriger le tir au besoin ? Gérer la discipline et installer son autorité de maître, au sens de celui qui a la responsabilité de faire apprendre ?

  • À l'aune des débats sur la parité en politique, de nombreux travaux scientifiques se sont penchés sur les rapports de genre entre hommes et femmes politiques et sur le caractère souvent masculin du pouvoir. Mais très peu de recherches ont exploré les rapports au genre déployés en dehors des manifestes militants pro ou antiféministes, c'est-à-dire la façon dont le genre peut constituer une grille d'analyse employée - ou non - par chaque citoyen ne pour décrypter le jeu politique et lui donner sens. Pourtant, analyser les rapports au genre, c'est-à-dire la manière dont les individus - qu'ils soient élus ou électeurs, cadres administratifs ou journalistes politiques - s'approprient le genre dans leurs discours et leurs actes, permet d'éclairer la fabrique du politique et de renouveler le regard scientifique porté sur celui-ci.Les contributions rassemblées au sein de cet ouvrage montrent combien les rapports au genre peuvent façonner les rapports au politique, à l'engagement militant et à l'action publique. Elles soulignent la diversité des processus par lesquels la politique est perçue, reçue et bâtie, mais aussi les obstacles auxquels se heurte la conduite de l'action publique. Les rapports ambivalents au féminisme ou l'évitement du genre sont autant d'entraves à l'emprise réelle d'injonctions politiques à l'égalité, à la parité ou à la mixité. On saisit mieux, dès lors, tout l'intérêt de se pencher sur les rapports au genre pour appréhender les processus complexes de la fabrique du politique.

  • A l'image du mur de Trump ou du renforcement des frontières européennes, de plus en plus d'États militarisent leurs frontières au moyen de murs à l'efficacité discutable. Pour expliquer cette obsession globale, il est utile de revenir sur les controverses qui banalisent ces outils militaires à partir de deux matrices de la sécurité frontalière contemporaine, à savoir la « barrière de sécurité » israélienne en Cisjordanie et la « barrière frontalière » états-unienne à la frontière mexicaine. Les murs s'inscrivent dans un spectacle politique, destiné aux citoyens emmurés, et joué par des acteurs conservateurs, sécuritaires et xénophobes. Ces acteurs problématisent les mobilités, développent une expertise sécuritaire, et attaquent l'État pour mieux le forcer à agir. Fondé sur deux enquêtes en immersion auprès d'eux, ce livre entend dépasser la thèse des murs comme signe du déclin de la souveraineté étatique dans le monde globalisé pour mieux souligner comment la répétition de ces spectacles renforce le militarisme des sociétés au détriment d'autres approches humanitaires, juridiques ou économiques des mobilités.

  • Albert Schweitzer fut un homme de premier plan dans bien des domaines. Comme théologien, philosophe, musicien et surtout comme médecin, il est universellement connu et entouré d'un véritable mythe. Contrairement à ce qui est communément admis, c'est à Schweitzer lui-même que la construction de ce mythe est pour la plus grande partie redevable. L'essentiel de ce que l'on sait sur la vie et la carrière de l'illustre médecin de la forêt équatoriale a comme source ses écrits autobiographiques. L'originalité de la présente étude est de confronter pour la première fois à la réalité historique les informations livrées par Schweitzer relativement à sa carrière, ses recherches et sa philosophie. De cette confrontation il ressort que, dans bien des cas, Schweitzer se dépeint sous un jour qui est peu conforme à la réalité.

  • Tracer le panorama de l'apologétique à l'âge classique n'est pas chose facile, tant sont multiples les perspectives philosophiques et diverses les formes littéraires. La tentation est alors grande d'aligner les monographies. Le colloque de Metz (16-18 octobre 2008), dont sont issues les contributions du présent ouvrage, a choisi d'appréhender cette diversité foisonnante et mouvante en la soumettant à une unique approche, la question du croire. Tenant de l'imaginaire et du rationnel, la foi manifeste l'ambition de réaliser la synthèse du sentiment et de la raison. La théologie pascalienne de la grâce fournit des éléments de réponse pour faire cohabiter ces deux principes, constituant le matériau dont d'innombrables apologies se nourriront pendant plus d'un siècle. De 1650 à 1802, de Pascal à Chateaubriand, en contexte catholique comme en contexte protestant, la réflexion est inlassablement reprise sur la possibilité de rendre raison de sa foi à autrui, comme le demande saint Pierre (1 P 3, 15), alors que les progrès de l'histoire, de l'exégèse biblique ou des sciences de la nature en renouvellent les conditions. Mais peu à peu le sujet s'affirme comme la preuve première : son expérience de la foi, le témoignage qu'il en rend, l'espace de parole qu'il ouvre à l'autre, pour mettre ses idées en débat et engager un possible dialogue, sont les nouveaux moyens de la persuasion et de la conversion.

  • La thématique générale de la Didactique du français langue étrangère et seconde dans une perspective plurilingue et pluriculturelle est apprendre, enseigner et travailler avec le français et en français dans un environnement plurilingue et pluriculturel. Cet ouvrage a pour objectif de définir et délimiter la place du français langue étrangère et des échanges francophones dans les sociétés plurilingues et pluriculturelles du XXIème siècle, dans le domaine académique et dans le domaine professionnel. Les différents articles proposent donc à la fois les fondamentaux de la didactique du FLE/FLS, une réflexion sur les contextes d'enseignement du FLE/FLS et sur les aspects socioculturels liés à l'enseignement/apprentissage du FLE/FLS. Il s'adresse aux enseignants de langue, formateurs en langues, formateurs de formateurs (HEP), conseillers pédagogiques, inspecteurs pour la langue ... et médiateurs linguistiques et culturels, dans des structures de formation nationales et internationales, du secteur public, privé et parapublic.

  • Instaurée par une conception homogène de la nation, l'école est trop souvent adepte de la langue unique et magistrale et le plurilinguisme y trouve rarement une place légitime. Dans de nombreux pays toutefois, plusieurs langues se côtoient et s'entrechoquent, jusque dans la salle de classe. Ces territoires qui, de fait, embrassent des normes plurielles, fondent alors des contextes éducatifs sensibles, car les élèves n'y comprennent pas toujours la langue du maître. Or le monde est en train de découvrir et de légitimer la multiplicité de ses langues. Poser que la diversité linguistique dans la salle de classe ne doit plus être un facteur d'échec est urgent. Enseigner en admettant la grammaire et les mots de l'autre est une nécessité. En février 2004, une vingtaine de chercheurs spécialistes des îles de l'Océan Indien, des Antilles et de la Guyane, mais aussi d'Europe et d'Amérique, se sont retrouvés à l'Université de La Réunion pour envisager comment gérer le plurilinguisme à l'école. La présente publication rend compte de l'originalité de leurs travaux sur les politiques linguistiques et les démarches éducatives que ces situations requièrent, dans l'attention la plus pointilleuse aux enjeux du présent.

  • Pourquoi enseigner la grammaire ? Quelle grammaire enseigner en classe de français ? Cet ouvrage analyse l'enseignement de la grammaire rénovée dans quatre classes de sixième primaire en Suisse. Le cadre théorique combine les principes d'une théorie de l'activité langagière avec des concepts didactiques comme ceux de temps didactique, concrétisé au travers des indicateurs d'avancement des activités scolaires, et de contrat didactique, conçu comme régulateur du partage des responsabilités, entre l'enseignant et les élèves. La théorie de la transposition didactique fournit les critères pour définir les objets enseignés en relation avec les objets inscrits dans les programmes. Les résultats montrent que les formes et le sens des objets enseignés sont en décalage par rapport à ce qui est préconisé par l'école. L'analyse critique permet une première interprétation de ce décalage. Le livre contribue ainsi à clarifier les relations entre les objets enseignés et appris et le contexte du travail en classe.

  • Comment enseigner de manière à soutenir la motivation et les apprentissages des étudiants? Cet ouvrage collectif répond à vingt questions que les enseignants du supérieur se posent à propos du développement de l'enseignement supérieur et de leurs pratiques pédagogiques. Les réponses apportées passent en revue les fondamentaux de la pédagogie de l'enseignement supérieur et les principes qui mettent l'enseignement au service des apprentissages des étudiants : clarifier les objectifs d'apprentissage visés par l'enseignement ; adopter des stratégies d'enseignement qui permettent aux étudiants d'atteindre les objectifs et d'exercer les compétences visées ; et, non des moindres, évaluer avec pertinence les apprentissages réalisés par les étudiants au terme de l'enseignement. Ecrit à l'intention des enseignants du supérieur et des conseillers pédagogiques, l'ouvrage propose des exercices pratiques qui permettent à chacun de se situer dans sa pratique professionnelle et de progresser dans son développement professionnel.

  • A l'heure où les médias font connaître et créent parfois l'événement, quelle capacité la littérature possède-t-elle de l'intégrer et de le faire advenir elle-même ? Créer l'événement, c'est d'abord insérer l'accident dans une continuité historique, idéologique, socioculturelle. Réfléchir sur un tel objet, c'est donc tenter de comprendre comment les faits se lestent de signification ou non, à travers une écriture narrative, poétique ou essayiste. Une telle opération confère nécessairement à l'événement une fonction sémiotique. Il peut n'être alors qu'un cadre relevant d'une esthétique du pittoresque ou du morceau de bravoure. Mais, il peut aussi porter en lui une leçon qu'il revient à l'écrivain de dégager. Dans cette hypothèse, l'événement prend un sens historique, mais il est en général un objet herméneutique complexe, dont la signification allégorique ou symbolique dépasse l'époque où il s'est produit. A partir d'exemples empruntés à des genres et des auteurs variés, les études composant ce volume, de Balzac à Claude Simon ou de Baudelaire à Michaux, se proposent d'analyser divers modes de construction de l'événement en littérature. Ce sont notamment les déplacements opérés dans les représentations entre le XIXe et le XXe siècle qui ont retenu l'attention, ainsi que leur sens éthique, religieux ou politique pour l'homme moderne.

  • Au devant de la scène et à l'intersection de questions sociales multiples, le travail de rue, désigné en Suisse romande sous l'appellation « travail social hors murs » (TSHM), se caractérise essentiellement par l'action d'« aller vers » dans la rue et les milieux de vie des populations. Si le mandat est essentiellement de natures éducative et sanitaire, il naît bien souvent sur la base de problématiques d'insécurité. A quoi renvoient les termes de sécurité et d'insécurité ? Comment le travail social de rue est-il perçu ? Soumis à une même logique d'Etat, comment cohabite-t-il avec les professions dévolues au maintien de l'ordre et à l'action répressive ? Quel cadre éthique cela présuppose-t-il ? Avec des professionnels concernés, des représentants des forces de l'ordre et des publics en situation de rue, l'auteur contribue à y répondre. Une pierre à l'édifice pour la profession qui a le mérite de dévoiler une méthodologie d'actions, de souligner des limites partenariales, d'explorer des notions « tabous » sous l'angle de la philosophie, de faire émerger des questions d'éthique et d'ouvrir de nouveaux chantiers relatifs à la pratique, à la recherche et à la formation.

  • On sait bien ce qu'on appelle « norme », en linguistique : une pratique de prescription des comportements langagiers. Cette pratique, la linguistique s'est depuis longtemps habituée à la remiser dans un espace qui n'était pas le sien. Il a été une fois pour toutes entendu qu'il existait, aisément repérable, un certain usage normatif de la « grammaire », qu'on connaissait, et qu'il fallait bien distinguer de la linguistique. Ainsi, la possible normativité du discours linguistique a souvent fait l'objet d'une soigneuse dissimulation. Alors, la norme « tabou » de la linguistique moderne ? Quinze linguistes affrontent ici le problème, en partant de ses enjeux épistémologiques, historiques, sociolinguistiques, et, pour finir, grammaticaux. Cet ouvrage s'organise en deux parties. La première analyse cette présence paradoxale de la notion de norme dans le discours des linguistes. La seconde approfondit les résonances de la problématique dans le domaine qui s'y prête le plus, à savoir la syntaxe. Attachement, affect ; lois, règles ; double relation au langage : autant de paramètres desquels le linguiste ne peut pas se permettre de détourner son regard.

  • Pratique constante et rPratique constante et récurrente de la création littéraire et, plus généralement, culturelle, la réécriture a, paradoxalement, été peu étudiée en tant que phénomène autonome. Gérard Genette, avec Palimpsestes (1982), est l'un des rares théoriciens contemporains à s'être spécifiquement penché sur les variétés et les fonctionnements des relations transtextuelles que peut entretenir un texte. Cet ouvrage se propose de cerner les enjeux critiques suscités par les oeuvres littéraires dès lors qu'elles s'élaborent comme de nouvelles versions d'oeuvres, de mythes ou de discours préexistants. Une perspective ouverte, élargie à une diversité d'auteurs francophones, d'époques variées, offre une contribution significative et novatrice au champ des études littéraires actuelles, tout en faisant le lien entre les théories genettiennes, d'autres méthodologies et les oeuvres des écrivains. C'est donc sous l'appellation de « réécrivains » que ce livre propose de réunir un certain nombre d'auteurs francophones chez qui la pratique de la réécriture joue, momentanément ou itérativement, un rôle décisif qu'il est instructif d'élucider.

  • Le présent ouvrage propose une étude systématique de deux indéfinis en khmer contemporain : naa et y. L'indéfinition exprimée par ces deux unités correspond à la non individuation des éléments sur lesquels elles portent. Avec naa, non individuation signifie qu'il y a mise en suspens d'une distinction première, tandis qu'avec y les éléments sont considérés en deçà de toute distinction. Autrement dit, y met en jeu une classe d'éléments sans qu'aucun d'entre eux ne soit distingué. Chaque emploi de ces deux unités est décrit à la fois du point de vue de la sémantique propre à l'indéfini et de celui des propriétés de la séquence où il apparaît : propriétés lexicales des N, statut modal du prédicat, relations intersubjectives. Outre la question sur le concept d'indéfinition, cette étude de ces deux marqueurs du khmer constitue un lieu de questionnement sur deux autres faits linguistiques observés : d'un côté, les rapports entre la détermination nominale et la détermination discursive et, de l'autre, les différences et affinités existant entre certaines formes d'interrogations partielles et les indéfinis, qui se retrouvent également dans les langues voisines du khmer, le siamois, le lao et le vietnamien.

  • L'espace européen de l'enseignement supérieur a bouleversé la manière de penser, d'envisager l'enseignement des langues et des cultures étrangères. En Espagne et au Portugal, la tradition de l'enseignement du français s'en est donc trouvée reformulée. La réflexion des enseignants, constante et attentive aux nouvelles situations sociopolitiques, a entraîné de nouveaux débats et lancé d'autres défis dans une réalité en construction qui s'avère commune à tous les pays européens.Ce volume rassemble divers travaux portant sur les différents enjeux de l'enseignement et l'apprentissage du français langue étrangère, de la traduction et de l'évolution des représentations véhiculées dans la transmission de la culture française et francophone. Ces contributions non seulement confirment l'apport des nouvelles technologies pour l'enseignant mais aussi, au-delà des savoirs des domaines impliqués (FLE/S, FOS, traduction, culture et littérature), soulignent le besoin d'une compréhension de la dimension identitaire en même temps que la nécessité de l'acquisition de la culture de l'Autre afin de faciliter le transfert de connaissances entre les différentes langues et cultures.

  • Les présences réciproques, mais aussi les interférences, entre la culture française et les cultures ibériques, notamment espagnole et portugaise, s'avèrent abondantes et constantes dans le temps, avec une insistance toute particulière à l'époque moderne. Les nombreuses études contenues dans ce volume soulignent les aspects différents des phénomènes signalés et contribuent à une plus profonde connaissance des mécanismes et résultats de ces présences et de ces interférences. Les études sont regroupées en trois parties dont la première concerne la présence de la langue française et son enseignement ; la deuxième insiste sur les textes littéraires, avec de nouveaux regards et de nouvelles perspectives d'analyse ; et la troisième - la plus volumineuse - reprend d'une manière plus spécifique les réseaux d'interférences qui se sont établis entre les littératures francophones et les cultures ibériques.

  • Alors que l'Europe s'embrase en août 1914 sans que personne n'imagine encore l'ampleur du conflit, les débats sont déjà nombreux sur la pertinence de l'engagement qu'il soit politique, idéologique, économique ou religieux. Les Etats, les groupes d'opinion et les individus optent pour des positions dictées par leur conscience ou par les intérêts politiques. La guerre durant, les neutralismes les plus affirmés vont être mis à mal. Dans le cadre d'une approche historique, géographique, littéraire et artistique, l'objet de cet ouvrage est d'examiner l'évolution des enjeux géopolitiques et des débats d'ordre moral, spirituel ou idéologique qui ont conduit les défenseurs de la neutralité à maintenir leur position pendant toutes ces années ou à s'engouffrer de gré ou de force dans la voie de l'interventionnisme.

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