Monelle Hayot

  • Au cours des trois dernières décennies du XVIIIe siècle, une véritable fascination s'empara des élites d'Europe pour les découvertes extraordinaires révélées par les fouilles des cités enfouies, des tombes étrusques et des villas de l'Empire romain, en Italie. Le passé lointain resurgit brusquement dans le présent, et architecture, mobilier, objets du quotidien... furent réinventés à son image. Nul endroit en France n'incarna mieux cette révolution esthétique et culturelle que Rambouillet, domaine des chasses et refuge intime des cours de Louis XVI et de Napoléon Ier.
    Au printemps 2021, à Rambouillet, salons d'apparat, petits appartements et laiterie de la Reine vont renaître et se remeubler d'objets de fouilles, de maquettes et dessins du Grand Tour, de tableaux d'Hubert Robert, d'ensembles de mobilier et décors des XVIIIe et XIXe siècles de Jacob, Percier et Fontaine, de précieuses porcelaines de Sèvres et Wedgwood. Au travers des prêts du château de Versailles, de la Cité de la céramique de Sèvres, de l'Ecole nationale supérieure des beaux-arts, de la Bibliothèque des arts décoratifs et d'un certain nombre de collections privées, cette exposition va faire découvrir comment et pourquoi, à l'aube de l'ère moderne, la lointaine Antiquité captiva complètement l'imagination de ces souverains et de leur cour.

  • La première rétrospective consacrée au courant intimiste de la Belle Époque, et l'ouvrage qui l'accompagne, sont dédiés à la Société nouvelle de peintres et de sculpteurs. Cette confrérie d'artistes a été la plus célèbre et la plus caractéristique de son temps. À chaque début de printemps, dans la fameuse salle principale de la galerie Georges Petit, sous la présidence de l'écrivain Gabriel Mourey puis du sculpteur Auguste Rodin, le groupe recueillait les applaudissements du public et les louanges de la presse unanime.

  • Imprésario visionnaire, russe, diaghilev porte au plus haut niveau l'art du ballet dans le Paris, catalyseur des talents, des années 1909 à 1930.
    Sous la bannière des Ballets Russes, il capte le génie de danseurs, chorégraphes, peintres, musiciens et interprètes aux noms évocateurs : Pavlova, Karsavina, Fokine, Nijinsky, Massine, Picasso, Matisse, Cocteau, Man Ray, Bakst, gontcharova, Benois, Chanel, Paquin, stravinsky, debussy, Prokofiev...
    Basés à Monte-Carlo, les Ballets Russes feront connaître et rayonner, en europe et en amérique, une Russie dans laquelle ils ne se produiront jamais.
    Ce livre, fruit du travail scientifique de conservateurs passionnés fait connaître tous les aspects des productions de cette troupe mythique.

  • Après le succès de l'exposition Last Impressionists - Time of Intimacy, présentée en 2015-2016 par huit musées japonais, la première rétrospective consacrée au courant intimiste de la Belle-Époque est proposée en Europe (2018-2019). L'exposition est dédiée à la Société nouvelle de peintres et de sculpteurs, la confrérie d'artistes la plus célèbre et la plus caractéristique d'une des périodes les plus riches de l'art français et européen. À chaque début de printemps, dans la fameuse salle principale de la galerie Georges Petit, sous la présidence de l'écrivain Gabriel Mourey puis du sculpteur Auguste Rodin, le groupe recueillait les applaudissements du public et les louanges de la presse unanime.

  • Accompagner le lecteur dans l'histoire de la mesure du temps, le guider dans l'étonnante évolution des instruments qui ont permis d'organiser les journées et les années depuis les Chaldéens jusqu'à cette fin du XIXe siècle.
    L'inviter à découvrir des repères utilisés pour écrire l'histoire des peuples en particulier dans la Bible.
    Rencontrer Auguste-Lucien Vérité, homme passionné par la chronométrie.
    Découvrir ses horloges, en particulier ses deux grandes horloges astronomiques. Emmener le lecteur au coeur de l'horloge de Beauvais, où se mêlent une histoire étonnante, une architecture savante, un message spirituel fort.
    Conduire le lecteur

  • Cet ouvrage, réalisé à partir d'archives inédites, retrace les circuits commerciaux, l'évolution du goût et des usages de la porcelaine de Chine et du Japon aux XVIIe et XVIIIe siècles à Paris, sujet jamais traité en France.
    Les contemporains privilégiaient l'effet d'ensemble à la qualité individuelle de chaque pièce.
    À table, les porcelaines du Japon étaient utilisées pour le service du dessert, apothéose du repas.
    À partir de la fin du XVIIe siècle, les importations se diversifièrent et les nouvelles générations rejetèrent l'accumulation des bleus et blancs pour préférer les pièces polychromes et les céladons, présentées en moins grand nombre dans les appartements. Les amateurs les mêlaient avec leurs collections de peintures et de bronzes, appréciant le contraste des matériaux. Le développement des montures de bronze doré fit des porcelaines orientales montées de véritables objets d'art. Par le rôle important qu'elles jouèrent dans l'histoire du décor intérieur, les porcelaines de Chine et du Japon constituent un élément capital dans l'histoire du goût et des arts décoratifs européens aux XVIIe et XVIIIe siècles.

  • " les spectateurs sont assis au salon.
    c'est l'après dîner. carmontelle installe sa grande boîte sur une table, des lampes à huile derrière. il a préparé des tableaux qu'il a peints sur papier transparent et pressés entre deux verres... ". ce livre entraîne dans une promenade virtuelle, au fil des rouleaux transparents où carmontelle a peint des scènes
    villageoises de lavandières ou de bals publics, des jardins, des au fil des tableaux, il conte la vie quotidienne au xviiie siècle.

  • Cet ouvrage développera globalement le tapis européen en y intégrant la majeure partie des artistes classiques et contemporains.
    Ce livre décrira chronologiquement les principales tendances du XXe siècle :
    La période Art Déco de 1920 à 1930 Ivan Da Silva Bruhns, Edouard Benedictus, Emile Gaudissart, Maurice Dufrêne Le style néo-classique de 1930 à 1945 Eugène Printz, André Arbus, Jean Rothschild, Jean Pascaud, Jacques Adnet, Jacques-Emile Ruhlmann, Paule Leleu L'après-guerre : le Renouveau Sonia Delaunay, Eileen Gray, Hans Arp, Fernand Léger Les tapis d'artistes de 1960 à 1990 Aki Kuroda, Alicia Penalba, Guy de Rougemont, François-Xavier Lalanne, Pierre Paulin, Pascal Mourgue La nouvelle génération après les années 1990 Sylvain Dubuisson, Camille Henrot, Patrice Hybert, Memphis, François Morellet, Matali Crasset

  • Des fastes des Valois aux séries du second Empire, les spectacles constituent, avec la chasse, l'un des principaux agréments des séjours au château de Fontainebleau. En 1725, la demeure royale est la première à être dotée d'une salle spécialement dévolue aux spectacles_ Aménagée et ornée sous la direction de Robert de Cotte et de Sébastien-Antoine Slodtz, la Comédie de Fontainebleau déploie sa délicate ornementation rocaille dans la salle tandis que les machines permettent de produire de féeriques effets sur la scène en multipliant les changements de décors pour les opéras. Sous l'impulsion de Mm- de Pompadour, de Mm- Du Barry puis de Marie-Antoinette, le voyage du roi et de la cour à Fontainebleau offre l'occasion de présenter pour la première fois sur les planches du théâtre les pièces données ensuite à Paris.
    Restaurée sous le premier Empire puis sous la monarchie de Juillet, cette salle accueille les vedettes du moment, venues jouer devant les invités de l'Empereur et du roi des Français. Mais, jugée vétuste et peu commode, elle est soigneusement démontée en vue de remployer sa machinerie dans la nouvelle salle que Napoléon III fait aménager par Hector Lefuel dans l'aile sud de la cour d'honneur. Le chantier du théâtre impérial est amorcé en 1854 et intégralement achevé l'année suivante. Lefuel y décline avec élégance les courbes et adopte l'ellipse pour magnifier la salle de spectacles dont le décor emprunte à l'Opéra royal de Versailles ou le théâtre de Marie-Antoinette à Trianon certaines dispositions ou ornements. L'élégance du XVIII- siècle se double de l'opulence du Second Empire dans une débauche de moquettes, de soieries et de sièges capitonnés.
    Inauguré en 1857, le théâtre est doté d'un ensemble important de décors de scène permettant d'y jouer un répertoire varié. Il accueille comédies et vaudevilles d'après Scribe, Legouvé ou encore Alfred de Musset, mais ne connaît qu'une dizaine de représentations jusqu'au dernier séjour impérial à Fontainebleau en 1868. Sombrant dans la poussière de l'oubli, il s'anime durant l'Occupation allemande entre 1940 et 1945, puis retrouve sa léthargie d'empire disparu. Sa restauration, engagée en 2007, permet aujourd'hui de découvrir l'histoire, la richesse et l'authenticité du dernier théâtre de cour français.

  • Malgré les bouleversements du début du XIXe siècle, Paris redevient vite le centre européen du mobilier et du design, position qui va se renforcer au cours du siècle. Encouragé par les régimes royaux et impériaux, exposé dans les plus grands salons internationaux, et collectionné par des aristocrates de tous pays, des banquiers et des industriels nouvellement fortunés, le mobilier parisien est, durant la seconde moitié du XIXe, synonyme de luxe et de savoirfaire rané.
    Les fabricants de meubles s'inspirent de di?érentes périodes historiques et sources culturelles pour créer de nouvelles formes qui à la fois correspondent aux goûts éclectiques des amateurs du XIXe et répondent aux exigences de confort et de commodité des amoureux du luxe. S'appuyant sur le talent et les techniques de leurs prédecesseurs, qui ont façonné le mobilier français pendant l'Ancien Régime, les créateurs exploitent aussi les avancées techniques et de nouveaux matériaux. Ils produisent ainsi quelques-unes des oeuvres les plus créatives et inventives jamais réalisées, surpassant souvent en qualité les générations passées.
    Néanmoins, beaucoup de ces créateurs et leurs oeuvres ont sou?ert d'une mauvaise réputation dans l'histoire de l'art du XXe siècle et restent méconnus. Ce livre veut redonner ses lettres de noblesse au mobilier de luxe parisien du XIXe à travers les heures de gloire du Second Empire et de la Belle Époque jusqu'aux années 1920 et l'avènement du modernisme.

  • Collectionneuse d'étoffes anciennes, Petrusse, d'origine néerlandaise, a créé sa maison en 1998.
    Elle s'inspire de son patrimoine, de la nature qui l'entoure, d'événements culturels comme certaines expositions pour créer chaque Année deux collections d'étoles et de foulards, ainsi que des plaids et des objets de décoration. L'ouvrage présente la créatrice, son équipe, ses boutiques, ainsi que plus de dix ans de créations : les matières, les techniques de tissage ou d'impression, les couleurs et les motifs ainsi que les thèmes qui l'inspirent.
    Ses collections sont présentées à travers un voyage en étoles, qui va de l'Egypte au Japon. Un chapitre est consacré aux pièces créées pour les musées avec qui l'artiste travaille régulièrement. Dernières en date : Olympia pour l'exposition Manet au Musée d'Orsay et Chenanceau pour le château du même nom. Les photos qui illustrent le texte montrent les tissus en gros plans, le rendu des tissages, les dessins à l'intérieur des faux unis, les motifs traditionnels tels que la palmette, mais aussi le détail de certains motifs, comme si on s'approchait du tissu et qu'il bruissait entre nos doigts.
    Monique Lévi-Strauss, collectionneuse elle-même, spécialiste des châles anciens et auteur de plusieurs livra sur le sujet, a écrit la préface de ce bd ouvrage qui s'adresse aux amateurs de tissus et de beaux livres.

  • Après un XIXe siècle de fonte, une véritable renaissance de la ferronnerie eut lieu en France dans la première moitié du XXe siècle, en particulier autour des Expositions internationales de 1925, 1931 et 1937. De nombreux témoignages en subsistent à Paris, Bordeaux, Lyon, Reims et Nancy, entre autres. Leurs auteurs sont aujourd'hui presque tous oubliés.
    Cet ouvrage retrace la carrière d'une trentaine d'entre eux. Quelques-uns restèrent ?dèles aux méthodes classiques de la ferronnerie, d'autres se mirent dès les années 1920 à utiliser la soudure autogène. À travers plus de mille images, le livre présente leur ferronnerie d'architecture pour des banques, des grands magasins, des paquebots, des bureaux de poste, des centraux téléphoniques, des églises et des immeubles. Une superbe rampe d'escalier aux iris d'Émile Robert boulevard de Courcelles évoque celles du ?éâtre des Champs-Élysées de Baguès. Les balcons de l'hôtel Lalique par Nics frères sur le cours Albert Ier renvoient à ceux de la maison-atelier d'Edgar Brandt boulevard Murat. L'horloge monumentale d'Adalbert Szabo pour la façade du Temps rue des Italiens annonce les lampadaires télescopiques de Raymond Subes pour le pont du Carrousel. Le livre évoque également le travail plus délicat de ces artistes sur le mobilier, le luminaire, les vases, les pendules, les bijoux, les coupe-papier et même des objets du quotidien, tels des verseurs à vin.
    L'engoument pour la ferronnerie fut européen. Certains artistes vinrent étudier auprès de leurs collègues à Paris. D'autres participèrent aux Expositions internationales. Plusieurs architectes dessinèrent la ferronnerie de leurs immeubles. Le livre évoque plus brièvement les personnages en fer découpé de Franz Haguenauer à Vienne, le mobilier et les objets soulignés de métal de Gustave Serrurier-Bovy en Belgique, la ferronnerie d'architecture et d'art d'Éric Ehrströim à Helsinki. Le travail des frères Badia pour Antoni Gaudí i Cornet à Barcelone, celui d'Alessandro Mazzucotelli à Milan et de Giuseppe Michelucci à Florence, de Jan Eisenloe$el aux Pays-Bas, de Julia Keilowa à Varsovie, de Gyula Jungfer à Budapest est aussi présenté. De même que les oeuvres d'après les dessins des architectes Jan Kotera et Josef Gocár à Prague, de Fyodor Schechtel à Moscou, de Gunnar Asplund à Stockholm et de Raimondo d'Aronco à Istanbul.

  • Ruhlmann

    Camard. Florenc

    Autodidacte, inventif, guidé par le sens de l'excellence, Jacques Emile Ruhlmann qualifié par ses contemporains de " Riesener du XXe siècle " bien qu'il ne fût pas ébéniste a en vingt ans de carrière, créé plus de meubles et de sièges que l'ensemble de ses confrères meubliers.
    Le mobilier raffiné et personnalisé, dont il dessine les modèles, rencontre très vite l'engouement d'une clientèle éprise de luxe et flattée d'être associée à la création contemporaine et lui assure une renommée internationale. Fruit de nombreuses années de recherches, le livre de Florence Camard est définitif et exhaustif. Le répertoire typologique du mobilier et le Cdrom annexé à cette publication en font l'ouvrage le plus complet qui ait été publié sur Ruhlmann.

  • Il naît sous Louis XVI de l'émergence d'un nouveau quartier à la pointe de la mode, le faubourg Saint-Germain. Conçu par l'architecte Rousseau pour le prince de Salm ce palais aux colonnes dans l'esprit de Palladio, vendu sous l' Empire pour devenir le siège de la Légion d'honneur, incendié sous la Commune, puis transformé, côté gare d'Orsay, pour conserver les collections du musée de la Légion d'honneur est la résidence du Grand Chancelier de l'Ordre.
    Ce livre vous ouvre ses portes pour une visite privée et complète guidée par Jean-Pierre Samoyault (conservateur général honoraire du patrimoine) pour ce qui est du décor intérieur et de Jacques Foucart (conservateur général honoraire au département des peintures du musée du Louvre) pour les peintures. Anne de Chefdebien vous convie à revisiter le musée entièrement rénové, dont elle est le conservateur.

  • " J'aime la mer...
    Sans jamais avoir été marin, j'aime les vrais bateaux, sans jamais en avoir possédé un qui fût à moi tout seul... J'aime aussi les bateaux jouets, qui me charment, me font rêver, bref me consolent, et sans me donner le mal de mer, d'avoir trop peu navigué ! " dit Jac Remise, journaliste, cinéaste, collectionneur dont les bateaux jouets sont amarrés au musée de la Marine, à Paris. Ce livre n'est pas un catalogue de jouets, ni un guide technique, mais un livre de mémoire et d'Histoire comparées.
    Il est riche d'anecdotes concernant les quarante années consacrées à cette collection et d'événements qui ont inspiré la fabrication de la presque totalité des jouets, illustrés par des images d'époque... On retrouve dans ces pages, les deux cent dix jouets et jeux acquis en 2005 par le musée national de la Marine.

  • Marcion

    Planchon. Jean-


    pierre benoît marcion est l'un des principaux ébénistes fournisseurs de napoléon.
    il a su allier le chatoiement de l'acajou d'amérique centrale mis en valeur par un poli à l'huile à l'éclat de l'or des bronzes et de la dorure à la feuille. les formes géométriques de ce mobilier ont une rigidité heureusement compensée par les sculptures et les bronzes aux symboles néoclassiques. marcion est un artiste doué, mesuré, attaché aux justes proportions, au métier accompli, aux décors soignés, originaux et plutôt discrets.
    cet ouvrage est le premier qui soit consacré à cet ébéniste qui fut l'un des tout premiers de son époque.

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