Libre & Solidaire

  • Insondables inégalités sociales, urgence climatique, raréfaction des ressources naturelles, destruction du vivant, n'en jetez plus, nous courons à la catastrophe. Pour qu'une transition à la hauteur des enjeux advienne, il nous faut désormais définir, collectivement, une approche alliant l'impératif de sobriété à celui de la collaboration solidaire. Ces principes au coeur du mouvement de la décroissance se révèlent fondamentaux si nous voulons organiser le plus grand bien du plus grand nombre. Pour étayer cette thèse, Boris Pijuan propose notamment de revenir sur la façon dont Épicure dissocie l'accès au bonheur de la possession matérielle. Est également abordé le rôle central tenu par la connaissance chez Spinoza, ou encore, combien Sartre ne peut concevoir l'engagement en faveur de la liberté que dans un rapport universaliste. Puiser dans les textes de ces figures de la philosophie, et bien d'autres (Rousseau, Jankélévitch, Gandhi, Nietzsche...), permet l'émergence d'un corpus idéologique particulièrement pertinent pour penser, avec humanisme, les grands défis de notre époque.

  • Dans un monde devenu hypercomplexe, seul un double engagement individuel et collectif nous permettra de relever démocratiquement les enjeux de la transition vers une société postcarbone, plus résiliente, plus juste, plus solidaire, plus spirituelle et plus respectueuse du vivant dans son ensemble.
    Or si nous n'avons sans doute jamais été aussi intelligents individuellement, faute d'un trop grand individualisme, nous n'avons jamais été aussi indigents collectivement. Il est désormais impératif, si nous ne voulons pas nous laisser dicter notre avenir par la peur, de mobiliser notre intelligence collective autour d'un grand projet désirable au sein duquel chacun pourra trouver sa juste valeur en l'investissant à partir de sa singularité.
    Il nous faut pour cela ouvrir de nouveaux espaces et nouvelles modalités de contribution par lesquelles un « je » responsable et émancipé viendrait féconder un « nous » solidaire. Une telle société est possible. Mieux elle est déjà là. Pour aller encore plus loin sur ce chemin, nous devons entreprendre, tout à la fois, la réforme de nos modèles économiques, de nos fondements éducatifs, de nos modes d'organisation et bien sûr nos modes de gouvernance.

    Les enjeux de la transition vers une société plus résiliente.
    Mettre l'homme au service des intérêts de notre maison commune.
    L'intelligence collective au service d'un grand projet désirable.

  • L'écoféminisme est une philosophie, une éthique et un mouvement né de la conjonction des deux « surgissements du monde moderne » que sont l'écologie et le féminisme. Ce nouveau concept opère la synthèse entre l'idée d'une double exploitation : celle de la nature par l'homme et celle de la femme par l'homme.
    Dans cet ouvrage initialement paru en 1978, mais d'une actualité brûlante, l'auteure remet radicalement en question la notion de croissance, économique et démographique, dénonçant le capitalisme comme stade ultime du patriarcat.
    La surpopulation et l'épuisement des ressources illustrent l'« illimitisme » caractéristique de ce qu'elle nomme le « système mâle », et elle est l'une des premières à affirmer qu'il faut préserver ce qui reste encore de l'environnement, sous peine de mort. Dans ce combat universel, les femmes, fortes de leur longue expérience d'exploitation, ont un rôle déterminant à jouer.

  • L'autarcie suppose un nouveau modèle de société et d'urbanisation et doit s'organiser au moins à deux niveaux : l'individu et la famille d'une part ; le village et la petite communauté d'autre part.
    Beaucoup se posent la question de quitter la ville et de vivre en autarcie à la campagne, mais cette idée est aussi un peu angoissante. Comment faire ? Peut-on vraiment vivre en autarcie en sacrifiant le moins possible son confort ? Ce livre tente de répondre à bien des questions : comment peut-on nourrir une famille avec quelques centaines de mètres carrés de jardin ? Comment devenir autonome pour l'eau, l'assainissement, les déchets, l'électricité, le chauffage, et même les transports ?
    Retenons aussi quelques idées : il sera plus efficace de regrouper plusieurs familles ; ce sera beaucoup plus facile et supportable si on accepte de limiter les intrants plutôt que de les supprimer totalement ; si l'idée est d'échanger deux heures quotidiennes de transports urbains pour deux heures d'activité de plein air, il ne s'agit pas de se couper du reste du monde ; le temps à consacrer au jardin ne dépassera pas en moyenne une heure par jour, etc.
    À l'arrivée, on sera proche de l'indépendance vis-à-vis du consumérisme, sans changer vraiment notre niveau de confort et avec une meilleure qualité de vie.

  • Le pouvoir insidieux du genre : histoires courtes qui en disent long Nouv.

    Les inégalités hommes/femmes interpellent de plus en plus notre société. Elles s'appuient sur le pouvoir des médias, des images, de la publicité et des institutions et ont durablement influencé nos comportements. Il semble cependant que des réactions de plus en plus fortes voient le jour : mouvement Metoo, ouvrages dénonçant les violences faites aux femmes, etc. Il s'agit d'une véritable transformation sociale, qui bousculerait la domination masculine et l'assignation des femmes à leur fonction de mères et d'épouses soumises à leur mari. Cet ouvrage, notamment à travers de courts témoignages, dénonce les injonctions/assignations des rôles sexués, ainsi que les émotions ou indignations créées par de telles situations aussi bien dans l'enfance que dans la vie adulte.

  • Education nationale, grandeur et déclin ; une enquête intérieure Nouv.

    Cette enquête intérieure débute par une belle histoire : celle d'un enseignant d'arts plastiques en collège engagé dans son métier et fidèle aux valeurs de l'art et de la culture. Mais le tableau se fissure. Pierre Rich détricote les côtés pernicieux du système et soulève quelques pièges et embûches : non-dits et malentendus, tendances idéologiques et autoritaires, gestions managériales et glissements sémantiques, effets néfastes du « tout numérique » et remise en cause de la liberté pédagogique. La crise profonde survenue au printemps 2020 a accentué le « malaise enseignant ». Dans cet essai-témoignage, l'auteur pose un regard original et sans concessions sur le métier. Ses analyses au vitriol dénoncent les dangers planant sur l'éducation tout autant qu'elles appellent à en transformer la vision trop étroite. Il est question de repenser une école créative, guidée par un nouvel indice : le bonheur éducatif.

  • Ouvrage de référence de Nicolas Joly, célèbre viticulteur de la Coulée de Serrant, fer de lance de la biodynamie, pour découvrir et s'initier à la biodynamie. Pour mieux saisir l'enjeu et les principes de cette méthode de culture à l'écoute de la nature, Nicolas Joly commence par retracer l'histoire des dégâts de l'agriculture moderne sur les vignes. Dans ce contexte d'industrialisation des procédés et de techniques agricoles, la biodynamie est avant tout un retour à une vinification naturelle, à un respect de la vigne et de l'environnement pour atteindre la meilleure expression du terroir possible.
    Cet ouvrage aborde tous les aspects de la biodynamie : comprendre les formes et leurs correspondances, utiliser les forces du vivant, se servir des cycles astrologiques, etc...

  • Encore un livre sur ce sujet, après bien d'autres ? Pas vraiment. Au printemps 2020, le monde est brutalement plongé dans une crise sanitaire brutale. Les Français, comme les autres, sont pris en tenaille entre terrorisme international et crise sanitaire. Accaparés par les urgences vitales, beaucoup ne voient que la pandémie. La peur nous a envahis, les maladresses du pouvoir et les querelles entre les experts nous exaspèrent. La Covid-19 nous a enfermés.
    Pourtant, l'essentiel est ailleurs : cette crise est multidimensionnelle, mondiale, politique, économique et sociale.
    La planète est en danger, les équilibres fragilisés. Il n'y a pas de hasard dans cette affaire ; ni dans ses origines ni dans son déroulement.
    Cette année 2021 est déterminante. Quoi qu'il en soit, beaucoup de comportements doivent changer, et pour tous, du simple citoyen au chef d'État ou d'entreprise.
    La planète est résiliente, l'humanité l'est bien moins. Pour construire un nouveau monde, il faut changer beaucoup de choses, et à différents niveaux. Or il n'est nullement avéré que les décisions nécessaires seront prises. Il l'est encore moins qu'elles le seront au bénéfice des populations. Les résistances aux changements sont très fortes, et trop peu de décisions importantes sont prises à ce jour. Chacun doit prendre ses responsabilités.
    Demain ne ressemblera pas à hier. Soyons vigilants !
    Préface de Pierre Jouventin, Pour une écologie du vivant, 2019 Face à une situation extraordinaire et très complexe, l'auteur nous offre un texte accessible et une analyse géopolitique des rapports de force au sein des différents espaces concernés.

  • L'agriculture en biodynamie, selon les principes de Rudolf Steiner, se développe de plus en plus, tant au niveau des exploitants agricoles que des jardiniers amateurs. Ceci explique notamment le succès du calendrier lunaire et des ouvrages sur la technique de culture. Rudolf Steiner a eu de nombreux disciples. Hugo Erbe, peu connu, est sans doute l'un des plus intéressants. Il est à l'origine de principes novateurs en particulier avec des préparations nouvelles pour dynamiser les cultures. Pour la première fois, une traduction de ses travaux est publiée en français. Elle permettra de montrer l'importance qu'il a eu dans le mouvement de la biodynamie et la pertinence de ce mode de culture capable de nous rendre indépendants du système agro industriel. Hugo Erbe, élève de Rudolf Steiner, applique les principes de la biodynamie dans sa propre exploitation agricole. Suite aux explosions nucléaires de 1945, il a observé une grande perturbation au sein du monde élémental ainsi que l'arrêt de l'influence bénéfique de la biodynamie sur sa ferme. C'est à cette occasion qu'il oriente ses recherches sur de nouveaux principes de culture en biodynamie.

  • Il faut refermer la parenthèse des énergies sales, fossiles-fissiles, le plus rapidement possible, avant qu'il ne soit trop tard... Ce livre alerte sur la situation énergétique du début des années 2020 à l'échelle mondiale, nationale et locale. Il se veut être un guide de solutions pour améliorer notre cadre de vie très largement dominé par les questions énergétiques et environnementales. Les écomatériaux, sains pour les humains et pour notre maison commune la Terre, sont ici décryptés sous l'angle de leur énergie grise, de leur raréfaction et de leur capacité à stocker le carbone atmosphérique pour le bien de tous. Les bâtiments et territoires à énergie positive qui n'ont plus recours aux énergies sales sont une des clés d'un avenir responsable et apaisé. Il est maintenant certain que l'indépendance énergétique de la France passe par les énergies renouvelables et les lieux de vie à énergie positive.
    Ce livre en fait la démonstration.

  • Commencée en mars 2020, au début du confinement, cette Chronique d'un emballement planétaire se termine provisoirement à la fin de l'été 2020, au moment où l'Europe et la France redoutent une seconde vague de la pandémie.
    À travers le fil de l'actualité, l'auteur cherche à comprendre comment un simple virus a pu désorganiser brutalement l'économie-monde jusqu'à imposer le confinement de plus de la moitié de la population mondiale. Un évènement - l'Evénement Covid-19 - a eu lieu qui n'a pas d'équivalent dans l'histoire mondiale récente : la première crise écologique mondiale annonçant d'autres catastrophes sociales, politiques, géopolitiques, symboliques. Ces différentes dimensions sont abordées mais à travers le prisme des polémiques naissantes sur les masques, la chloroquine, le contrôle des populations au nom de la sécurité sanitaire, le passage du temps d'avant au temps d'après, l'hygiénisme et l'urbanisme tactique, la gestion de la crise par le gouvernement, le rôle des experts... Beaucoup d'encre a déjà coulé pour tenter d'expliquer l'emballement et la panique qui ont accompagné l'émergence du SARS-Cov-2. Au moment où se referme cette chronique, la pandémie est loin d'avoir produit tous ses effets. Devons-nous apprendre définitivement à vivre sous le signe du coronavirus ?

  • Les années 2020 rouvriront-elles, pour de bon, une ère cycliste en France ? De nombreux voyants sont au vert. L'attente est là. Il n'y a plus qu'à. Sauf que cela repose sur de la volonté politique, tout particulièrement au niveau local, et de la compétence. C'est là que le bât blesse. Nombre d'élus ne sont toujours pas véritablement convertis, particulièrement dans les villes petites et moyennes. Et il y a l'importante question de la compétence technique qui doit aller bien au-delà des seuls services de voirie. Dans tous les pays cyclables et cyclistes, le développement de l'usage de la bicyclette n'est que le fruit d'une politique d'aménagement, d'urbanisme et de mobilité cohérente, visant à réduire l'autosolisme. On n'y est pas encore vraiment en France. Mais il faut également que les politiques cyclables locales s'appuient sur un dialogue avec les usagers.
    Tout un programme donc, que de nouvelles équipes municipales ne manqueront pas de décliner dans les prochaines années. Cet ouvrage, enrichi d'illustrations d'aménagements, devrait y contribuer. S'appuyant à la fois sur l'expérience de consultant de l'auteur, son vécu de cycliste, mais aussi ses échanges avec des militants associatifs, il devrait nourrir une nouvelle culture cycliste des élus, des professionnels, comme des citoyens.

  • Malades de la dette : critique systémique de l'économie politique Nouv.

    Dans le monde d'après la pandémie, les gouvernements nous opposeront la lancinante question du remboursement de la dette financière. Ils n'ignorent pourtant pas que, depuis l'Antiquité, on annule les dettes socialement et politiquement insupportables. Mais ils sont stupéfiés par la croyance que le capital financier serait à l'origine de l'investissement. Or c'est au contraire l'investissement qui nourrit le capital, à partir de la création monétaire mobilisant le travail.
    La croyance en des ressources naturelles gratuites et illimitées, conçue au XVIIIe siècle, a conduit à considérer la productivité comme illimitée. Cette croyance n'est plus de mise, mais quotidiennement le management continue d'exiger des producteurs qu'ils accroissent leur productivité. Le résultat est une chute de la productivité moyenne, associée à des désordres psychiques, sociaux et économiques croissants.

  • Peu de partis ont structuré autant la vie politique française que le Parti socialiste qui, de 1971 à aujourd'hui, a été un élément incontournable dans le fonctionnement de notre démocratie. Cinquante années, de victoires en défaites, d'évolutions diverses tant sur le plan humain que sur le plan idéologique. Jean Gatel a eu la chance de vivre cette période intense de « l'intérieur » de cette formation politique et à des niveaux très divers : de simple militant à responsable départemental, d'élu municipal à député puis secrétaire d'État dans les deux gouvernements du premier septennat de François Mitterrand et enfin élu dans des mandats locaux, départementaux et régionaux.
    Depuis 2016, l'auteur ne se reconnaît plus dans un engagement qui a structuré toute sa vie. Dans cet ouvrage, il essaie de comprendre les raisons de la lente « descente aux enfers » d'un parti porteur de tant d'espoirs pour « changer la vie ». Il fait aussi le récit d'un monde politique miné par les ambitions personnelles, les reniements, les trahisons et l'attrait du pouvoir. Depuis sa rupture avec le PS, il s'est tourné vers une autre façon de militer pour que nous échappions à la domination mortifère du néolibéralisme et du capital financier.

  • Penseurs, rêveurs, artistes, historiens, chercheurs, acteurs engagés, les auteurs de cet ouvrage sont issus de milieux les plus divers. Ils nous confient leurs questionnements, leurs inquiétudes et leurs doutes, mais aussi leurs espoirs. L'ensemble de leurs contributions a pour objectif de fournir au citoyen des pistes pour réfléchir non seulement à l'océan, avenir de l'humanité, mais également et surtout au rôle que chacun peut tenir pour le sauvegarder.
    L'océan couvre plus des deux tiers de la Terre. Jadis vide d'occupants, les hommes se le sont peu à peu approprié. Au fil des ans, ils l'ont utilisé pour se déplacer et y ont prélevé toutes les ressources possibles (poisson, sable, algue, pétrole, gaz, énergie marine, métaux...). Aujourd'hui, l'océan ne va pas très bien :
    La surpêche se poursuit inexorablement, la biodiversité marine s'appauvrit quasiment partout sous l'effet des pollutions, l'exploitation industrielle de la mer se développe à mesure que la technique progresse. L'espace maritime est désormais à la merci de tous les prédateurs, il suffit d'y mettre le prix ! Hors du contrôle des citoyens, éliminé du champ de l'intérêt collectif, les lobbies s'en sont accaparés pour privatiser ses ressources, avec la complicité des États qui bien souvent, ont démissionné en leur laissant les mains libres.
    Il est peu probable que cette situation s'améliore sans une réaction résolue des citoyens du monde. Il est primordial qu'ils soient associés à l'espace océan, comme ils peuvent l'être, en bonne démocratie, à la chose publique. L'espoir naîtra de cet effort commun !

  • Depuis environ 10 000 ans, Homo sapiens scie la branche sur laquelle il est assis. Ce terrible constat de l'auteur démontre que les humains seraient des animaux possédant une capacité particulière à satisfaire leurs pulsions cupides par de belles justifications, courant ainsi, totalement aveuglés, à leur extinction...
    Ils n'ont pas su prévoir que l'accroissement de la population se ferait plus vite que celui des ressources alimentaires, ils n'ont pas compris qu'un développement infini est impossible dans un monde fini. Leur pseudo-supériorité sur l'animal - la raison, la culture, le langage et la morale - ne serait qu'une entrave... Pourquoi, avec leurs intelligences, n'ont-ils pas su éviter la surpopulation et l'épuisement des ressources naturelles alors que les animaux se régulent depuis toujours ? Pourquoi, malgré la technologie, sont-ils de plus en plus cernés par les pollutions ?
    Homo sapiens, autrement dit celui qui sait, celui qui a découvert l'agriculture, l'élevage et la civilisation, s'est fait piéger par le changement climatique et les conflits qui aboutissent aujourd'hui à des guerres et aux déplacements des populations ? Cette enquête sur notre espèce s'appuie sur les découvertes récentes de la science, particulièrement en écologie, éthologie, évolution génétique et préhistoire.
    L'homme ne serait-il pas un animal raté ?

  • Dans cette tempête qui secoue le monde submergé au même instant par des crises politiques, sociales et surtout écologiques sans précédent, l'économie sociale et solidaire (ESS) est un véritable espoir. Plus qu'un ensemble d'entreprises et d'entrepreneurs, c'est un nouveau modèle de développement, et sans doute le seul qui puisse encore sauver notre planète et les humains qui la peuplent. L'ESS a dans son ADN : la résistance historique au modèle capitaliste, l'auto-organisation de la société civile, des valeurs basées sur la responsabilité et la solidarité, une capacité à répondre aux menaces environnementales, le primat de l'humain sur le profit... Elle est tout cela à la fois, dans son évolution historique et les nouvelles formes qu'elle revêt dans des pays développés ou en voie de développement, en particulier par l'intermédiaire de l'entrepreneuriat social, c'est-à-dire participant à une société solidaire et équitable. Elle est une réponse globale et majeure à la crise mondiale dans laquelle nous sommes entrés.

  • La liste des substances toxiques qui se retrouvent dans nos assiettes et qui se cachent sous l'appellation d'additifs alimentaires est longue et inquiétante. Ils sont partout et d'une incroyable variété : colorants, conservateurs, exhausteurs de goût, épaississants, affermissants, émulsionnant, édulcorants, agents d'enrobage, agents de texture, stabilisants, gélifiants, antiagglomérants, régulateurs de pH, acidifiants. Ils passent incognito, car ils sont désignés sur les étiquettes par la lettre E suivie d'un nombre. Pour les reconnaître, il faut donc obligatoirement consulter un répertoire !
    Cet ouvrage joue ce rôle, mais il est bien plus qu'un catalogue. Il répond aux nombreuses questions que vous vous posez. Pourquoi utilise-t-on les additifs ? Est-ce obligatoire ? Tous les additifs sont-ils dangereux pour la santé ? Est-il vrai que l'industrie alimentaire de masse ne peut plus s'en passer ? Est-il cependant possible d'éviter les plus nocifs ? Existe-t-il des additifs utiles, améliorant les aliments et d'une totale innocuité ? Les consommateurs ont-ils une part de responsabilité ?
    Sur le plan pratique et pour s'y reconnaître dans la jungle des additifs, nous leur avons donné un code avec des étoiles, selon 5 catégories, depuis les plus toxiques jusqu'à ceux qui sont considérés comme inoffensifs et même bénéfiques. Vous avez ainsi à votre disposition un guide qui vous permettra de démasquer ces substances et de préserver votre santé.

  • Retrouvons l'odeur des champs. Celle de l'humus, du végétal, des champignons. Cette odeur si particulière qu'un sol forestier dégage quand il pleut. Retrouvons ces odeurs dans une agriculture qui tienne compte de la nature et du génie végétal.
    Sur petites ou grandes surfaces, en bio ou conventionnel, les problèmes sont les mêmes : érosion, pollution, pertes de rendements, intrants... Les solutions sont identiques et peuvent se résumer par la formule suivante, base agronomique universelle, mais pourtant oubliée : remettre au coeur des systèmes agricoles le cycle de la fertilité naturelle des sols et des écosystèmes. Vous découvrirez dans cet ouvrage collectif les récits de scientifiques, agriculteurs, praticiens... Tous pionniers de l'agroécologie, des sols vivants, de l'arrêt du travail du sol, de l'agroforesterie, de la connaissance du rôle des arbres, des vers de terre ou encore des réseaux de champignons, pour réaliser cette agriculture qui se pratique avec le vivant. Une agriculture résiliente et qui rend l'autonomie aux producteurs !

  • Ce dictionnaire buissonnier revisite par ordre alphabétique, dans une visée modérément encyclopédique, les mots et les notions relevant de l'état de santé de notre planète : son pouls, la courbe de ses températures, sa radio pulmonaire, son bilan carbone et cardiaque, les détails de sa coloscopie, ses déficits immunitaires, ses états de sévices, ses confitures et ses déconfitures... Parfois, devant la gravité de certains maux ou de certains mots, l'auteur avance des solutions qui sortent des sentiers battus et frisent l'impertinence clinique. Certains trouveront ces antidotes sagaces, d'autres légèrement tirés par les cheveux. Le fond est sérieux et documenté, la forme est ludique, humoristique, parfois iconoclaste. Les solutions proposées ouvrent à la réflexion. L'écologie est souvent traitée sur un mode grave, ici elle est explorée d'une autre manière, l'idée étant que chacun prenne la pleine mesure de la conjoncture et réfléchisse dans la bonne humeur au moyen de s'impliquer personnellement, par des actions individuelles ou des initiatives collectives, dans la sauvegarde de ce qui nous est le plus cher au monde.

  • Les communs, dont les racines historiques sont lointaines, ont toujours prouvé, au fil du temps, leur efficaci­té comme mode d'action collective et solidaire et sont aujourd'hui une réalité incontournable de ce début du XXIe siècle. Ils manifestent la volonté d'un nombre croissant de citoyens de reprendre la main sur leur destin, à l'heure où les grands centres de décision s'éloignent de leur vie quotidienne dans les contingences de la mondiali­sation économique et financière.
    Un commun, c'est un mode d'action collective autour d'une ressource partagée, pour la gérer efficacement au bé­néfice de chacun et la préserver contre la dégradation ou une appropriation abusive. On trouve des communs dans une très grande variété de domaines : ressources naturelles et foncières, cognitives, sociales, urbaines... Des jardins partagés à Wikipedia, des AMAP aux monnaies locales, les initiatives collaboratives se multiplient. Les communs ne sont pas, comme certains de leurs détracteurs les qualifient, une naïve utopie débouchant sur une indescriptible pa­gaille dans laquelle chacun n'agirait qu'en fonction de son intérêt propre. Un commun, c'est aussi une gouvernance s'appuyant sur une structure et un système de règles, produites collectivement et acceptées par tous avec, pour chacun, des rôles différenciés en termes de droits et de responsabilités.
    Cet ouvrage a été rédigé avant la pandémie de Covid-19. Or, par-delà le repli sur soi et la peur de l'autre, la crise sanitaire a aussi donné lieu à de magnifiques initiatives de solidarité et d'action collective. Elle a rappelé à quel point la problématique des communs, qui ouvre une troisième voie, hors de la dualité État/marché, est plus que jamais d'actualité. Ce livre propose une analyse des fondements du phénomène et de la variété de ses manifestations. Il in­terroge sur la question de savoir dans quelle mesure les communs peuvent constituer un moteur de transformation profonde de nos sociétés.

  • Entre la plume et le tube à essai, mon coeur balançait. Mais finalement, pourquoi choisir ? J'ai posé mon cartable en cursus de sciences de la vie jusqu'à devenir docteure en biologie cellulaire. Passionnée par la nature d'une part et d'autre part par la futurologie, j'ai saisi l'opportunité d'un congé maternité pour mettre des mots sur mes centres d'intérêt. Pour trouver la bonne formule afin de vulgariser la biologie avec humour entre deux échographies et faire le lien entre les sciences de la vie d'aujourd'hui et les modes de vie de demain entre les couches et les biberons.
    D'ailleurs, quel meilleur moment que la grossesse pour se projeter dans le futur ? Au fil des mois, alors que les cellules reproductrices sont devenues embryon et que l'embryon est devenu foetus c'est tout un champ de possible qui s'est ouvert à un être humain en gestation.
    Pendant des siècles chaque génération a pu prédire le devenir de la suivante dans les grandes lignes. À moins que ne survienne une crise économique majeure ou une guerre sans précédent, parents et enfants vivaient des existences assez similaires. On innovait, mais on innovait lentement...
    Au XXIe siècle, plus rien de comparable. Pas un jour ne passe sans qu'on ne dévoile une innovation susceptible de bouleverser la vie quotidienne. Sur fond de leçons de science nat' parsemé de métaphores cocasses, j'ai donc décidé d'imaginer la vie de mon « cher foetus » lorsqu'il aura 30 ans !

  • Depuis le début de ce siècle, une nouvelle s'est répandue comme une traînée de poudre et a fait florès dans les médias comme dans le landerneau scientifique : l'Homme serait doté d'un deuxième cerveau... l'intestin ! L'intestin possède un système nerveux très riche et sans équivalent dans l'organisme, abstraction faite du cerveau.
    Aujourd'hui, nous savons que 200 millions de neurones sont présents dans le tube digestif et que ce système nerveux entérique communique de manière étroite avec le système nerveux central. En plus de ses fonctions métaboliques et immunitaires, le microbiote intestinal prend également part à la communication entre l'intestin et le cerveau et influence le fonctionnement cérébral. Cet ouvrage fait le point sur les connaissances actuelles et nous permet de mieux comprendre le concept de « cerveau intestinal ». En partant des caractéristiques générales du système nerveux autonome, l'auteur, neurobiologiste réputé, développe les relations de l'intestin avec le système endocrinien, le système immunitaire et le microbiote. Il insiste sur l'importance des communications tube digestif-cerveau déterminant pour notre santé.

  • Cela fait si longtemps que les marées vertes envahissent les côtes bretonnes... Il faudra attendre 2009 pour qu'elles soient reconnues toxiques et présentant un risque grave pour la santé. Pourtant, le mélange de soufre et d'hydrogène est toujours présent sur les plages et dans les estuaires, dans le sable et la vase, la vie est dissoute dans le jus noir putride issu de la décomposition des algues. Dernière victime en date, un jogger terrassé en 2016 et il a fallu que des associations dénoncent les mensonges de l'administration et des élus pour que cette intoxication mortelle soit révélée.
    C'est tout un territoire qui souffre, malgré les belles paroles des pouvoirs publics contre cette pollution toxique. Dénonçant le déni ambiant, l'auteur démontre qu'on ne pourra pas éliminer cette pollution sans repenser radicalement les pratiques agricoles produisant des excédents de nitrates qui nourrissent ces algues. Il révèle la collusion entre les partisans d'une agriculture intensive et les pouvoirs publics.

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