Le Port A Jauni

  • Le thème des terrains vagues a été inspiré par le travail graphique de Benoît Guillaume, qui s'installe à même les rues, à même les champs, à même les gens pour croquer leurs instants. Ses carnets d'illustrations sur le vif, qu'il auto-édite, parlent selon nous du frottement entre l'urbain et le végétal, le construit et le naturel, la culture et la nature. Nous avons proposé à Géraldine Hérédia de s'emparer de ces différentes thématiques pour écrire neuf poèmes de "Terrains vagues" dans la veine de ceux qu'elle a déjà écrits pour Le Port a jauni : "Poèmes en paysages" (illustrations de Clothilde Staes, 2015), "Poèmes du soir" (illustrations de Corinne Dentan, 2016), "Poèmes sur un fil" (illustrations de Clothilde Staes, 2017).
    /> Ces trois recueils ont été conçus selon un même principe : partir des images et de thématiques choisies ensemble pour écrire des poèmes, exercice dans lequel Géraldine Hérédia excelle ! Le corps en paysage ou le corps comme paysage était la thématique du premier ; le monde de la nuit, la peur, les bruits bizarres pour le second ; le cirque, l'errance, l'instant suspendu pour le troisième.
    Dans ce nouveau recueil, les "Terrains vagues" sont explorés comme lieux frontières : lieu de l'enfance où nous vivons nos premières expériences de transgression, d'amitiés, d'amours ; lieu où l'on se cache à l'abri des regards du monde ; lieu abandonné, où la nature s'installe sur les traces de la ville, mobilier urbain et bâti.

  • Durant cinq années, Le port a jauni a publié un recueil de roubaiyat par an. Les ROUBAIYAT sont des quatrains, comme l'indique leur nom issu du chiffre "arbaa", quatre. Genre poétique perse et arabe qui remonte au XIe siècle avec l'oeuvre d'Omar Khayyam, les roubaiyat ont été le terrain de jeu de poètes égyptiens des années 1960-70, qui ont revisité le genre avec humour et truculence linguistique en arabe contemporain dialectal.
    Ces quatrains sont une méditation sur la vie, la mort, la joie, le temps qui passe, l'innocence, l'absurdité du monde, son origine, sa cruauté : ils posent un regard et s'attardent sur des instants fugaces, des détails, des petites choses qui disent le monde entier. Durant trois années, Christian Tortel a envoyé au Port a jauni un haïku par mois. Les HAÏKUS sont des poèmes des tercets qui relèvent de la tradition japonaise.
    Mais Christian Tortel les écrit en français ou en arabe, et les traduit dans l'autre langue. Ainsi, une fois par mois, se posait dans la boîte à mails du Port a jauni un poème sur des instants fugaces, des détails, des petites choses qui disent le monde entier. A force de fréquenter ces deux chemins parallèles, roubaiyat et haïkus en arabe, il nous est apparu évident de les croiser. Et dans un grand tissage des genres poétiques, les THOULATHIYAT (prononcez "soulassiyate") sont nées.
    Elles sont des haïkus ou des tercets, comme l'indique leur nom issu du chiffre "thalatha", trois. Elles sont autant de méditation sur la vie, la mort, le temps qui passe, les mots sans frontière. Elles relient le monde arabe à l'Asie, la France au monde arabe, les langues entre elles, elles racontent, en creux, les tissages possibles en poésie. Un nouveau terrain de jeu qui réinterprète et on l'espère, revitalise, le champ poétique en bilingue, à la fois hommage aux genres anciens et clin d'oeil humoristique pour une création contemporaine.

  • Voyageur en images, Mohieddine Ellabbad était un collectionneur fou : son atelier d'artiste ressemblait à une caverne remplie de journaux et de magasines du monde entier, mais aussi de livres d'enfants, de contes traditionnels illustrés et d'histoires de personnages fantastiques. Ainsi, passionné tout à la fois par l'illustration et par les cultures dites "populaires" (on pourrait aussi dire, cultures ancrées dans leur territoire et nourries par les paysages et les formes qui les entourent), Mohieddine Ellabbad vivait entouré d'un merveilleux bestiaire imaginaire issu du monde entier ! Ce "Dictionnaire des monstres" témoigne des deux passions de son auteur : on y retourne bien sûr le sphinx, Anubis, et la "ghoula", l'ogresse qui hante les rêves de tout enfant arabe, mais aussi Damavykas, le coq de feu de Lituanie, le Kappa japonais ou le Catoplenas d'Ethiopie.
    Si vous ne les connaissez pas, vous allez les adorer ! Après les avoir dessinés avec malice, Mohieddine Ellabbad a commandé à un comparse journaliste, Chaouqi Abdelhakim, d'écrire leur portrait, à la fois précis, documenté, rempli d'humour et d'anecdotes sociologiques. Ce "Dictionnaire des monstres" est à la fois un magnifique livre d'artiste et une source de documentation. Publié à Beyrouth dans les années 80 (pas de date de parution indiquée) par l'Atelier arabe du livre pour enfants (maison d'édition éphémère créée par Mohieddine Ellabbad), le livre est passé inaperçu et le fils de Ellabbad, lui-même, ignorait son existence jusque récemment.
    Ce livre est traduit pour la première fois en français. Le port a jauni prolonge avec cet ouvrage son travail d'hommage à l'oeuvre d'Ellabbad, avec la belle traduction d'Yves Gonzalez-Quijano.

  • « En oiseau curieux ou garçon trop grand, je suis entré dans ces paysages secrets aux couleurs voyageuses, en pensant que les roches et les brumes nous parlent et qu'il faut seulement savoir les écouter. » Ainsi commencent les Poèmes de roches et de brumes où matières brutes et volutes se frottent, se frolent et se mêlent dans les poèmes de Carl Norac et les illustrations d'Arno Célérier, entre masses de papiers découpés et brumes de dentelles ajourées.

  • Mo Abbas est un poète itinérant dans les villes où il observe et croque en détails et en jeux de mots les incongruités urbaines. Son écriture est fortement inspirée des poètes de l'Oulipo, l'Ouvroir de littérature potentielle, et l'on entend dans ses mots l'écho de Pérec ou de Calvino. Ses poèmes sur le macadam sont comme des regards d'enfants attentifs aux détails et cherchant les mots pour mieux les exprimer. Mo Abbas liste et consigne les panneaux de signalisation, les noms de rues insolites, les devantures de cafés, les cris des gabians et les cris des mamans, les bruits, les voix, les sons, les têtes, les bêtes, tout... Et tout cela ressurgit dans son écriture urbaine. À partir de ces chroniques poétiques, Julien Martinière a mis en scène un ours dans les rues de la ville, un ours avec un chapeau, des lunettes, une moto, un ours comme un homme, mais légèrement décalé... Un ours dans la ville avec la vie qui tourne autour de lui, tout cela est-il bien urbain ?

  • Pomponpompon

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    Pomponpompon est un recueil de poésies-comptines pour les tout-petits. La consigne donnée à Raphaële Frier était le jeu ! Jeux de mots, jeux d'enfants, comptines d'aujourd'hui qui jouent avec celles d'autrefois. Pour autant, la poète ne s'est pas cantonnée à compter sur les doigts ou énumérer les cris d'animaux. Au contraire, elle fait surgir de son imaginaire un monde à la fois magique et ludique, surprenant et émouvant, elle nous entraîne dans le monde inédit des mariés du fourbi, elle arrose son petit frère, devient méchantante et s'enmourêve, joue à la marelle jusqu'au ciel, compte les pompons et ron et ron petit fripon de pompon. Un autre monde existe. Une fois écrits, les poèmes ont rencontré une série de pompons dessinés par Catherine Chardonnay : pompons chat, pompons en chapeau, pompons oiseau ou pompons peur. Les dessins à la mine de plomb et crayons de couleur sont comme des masques qui peuplent notre imaginaire d'enfants, des masques avec des pompons !

  • Ce poème est issu et traduit de la production poétique contemporaine syrienne. Le Port a Jauni poursuit ainsi son exploration du champ poétique arabe, de la poésie du désert qui date d'avant l'islam (Mu'allaqa, un poème suspendu, mars 2019) à la poésie moderne dialectale (avec la série des Roubaiyat, 5 recueils publiés depuis 2015) et jusqu'à la poésie contemporaine syrienne, très belle et très triste en même temps (Tireurs sportifs, 2018). L'Arbre dont j'ignore le nom est une méditation du poète sur l'exil et l'oubli. L'exil et l'incapacité à dire dans une autre langue, les « mots sont pauvres, ils montent et descendent comme le hoquet d'un nourrisson dans le brouillard d'une autre langue ». L'exil et le souvenir d'histoires familiales qui permettent d'évoquer ce que l'on fut, là d'où l'on vient. L'exil et la violence subie, « l'épouvante devant la vengeance des serpents blessés ». L'exil et son attente, l'exil est son silence, au point que la peur est devenue tristesse.

  • Les herbes folles est une promenade comme la vivent les enfants, en portant attention aux détails d'un épi de blé, à une flaque d'eau, au chant d'un oiseau, au déplacement d'un colimaçon, par les chemins. La poésie d'Angélique Villeneuve suit les sensations du corps, une paille entre les dents. La marche, le sol, le ciel, elle sautille et elle roule, alors le chemin deviendrait rivière, elle explore les éléments.
    La poésie est épurée et enfantine, elle a été écrite à partir d'un cahier de dessin d'Eugénie Rambaud, qui a tracé un fil continu, de page en page. Un fil dessiné, cousu, collé, pour accompagner peu à peu le lecteur parmi Les herbes folles.

  • Les Roubaiyat sont des quatrains. Philosophiques, humoristiques, ludiques, ils s'achèvent toujours par une exclamation déconcertée « agabî ! » (que l'on a traduite par « bizarre, bizarre ! »). Les poèmes sont écrits en dialecte égyptien et jouent avec la truculence de cette langue. Ces quatrains sont une méditation sur la vie, la mort, la joie, le temps qui passe, l'innocence, l'absurdité du monde, son origine, sa cruauté... Si les thèmes sont universels et peuvent interpeller tout un chacun, la formulation et les images sont typiques de l'humour égyptien, teinté d'un constant "maalich" (un concept fait de fatalisme et de nonchalance). Ainsi les Roubayiat sont tout à la fois une méditation existentialiste et une invitation au voyage qui peut emporter les petits et les grands. Après Roubaiyat - Quatrains égyptiens (2015), Plumes et poils de Roubaiyat (2016) dédié aux animaux, et Par la fenêtre des Roubaiyat consacré à la ville, ce quatrième et dernier recueil (quatre vers pour un poème quatre recueil pour cette série !) plonge dans le thème du printemps, entre joie, émerveillement du renouveau et questionnements sur la condition éphémère des êtres vivants.

  • Tireurs sportifs est un long poème écrit par Golan Haji dans les premières années de la révolte syrienne, après 2011. Les vers s'égrènent, chapelet d'observations minutieuses du quotidien, de scènes, d'images, d'instants vécus qui nous plongent dans un monde en lutte, dans un monde en guerre. L'écriture n'est jamais sinistre, jamais obscène, elle donne seulement à voir, et à entendre par le truchement d'une magnifique langue poétique. Ici, il n'est pas question de dénonciation, d'engagement ou de voyeurisme, mais d'un constat réhumanisé par la poésie. Ce long poème peut être lu dès les dernières années de l'enfance et dès l'adolescence, il permettra de ressentir ce qui nous est souvent inaccessible, sans morale ni injonction. Les illustrations de Thomas Azuelos ont été réalisées indépendamment du poème, lors d'un voyage en Israël et en Palestine, là où les frontières se frottent et les barbelés enferment. Réalisés en deux temps distincts et en deux lieux différents, poème et illustrations semblent issus d'une même argile.

  • Ce poème est une réécriture de la Mu'allaqa d'Imru al-Qays, texte phare de la littérature arabe du désert (un siècle avant l'islam). L'objectif est de l'adapter pour le rendre accessible aux jeunes lecteurs contemporains. La matière principale de ce travail est donc l'original arabe dans ses différentes versions et les deux traductions de référence de Jacques Berque et de Pierre Larcher. Le texte final puise assez librement dans l'original arabe et ses traductions, respectant la progression et les thèmes du poème. Par moments, il reprend strictement la beauté visuelle de certaines images, par d'autres, il adapte d'autres images de façon à les rendre sensibles aujourd'hui. L'original arabe est une mine d'images poétiques que les traductions françaises ne sauraient épuiser et qui représentent pour nous une source d'inspiration. De tous les thèmes présents dans l'ode, nous privilégions la cosmogonie développée par le poète et les correspondances entre tous les éléments, qui constituent son univers : la nuit vue comme une étoffe, l'étoffe des vêtements effaçant les traces dans le sable comme l'aube efface les étoiles dans le ciel, l'humain partageant des caractéristiques animales et végétales, les animaux partageant des caractéristiques humaines... La vie nomade englobe nature et créatures, d'un seul tenant.

  • «Toutes les chaises sur lesquelles je me suis assises, toutes les chaises qui ont compté... les chaises de ma vie». À partir de cette proposition, Raphaële Frier a écrit et Clothilde Staës a gravé, puis nous avons assemblé leurs deux mondes en un recueil de poèmes. Raphaële Frier égrène : sa première chaise haute comme le toit du monde, la chaise d'attente, les chaises longues qui occultent les courtes, car «il y a beaucoup plus de chaises courtes que de chaises longues, on ne dit jamais «chaise courte», on parle volontiers de courte échelle, de courte paille, de jupe courte, de courte-queue et même de court bouillon, mais la chaise courte, on l'oublie !», la chaise de cuisine qui côtoie la farine et les odeurs de graille, la chaise cassée, ou la pliante, des chaises tristes comme celle de l'absent à laquelle elle écrit «Tu es le squelette, l'empreinte de celui qui ne viendra pas, ce soir, Tu es un gouffre hébergeant le néant qui pèse et courbe sa paille, Tu es la trace qu'il a laissée ici» ou des chaises loufoques comme les chaises volantes. Clothilde Staës a gravé neuf fois le même motif et, à l'intérieur, a peint des mondes différents, comme si la même chaise pouvait avoir plusieurs vies. Et votre chaise à vous, quelle serait-elle ?

  • Notre maison

    Walid Taher

    Comment est-elle, votre maison ? Dans la maison de Walid Taher, il y a des boîtes magiques cachées dans des boîtes magiques sous le lit de la chambre à coucher. Des ventilateurs de toutes tailles qui font oublier les devoirs de l'école, on reste là et on sourit. Des meubles anciens magnifiques qui sentent la maison de grand-mère... Notre maison est pleine d'humour, de jeux et de joie, et avec elle, Walid Taher poursuit sa réflexion sur la manière d'évoquer l'intérieur des êtres en images et en mots. Notre maison évoque les souvenirs sensoriels de l'enfance, elle devient le lieu de convocation de la mémoire. Chaque odeur, chaque objet, chaque son... rappelle l'illustrateur à lui-même, notre maison est le lieu dans lequel nous nous sentons pleins.

  • Les Roubaiyât de Salah Jahine sont des quatrains à l'image de ceux d'Omar Khayyam : philosophiques, humoristiques, ludiques, ils s'achèvent toujours par une exclamation déconcertée : 'agabî ! (que l'on pourrait traduire par « bizarre, bizarre !», ou encore « étonnant, non ? »). Les poèmes sont écrits en dialecte égyptien et jouent avec toute la truculence de cette langue populaire. Ces quatrains sont une méditation sur la vie, la mort, la joie, le temps qui passe, l'innocence, l'absurdité du monde, sa fatalité, son origine, sa raison d'être et de tourner, la cruauté... Si les thèmes sont universels et nous paraissent tout à fait pouvoir interpeller l'Orient et l'Occident, la formulation et les images de la poésie est typique de l'humour égyptien, teinté d'un constant « maalich » (un concept fait de fatalisme et de nonchalance).
    Ainsi les Roubaiyât sont tout à la fois une méditation existentialiste et une invitation au voyage dans l'Egypte populaire. Le recueil proposé ici est une sélection de neuf poèmes parmi les deux cent vingt que contient l'oeuvre de Salah Jahine.

  • Les danseurs

    Walid Taher

    Les Danseurs est une déclinaison graphique dédiée au mouvement, au rythme, au croisement des lignes, des masses et des couleurs. Walid Taher a tenté de donner une forme visuelle au mouvement, dans la filiation du travail des calligraphes arabes. La narration, quant à elle, cherche une réponse à la question "Qu'est-ce que la danse ? Qui danse ? Pourquoi est-ce que l'on danse". Je danse parce que je voyage...
    Je danse même si je suis pieds et points liés... Je danse comme j'aime respirer, écrit l'auteur et illustrateur, poursuivant ainsi sa réflexion artistique et ludique autour de ce qui anime notre existence.

  • Le chant du berger est un poème bilingue en français et en arabe, profondément inspiré et imprégné des codes et des images de la poésie arabe du désert. Il décrit la journée d'un berger au cours de laquelle rien ne se passe, aucun événement, seul le temps continu d'une journée qui s'égraine et d'un enfant berger dont le corps se confond avec les éléments.
    Les illustrations préexistent au texte. Le poème a été inspiré par les dessins, puis traduit en arabe. Le livre se lit à double sens, le début de l'un est la fin de l'autre. La traduction en arabe veille à conserver les images initialement présentes dans le texte, tout en recherchant une musicalité et un respect des codes de la métrique arabe. Les illustrations sont inspirées des paysages de la région volcanique du Sud de la Syrie, aux paysages arides mêlant les roches noires et chaotiques, les oliviers et la terre rouge brique d'argile.

  • Les Poèmes pour affronter le beau temps & profiter du mauvais sont des considérations humoristiques sur le temps qui passe et la scansion des saisons. La forme répond au fonds du texte : ainsi, le mot tunnel devient graphique grâce à ses deux -nn- agrandis. Le mauvais temps, quant à lui, s'écrit en gouttes de pluies. Les illustrations sont des gravures rehaussées à l'encre. Ces poèmes peuvent être lus par tous les temps, en toutes saisons et à partir de 7 ans.

  • Les Roubaiyât de Salah Jahine sont des quatrains à l'image de ceux d'Omar Khayyam : philosophiques, humoristiques, ludiques, ils s'achèvent toujours par une exclamation déconcertée : 'agabî ! (que l'on pourrait traduire par « bizarre, bizarre !», ou encore « étonnant, non ? »). Les poèmes sont écrits en dialecte égyptien et jouent avec toute la truculence de cette langue populaire. Ces quatrains sont une méditation sur la vie, la mort, la joie, le temps qui passe, l'innocence, l'absurdité du monde, sa fatalité, son origine, sa raison d'être et de tourner, la cruauté... L'oeuvre de Salah Jahine est prolifique puisqu'il a écrit plus de 240 roubaiyat qui peuvent être classées par thèmes : chaque année, Le port a jauni publiera un recueil de dix quatrains environ (entre neuf et quinze par recueil), classés par thèmes. Après un premier recueil générique publié en septembre 2015, "Plumes et poils de Roubaiyat" paraîtront en mars 2016, un recueil consacré aux bêtes et aux métaphores animales. Walid Taher illustrera cette série de recueils de poèmes avec pour consignes de s'essayer à diverses techniques graphiques, exercice qui lui est très familier et jeu qu'il aime jouer comme il l'a fait dans son album Sept vies (qui donne à voir autant de déclinaisons graphiques qu'il y a d'état d'âmes d'un chat).

  • Les Roubayiat sont des quatrains à l'image de ceux d'Omar Khayyam :
    Philosophiques, humoristiques, ludiques, ils s'achèvent toujours par une exclamation déconcertée 'agabî ! (que l'on a choisi de traduire par « Bizarre, bizarre !! »). Les poèmes sont écrits en dialecte égyptien et jouent avec la truculence de cette langue populaire. Ces quatrains sont une méditation sur la vie, la mort, la joie, le temps qui passe, l'innocence, l'absurdité du monde, son origine, sa raison d'être et de tourner, la cruauté... Si les thèmes sont universels et peuvent interpeller l'Orient et l'Occident, la formulation et les images de la poésie est typique de l'humour égyptien, teinté d'un constant « maalich » (un concept fait de fatalisme et de nonchalance). Ainsi les Roubayiat sont tout à la fois une méditation existentialiste et une invitation au voyage.
    Ce troisième recueil (après la parution de Roubaiyat, quatrains égyptiens en septembre 2015 et de Plumes et poils de Roubaiyat en mars 2016) propose une sélection de neuf poèmes dédiés à la ville et à la vie urbaine, choisis parmi les deux-cent vingt que contient l'oeuvre de Salah Jahine. Ces poèmes sont traduits en français pour la première fois.

  • Les Roubayiat de Sayed Hegab sont des quatrains à l'image de ceux d'Omar Khayyam : philosophiques, humoristiques, ludiques. Les poèmes sont écrits en dialecte égyptien et jouent avec toute la truculence de cette langue populaire.
    Les Roubaiyat de la mer font suite à une série de Roubaiyat de Salah Jahine publiée par Le port a jauni (quatre volumes entre 2015 et 2018).
    Ces quatrains sont une méditation sur la vie, la mort, la joie, le temps qui passe, l'innocence, l'absurdité du monde, sa fatalité, son origine, sa raison d'être et de tourner, la cruauté... Si les thèmes sont universels et nous paraissent tout à fait pouvoir interpeller l'Orient et l'Occident, la formulation et les images de la poésie est typique de l'humour égyptien, teinté d'un constant maalich (un concept fait de fatalisme et de nonchalance). Ainsi les Roubayiât sont tout à la fois une méditation existentialiste et une invitation au voyage dans l'Egypte populaire.
    Les Roubayiat n'ont jamais été traduites en français.
    Nous poursuivons notre adaptation et traduction de cette oeuvre majeure du patrimoine populaire arabe. Elle respecte la forme poétique du quatrain et dans la mesure du possible le principe de la rime. Il s'agit aussi de traduire les allitérations et jeux de mots de l'auteur... quand une équivalence en français peut exister..

  • Durant son enfance au Caire, Mohieddine Ellabbad fouine et glane dans la bibliothèque paternelle, chez le marchand de journaux, au souk des soldeurs, les « petites choses » graphiques qui nourrirent sa vie durant, une culture visuelle sans frontière, et sans pareille.
    Petite histoire de la calligraphie arabe est le dernier ouvrage de Mohieddine Ellabbad, publié de manière posthume. On y découvre l'histoire des lettres arabes, de l'écriture arabe, des styles de calligraphies, des vies de calligraphes, du rapport à l'écrit dans le monde arabo-musulman en partant de l'époque de la poésie du désert jusqu'à l'époque contemporaine, et en passant par le temps des Abbassides, des Ayyubides, des Ottomans, etc. D'une érudition vertigineuse, ce recueil destiné aux jeunes lecteurs est rempli d'anecdotes et d'humour. On devine au fil des pages le collectionneur passionné et génial que fut Mohieddine Ellabbad. Le port a jauni a publié en 2018 un premier volume de cette oeuvre majeure, Le carnet du dessinateur, et poursuit un travail de valorisation de l'image arabe et de son histoire avec ce nouveau recueil.

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