Le Mot Fou

  • La structure de ce roman est semblable à celle d'une pièce polyphonique, dans laquelle se déploient [les] trois histoires de Sara, Sofia et Maria, de leurs amours et de leurs amants Maximilian Stutz, Andreï Jan et Wolfgang Amadeus Mozart. [...] Un premier roman plein de force et de fraîcheur, passionnant et captivant, dramatique et habilement écrit, intelligent et plein d'érudition, [...] une écrivaine mûre, cultivée, talentueuse et sensible, de grande envergure. [...] Ostoja Prodanoviç, revue Napred, 26 juin 2006 [...] Sanja Domazet s'efforce de raconter ce qui est le plus difficile à raconter, les profondeurs de la conscience humaine qui sont intuitives et sensuelles (au sens d'ouverture absolue à toute forme de sentiments et de sensations) et qui, à vrai dire, précèdent toute verbalisation, toute langue, et doivent être considérées, comprises et écoutées comme une musique de l'âme.
    Mihajlo Pantiç, écrivain et critique littéraire

  • 17 nouvelles de 17 écrivains bulgares qui ont commencé à publier après les changements de 1989. En rupture avec le réalisme qui a dominé la littérature bulgare, ces nouvelles s'inscrivent dans cette recherche d'une autre écriture caractérisée "par la variété des registres et le jeu que cette variété peut faire naître (registre familier, voire banal, burlesque, ironie, humour, prose poétique à l'opposé) le lexique libéré des contraintes qui ont pesé sur lui durant des décennies, d'où l'irruption de l'argot, la rupture de la linéarité et l'entremêlement des voix et des consciences, une phrase très construite et longue ou, au contraire, volontairement dépouillée et d'une neutralité glaçante qui fait ressortir le désespoir ou l'absurdité du monde environnant, une narration froide, impersonnelle, un rythme volontiers haché, l'abondance de détails infimes, le jeu avec le lecteur ou avec d'autres textes, le brouillage des instances narratives, la déstabilisation du lecteur car rien n'est donné pour certain, à l'instar du monde actuel...
    Bref, l'écriture relativement simple, voire sommaire, qui avait dominé durant des décennies cède la place à une variété et à une richesse qui font de la littérature bulgare, non plus la littérature fermée d'un monde à la périphérie d'un centre où tout se passe, mais un espace de création dynamique et mouvant, à l'image du monde moderne occidental qu'elle a réintégré."(Marie Vrinat, extrait de l'avant propos)

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