Le Mot Fou

  • Dans Mon coeur les écoute, Gisèle Prassinos nous engage dans les voies mystérieuses de la gestation ; vie et poésie s'y rejoignent. L'auteur se partage entre deux désirs contraires et complémentaires : entre l'appel du retour au sein maternel, à la protection, l'abri, entre le refus de la lutte, le rejet des angoisses que comporte la destinée humaine, l'aspiration au vide aussi, à l'absence de pensée, puisque la pensée est déchirement et douleur, et, de l'autre côté, le souhait, le besoin, la passion d'être mère elle-même, de créer, de produire, de protéger, de donner. Il y a conflit chez elle - et tel, sans doute, est le cas dans la plupart des vies humaines -, conflit entre involution et évolution, si bien que la poétesse surgit devant nous comme une figure de proue... elle monte la garde et nous communique dans les symboles de son oeuvre toutes les clefs de notre sort.(Par Rosemarie Kieffer, À l'écoute de Gisèle Prassinos, revue Brèves, 1997) Édité aux éditions Liasse en 1982, puis chez HB éditions en 1998, Mon coeur les écoute intègre aujourd'hui la collection de poche «Récidives» du Mot fou éditions. « Le ton de Gisèle Prassinos est unique, tous les poètes en sont jaloux » André Breton

  • Le destin d'un conducteur d'autobus, d'une vieille dame fanatique de danse, d'un solitaire exilé sur une île, d'un employé municipal amoureux d'une affiche peuvent être à la fois extraordinaires et empreints de l'humanité la plus universelle.

  • Le cadre des récits est l'Amérique d'aujourd'hui, profonde ou urbaine, fruste ou policée, du Montana, de la Floride ou de la côte est. Les personnages sont des gens ordinaires, fermiers, mécaniciens, chômeurs, professeurs d'université, chauffeur de taxi ou vétérants du Vietnam. On y boit beaucoup de bière, on y lave son linge dans des laveries automatiques, on y attend le bus ou le retour du mari. Mais l'essentiel n'est pas dans le silence des apparences. Il est dans les coutures qui le révèlent en même temps qu'elles le font craquer.

  • On ne devrait jamais lire de nouvelles ! À moins que frissonner ne reste un plaisir.

    De ces nouvelles, il vous restera « un parfum tenace », un parfum qui ne vous quittera plus. Jacques Fulgence jongle avec les mots et joue avec son lecteur, il vous emmène avec ironie et dérision vers des univers inexplorés et délicieusement inquiétants : le vieux prof est ridicule, mais son élève devenu flic l'est encore plus que lui ; les souffre-douleur deviennent bourreaux ; les beaux discoureurs ne sont que singes savants. De macabres découvertes vous attendent à l'entrée des réserves indiennes, vous allez frémir en écoutant le commentaire d'exploits sportifs. Quant à l'inoffensif français moyen mangeur de baguettes.

  • Julia Billet, qui avait déjà publié un roman, J'ai oublié (HB Editions, 1998), livre ici son premier recueil de nouvelles.
    Neuf histoires de femmes en guerres. Qu'il s'agisse de guerre civile, de guerre des sexes ou de l'éternelle guerre de la norme contre l'a-norme, chacune des narratrices (la plupart s'expriment à la première personne du singulier) est confrontée à la violence d'un monde qui les enferme, les déplace, ou les exclut sans ménagement. La plume à la fois sensible et exigeante de l'auteur excelle à dépeindre la vie intérieure, dans toute sa richesse de sensations et d'émotions, d'espoirs et de révoltes, d'amour et de haine, de ces amantes, épouses, mères et filles, toutes rien moins que faibles.

  • L'air de riens

    Monique Jouvancy

    On y croise des êtres étranges qui prennent mal la mesure du temps, trimbalent des morceaux d'enfance loin de leur vie ou se trouvent dans leur vieillesse, comme face à un gouffre. Désemparés.
    De ces êtres curieux qui échappent au poids des ans, et dont on ne saura jamais s'ils sont totalement demeurés ou parfaitement sincères. Ils déroutent. Dérangent.
    Quand ils se cassent la figure.

  • Cris de guerre

    Julia Billet

    Un petit livre, mais quelle force, quel retentissement ! Neuf nouvelles, concernant des femmes, écrites à la première personne. Des femmes enfermées, prisonnières, en asile, des femmes révoltées, exclues, déplacées. et pour dire leur douleur, leur colère, leur accablement, une langue précise, sincère.

  • Au coeur de la cité des Fleurs, mais loin des stéréotypes de la banlieue, se croisent dix-neuf frères et soeurs, une grand-mère un peu sorcière, un père détesté, des mères désemparées : des personnages imprégnés d'humanité et de sensibilité. Nadia Berquet évoque ici leurs inquiétudes, leur débrouillardise et leur gaieté. [...] Réalité ou fiction? Peu importe, c'est le rire qui l'emporte, le rire qui éclate pour dire les incohérences de la vie dans les cité ou ailleurs.

  • Jeux

    Sylvie Weil

    Neuf nouvelles qui mettent en scène des destinées féminines face à la guerre, à l'amour ou à l'ennui. Entre jeux réels et jeux de mémoire, ces textes restituent l'exploration par des adolescentes des relations au monde des adultes.

  • Sans un mot inutile (.), elle restitue sa vision du petit peuple, celui qui fait le véritable exotisme de cette ville sans égale. New York, lieu de paroxismes, dépourvu d'indulgence pour ce qui est frileux, mesuré. Univers si excessif qu'il faut être économe pour en parler, sous peine de tomber dans l'hyperbole et la facilité. Sylvie Weil l'a senti : désormais, le chemin de New York passe par ses récits. (Josyane Savigneau, Le Monde)

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