Littérature générale

  • Tout comme les montagnes, qui « traversent le sommeil des enfants », la petite princesse Météore ne reste jamais immobile : elle avance sur des marelles, à la surface de l'eau, au milieu des forêts. Et puisque « les arbres sont des poèmes que la terre écrit sur les pages du ciel », vous découvrirez dans ce livre un secret : écoutez bien, ce sont les feuilles elles-mêmes qui le murmurent à votre oreille...

  • Ce dialogue entre deux poètes, dont chacun a rebondi à tour de rôle sur le poème de l'autre, nous emmène à la rencontre d'une faune aussi variée que drolatique ! Tous les animaux se retrouvent là, croqués en quelques vers, canards, poissons, chats, chèvres, chiens et paons. Ils sont voleurs, gourmands, doux, prétentieux ou astucieux, mais jamais ils ne font l'économie d'un jeu de mots pour nous tirer sur les zygomatiques !

  • Qu'advient-il lorsque deux poétesses dialoguentavec l'art seul pour se connaître, se reconnaître ? Dans ce recueil à quatre mains, deux écritures se rencontrent, s'opposent ou se complètent. Les photographies jettent leur lumière crue sur « la fuite des lignes, les flous, les va-et-vient de la perspective » dont « nous en ferons notre fête commune. » Bienvenus à la fête, « en résidence entre nuages et terre humide » !

  • Si le poète dit beaucoup en peu de mots, le sens de son oeuvre tient aussidans les mots qu'il n'a pasécrits, qui vivent dans l'ombre du poème. Christophe Mary est un géographe errant, il veut savoir ce que l'on voit lorsqu'on creuse longtemps sous l'asphalte. Les lieux qu'il parcourt sont sillonnés de routes réelles et d'espaces symboliques, voyage onirique qui ne cherche pas à rendre compte du réel, maisà en livrer une image dédoublée par l'oeil du poète.

  • En attendant les murs

    Raoul Louis

    « Celui qui vient au-devant de toi sur le chemin n'emporte rien », et de cette légèreté nait la rencontre, comme une évidence. Intemporelle et limpide, l'écriture de Louis Raoul possède la fluidité des sources. Au coeur de la forêt comme dans la bibliothèque, quelque chose nous guette parmi les feuilles, quand la douceur des mots dissimule des visages de noyés. « C'est en ouvrant le livre que ta voix se perdra » : bienvenue dans un monde où le silence est parole, où les arbres sont des voyageurs et l'averse notre confident.

  • « On se souvient l'avoir vu descendre des friches la première fois, hagard et crevant la faim. Le curé n'est pas près de l'oublier ; Chapital lui avait dit : c'est Rose-Monde. Et de Rose-Monde on ne sait toujours rien. On ne saura peut-être jamais.
    Cette femme-là c'est le ciel ou l'enfer, ou les deux à la fois ? (...) Deux yeux brillent au fond d'une cage. Irrésistiblement Chapital s'en approche. La petite bête est toute jeune, pas plus grosse qu'un chat, sans doute à peine sevrée. Ce sont ses yeux, ils ont le dessin, la couleur surtout... » L'écriture déroutante de Jean-Pierre Cannet tisse des paysages chaotiques, poursuit des itinéraires intimes au carrefour des lumières : des vies fragiles et vibrantes témoignent ici d'une humanité qui se cherche et claque au vent comme la voilure d'un bateau. L'envie de vivre domine, la nécessité de partir en amour, et les destins se croisent pour mieux s'éclairer mutuellement. Un roman vibrant de poésie.

  • Ici tout n'est qu'ombre et lumière, où se cachent les fauves comme dans un manteau, où évoluent des corps drapés de couleurs. L'écriture du poète touche à l'essentiel, à la chair du monde. L'oeil du photographe lui dépeint un horizon qui réunit les quatre points cardinaux, qui égraine toutes les nuances, même celles que nul ne voit. Un dialogue lumineux. Une illumination.

  • Il court, s'arrête, fuit, se dérobe, le temps, puis ressurgit l'espace d'un instant, au printemps ou bien dans la nuit (des temps). Mais ce que nous savons, c'est qu'il nous traverse tous, hommes, plantes, animaux et même les nuages qui se perdent de temps en temps...

    Les courts poèmes de Fred Ziegler, ses « instants », capturent des scènes quotidiennes et les transforment, comme par magie, en bulles légères qui éclatent pour notre plaisir, sitôt qu'on les lit. Le dialogue avec les dessins délicats de Célina Guiné offre ici de purs instants de poésie, pour tous les âges et tous les temps.

  • « A cheval sur du vent », Manuelle Campos raconte. Elle raconte, à commencer par le filage de la route un matin de dimanche où tout dort, l'intrigue du passé simple et la vitalité du futur antérieur. Raconte aussi la violence qui parfois nous rattrape, nous dépasse. Ainsi son écriture avance, vibre et danse en permanence, entre paix intérieure et désordre du monde : les paysages familiers qu'elle interroge se teintent soudain d'autres reflets - mort, exil, jazz, mémoire -, d'autres inquiétudes et d'autres espoirs. Pour mieux s'arrêter sur des sensations intimes, le poids d'un hortensia mouillé ou le souvenir d'une odeur. Et repartir vers ce futur dont « pour l'aimer il faudrait aimer les traces du temps qui nous vieillit » car, quoi qu'il arrive, « il faut bien accepter que la nuit succédera au jour / Sans que rien n'ait été dit ».

  • Deux corps s'apprivoisent entre les murs d'une chambre, quelque part à Odessa, Reykjavik, Tokyo ou Barcelone ; un corps déjà raidi se balance sous un arbre ; des corps d'enfants poursuivent un ballon de cuir dans une cour poussiéreuse. Les humains hantent les fragments du monde, ville, île, immeuble, lopin, sentier, tous territoires qu'il s'agit d'explorer pour se connaître soi-même, pour éloigner la peur tandis que la violence gronde au loin. Au delà, l'océan.

  • Mais qui est donc le professeur Notzing ? Poète invertébré, savant illuminé ou visionnaire enfumé ? Personne ne le sait. Pourtant, nul doute que son calendrier deviendra vite le compagnon de vos débuts (ou fins) de journée : une prescription par jour, et voici une dose d'optimisme forcené directement injectée dans votre cervelet. Merci qui ? Merci professeur Notzing !

  • « L'exode n'est pas fait pour que nous oubliions.
    L'exode est fait pour que tu me manques.
    Il suffit d'ensemencer du plus bref pas.
    Chaque boisement et contemplation ».
    Tout à la fois recueil de poésie et récit initiatique, Les deux continents invite le lecteur à créer l'espace qu'il parcourt au fur et à mesure de son cheminement. A la manière d'un conte, où la traversée d'une rivière et de l'orée de la forêt représentent l'entrée dans un autre monde, on cherche ici l'expression d'une intériorité unique, dans laquelle nous pouvons nous découvrir en miroir. C'est un voyage du continent nord au continent sud, comme un retour à la poussière, à l'essentiel. Comme si le deuxième continent était finalement l'endroit où il faut être et demeurer, une nouvelle naissance du monde.
    « Il n'y a pas de mondes perdus.
    Il n'y a que des mondes où l'on se perd ».

    Tout à la fois recueil de poésie et récit initiatique, Les deux continents invite le lecteur à créer l'espace qu'il parcourt au fur et à mesure de son cheminement. A la manière d'un conte, où la traversée d'une rivière et de l'orée de la forêt représentent l'entrée dans un autre monde, on cherche ici l'expression d'une intériorité unique, dans laquelle nous pouvons nous découvrir en miroir.

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