La Difference

  • La grande originalité de cette édition, bilingue et en vers, est d'avoir été réalisée par un musicien,
    Didier Marc Garin, qui s'est attelé durant sept ans à la traduction de La Divine comédie dans le but d'écrire un opéra - dont il a commencé la composition en 2005. Sa traduction s'attache à la restitution des rythmes et des sonorités de l'italien médiéval dans un français qui mêle décasyllabes, alexandrins et vers libres pour une lecture fluide et limpide.

    « Un très grand texte de la littérature médiévale servi par une grande traduction. »
    Moyen-Âge.
    « Une version ouverte, accessible - moins ambitieuse, mais aussi moins hautaine que certaines de
    ses concurrentes. »
    Jean-Maurice de Montremy, Livres Hebdo.
    « La version nouvelle de Didier Marc Garin propose de bonnes clés pour y aller voir, une fois de
    plus [...]. La langue est accessible, les notes justes et suffisantes, et le texte exact en regard : une
    aubaine pour les italianisants. »
    Claude Michel Cluny, Lire.


    Dante Alighieri est né en 1265 à Florence dans une famille noble guelfe - partisans du pape opposés à ceux de l'empereur, les gibelins. Marié à douze ans avec une femme de son rang, Gemma, dont il aura quatre enfants, nommé Prieur de Florence - les plus hauts magistrats de l'exécutif -, Dante, bien que guelfe, est opposé à ce que le pape exerce un pouvoir plénipotentiaire sur la ville et plaide pour un souverain régnant sur toute l'Italie avec la bénédiction du pape. Condamné à l'exil en 1302, il voyage en Italie et à Paris et commence en 1306 la rédaction de La Divine comédie à laquelle il travaillera toute sa vie. Invité à Ravenne en 1319, il y meurt en 1321 sans avoir revu Florence.

  • Grande figure de l'intelligentsia marocaine, voici en trois volumes l'essentiel de Abdelkébir Kathibi. Il est de ces personnages qui ont fasciné les écrivains français parce qu'il leur révélait des chemins inexplorés de leur propre langue. C'est ainsi que Jacques Derrida écrit à son propos : " Comme beaucoup d'autres, je tiens Abdelkébir Khatibi pour un des très grands écrivains, poètes et penseurs de langue française de notre temps [...] Je tiens à souligner que cette oeuvre, largement reconnue dans le monde francophone et arabophone, est à la fois une immense invention poétique et une puissante réflexion théorique qui, entre tant d'autres thèmes, s'attache à la problématique du bilinguisme ou du biculturalisme. Ce que Khatibi fait de la langue française, ce qu'il lui donne en y imprimant sa marque, est inséparable de ce qu'il analyse de cette situation, dans ses dimensions linguistiques, certes, mais aussi culturelles, religieuses, anthropologiques, politiques. " Barthes ne dit pas autre chose : " Ce que j'ai à interroger, à quelque niveau de l'échelle sociale que je me place, c'est un Français "culturel", façonné par les vagues successives du rationalisme, de la démocratie, des communications de masse. Ce que Khatibi interroge, c'est un homme intégralement "populaire", qui ne parle que par ses signes à lui. L'originalité de Khatibi est donc éclatante : sa voix est absolument singulière, et par là même absolument solitaire. Car ce qu'il propose, paradoxalement, c'est de retrouver en même temps l'identité et la différence : une identité telle, d'un métal si pur, si incandescent, qu'elle oblige quiconque à la lire comme une différence. "

  • Grande figure de l'intelligentsia marocaine, voici en trois volumes l'essentiel de Abdelkébir Kathibi. Il est de ces personnages qui ont fasciné les écrivains français parce qu'il leur révélait des chemins inexplorés de leur propre langue. C'est ainsi que Jacques Derrida écrit à son propos : " Comme beaucoup d'autres, je tiens Abdelkébir Khatibi pour un des très grands écrivains, poètes et penseurs de langue française de notre temps [...] Je tiens à souligner que cette oeuvre, largement reconnue dans le monde francophone et arabophone, est à la fois une immense invention poétique et une puissante réflexion théorique qui, entre tant d'autres thèmes, s'attache à la problématique du bilinguisme ou du biculturalisme. Ce que Khatibi fait de la langue française, ce qu'il lui donne en y imprimant sa marque, est inséparable de ce qu'il analyse de cette situation, dans ses dimensions linguistiques, certes, mais aussi culturelles, religieuses, anthropologiques, politiques. " Barthes ne dit pas autre chose : " Ce que j'ai à interroger, à quelque niveau de l'échelle sociale que je me place, c'est un Français "culturel", façonné par les vagues successives du rationalisme, de la démocratie, des communications de masse. Ce que Khatibi interroge, c'est un homme intégralement "populaire", qui ne parle que par ses signes à lui. L'originalité de Khatibi est donc éclatante : sa voix est absolument singulière, et par là même absolument solitaire. Car ce qu'il propose, paradoxalement, c'est de retrouver en même temps l'identité et la différence : une identité telle, d'un métal si pur, si incandescent, qu'elle oblige quiconque à la lire comme une différence. "

  • Grande figure de l'intelligentsia marocaine, voici en trois volumes l'essentiel de Abdelkébir Kathibi. Il est de ces personnages qui ont fasciné les écrivains français parce qu'il leur révélait des chemins inexplorés de leur propre langue. C'est ainsi que Jacques Derrida écrit à son propos : " Comme beaucoup d'autres, je tiens Abdelkébir Khatibi pour un des très grands écrivains, poètes et penseurs de langue française de notre temps [...] Je tiens à souligner que cette oeuvre, largement reconnue dans le monde francophone et arabophone, est à la fois une immense invention poétique et une puissante réflexion théorique qui, entre tant d'autres thèmes, s'attache à la problématique du bilinguisme ou du biculturalisme. Ce que Khatibi fait de la langue française, ce qu'il lui donne en y imprimant sa marque, est inséparable de ce qu'il analyse de cette situation, dans ses dimensions linguistiques, certes, mais aussi culturelles, religieuses, anthropologiques, politiques. " Barthes ne dit pas autre chose : " Ce que j'ai à interroger, à quelque niveau de l'échelle sociale que je me place, c'est un Français "culturel", façonné par les vagues successives du rationalisme, de la démocratie, des communications de masse. Ce que Khatibi interroge, c'est un homme intégralement "populaire", qui ne parle que par ses signes à lui. L'originalité de Khatibi est donc éclatante : sa voix est absolument singulière, et par là même absolument solitaire. Car ce qu'il propose, paradoxalement, c'est de retrouver en même temps l'identité et la différence : une identité telle, d'un métal si pur, si incandescent, qu'elle oblige quiconque à la lire comme une différence. "

  • Tout éplaplourdi d'être là, d'être encore là (Ce n'est rien : j'y suis ; j'y suis toujours) J'achève la page en même temps que ma vie Dénouant autant de noeuds qu'il le faudra Pour un dénouement si prolongé Qu'il figurera l'interminable estuaire, le delta Où s'amalgameront toutes les eaux Pour une décarrade définitive Hors des rivages fréquentés.

    Une poésie inscrite dans la tradition française, renouvelée par le surréalisme et illustrée Pierre Alechinsky.

  • Le premier volume de l’œuvre poétique de Claude Michel Cluny, paru en 1991, avait reçu un accueil enthousiaste de la part de la presse et du public. Voici donc le deuxième, composé d’inédits et des recueils suivants : Poèmes d’Italie, 1998, À l’ombre du feu, 2001 et L’Autre Visage, 2004.

  • Les grands textes sont toujours à revisiter. Il n'y a jamais une édition définitive qui épuise l'original. Les Élégies font partie de ces « oeuvres sources ». Claude Salomon a passé de longues années à parfaire sa traduction pour en restituer la poésie et proposer un chant audible aux oreilles d'aujourd'hui. Il a choisi une disposition en vers, ce qui donne une fermeté constante à l'expression - il y a même beaucoup d'alexandrins. Texte complet bilingue d'une des oeuvres majeures de la poésie latine. Un petit dictionnaire en fin de volume répertorie les principaux personnages mythologiques. Né aux alentours de 40 avant J.-C., Properce est de la génération de Tibulle, son rival, et d'Ovide, son ami. Familier de Mécène, il a voué le plus clair de son temps à son unique maîtresse, Cynthia. Il est au premier rang des grands représentants du lyrisme amoureux latin. C'est par le biais de la poésie que Claude Salomon s'est intéressé à l'oeuvre de Properce. Il a traduit auparavant les Élégies du poète et prédicateur anglais John Donne (1572-1631) et les Méditations divines du même auteur aux éditions Alidadès.

  • Je ne sais plus rien de ce qui fut je veux dire de ce temps des colères où je tranchais de tout comme un éclat la chair je ne sais plus rien de ce qui fut que cette grenaille rouillée dans les dunes qui parfois parle à peine de combats et de cris je ne sais rien de ce qui vient je veux dire du temps du coeur et de la mort je ne sais encore rien que ce vent qui passe comme l'âme où il veut que cet horizon d'ocre où maintenant tout est possible ces étangs où la symphonie de la lumière frappe et rebondit.


    " S'il a commencé par le poème, c'est que la poésie a éclairé des années d'internat [...]. Des "aînés bienveillants", notamment Aragon, encourageront le poète qui, à vingt et un ans, publie Sang et raisons d'une présence (Seghers, 1953). [...] Il faudra un prix du Japan Pen Club pour qu'il ose envoyer à Gallimard Le Coeur véhément, publié en 1968. Suivront une dizaine de recueils. Solaire, sensuelle, la poésie de ces années-là se nourrit de "la vie à vif". " Monique Pétillon, Le Monde.

  • " Cette plongée rétrospective est une expérience assez étrange pour quelqu'un de mon âge. J'ai eu l'impression de voyager dans le temps, parfois de trébucher et de revoir le jeune homme que j'étais, non sans un certain vertige. De nombreux souvenirs ont remonté à la surface [...] " Michel Butor, L'Express.

    Où l'écriture devient un instrument de navigation extraordinaire pour traverser l'espace et le temps. Les voyages de Michel Butor sont désormais à la dimension interplanétaire.

    Ce volume contient :
    Transit A Transit B Le Japon depuis la France Gyroscope (Porte chiffres)

  • Complémentaire du carnet de bord reconstitué il y a quatre ans en tant que Tout, la correspondance que le lecteur français découvrira ici est le fruit d'une folie.
    Soit dit sans préjuger du jugement que les uns ou les autres porteront sur l'impossible apostolat du solipsiste apostat, aux prises, dans ces pages, avec son prochain, il fallait à tout le moins de l'idée fixe pour reprendre, à distance, à contre-courant des caprices de l'histoire et des vents politiques, la collecte de vieux papiers dont personne ne s'était soucié depuis l'année des accords de Munich.
    Folie ou passion, longue patience et course poursuite - perdue de justesse - contre la mort des derniers survivants dispersés entre trois continents, le jeu en valait la chandelle. Le résultat est là : trois cent soixante-dix-neuf lettres à une vingtaine de destinataires, amis ou amantes, proches ou fantoches, qui nous conduisent de la première réaction du monde extérieur au Monde comme conscience et comme rien en 1905 jusqu'à la négation logique de la dernière maladie.
    Billets de deux lignes ou opuscules de cinquante pages, lettres-cours de philosophie pratique ou romans intimes, d'amour, de mendicité ou de beuverie, lettres-provocations, exercices de style, commentaires sur Stendhal et Voltaire, la Rome antique, la dysenterie et la thermodynamique, cabotines, propagandesques, pragmatiques ou sans autre objet que le pur hédonisme de l'écrit, l'ensemble, en majeure partie inédit en tchèque, ne ressemble, au meilleur sens du terme, à " rien ".
    Tout un monde donc, au sein duquel le contrepoint fourni par la présence-absence de l'autre donne à entendre quelques-uns des textes non seulement les plus amphibies, mais littérairement les plus achevés et les plus innovateurs de toute l'oeuvre de Klima et, en tant que tout, l'expression la plus parlante de son " contradictionisme ".

  • Véronique de Sienne, achevé en 1933 et resté inédit, est le troisième volet d'une trilogie à base autobiographique qui comprend Marthe et l'Enragé et Satan l'Obscur.
    D'emblée, le lecteur est plongé dans un univers singulier où une femme vit sous le regard d'un esthète. La préciosité, qui est une qualité chez Boschère, contribue à magnifier une Sienne sombre et secrète : " Pourquoi de telles nuits italiennes nous portent-elles à rendre un hommage d'amour à Shakespeare, toujours? " M. D.

  • Véronique de Sienne, achevé en 1933 et resté inédit, est le troisième volet d'une trilogie à base autobiographique qui comprend Marthe et l'Enragé et Satan l'Obscur.
    D'emblée, le lecteur est plongé dans un univers singulier où une femme vit sous le regard d'un esthète. La préciosité, qui est une qualité chez Boschère, contribue à magnifier une Sienne sombre et secrète : " Pourquoi de telles nuits italiennes nous portent-elles à rendre un hommage d'amour à Shakespeare, toujours? " M. D.

  • Jean de Boschère a cinquante et un ans quand il vient vivre à Vulaines près de Fontainebleau en compagnie d'Elisabeth d'Ennetières avec laquelle il est parti pour l'Italie sept ans plus tôt, en 1922.
    Il a la tête pleine des beautés de la campagne romaine et bien des sensations de sa vie près d'Albano débordent de son coeur. Les Paons et autres merveilles est un livre autobiographique où il est question des paysages et des oiseaux plus que de l'homme. Au-delà des premières apparences, Boschère offre un " sentiment de l'Italie " : un monde de lumière et de chaleur saisi dans une langue inaltérable.
    Cette dette envers la campagne romaine, Boschère la ressentira toute sa vie et il en comprendra l'importance. " C'est toujours dans le Pays du Merle bleu, où j'ai vécu avec le soleil, les fleurs et les oiseaux, que cela me fut révélé ", écrira-t-il. Cette façon d'être prépare la voie d'une évolution lente et ardente où d'autres livres de nature s'ajouteront aux Paons. M. D.

  • " Vvedenski - remarque Boris Lejeune dans sa préface - est peut-être le poète russe du XXe siècle qui a le mieux senti le dédoublement de la conscience de l'homme.
    Peu ont exprimé, avec une telle force, l'impuissance de l'intelligence humaine à comprendre le problème du temps, la raison de l'émiettement de la personnalité de l'homme moderne. " Dans Le Cahier gris, Vvedenski écrit: " Malheur à nous qui pensons au temps. Mais ensuite avec la croissance de cette incompréhension, il deviendra clair pour toi et pour moi qu'il n'y a ni malheur, ni nous, ni pensons, ni temps.
    " Ailleurs, il poursuit : " J'ai porté atteinte aux notions, aux généralisations principales, ce que personne avant moi n'avait fait... Ainsi j'ai mené, en quelque sorte, une critique poétique de la raison. " Aucune influence occidentale n'est décelable chez lui. Son oeuvre est hantée par la thématique russe, à la frontière entre philosophie, théologie, littérature et poésie. Ses sources sont Dostoïevski, Gogol, Blok et, bien sûr, Pouchkine.

  • Au point culminant de la poésie belge contemporaine, Philippe Jones joue un rôle particulier.
    Non point celui d'un phare, de ceux que célébrait Baudelaire : il est trop discret pour revendiquer une situation privilégiée. Mais depuis plus d'un demi-siècle (le poète est né à Bruxelles en 1924) son oeuvre a pris l'extension d'un archipel de corail. Pourtant, si ses branches s'étendent de part et d'autre de la frontière, on ne les remarque pas toujours comme il le faudrait, parce que les critiques sont souvent myopes et que de ce côté-ci, on n'attache pas à la poésie l'intérêt qu'elle suscite dans de nombreux autres pays européens (en Italie ou en Angleterre par exemple).
    Ainsi, alors que cette oeuvre s'est imposée depuis la dernière guerre comme une des plus marquantes du paysage littéraire d'outre-Quiévrain, aux côtés de celles de Marcel Thiry, Albert Ayguesparse, Fernand Verhesen, André Miguel, Liliane Wouters, Jean Tordeur, Achille Chavée, Robert Goffin, sans parler de Norge et d'Henri Michaux (que l'on s'est plu à annexer) il est fort peu et mal représenté dans nos anthologies et nos histoires.
    À la faveur de ce volume qui réunit à présent son oeuvre poétique complète, nous allons enfin pouvoir prendre la mesure d'un homme qui n'a cessé d'être l'exemple de la rigueur dans sa démarche et de la fidélité à une conception de la poésie exempte de toute concession à la mode et aux sirènes médiatiques. Une poésie qui n'est pure que parce qu'elle est vraie, lieu de recherche d'une vérité de l'être nourrie de la recherche d'une vérité du monde.
    Frédéric Nietzsche écrivait : " Notre chasse à la vérité/est celle d'une chasse au bonheur. " Ces deux attitudes ont trouvé leur point de jonction dans l'oeuvre de Philippe Jones, où le bonheur consiste précisément à trouver la vérité de soi, comme celle des autres, la vérité de l'amour dans la vision de la nature. CHARLES DOBZYNSKI

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