J'ai Lu

  • Lire et comprendre une oeuvre. Cette collection a pour ambition de donner aux étudiants à la fois une vue d'ensemble des oeuvres, indispensable pour comprendre les enjeux philosophiques, et les outils pour lire et comprendre un texte précis. Pour cela, l'élève dispose, dans chaque ouvrage, des éléments de lecture et d'analyse de l'oeuvre dans son ensemble, du texte intégral d'une partie de l'oeuvre, annoté et commenté, de différents outils (vocabulaire, notions, etc.) lui permettant d'adapter sa lecture à ses besoins.

  • Le Banquet

    Platon

    Au banquet d'Agathon, les convives doivent prononcer un éloge d'Éros : sept interlocuteurs exposent leur vision de l'Amour. Socrate orchestre la soirée, élevant chacun dans une conversation philosophique.
    Les trois genres de l'humanité, la naissance de l'Amour, ou encore les degrés de l'initiation à la Beauté comptent parmi les mythes platoniciens les plus célèbres. C'est aussi l'occasion pour Platon d'esquisser, en toile de fond, un portrait vivant et plein de charme de Socrate, son maître. Un dialogue souvent cru, au style exubérant, destiné à éclairer la recherche du bonheur véritable.

  • " Mais, aussitôt après je pris garde que, pendant que je voulais ainsi penser que tout était faux, il fallait nécessairement que moi, qui le pensais, fusse quelque chose. Et remarquant que cette vérité : je pense, donc je suis, était si ferme et si assurée que toutes les plus extravagantes suppositions des sceptiques n'étaient pas capables de l'ébranler, je jugeai que je pouvais la recevoir sans scrupule pour le premier principe de la philosophie. " Partant du constat qu'il n'est en rien certain de la validité de ses connaissances, Descartes décide d'adopter l'exercice intellectuel du doute. Faisant ainsi table rase de tout savoir, il espère acquérir la certitude de quelques vérités sur lesquelles fonder la science.

  • « Je conçois dans l'espèce humaine deux sortes d'inégalité, l'une, que j'appelle naturelle ou physique, parce qu'elle est établie par la nature, et qui consiste dans la différence des âges, de la santé, des forces du corps et des qualités de l'esprit, ou de l'âme, l'autre, qu'on peut appeler inégalité morale, ou politique, parce qu'elle dépend d'une sorte de convention, et qu'elle est établie, ou du moins autorisée, par le consentement des hommes. Celle-ci consiste dans les différents privilèges, dont quelques-uns jouissent, au préjudice des autres ; comme d'être plus riches, plus honorés, plus puissants qu'eux, ou même de s'en faire obéir. » Dans ce discours à portée réaliste, Rousseau nous livre ici ses idées : il n'est pas question comme le dénoncera Voltaire de retomber à quatre pattes, ni de retrouver un état de nature perdu à jamais, mais d'éclaircir l'enchaînement progressif qui vit un homme né libre être bientôt partout dans les fers.

  • Gorgias

    Platon

    Bien parler, est-ce le meilleur des arts, ou bien l'art du mensonge ? Le Gorgias met en scène Socrate face aux sophistes, qui se targuent de rendre vraisemblable aux yeux de tous le vrai comme le faux. Le philosophe, ardent défenseur de la pensée libre, s'empresse d'interroger ces marchands de sagesse et dénonce l'imposture de leur discours. Pour ces orateurs, la recherche de la vérité importe peu, ils pratiquent la rhétorique, que Socrate dénonce comme étant "une sorte de flatterie, comme la cuisine, la toilette ou la sophistique".
    Dans ce dialogue virulent, Platon soulève la question de la parole politique, destinée à séduire et leurrer la foule : ce faisant, il adresse une critique acerbe à la démocratie athénienne.

  • Le 9 mars 1762, le protestant Jean Calas est roué de coups sur la place publique de Toulouse, puis exécuté. Il est accusé sans preuves d'avoir tué son fils qui s'était converti au catholicisme. Niant depuis le début et clamant son innocence jusqu'à son dernier souffle, Calas n'est pas entendu. Mais bientôt, l'affaire gagne la capitale... Indigné, Voltaire s'empare de cette injustice. Devant l'incohérence du procès, il demande la réhabilitation du père Calas.
    Dénonciation du fanatisme et de la superstition, ce traité publié en 1763 est un vibrant appel à la tolérance et à la liberté de pensée.

  • 38 stratagèmes possibles pour convaincre l'autre et obtenir une victoire en évacuant la question de la bonne ou mauvaise foi. Suivi de deux brefs essais sur le savoir et les apparences.

  • « J'ai subi un infarctus quand je n'avais pas encore trente ans, un AVC quelque temps plus tard, puis un deuxième en janvier 2018. Nietzsche a raison de dire que toute pensée est la confession d'un corps, son autobiographie. Que me dit le mien avec ce foudroiement qui porte avec lui un peu de ma mort ? La disparition de ma compagne cinq ans en amont de ce récent creusement dans mon cerveau, qui emporte avec lui un quart de mon champ visuel, transforme mon corps en un lieu de deuil. "Faire son deuil" est une expression stupide, car c'est le deuil qui nous fait. »

  • La servitude des peuples est volontaire : ils acceptent le joug des puissants, mais vont ainsi à l'encontre de leur nature. Pour se libérer de l'emprise du tyran, nul besoin de violence : il suffit aux hommes de se faire amis plutôt que complices. Ecrit en 1548, alors que La Boétie n'a que dix-huit ans, ce texte, également appelé Contr'Un, s'inscrit dans le renouvellement de la sensibilité politique au XVIe siècle et cherche dans les comportements individuels les causes de la tyrannie.
    Il est suivi de De la liberté chez les Anciens et chez les Modernes : trois siècles plus tard, Benjamin Constant montre qu'à chaque forme de liberté correspond une forme de servitude - inexistence des libertés individuelles chez les Anciens, abandon de la sphère politique chez les Modernes. Un discours fondateur de la pensée libérale. Ces propos d'une modernité étonnante sont illustrés par la célèbre fable de La Fontaine Le Loup et le Chien.

  • More forge le mot " utopie ", du grec ou-topos, " nulle part ", et eu-topos, " lieu de bonheur ". Son souci est de créer un Etat libéral qui permette de satisfaire les besoins et de faire respecter les droits de chacun. Utopia va influencer considérablement les autres villes imaginaires : propriété collective, égalité sociale, souci d'hygiène, autarcie économique, démocratie politique; organisation de la vie quotidienne, du travail et des loisirs. " Malheur au pays où l'avarice et les affections privées siègent sur le banc des magistrats ! " Ce cri aux résonances si modernes, c'est en 1516 que le lance Thomas More, juriste au service de la couronne d'Angleterre alors portée par Henri VIII. Triste sire, triste règne... Abus, corruption, racket, injustices, iniquité des lois... La société féodale offre un tableau d'une violence révoltante aux âmes éprises d'humanité. More rêve alors d'un autre monde... Une république exemplaire où la propriété individuelle et l'argent seraient abolis, une république de citoyens vertueux, amoureux de sagesse et de paix. Ce pays merveilleux, c'est l'Utopie. Seuls les philosophes, hélas, ou les fous, sont capables d'y croire...

  • L'Art d'Aimer

    Ovide

    La séduction est un art subtil, déjà chanté par Ovide en son temps. C'est au tout début de l'ère chrétienne, vers l'an 1, que le poète publie L'Art d'aimer. Dans cette oeuvre en vers, à la fois élégante et gaie, Ovide se mue en un spécialiste de l'amour et dispense de précieux conseils. Les femmes sont libres de leurs sens et de leurs sentiments : comment les conquérir ? Où tendre ses filets ? Puis, une fois séduites, comment les retenir ? Et les hommes : de quelle façon les subjuguer ? Pour sortir vainqueur de ce duel dont l'enjeu est le plaisir, les amants raffinés ont plus d'une corde à leur arc...
    Au-delà de l'artifice, l'art doit gouverner la passion et les sentiments. Un art dans lequel Ovide est passé maître, et dont il explore et révèle les mille et une facettes dans ce traité de l'amour.

  • Classique de l'argumentation (et de la mauvaise foi) au succès inégalé, L'Art d'avoir toujours raison est le livre de chevet des apprentis rhéteurs. Mais ce texte n'est pas si accessible qu'on le croit. Dans cette édition, retrouvez le texte intégral de Schopenhauer, expliqué, commenté et illustré par un professeur d'éloquence. Chacun des 38 stratagèmes est décrypté, éclairé par un exemple tiré de l'actualité politique, de la littérature ou du cinéma, et se voit attribuer la parade pour savoir non seulement l'utiliser, mais aussi s'en défendre.
    Un outil redoutable pour apprendre et maîtriser l'art oratoire.

  • «Qu'est-ce que je serais heureux si j'étais heureux!» Cette formule de Woody Allen dit peut-être l'essentiel: que nous sommes séparés du bonheur par l'espérance même qui le poursuit.
    La sagesse serait au contraire de vivre pour de bon, au lieu d'espérer vivre. C'est où l'on rencontre les leçons d'Épicure, des stoïciens, de Spinoza, ou, en Orient, du Bouddha. Nous n'aurons de bonheur qu'à proportion du désespoir que nous serons capables de traverser. La sagesse est cela même: le bonheur, désespérément.

  • Ecrit dans un style lyrique et poétique, un manifeste de la résistance passive à l'Etat, de l'insoumission aux diktats économiques, de la loi morale supérieure à la loi écrite. Suivi d'une oeuvre autobiographique qui transpose l'appel à la sédition du philosophe sous un rapport plus intime.

  • Pensées

    Marc Aurèle

    Tandis que les barbares grouillent aux portes de Rome, Marc Aurèle, l'empereur-philosophe, règne le jour et couche ses réflexions sur papier la nuit venue. Il tente d'atteindre la sagesse et de vivre en accord avec la raison, afin de trouver la paix intérieure.
    Illustration et oeuvre majeure du stoïcisme, les Pensées, également appelées Pensées pour moi-même, sont l'unique ouvrage qui nous reste de Marc Aurèle. En douze livres, sous forme de maximes, se déploie une réflexion qui s'attache moins aux principes de la morale ascétique qu'à sa conduite et sa pratique dans une vie bonne.

  • Par dizaines, des expressions issues de la mythologie grecque se sont inscrites dans le langage courant et mille références endormies aux Sirènes, à Typhon, Triton, Sibylle, Stentor et tant d'autres personnages mythiques habitent encore incognito nos conversations. Dans cet ouvrage en deux volumes, Luc Ferry nous propose de les réveiller en racontant les histoires magnifiques qui en sont l'origine. Mais les grands mythes ne se limitent pas à des contes et légendes, ils proposent aussi des leçons de vie et de sagesse d'une profondeur abyssale.
    Une étude passionnante et une véritable introduction à la philosophie.

  • « La majorité des hommes sont trop facilement enclins à suivre tout ce qui s'accorde avec l'opinion générale. » À dix-sept ans, Henry David Thoreau compose ses premiers essais. Entre 1834 et 1837, de son entrée à l'université de Harvard à sa rencontre avec Ralph Waldo Emerson, son futur ami et mentor, Thoreau forge sa pensée, bien décidé à faire entendre une nouvelle voix philosophique.

    Ce volume contient l'« autoportrait du futur » de l'auteur de Walden et de La Désobéissance civile, déjà prompt à « refuser les fausses valeurs de la civilisation : la mode, l'argent, les honneurs, les richesses, le pouvoir, la réputation, les villes, l'art, l'intellectualisme, le succès, les mondanités ; et à vouloir les vraies valeurs de la nature : la simplicité, la vérité, la justice, la sobriété, le génie, le sublime, la volonté, l'imagination, la vie », selon les mots de Michel Onfray.

  • Extraits de ce récit de deux années passées dans les bois, près de Concord, dans le Massachusetts. Publié en 1854, cet ouvrage influença de nombreux courants de pensée et servit de référence à ceux qui cherchaient à renouer avec des valeurs fondamentales.

  • Premier traité de stratégie connu au monde, jamais L'Art de la guerre ne fut autant lu et apprécié qu'aujourd'hui. Enseigné dans les académies militaires, mais aussi à l'université et dans les écoles de commerce, cité en référence au sein des groupes de réflexion patronaux, diplomatiques ou encore politiques, sa récente notoriété est à la hauteur de l'oubli qu'il a subi pendant plusieurs siècles.
    Rédigé au VIe siècle av. J.-C. par le général chinois Sun Tzu, ce classique désormais incontournable vous donne les clés pour comprendre et gérer les rapports de force et autres situations conflictuelles, quel que soit le domaine, et remporter la victoire en contraignant votre adversaire à abandonner la lutte avant même qu'elle n'ait commencé!

  • Pour atteindre le bonheur, tout est question d'attitude. Sur l'avis des autres, la richesse, la chance ou la mort, nous n'avons pas de prise. C'est donc aux opérations de l'âme qu'il faut accorder tous nos soins, et apprendre à jouir des choses matérielles sans nous y attacher. Désirer que les choses arrivent comme elles arrivent, voilà la clef pour Épictète.En illustrant cette voie de manière concrète, il expose avec simplicité et sagesse une manière différente de voir le monde, qui affranchit l'homme des angoisses et des préoccupations de sa condition.Compilé par Arrien, le Manuel est suivi de morceaux choisis parmi les Entretiens avec ce même disciple : « À ceux qui craignent la pauvreté », « Contre les gens querelleurs et méchants » ou « Pour ceux qui parlent trop aisément d'eux-mêmes »...

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