Infolio

  • Le premier volume de la série est un recueil de nouvelles. La première fut publiée par Pierre Laffitte dans Je sais Tout en 1905. Le succès fut immédiat. D'autres suivirent donc, qui furent réunies en volume en 1907. Puis viendront les romans.

  • Le deuxième roman de la série. Peut-être le meilleur : le charme Belle-Epoque, Etretat, les manoirs, une énigme historico-géographique, des masques et déguisements délicieusement prévisibles, une fin mythique...

  • Nam, Gaw et Naoh à la recherche du feu salvateur.
    Le prototype du roman préhistorique, mille fois adapté et réédité, continue de faire rêver. Grands espaces, vie sauvage, aventures héroïques, on ne résiste pas au bonheur de vivre quelques heures dans un monde qui est l'antithèse exacte du nôtre.

  • Cet ouvrage de vulgarisation géographique, rédigé en 1875-1876, soit six ans après Histoire d'un ruisseau, s'adresse au public jeune et au public populaire.
    Comme dans son précédent ouvrage Histoire d'un ruisseau, Elisée Reclus mêle ici l'étude scientifique, climat, géologie, flore, faune, à une réflexion morale et politique sur le progrès et le bonheur. L'exploration de la montagne se fait en compagnie d'un berger. Un classique. Originalité du sujet, charme de l'écriture : au rayon géographie, un moment de poésie au prix poche.

  • Elisée Reclus (1830-1905) est l'une des figures éminentes de la géographie au 19e siècle. Son oeuvre immense, entre autres sa Géographie universelle en 19 volumes, englobe la totalité du savoir de son époque. Reclus n'est pas seulement un scientifique. Comme Michelet en histoire, il donne à sa discipline une dimension poétique à travers des ouvrages de dimensions plus modestes, comme cette " Histoire d'un ruisseau ", rééditée naguère par Actes Sud et aujourd'hui épuisée.
    " L'histoire d'un ruisseau, même de celui qui naît et se perd dans la mousse, est l'histoire de l'infini. " Cette phrase, qui ouvre le livre, en fournit la clef : la description du microcosme qui vit et respire autour d'un cours d'eau, de sa naissance à sa dissolution dans les eaux du fleuve, est un moyen de mieux pénétrer et de mieux comprendre le macrocosme humain et social. Cette " histoire " nous offre l'une des premières visions authentiquement écologiques du monde.

  • Le Suisse, plus précisément le Bernois Friedrich Dürrenmatt (1921-1990) retient de ses connaissances de l'Antiquité, de la Bible et de la Deuxième Guerre mondiale les cruautés dont l'être humain est capable. Tandis que sa peinture illustre ces tortures, son écriture dénonce les idéologies, les ambitions de pouvoir politique ou financier et les appétits de grandeur. Il relativise toutefois la portée de l'action humaine face à l'immensité de l'Univers qu'il étudie avec son télescope. Doué d'une imagination débordante et d'un humour décapant, il est tour à tour adulé et hué pour ses pièces de théâtre dont la Visite de la Vieille dame figure au panthéon de l'art dramatique. Féru de philosophie, il se consacre vers la fin de sa vie à la recherche de la liberté individuelle dans le grouillement d'un monde de plus en plus réglementé.

  • Les villes s'étendent et se complexifient, entraînant une exposition croissante à l'aléa et des crises à répétition. La résilience est désormais présentée comme la qualité nécessaire aux milieux urbains pour les surmonter. Seulement, ayant affaire à l'imprévu, celle-ci peut difficilement compter sur des calculs et des prévisions. Elle demande de l'intuition et un savoir-faire qui sont davantage ceux d'un art que d'une science. Ne pouvant être entièrement planifiée, elle se déploie surtout au moment de la crise, qui renoue ainsi avec son sens étymologique, celui du choix menant vers un dénouement. En partant de la théorie issue de l'écologie, cet ouvrage propose d'explorer la possibilité d'une résilience urbaine abordée comme un art de la crise, et d'en explorer les retombées sur la perception, la théorisation et la conception de l'architecture.

  • La religion qui naît en milieu brahmanique dans les siècles précédant l'ère chrétienne est en nette rupture avec le monde védique, nonobstant l'indéfectible respect accordé à cet héritage. Avec, d'un côté, l'apport sapientiel des Upanishads et, de l'autre, l'amour divin prôné par les épopées et la Bhagavad-gîtâ, une foison d'idées originales font leur apparition: l'identité du Soi et de la Réalité ultime, la doctrine des quatre âges de l'humanité, la mythologie des avatars, la notion de dharma, etc. Ces nouveautés engendrent toutes les pratiques qui caractérisent la spiritualité de l'Inde médiévale et moderne au premier rang desquelles on peut citer le culte des images, la construction de temples, les pèlerinages, la récitation continue des mantras.
    Cet ouvrage tente de montrer comment ces éléments divers constituent un ensemble homogène où tout se tient dans le mariage indissoluble de la connaissance métaphysique et de la voie dévotionnelle. Il contribue ainsi à définir ce que Coomaraswamy nommait «l'hindouisme proprement dit» pour le distinguer définitivement de son substrat védique et du reliquat des traditions antérieures à l'immigration aryenne.

    Ce livre tente de montrer l'homogénéité foncière d'une religion intimement liée à une mythologie et extrêmement variée du point de vue cultuel.

  • Les mégalopoles, les villes géantes de la planète, ne sont plus le coeur battant de la globalisation. La nouvelle globalisation, numérique, fluide, hyperconnectée, concentre ses lieux de décision et de création sur des plateformes offshores plus réduites, plus agiles, plus spécifiques. Les hyperlieux iconiques mondiaux n'en sont que l'écume touristique. Les mégalopoles sont par contre au carrefour de toutes les fractures contemporaines: explosion démographique non gérée, croissance économique sans impact territorial, monoculture mondiale en rupture avec les identités locales, impact environnemental insoutenable. Mais elles sont également le creuset où forger de nouveaux équilibres.
    Ce livre porte un regard croisé sur douze des principales mégalopoles, de Londres à Delhi, de Shanghai à Los Angeles, de Lagos à Mexico. Il invite à d'autres options, plus pérennes et moins clivantes. Ou la globalisation sans ses diktats. Les villes ont toujours été un kaléidoscope de rythmes, d'expériences, d'identités. En le redécouvrant et en renouant avec leur vocation de tête de pont territoriale, les plus grandes villes du monde globalisé en deviendront d'autant plus les phares qu'elles en seront moins les objets.

  • Histoire d'une maison est un roman: un jeune homme décide de construire une maison. Une maison bourgeoise, à la mode de 1870, une maison pour une famille de notable, une maison heureuse. Il ne sait pas comment s'y prendre : ses proches et ses amis lui montrent ce qu'il faut faire.
    Histoire d'une maison est un manuel: vous y apprendrez comment construire votre maison. L'ouvrage est concret, simple, systématique, pédagogique, agrémenté de dessins explicatifs parfaitement déchiffrables: un modèle, à l'heure d'Ikea.
    Histoire d'une maison est un essai: au fil des pages, Viollet-le-Duc présente et développe son point de vue sur l'architecture,ce qu'elle est, ce qu'elle pourrait être.

  • Inquiétudes liées au réchauffement climatique, méfiance envers les traitements chimiques, boom des vins «bio»... Plus que jamais, les préoccupations écologiques sont au coeur de la viticulture et des attentes des consommateurs. Mais au fond, qu'est-ce qui se joue dans cette relation entre vigne et nature? En quoi une vigne est-elle encore naturelle? Comment et jusqu'où réintégrer la nature dans le vignoble? Cet ouvrage présente un faisceau de connaissances et de points de vue sur le sujet, à l'échelle du Valais, région viticole la plus importante de Suisse. Les regards de 17 scientifiques se penchent sur l'évolution des données climatiques, la vie de la flore et de la faune, l'influence des sols et des roches. Ils s'intéressent au rôle de la politique agricole, à l'histoire de la production intégrée, aux défis de la culture biologique, au mouvement de la biodynamie comme à l'émergence des cépages hybrides. Un éclairage interdisciplinaire complet et actuel, qui raconte la nature de la vigne «entre les lignes de la culture».

  • Paysages avec figures absentes est l'ouvrage que Philippe Jaccottet a le plus vendu. Un demi-siècle après sa mise au point définitive, l'étude de Laure Himy-Piéri, écrite il y a douze ans et ici réactualisée, nous replonge dans ses pages pour le sonder à nouveau. En le questionnant, elle offre à ses nombreux lecteurs un nouvel accompagnement qui leur sera précieux, que Laura Laborie a mis à jour en tenant compte des dernières publications du poète.
    La violence de l'histoire inquiète ; les personnes que nous aimons meurent. Néanmoins Jaccottet marche, oublieux de lui-même, à travers des paysages dont il goûte la beauté. Un rapport apaisé au monde est possible, et un émerveillement, à condition de se détourner du moi singulier.
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    Dans la tradition des poètes marcheurs, dont la pensée reste toujours arrimée au concret de la nature, Jaccottet se livre à des réflexions et s'étonne avec nous de l'émotion éprouvée devant la beauté.

  • Tout le monde croit connaître le plus célèbre des Vaudois. Mais qu'est-ce qui constitue le coeur du projet littéraire de C. F. Ramuz (1878-1947)? La passion de l'absolu, qui anime chez lui le besoin ardent de découvrir, en l'Homme, ce qui demeure, sous ce qui passe. Derrière le dandy distant et sûr de lui, toisant ses lecteurs, se cache un homme fébrile qui ne songe qu'à l'élémentaire, l'universel, la beauté, la grandeur, la plénitude, la permanence, autres noms de l'être et d'un absolu dont il éprouve une nostalgie sans fin. Si Ramuz a passé sa vie à bâtir un univers clos sur lui-même, n'est-ce pas parce qu'il y voyait le seul substitut à sa portée d'une unité irrémédiablement perdue? «Asseoir l'objet passager dans l'éternité», note-t-il dans son Journal en 1943. Ramuz, ou l'écriture en quête d'immortalité...

  • Pour chacune de ses Histoires de... Viollet-le-Duc choisit un procédé narratif. Ici, c'est le dialogue, sur fond de récit biographique. Petit Jean fait l'apprentissage du dessin. En un mot, nous avons affaire à une méthode, un manuel présenté sous une forme ludique, amusant et généreusement illustré.

  • Les textes de Gottfried Semper sur l'architecture ont rencontré ces dernières années un large écho. Les architectes contemporains s'intéressent à sa conception des relations entre la paroi et la structure et au rôle que joue la décoration dans l'architecture. Son «principe du revêtement» suscite un nouvel intérêt, particulièrement chez ceux qui réfléchissent à l'expression de la façade. Ses textes marquent ainsi l'architecture actuelle et l'on peut citer en exemple d'une confrontation théorique et pratique, en France, les travaux de Bernard Cache et de son bureau Objectile qui ont présenté en 1998 un «Pavillon Semper», dans le cadre d'Archilab. Parallèlement, leur connaissance demeure incontournable pour qui s'intéresse à l'histoire de l'architecture et de l'art au 19e et au 20e siècles. Ils concernent donc un double lectorat: celui des architectes et celui des historiens.

  • Qui ne connaît pas Balthasar Klossowski de Rola, dit Balthus? C'est peu de dire qu'il y a un «mythe Balthus», ce peintre qui a traversé tout le siècle dernier (1908-2001): «peintre le plus cher du monde», «le dernier des classiques», «l'ermite de Rossinière»... Pour beaucoup, le peintre de La leçon de guitare incarne par excellence l'artiste hors du temps à l'oeuvre rare. L'exact opposé d'un Picasso. En même temps, il flotte dans son sillage une odeur de soufre, du fait de la jeunesse et des poses équivoques de ses modèles féminins. Délaissant les idées reçues, revisitant en toute liberté la vie et l'oeuvre de Balthus, Raphaël Aubert brosse le portrait d'un artiste en rupture non seulement avec la peinture de son époque, mais aussi avec celle du passé. Un artiste profondément antimoderne. Ce qui est une autre façon d'être... moderne!

  • Le gratte-ciel, avec l'étalement urbain, le centre commercial et l'autoroute constituerait-il la négation de ce qui fait une ville ? Serait-il l'expression d'un avenir appartenant au siècle passé ? Enfin, serait-il une impasse en hauteur, une enclave sécurisée fermée ? C'est ce que tente de démontrer Thierry Paquot à travers ce plaidoyer pour la diversité des paysages urbains, l'originalité des formes contrastées loin de cette folie des hauteurs. Plongez dans cette réflexion qui remet en lumière le bien fondé desdites constructions, tant sur le plan social que sur les structures.

  • Epuisée depuis de nombreuses années pour le public francophone, l'oeuvre fondamentale d'Aldo Rossi, L'Architecture de la Ville parue en Italie en 1966, marque une étape essentielle dans l'histoire théorique de l'urbanisme. La ville dans son ensemble apparaît comme un organisme vivant qui s'alimente et se compose d'architecture, au point que le binôme architecture-ville est indissociable.
    Avec L'Architecture de la Ville, l'espace urbain devient le territoire d'expérimentation d'une façon de regarder l'histoire comme une matière vivante. La ville construit sa propre histoire à laquelle on peut sans cesse se référer pour y bâtir aujourd'hui.

    Un ouvrage de référence incontournable, à nouveau bientôt disponible !

    Aldo Rossi (1931-1997). Architecte italien, l'un des représentants les plus éminents du mouvement italien néorationaliste de la Tendenza durant les années 1970.

    1 autre édition :

  • Voici une biographie de Mahomet qui se lit comme un roman : on se demande à chaque page si le récit est réel ou imaginaire. Mais la réalité est bien là, authentique, historique, dépassant l'imagination. Elle nous montre Mahomet présent partout, prêchant la foi en Dieu et en sa mission prophétique, se battant sur tous les fronts, contre sa propre tribu, contre les Juifs et contre les Byzantins.

  • Rares sont les philosophes sur le «front urbain», alors même que l'urbanisation planétaire transforme tous les territoires et les modes de vie, et multiplie les brèches qui ne cessent de grandir entre les inclus et les exclus...
    C'est à une philosophie de l'urbain qu'invite Thierry Paquot en s'attaquant à des questions trop souvent minimisées?: les portes et les murs, l'architecture de verre, les rythmes urbains, la place de ceux qui n'en ont pas (les SDF), ce qu'habiter veut dire, la rupture avec l'urbanisme, ce moment occidental de l'urbanisation productiviste...
    Pour traiter ces thèmes qui concernent chacun d'entre nous, Thierry Paquot opte pour l'écologie comme démarche qui croise les processus, la transversalité et l'interrelation.

    Deuxième édition mise à jour et augmentée.

  • Marguerite Burnat-Provins a su chanter l'amour pour son amant avec des accents très sensibles et de manière tout à fait affranchie. Le 24 juin 1906, elle rencontre à Savièse l'ingénieur sédunois Paul de Kalbermatten. Coup de foudre. En 1907, elle publie Le Livre pour toi, cent poèmes d'amour à Paul, retiré de la vente, puis édité à Paris. Qui sera suivi, en 1910, par Cantique d'été. Dans une langue ardente, elle se révèle une amoureuse passionnée. Cette relation avec Paul et les voyages qu'elle entreprend à ses côtés lui permettront un peu de dépasser les aléas de la vie, les problèmes de santé, ainsi que les difficultés à faire reconnaître son travail artistique. Après son divorce avec Adolphe Burnat, elle épousera Paul à Londres en 1910, et le couple passera deux ans en Égypte avant de s'installer à Bayonne à la veille de la Première Guerre mondiale.

  • La fabrique des villes s'est transformée. Après le temps de la planification, associée à la croissance, imperméable aux attentes des habitants et à l'environnement, est arrivé celui de l'ouverture aux changements. Une mondialisation par le bas a introduit de nouvelles manières d'aborder les notions de territoire et de temporalité, favorisé la multiplication des expériences et impose désormais la notion de mutabilité urbaine, entendue comme la capacité des villes à accueillir les changements et à favoriser les possibles.

  • Découvrir Marguerite Burnat-Provins, c'est découvrir une artiste et une écrivaine étonnamment actuelle, à l'esthétique polymorphe et en quête éperdue de liberté. Ayant puisé aux sources du Symbolisme et de l'Art nouveau, elle développe son langage comme ses talents de peintre, de designer, d'enseignante d'art, de journaliste, et même de conférencière militant pour la défense du patrimoine. Grâce à sa rencontre avec le peintre Ernest Biéler, elle brossera durant d'émouvants portraits de Valaisans. De ce contact avec la nature sauvegardée et les moeurs de ce pays naîtra en 1903 un chef-d'oeuvre, Petits Tableaux valaisans, texte richement illustré, archétype de l'art total. Le Livre pour toi dévoilera, en 1907, dans une langue ardente, une amoureuse passionnée. Le choc de 1914 donnera Ma Ville, une galerie de personnages dessinés dans une mise en scène puissante. Il faut redécouvrir l'éclectisme de son travail, les riches rencontres tissées avec le monde des lettres et des arts et son tempérament hors du commun.

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