In Fine

  • Comment devenir artiste lorsqu'on est née femme, à une époque où celles qui appartiennent au « deuxième sexe » ne peuvent accéder à l'École nationale des beaux-arts ? C'est au tournant des XIXe et XXe siècles que les femmes peintres et sculptrices vont lutter pour être reconnues comme des artistes à part entière, passant comme Suzanne Valadon du statut de modèle à celui de peintre accomplie.
    Coréalisé par le monastère royal de Brou à Bourg-en-Bresse et le musée des Beaux-Arts de Limoges, cet ouvrage, Valadon et ses contemporaines, révèle le rôle méconnu des femmes dans les révolutions artistiques de la modernité naissante de 1880 à 1940, en réunissant près de 50 femmes artistes.
    Célèbres comme Camille Claudel, Marie Laurencin, Sonia Delaunay ou Séraphine de Senlis, et d'autres moins connues, elles démontrent que le talent artistique n'a pas de genre.

  • Ce livre - accessible à tous ceux qui s'intéressent à cet accessoire de mode mais qui ne prétend pas être un ouvrage de spécialiste - retrace l'histoire d'une Maison fondée en 1827, dont les éventails couture en plumes, paillettes, sequins, dentelles précieuses ou organza, qui ont fait sa réputation dans le monde entier, ont pu, admirablement conservés, parvenir jusqu'à nous.
    Il témoigne aussi de la renaissance de la marque Duvelleroy au XXIe siècle, grâce à des passionnées qui ont su réveiller, réinventer et rendre de nouveau désirable cette belle endormie, dont les plis renferment tant d'imaginaires et de beauté, au moment précis où l'éventail s'invite de nouveau sur la planète mode, aussi bien comme marqueur de l'esthétique de la singularité qu'en sa qualité de petit air conditionné portatif.

  • Pour la première fois de leur histoire, le Musée d'art et d'histoire de l'hôpital Sainte- Anne (MAHHSA) à Paris et la Collection Prinzhorn de l'Hôpital universitaire de Heidelberg s'associent. Un thème unique a été imaginé pour réunir des oeuvres de ces deux collections : celui de l'humour. Le mot d'esprit, la plaisanterie, la caricature sont en fait fréquents dans ces deux collections. Il est question de montrer que « folie » ne va pas nécessairement avec « drame », que certains artistes qui ont été malades peuvent manier le non-sens et la dérision avec talent, distanciation et drôlerie.
    Erstmals arbeiten das Musée d'Art et d'Histoire de l'hôpital Sainte-Anne (MAHHSA) (Museum fu¨r Kunst und Geschichte des Krankenhauses Sainte-Anne) in Paris und die Sammlung Prinzhorn des Universitätsklinikums Heidelberg zusammen. Um die Werke der beiden Sammlungen zusammenzufu¨hren, fi el die Wahl auf ein einzigartiges Thema: den Humor. Geistreiches, Ulk und Karikaturen sind in der Tat häufi g in diesen beiden Sammlungen anzutreffen. Es soll gezeigt werden, dass „Wahnsinn« nicht unbedingt mit „Drama« einhergeht und dass manche Ku¨nstler, die krank waren, auf talentierte, distanzierte und witzige Art mit Unsinn und Spott durchaus umzugehen vermögen.

  • Connu avant tout pour ses natures mortes dépouillées et énigmatiques, pour son attachement viscéral à sa ville natale, Bologne, et pour sa vie monacale entièrement dédiée à l'exercice de son art, Giorgio Morandi (1890-1964) s'est imposé ces dernières décennies comme un artiste majeur du XXe siècle. C'est à travers le regard de l'un de ses collectionneurs, Luigi Magnani, que cet ouvrage se propose d'aborder de manière intimiste l'univers du maître bolonais grâce à la reproduction de plus de soixante-dix tableaux, gravures et dessins ainsi que de nombreuses photographies de son atelier.

  • Exposition organisée par le Musée de Grenoble, du 7 novembre 2020 au 7 février 2021.

    Parcours dans les collections d'oeuvres d'artistes italiens du musée de Grenoble et l'histoire de l'art italien : de Modigliani aux Futurisme, de la Peinture Métaphysique au Second Futurisme, des Abstractions au Spatialisme, des Figurations à l'Arte Povera.
    A la découverte des artistes de la collection italienne du musée de Grenoble : Modigliani, Luigi Russolo, Giorgio De Chirico, Filippo De Pisis, Osvaldo Medici Del Vascelles, Mario Tozzi, Luigi Columbo dit Fillia, Enrico Pramprolini, Alberto Magnelli, Manfredo Borsi, Berto Lardera, Lucio Fontana, Eduarda Emilia Maino dit Dadamaino, Antonio Calderara, Bruno Munari, Enrico Castellani, Valerio Adami, Leonardo Cremonini, Lucio Fanti, Mario Merz, Alighiero Boetti dit Alighiero e Boetti, Michelangelo Pistoletto, Giovanni Anselmo, Giulio Paolini, Luciano Fabro, Giuseppe Penone et Michele Zaza.

  • « Je travaille actuellement sur un nouveau projet : il s'agit de la réalisation d'un dessin animé basé sur le film First Blood. Après l'avoir vu régulièrement au fil des ans, j'ai remarqué que, plus que par l'action, j'étais attiré par l'atmosphère du film, et que celle-ci résidait dans ses décors, les paysages des montagnes Rocheuses à l'approche de l'hiver.
    Je me suis alors trouvé convaincu que le paysage était l'un des acteurs principaux du film. C'est pour vérifier cette intuition que le dessin animé s'est imposé : pour isoler le paysage du reste du film, j'ai entrepris d'en redessiner chaque scène l'une après l'autre, plan après plan, mais sans jamais dessiner ni les acteurs ni l'action. Juste les décors, la ville, les routes, les montagnes et les forêts.
    Le film d'action se transforme alors de lui-même en une ode poétique et mélancolique à la nature et aux paysages. Il laisse remonter à la surface des images, la peinture et la photographie américaines de paysage (de l'Hudson River School aux hyperréalistes en passant par les régionalistes des années 1930, Stephen Shore ou encore Walker Evans) et pointe bien l'importance - assez unique, je crois - du paysage naturel dans la construction de l'identité américaine. ».

    Depuis sa première exposition personnelle en 1992, Alain Bublex réinvente en permanence l'idée du voyage, plaçant la photographie au coeur de sa pratique plastique tout en la combinant au dessin.
    Mais plus que le déplacement et le mouvement, c'est le paysage lui-même qui apparaît comme son principal sujet. Les États-Unis ont tenu une place particulière dans ce développement. Parti à la recherche de Glooscap (une ville imaginaire qui n'existe que par ses archives), il a sillonné le continent nord-américain le traversant d'est en ouest, du nord au sud, pour en revenir convaincu que les paysages ont joué un rôle primordial dans la constitution de la nation américaine.

    Since his first solo exhibition in 1992, Alain Bublex has been constantly reinventing the idea of the journey, placing photography at the heart of his focus on the visual arts and blending it with drawing.
    But more than travel and movement, it is the landscape itself that shines through as his main subject. The United States has held a special place in this development. Having gone in search of Glooscap (an imaginary city that exists only through its archives), he travelled the North American continent, crossing it from East to West, North to South, returning convinced that the landscapes played a key role in the formation of the American nation.

  • Exposition présentée par l'Hôtel de Caumont - Centre d'art, Culturespaces, Aix-en-Provence, du 8 novembre 2019 au 22 mars 2020.

    Reconnue internationalement pour sa richesse et sa qualité, la collection d'estampes japonaises ukiyo-e de Georges Leskowicz est l'une des plus importantes au monde. L'Hôtel de Caumont-Centre d'art en présente pour la première fois en France plus de cent cinquante xylogravures signées Hokusai, Hiroshige, Utamaro, Harunobu, Koryusai, Hokkei, Kunisada, entre autres, dont un ensemble extraordinaire de surimono. Grâce aux textes d'Anna Katarzyna Maleszko et de Geneviève Aitken, spécialistes internationales d'art japonais, cet ouvrage retrace tout l'éventail des thèmes caractéristiques de la vie et de la culture japonaises de l'époque Edo (1600-1868), que les artistes ukiyo-e ont si finement décrits : les motifs naturels et les scènes de la vie quotidienne ; la représentation des acteurs du théâtre kabuki et des courtisanes ; les objets liés à la célébration du Nouvel An ; les scènes de genre et érotiques ou, encore, les héros et les légendes traditionnelles.

  • Incontournable dès lors que l'on évoque l'Histoire de France des XVIIe et XVIIIe siècles, le château de Versailles l'est également en bande dessinée. On le retrouve en effet dans plus d'une centaine de séries ou albums uniques, bandes dessinées pédagogiques, ou fictions historiques, voire fantastiques, exploitant la richesse de théâtres d'action que propose le domaine.
    Du grand siècle à l'époque contemporaine, en passant par des versions alternatives de l'Histoire, le château de Versailles nourrit l'imaginaire des auteurs.
    Ce catalogue d'exposition explore les relations entre Versailles et le neuvième art à travers une série d'essais, de commentaires de planches abordant les techniques de réalisation, mais aussi par des entretiens avec certains des auteurs et éditeurs qui ont écrit cette histoire.
    Se voulant un document de référence sur le sujet, il s'adresse aux néophytes comme aux passionnés d'art, d'histoire ou de bandes dessinées.

  • Petit-fils de Jacques Guerlain, le créateur de L'Heure Bleue, Shalimar et de tant d'autres merveilleux parfums, Daniel Guerlain est, comme les hommes de la famille, un homme passionné.
    Architecte paysagiste, il a dessiné les jardins de la Fondation qu'il a créée avec sa femme Florence aux Mesnuls, fief de la famille Guerlain depuis de longues années. Bon vivant il aime faire la cuisine pour ses amis. C'est ainsi qu'est né ce troisième carnet de recettes.

  • « Je n'ai pas de problème avec les règles, je préfère simplement dessiner à main levée. ».
    Philippe Echaroux.
    « «Je voulais proposer un art doux dans sa forme mais terriblement impactant.» ».
    Philippe Echaroux est un artiste urbain qui transperce les murs, les dématérialise. Délaissant les bombes aérosol, il use de la lumière pour projeter ses graffitis et ses portraits photographiques sur les architectures et plus encore dans la nature. Les arbres sont ainsi le nouveau support sur lequel il projette les messages et les portraits des habitants d'un territoire, nous invitant à réfléchir à la place de l'homme dans son environnement. Ephémères, ses oeuvres sont régies par la temporalité du cycle journalier, ne se laissant voir que la nuit. Illicite sans être vandale, cet art urbain est toujours respectueux de la nature et partant, de l'homme qui en est une composante indissociable. ».
    Cyrille Gouyette.

  • Exposition organisée par le Musée d'Art et d'Histoire de l'Hôpital Sainte-Anne, du 31 janvier au 31 mai 2020.
    L'artiste et écrivain allemande Unica Zürn, de son vrai nom Nora Berta Unica Ruth Zürn, naît le 6 juillet 1916 à Berlin. Après des études commerciales, Unica Zürn devient scénariste et auteur de films publicitaires jusqu'en 1942. A partir de 1939, sa mère l'introduit dans la haute société nazie. En 1949, année prolifique, elle publie ses premiers récits en prose dans la presse, réalise plusieurs contes radiophoniques et fréquente le milieu du cabaret.
    C'est en 1953 qu'elle rencontre Hans Bellmer qui devient son compagnon, et ce, jusqu'à la fin de ses jours. Lui écrit, elle compose des anagrammes et des dessins. A la même époque, elle rompt de manière définitive tout contact avec sa mère qui l'avait associée à la «période criminelle nazie».
    1956 est l'année de sa première exposition personnelle parisienne à la galerie Le Soleil dans la Tête. Et en 1959, elle participe avec Hans Bellmer à l'Exposition internationale du surréalisme chez Cordier. En 1957, elle rencontre Henri Michaux qui lui inspire le personnage de son roman « L'Homme-Jasmin ».
    À la suite d'une dépression nerveuse et d'une « crise » schizophrénique, elle fait un séjour à la clinique Wittenau et une première tentative de suicide. Pendant une dizaine d'années, les crises alterneront avec des séjours en clinique, à Sainte-Anne à Paris (septembre 1961), à La Rochelle, à Maison-Blanche à Neuilly-sur-Marne (1966, 1969 et 1970). En clinique, elle dessine à l'encre de Chine et peint. Le 19 octobre 1970 autorisée à sortir de Maison-Blanche où elle est internée depuis 1969 , elle se rend chez Bellmer et se suicide en se jetant par la fenêtre de son appartement.
    Cette exposition s'inscrit dans la continuité historique des présentations de la Collection Sainte-Anne, et de la préfiguration des prochaines salles d'exposition du musée dans l'ancienne chapelle de l'hôpital.

  • Qui sont les Barbus Mu¨ller ? En 1939, d'étranges sculptures commencent à circuler sur le marché des antiquités parisien. Dans une quête inlassable du rare et du beau, Josef Mu¨ller - le fondateur de la collection Barbier-Mueller que le musée éponyme expose - ne manque pas d'être attiré par ces créations en basalte et en acquiert un lot.
    En 1945, la curiosité de Jean Dubuffet est éveillée. Il court en voir dans l'atelier du socleur japonais Inagaki. Fasciné par ces créations insolites qui partagent un air frappant de ressemblance, il les baptise toutes « Barbus Mu¨ller », probablement d'après la barbe qu'arborent certaines pièces et le nom de Josef Mu¨ller qui en a acquis le plus grand nombre. Il les publie dans une petite plaquette qui contient le texte fondateur de son concept d'Art Brut (la réédition est encartée dans le présent ouvrage). Il organise aussi une exposition en 1947 dans le Foyer de l'Art Brut à Paris. Il acquiert ultérieurement trois pièces de ce type.
    De ces statues, on ne savait rien. Acquises par Josef Mu¨ller comme « têtes celtiques en pierre, Vendée », diverses provenances leur sont attribuées au fil du temps : Amériques, Océanie, voire l'oeuvre d'un sculpteur autodidacte.
    L'énigme semble aujourd'hui résolue. Grâce à une étude fouillée menée par le passionné Bruno Montpied, l'identité du sculpteur est dévoilée (en tout cas pour certains de ces Barbus Mu¨ller).
    Réunissant une vingtaine de Barbus de sa propre collection et de prêteurs publics et privés, le musée Barbier-Mueller associe ces derniers avec des oeuvres de cultures lointaines, sélectionnées dans ses collections, pour évaluer ressemblances et divergences. Elles fraterniseront comme auparavant dans le regard et la réserve de Josef Mu¨ller.

  • La collection d'estampes japonaises de la fondation Georges Leskowicz est l'une des plus impressionnantes qui soit en Europe. Comportant plus de 1800 pièces, elle offre un panorama complet de l'art de l'ukiyo-e de la période Edo. Elle rassemble les chefs-d'oeuvre des plus grands maîtres tels qu'Hiroshige, Hokusai, Utamaro, Sharaku, Harunobu. Parmi ses trésors, la fondation possède un ensemble unique et rarissime de 165 surimono, ce qui en fait l'une des plus grandes collections privées au monde.
    A l'inverse des estampes produites par les éditeurs pour le grand public, les estampes de surimono sont des commandes privées non commerciales, pièces rares et précieuses, éditées en très petit nombre, 20 à 100 pièces. Ses estampes sont commanditées par des cercles littéraires et des fans clubs d'acteurs lors d'occasions particulières : invitations, nouvel an, commémoration, nouvelles représentations théâtrales, etc. Les surimono sont créés et adressés à une élite citadine bourgeoise, férue de littérature, naviguant entre culture classique et distractions contemporaines.
    Libérés de contraintes commerciales, ces surimono se caractérisent par des impressions luxueuses, utilisant des pigments métalliques rares et des techniques d'impression raffinées : gaufrage, polissage du papier, laquage. L'artiste jouit d'une grande liberté d'expression et d'interprétation artistique. La valeur du surimono tient à la double complexité sémantique des poèmes et de l'image.
    L'art des surimono est encore peu connu des européens et pourtant, experts et collectionneurs ne peuvent que saluer la virtuosité technique de ses oeuvres particulières, la rareté et la richesse visuelle autant que littéraire. Ce livre constitue la première publication en langue française sur ce sujet.

  • Ode à la force de la Nature, l'oeuvre envoûtante de Stéphane Erouane Dumas, en sublimant la mémoire des arbres et des falaises, dont il explore jusqu'aux écorces et aux lichens, atteint les frontières intemporelles de l'abstraction.
    L'artiste, jusqu'ici connu pour faire vibrer la peinture sur les lignes de la toile et le relief du papier, dévoile pour la première fois ses sculptures de bronze aux patines mates, et de céramique aux craquelures profondes comme le cri d'une terre qui souffre.
    Ce livre, riche d'une centaine d'oeuvres et d'un texte inédit de Pascal Bonafoux, retrace le parcours atypique d'un artiste qui dessine son chemin en dehors des sentiers battus de l'art.
    An ode to Nature's power, and distilling the memory of trees and cliffs examined down to their very bark and lichen, the spellbinding work of Stéphane Erouane Dumas reaches the timeless boundaries of abstraction.
    Known until now for making paint dance on lines of canvas and paper relief, the artist here, for the first time, unveils bronze sculptures coated in matte patinas, and ceramics gashed by deep craquelure, like the cry of an Earth in pain.
    This book, enriched by a hundred or so works and a newly published text from Pascal Bonafoux, retraces the atypical journey of an artist who blazes his trail distinctly outside of art's well-beaten tracks.
    Pierre-Alain Challier

  • Barbara Hepworth

    Collectif

    • In fine
    • 31 Octobre 2019

    Exposition présentée au Musée Rodin, Paris, du 5 novembre 2019 au 22 mars 2020, en partenariat avec la Tate Gallery de Londres.
    Figure majeure de la sculpture anglaise du xx e siècle, Barbara Hepworth a eu une brillante carrière d'envergure internationale, jalonnée de commandes publiques dont celle pour le secrétariat de l'ONU à New York. Figure de la sculpture organique, elle a participé au profond renouvellement des formes qui s'opère dans l'entre-deux-guerres, ce qui lui vaut de faire partie des grandes femmes sculpteurs du xx e siècle.
    L'artiste a beaucoup fréquenté le milieu artistique français dès les années 1930 et rendit visite à Brancusi, Picasso, Braque, Mondrian ou encore Kandinsky. Elle rencontra également Arp, Calder et Miro, et fut proche de Gabo, Moholy-Nagy, Gropius et Ozenfant. Invitée par Herbin et Hélion, elle exposa en 1934 avec Abstraction-Création, puis au Salon des Réalités Nouvelles en 1947.
    Le catalogue monographique offre une vue d'ensemble inédite de sa carrière et de son oeuvre, ainsi qu'une découverte de ses méthodes de travail grâce à l'évocation de son atelier. Il témoigne de la singularité de son esthétique, de la modernité de son vocabulaire formel proche de l'abstraction, qui produit une poétique propre à son oeuvre, fortement inspirée par la nature. Sont également présentés une dizaine de peintures, dessins et gravures, une sélection de documents et de photographies d'archives, ainsi que des outils et matériels liés à son processus créatif en provenance de son fonds d'atelier.

  • La rencontre avec les oeuvres et les écrits de Léonard de Vinci a amené Jeanette Zwingenberger à une quête initiatique et à un questionnement sur l'origine de la vie, le mystère de l'incarnation divine et la force vitale de la nature.
    Dans ce livre, grâce à des analyses inédites de l'Annonciation, La Vierge aux Rochers, la Joconde, l'Homme de Vitruve ou encore du plan du château de Chambord, elle explore les facettes inédites de ce génie universel, à la fois artiste, musicien, architecte, ingénieur et scientifique et apporte des réponses à bien des mystères.

  • Exposition présentée au Musée de Grenoble, du 5 octobre 2019 au 5 janvier 2020 - en partenariat avec le Musée national Picasso-Paris.

    De Royan, qui correspond à l'épisode de la drôle de guerre, à l'établissement à Paris durant l'Occupation, dans l'atelier de la rue des Grands-Augustins, l'ouvrage s'attache aux jalons artistiques marquants de cette période dont les deux sommets sont sans aucun doute L'Aubade (1942) et L'Homme au mouton (1944). Durant ces années, fidèle à son obsession pour la figure féminine, Picasso ne cesse de revenir aux thèmes du portrait et du nu. La nature morte est un autre de ses motifs de prédilection et apparaît le plus souvent comme une allégorie de l'indigence, en ces temps où la nourriture est rare et rationnée. Enfin, de manière plus explicite, à travers la représentation de crânes d'animaux mais aussi de têtes de mort, Picasso traduit, avec un authentique sens du tragique qui n'est pas sans rappeler ses racines espagnoles, le drame de ces années obscures et d'une sourde violence.

  • « La vie haletante de Christine Boumeester est rythmée d'exils, de retraites et d'errances, teintée de cet Orient qui la vit naître quand l'Europe occupait le monde, gravée d'aventures que dictaient la grande histoire et la rencontre de monstres désormais légendaires et sacrés. Nourrie d'une histoire d'amour au long court avec un peintre fantasque et démonstratif, Henri Goetz, avec qui elle forma un couple paradoxal - les silences de l'une, les éclats de l'autre - et sans doute fusionnel, son existence est ponctuée d'écrits et passionnants, guidée par un appétit intime de liberté qui présageait des aspirations émancipatrices d'une génération. Cette vie est l'une des plus romanesques que vécut une artiste du XXe siècle. ».

    « The forever moving life of Christine Boumeester was ponctuated by exile, retreats and a personal Odyssey, flavoured with the Orient where she was born when Europe occupied the world, engraved with adventures directed by her great life story and their meeting with ow legendary and sacred monsters. Nourished by a long-lasting love affair with a whimsical and demonstrative painter, Henri Goetz, with whom she formed a pardoxical couple - the silences of one, the outbursts of the other - and their undoubted inseparability, her existence was punctuated by secret and fascinating writings, guided by a personal longing for freedom which portended the aspirations of a generation who wished to be freed from restraint. Her life could be considered one of the most romatic of any artist of the 20th century. ».

  • Quand la création échappe au symptôme - La collection Sainte-Anne Cet ouvrage est le cinquième volet des parcours chronologiques qui ont été proposés depuis septembre 2017 au MAHHSA. Il est en quelque sorte la dernière étape des expositions de préfiguration de ce que sera le futur musée permanent.
    Cette fois-ci encore, le propos vise à clarifier la notion d'art psychopathologique déjà abordée lors des précédentes expositions du Musée. Il s'agit de questionner notamment les processus de lectures des oeuvres au travers des concepts élaborés dans les années 60-70 par les médecins pour décrypter les oeuvres de leurs patients, pratique qui n'a plus cours aujourd'hui.
    Sur le plan artistique, les oeuvres exposées se situent parfaitement dans le contexte artistique de cette époque, entre la figure, le paysage, jusqu'à l'abstraction. Il est question de présenter onze artistes di?fférents avec, pour chacun d'eux, un corpus d'une dizaine d'oeuvres. Plus de la moitié d'entre elles n'ont encore jamais fait l'objet d'une exposition.

  • Exposition présentée par département des Arts de l'Islam du musée du Louvre, du 26 juin 2019 au 6 janvier 2020, dans les salles du département des Arts de l'Islam.

    Ingénieur en métallurgie et directeur associé de la firme de cartes à jouer Grimaud, Georges Marteau s'intéressa à l'histoire des cartes à jouer et à l'histoire du papier, inclination personnelle qui le conduisit probablement à collectionner des estampes, peintures japonaises et plus tard des oeuvres relevant de l'art du livre oriental et persan.
    En 1916, Georges Marteau lègue à titre posthume au musée du Louvre un lot de 89 pages d'albums et de manuscrits, et 13 objets de métal. Cet ensemble constitue le noyau historique de la collection d'art du livre du département des Arts de l'Islam et compte en son sein quelques-uns des chefs-d'oeuvre du département.
    Exposition-dossier hommage à l'un des grands donateurs du Louvre.

  • Spectateur assidu, véritable amateur de cinéclubs et de salles populaires, le cinéphile Henri Matisse se passionne pour ce qui compte en son temps de plus original et de plus lointain, de Jean Renoir à Robert Flaherty, de René Clair à F.W. Murnau, des films scientifiques à Tarzan...
    Si Matisse aborde légitimement le cinéma comme un divertissement, son oeuvre en reçoit une influence décisive.
    En retour, le cinéma moderne lui a manifesté de la gratitude et particulièrement la Nouvelle-Vague française (Jacques Rivette, Éric Rohmer, Jean-Luc Godard, Jacques Demy, Agnès Varda...). Cette génération novatrice a élu Henri Matisse comme un de ses « patrons », aux côtés de Roberto Rossellini et Jean Renoir.
    L'art actuel ne s'y est pas trompé. Certains artistes contemporains ont déjà dévoilé les liens profonds qui unissent le peintre passionné de séries graphiques et décoratives avec l'image-mouvement : Jean Michel Alberola, Pierre Buraglio, Henri Foucault, Madeleine Roger-Lacan, Raymond Hains, Jacques Villeglé, Ange Leccia ou encore Alain Fleischer.

    Cet ouvrage est publié à l'occasion de l'exposition « Cinématisse. Dialogues d'un peintre avec le cinéma » présentée au Musée Matisse, Nice, du 19 septembre 2019 au 5 janvier 2020, dans le cadre de la Biennale des Arts inscrite dans la programmation « Nice 2019, l'Odyssée du Cinéma ».

  • Notre Occitanie

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    • In fine
    • 10 Septembre 2020

    « A mon avis, modeste comme il définit son art, Di Rosa (Hervé) est comme qui dirait un descendant direct de Rimbaud ( pas le seul ), le contraire d'un suiveur, au sens où sans chercher il en retrouve une intuition majeure dans son propre cheminement et dans sa propre discipline. Descendant direct de ce Rimbaud qui, lui-même neveu prodige de Flaubert, est comme qui dirait un héritier direct de Frédéric Mistral, lui même frère ennemi de Victor Hugo, tous deux enfants (comme nous tous) d'une situation culturelle unique au monde dont on peut faire remonter la première expression poétique, anticipatrice, à François Villon. Ce Rimbaud que liront assidûment Kérouac et Dylan (bien choisis entre mille autres) et dont ils porteront partout la manière de « voyance » sans jamais pouvoir imaginer quelle en est la matrice. Voilà pour le départ j'irai ailleurs ensuite ou pendant. Ai-je assez embrouillé ce qu'il faut débrouiller ?
    Aujourd'hui, l'oeuvre de Di Rosa (peintre, étudieur sur place et utilisateur des techniques artistiques de nombreux pays, ethnographe des Arts Modestes, collectionneur, inventeur et animateur d'un Musée excentrique) fait la figue (contre-pied/ pied de nez/ nez au vent/ vent d'autan/ autant en emporte/ les épigones ...). » Claude Sicre (extraits)

  • Exposition présentée au Château de Versailles, du 19 novembre 2019 au 15 mars 2020.

    1867-1937.
    À la fin du XIXe siècle, le château de Versailles fait un spectaculaire retour sur le devant de la scène. En même temps qu'il redevient un symbole national et le théâtre d'événements politiques, la nostalgie de son ancienne splendeur inspire la littérature, les arts et la mode. Le faste de Versailles, la poésie de ses jardins, les fantômes du Roi-Soleil et de Marie-Antoinette s'inscrivent parmi les rêves de la Belle Époque puis des Années folles. C'est aussi le moment où le palais entame le vaste projet de sa restauration et de son remeublement, déclenchant des débats passionnés qui sont toujours d'actualité.

  • Exposition organisée par le musée national de la Renaissance - château d'Ecouen, du 24 novembre 2020 au 12 avril 2021.

    Entre Paris et Chartres, l'oeuvre du sculpteur orléanais François Marchand participe d'un mouvement très important de renouveau de la commande religieuses par les communautés autour des années 1540.
    Cet ouvrage a pour objectif de faire le point sur la connaissance et la perception des oeuvres du sculpteur, en grande partie démantelée et dispersée depuis la Révolution, après des restaurations récentes et des reconstitutions.
    Les sculptures reflètent un processus de conception à plusieurs mains. Le sculpteur s'appuie sur des modèles dessinés ou gravés, voire sur des modèles sculptés et il faut faire la part entre son apport propre dans l'oeuvre et les éléments qu'il peut réutiliser ou qui lui sont soumis par le commanditaire.
    Plusieurs oeuvres posent aussi un problème de compréhension des sujets qu'elles représentent et obligent à s'interroger sur le sens et la finalité de ces commandes religieuses qui peut en partie être élucidé par la pratique liturgique et les souhaits des commanditaires Le catalogue met en relation les sculptures avec des estampes qui peuvent être une source directe ou témoigner d'un milieu artistique qui dispose de références partagées. Il pose aussi la question de la place du sculpteur Jean Goujon dans les innovations des années 1540 : l'invention d'un « classicisme » français dans la sculpture religieuse est souvent attribuée à ce sculpteur.

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