Grasset Et Fasquelle

  • "... Je crois, d'abord et par-dessus tout, à la culture négro-africaine, c'est-à-dire à la Négritude, à son expression dans la poésie et dans les arts. Je crois également, pour l'avenir, à la francophonie, plus exactement à la Francité, mais intégrée dans la Latinité et, par-delà, dans une civilisation de l'Universel, où la Négritude a déjà commencé de jouer son rôle primordial..." L.S.S.

    Initié au mystère des langues et enraciné dans ce continent africain dont il fut l'un des plus éminents dirigeants, Léopold Sédar Senghor refait, dans ce {Ce que je crois}, tout le chemin de sa vie et de sa mémoire. De la poésie à l'Histoire, de la biologie à la grammaire comparée, il arpente ainsi un paysage inspiré par l'avenir et où chacun pourra retrouver la trace de son identité.

  • Aujourd'hui, le vercors de ce que je crois a dépassé la soixantaine et il ressemble fort au vieil homme digne, fin, sage, cultivé, du silence de la mer. les multiples questions fondamentales de la condition humaine qui existaient entre les lignes dans le célèbre roman, nous les retrouvons en pleines lignes dans ce livre magnifique.

    Avec sincérité, avec lucidité, l'homme vercors regarde derrière lui et devant lui. il a vécu, il a vu, il a lu, il a aimé, compris, douté, souffert... et tout cela, tout ce qu'il sait, tout ce qu'il croit, il nous le dit en une écriture limpide, éclatante de vérité.

    Lorsque vercors aborde le rapport du psychisme et de la matière, la nature de l'univers, la sensation du temps, il répond à des questions fondamentales que nous nous posons depuis toujours.

    Qu'il parle de l'affaire du watergate ou du chili, du communisme ou des prisons, de teilhard de chardin, de bouddha ou de chaplin, qu'il évoque la résistance, l'avenir de la peinture, un opéra de mozart ou les gardes rouges : c'est le sens de notre présence au monde qui est mis en question. vercors prend parti mais s'interroge.

    Moraliste, psychologue, métaphysicien, nous voyons avant tout un homme de coeur. l'auteur ne nous écrase pas de son savoir, mais il nous enrichit considérablement en nous faisant voir plus clairement le monde.

  • Professeur d'histoire des institutions à l'université de Bordeaux, Jacques Ellul s'est évadé de sa spécialité dans bien des directions. Il devint sociologue et théologien par une nécessité intérieure qui lui demandait de comprendre le monde dans lequel il vivait et de trouver un sens à sa vie. Il a, dès lors, essayé de mettre au jour les forces principales de notre société, la technique essentiellement, mais aussi, à la suite de sa conversion à la Révélation en Jésus-Christ, cherché à élucider sa foi et la Bible. En conciliant les deux aspects de ses travaux, la sociologie et la théologie, {Ce que je crois} permet de trouver la clé de toute l'oeuvre.

  • Je crois en l'âme / Je crois en ce monde / Je crois au bonheur /

  • À l'heure où tant de chrétiens traversent une crise d'incertitude au point de ne plus oser proclamer leur foi, Jean Guitton confesse qu'il croit en Dieu, en Jésus-Christ, en l'Église. S'il récuse un triomphalisme qui a coupé trop souvent l'Église des hommes, il dénonce chez beaucoup la perte du sens de la vérité. La tolérance doit se fonder sur la conviction et non s'établir sur le doute et le compromis. Défendre l'intégrité de sa foi, ce n'est pas être intégriste, c'est être catholique. " Pour moi, écrit Jean Guitton, le catholicisme et la vérité sont des choses identiques. " Cette certitude relève d'une foi éprouvée et n'a rien à voir avec l'abandon de l'esprit critique. Par vocation (il est professeur de philosophie), par tempérament, Jean Guitton pense ce qu'il croit ; il cherche sans cesse un accord entre l'énoncé de sa foi et son expérience d'homme. Il est un homme de progrès, qui a oeuvré toute sa vie à la préparation de Vatican II : le concile de l'union et de l'amour.

    Mais ce livre dépasse l'actualité présente. Analysant avec soin les motifs les plus secrets de sa foi, Jean Guitton apporte une pièce émouvante et nouvelle à ce dossier ouvert depuis tant de siècles, chez les juifs et les chrétiens : qu'est-ce que croire et pourquoi croire ?

    Ce que je crois par Jean Guitton : un livre original et courageux, dense et court, fort et serein, où l'on sent une harmonie profonde entre la foi, l'expérience et la pensée.

    Un livre qui s'adresse à tous : catholiques, chrétiens, incroyants, adversaires, pour leur poser, à la fin du second millénaire, le seul problème toujours présent. Témoignage d'un penseur et d'un écrivain. oeuvre de foi et de bonne foi.

  • Jean-François Deniau est de ceux qui ont choisi d'accomplir, le plus dignement possible, leur "métier d'homme". On l'a vu, selon les circonstances, ministre ou rebelle, marin ou ambassadeur, baroudeur ou notable. Mais, pour cet amateur de défis ne s'agissait-il pas, chaque fois, de rester fidèle à lui-même ? Et c'est cette fidélité qui, précisément, résume ce livre où l'on découvrira un homme qui ne s'est jamais lassé de dire ce qu'il croit, et de faire ce qu'il dit. Des grands de ce monde aux plus humbles, de l'Orient compliqué à la nouvelle Europe, de l'Asie décolonisée à l'Espagne post-franquiste, de la politique française où il s'ennuie parfois à l'Océan où il se ressource toujours, Jean-François Deniau n'a négligé aucun des théâtres où s'écrit l'histoire de ce siècle. Témoin, acteur, moraliste, il aime se battre, contre le mal, contre la maladie. Et chacun de ses combats demeure, pour tous, une leçon d'espérance.

  • Le titre de cet ouvrage pourrait laisser penser qu'il s'agit d'un credo, d'une profession de foi religieuse. Il n'en est rien : sur les treize chapitres qui le composent, onze ne font aucune référence à Dieu, au Christ, à l'au-delà. L'auteur essaie seulement d'y dégager les grandes tendances communes aux hommes de tous les pays et de tous les temps, les vérités qui sont " écrites en eux " et que ce siècle oblitère. Son ambition serait que, croyant ou incroyant, chacun de ses lecteurs puisse contresigner ces pages qui constituent - il l'en prévient dès le début - " tout, sauf un catéchisme ". À la fin de l'ouvrage, cependant, l'auteur (qui se défend de l'étiquette romancier catholique et n'entend être " qu'un chrétien qui écrit des livres "), l'auteur explique pourquoi le christianisme, qu'il n'a pas toujours connu, lui semble correspondre à ces vérités immémoriales et universelles, comment il les révèle et les réalise.

    En même temps que l'inventaire d'une vie, ce livre apporte un autoportrait de son auteur, une plaidoirie en faveur de l'homme, un réquisitoire contre un siècle qui l'avilit et le cri d'une irrépressible espérance. C'est un ouvrage que son auteur a mis bien des années à concevoir et bien des mois à écrire, et auquel il ne voudrait pas avoir à changer une virgule jusqu'à son dernier souffle.

  • Monseigneur pour les uns, agitateur pour les autres, Jacques Gaillot est partout : à la télévision, rue du Dragon, à Rome, avec les expulsés dans les églises... Il est de tous les combats. Ce ne sont pas les médias qui l'appellent. C'est la vie qui le sollicite.

    Mais cet homme qu'on voit beaucoup, dont on connaît le visage, l'écoute-t-on ? Sait-on même ce qu'il pense ? Partout où il va, on l'interroge : Qui a fait la mort ? Que dire aux sans-logis ? Qu'est-ce que l'amour ? Jacques Gaillot évoque ici ses rencontres avec tous ces inconnus qui frappent à sa porte, Tayeb, Ali et quelques autres, enfants de Dieu à leur façon. Tous sont bousculés dans leurs vies. Ils ont soif d'autre chose. Ce que je crois n'est pas une encyclique, donc, mais un témoignage vivant, qui nous fait rire et douter.

  • Ton cerveau, ton coeur, dont tu as usé tout au long de ton existence, - maintenant qu'elle s'achève, je te pose la grande question : qu'en as-tu tiré de solide, de valable, qui puisse aider, si peu que ce soit, les hommes, les pauvres hommes tâtonnant dans leurs ténèbres, en quête d'une direction et d'un chemin, d'une raison d'être ? Voilà l'autoroute de l'éternité ou du néant qui s'ouvre devant toi. Péage : " Ce que je crois ! " Il ne suffit plus de rouler sur ton fonds de routine. L'heure est venue de faire ton compte, et de le rendre. Peux-tu apporter ta petite pierre à la construction, autrement dit : peux-tu aider les autres à voir clair ? Le sphinx est toujours là, sur le passage de tous les oedipes que nous sommes, avec son énigme. À ton tour ! À toi de répondre !

    René Huyghe

  • A son importante oeuvre de fiction, Carlos Fuentes ajoute un nouveau livre exceptionnel et singulier : un Ce que je crois, avec 41 entrées alphabétiques, de A à Z, d'Amitié à Zurich. de Borges à Neruda, de Marx à Platon, de Buenos Aires à Venise , Cambridge, New York, Paris, Prague et Rio...
    Le grand écrivain qu'est Carlos Fuentes n'avait jamais livré son abécédaire personnel, où il nous offre une synthèse de son oeuvre d'essayiste et de romancier. Il aborde ici, dans leur variété, les thèmes qui ont le plus compté dans sa vie : l'amour, la politique, l'Amérique latine, Dieu, le Mexique, le sexe, la Révolution 'et aussi les personnages contemporains ou non qui ont changé le monde, dans tous les domaines.

  • L'Université, sous l'impulsion du grand ministre que j'y aurai appelé, sera, de par la loi, réformée de fond en comble...

    De Gaulle, Mémoires d'espoir, t. II.

    C'est en juillet 1968 qu'Edgar Faure accepta la mission redoutable que lui proposait le général de Gaulle. Il devenait ministre de l'Éducation nationale, au moment où l'université française semblait ébranlée jusqu'en ses fondements.

    Il relate ici cette mission qui dura onze mois, qui fut, pour lui et ses collaborateurs, à la fois périlleuse et exaltante. Il évoque ses entretiens avec le général de Gaulle, M. Couve de Murville, etc. Il dépeint l'atmosphère de ce ministère de la rue de Grenelle, devenu ce qu'il aurait toujours d- être : un lieu de rencontres et de recherches. Il évoque avec humour certains incidents politiques. Mais il dit surtout combien cette entreprise a suscité chez lui et chez tant d'autres, la conviction et l'enthousiasme...

    Plus qu'un récit, ce livre est une méditation. Edgar Faure évoque les grands problèmes qu'il a affrontés et qui demeurent posés car ils ne peuvent se résoudre que dans le temps, avec le changement des moeurs et des esprits. Il dénonce les méfaits d'un système traditionnel qui élimine des enfants qu'il devrait préparer à la vie, qui cloisonne les enseignements et les enseignants, qui n'assure pas la formation continue, nécessaire dans un monde en pleine mutation.

    Ces problèmes engagent l'avenir. Contre les réactionnaires, les prudents, mais aussi contre les technocrates, Edgar Faure proclame sa foi en l'ordre de l'homme et reprend la formule de Gaston Bachelard : " La société sera faite pour l'école et non l'école pour la société. " Cet acte de foi est aussi un acte d'espérance : le pouvoir prendra l'imagination, Edgar Faure le dit avec une ferveur qui n'exclut pas la raison.

  • J'ai trop écrit, au fil des années, sous la pression de l'événement, de l'émotion, de la nécessité, pour n'avoir pas furtivement exprimé, ici ou là, ce que je crois.

    Mais ce ne fut jamais délibéré, au contraire.

    Outre l'inévitable impudeur du "Je", il est incompatible avec ce que je crois être le bon journalisme où il convient de s'effacer autant qu'il est possible derrière son sujet.

    Engagée, pendant près d'un demi-siècle, dans des activités quasiment frénétiques laissant peu de place à la réflexion intemporelle, sollicitée fortement par le quotidien, l'idée ne me serait pas venue de me contraindre à formuler "ce que je crois" si l'éditeur ne m'avait demandé d'ajouter un titre à cette collection.

    C'est toujours une épreuve d'écrire, hors du lyrisme qui gonfle seul la voile des mots et qui n'est pas dans mes cordes plus que l'effusion.

    C'est une épreuve d'un genre particulier de s'obliger à mettre noir sur blanc ce qui s'accommode mieux du flou, du vague, de l'informulé.

    Et puis, quand on décolle des faits, on tombe si facilement dans ce jargon que l'on baptise spiritualité...

    J'ai mis vingt ans à savoir que le ciel, pour moi, était vide et qu'aucun secours ne me viendrait de là. Ni d'ailleurs, mais ce fut un peu plus long.

    F. G.

  • Albert memmi, le héros-auteur de ce {ce que je crois}, examine successivement les relations humaines où il se trouve intégré : le travail, être-père, être-fils, le couple...mais aussi les recours dont l'humanité s'est dotée pour exorciser ses angoisses : la religion, l'art, l'écriture, ainsi que, plus humblement, l'alcool ou les médicaments. l'auteur, qui n'a cessé d'analyser les duos que forment dominants et dominés, c'est-à-dire le rapport dépendance-pourvoyance, conclut que c'est notre relation aux autres qui constitue le tissu de notre existence : sans nos multiples dépendances, écrit-il, nous ne serions rien. riche d'exemples concrets et de traits tirés de l'expérience personnelle de l'auteur, ce livre brosse le portrait où chacun découvrira sa part d'ombre.

  • Médecin spécialiste de l'hypertension artérielle de renommée internationale paul milliez est aussi un homme de combat : pour la france libre pendant l'occupation, pour l'avortement au cours du procès de bobigny, pour le développement de l'information médicale. des engagements qui ont fait grincer bien des dents. comment ce catholique fervent vit-il la crise de la foi, l'intransigeance de la papauté ou le délicat problème des mères porteuses et celui des manipulations génétiques ? comment ce français attaché à la notion de patrie envisage-t-il le déclin de la france dans le monde, mais aussi l'immigration et la montée des racismes ? comment enfin ce grand patron conçoit-il l'avenir d'une médecine en pleine mutation ?

  • Inspecteur des finances, ancien patron de la Caisse des dépôts, ancien président du Crédit Lyonnais, François Bloch-Lainé appartient à la grande tradition des serviteurs de l'Etat. Son Ce que je crois se découpe selon une vision critique et argumentée de l'Etat, de l'entreprise, de ses propres convictions. Sa critique de l'ENA, non comme technostructure, mais comme machine à fabriquer des élites du public qui vont irriguer le privé donne le sentiment d'un homme qui veut une séparation des pouvoirs. Chrétien (son père était un juif converti), bourgeois assimilé dont la grand-tante épousa Léon Blum, il fait montre d'un humanisme de centre-gauche, social-démocrate. Ses idées sur la vie associative, la méfiance envers l'argent, le contrôle de l'actionnariat ont probablement inspiré Delors. "Vociférer n'est pas croire. Mesurer, peser n'est pas manquer de foi", dit cet homme de quatre-vingt-deux ans, courtois, civilisé, attentif à l'Etat, déterminé au chapitre de ses convictions.

  • Ce livre se veut un résumé de l'itinéraire d'Alexandre Minkowski - qui a 82 ans - et qui a traversé une bonne partie de ce siècle. Il y exprime ses convictions et ses croyances en se fondant sur quatre principes essentiels pour lui : la compétence, l'honnêteté, la rigueur et la transparence. Homme de sciences mais aussi d'intuition, il insiste sur l'incertitude, même dans le domaine scientifique, et réhabilite l'aléatoire. Il s'appuie pour ce faire sur des données anthropologiques et ethnologiques. Sans être passéiste, il dit tout ce qu'il doit aux grandes civilisations anciennes, et notamment à la civilisation grecque. Enfin, il rappelle que ses principaux combats ont toujours été en faveur des enfants : après avoir étudié la néonatalogie, il est devenu le spécialiste du stress de guerre chez les enfants. Il rend hommage aux femmes, à leurs qualités d'intuition, de sensibilité, de courage. Ce texte est donc le testament d'Alexandre Minkowski, dans lequel il se livre et se définit comme un "pessimiste actif", et dont la devise est : En avant toujours, repos ailleurs.

  • "Le scientisme a fait faillite. Par lambeaux, silencieusement, parfois honteusement, les savants l'abandonnent, avec le sentiment d'avoir commis une erreur de jeunesse. Ils savent que le scientisme est désormais incompatible avec les découvertes modernes et avec les progrès de la science même, sur laquelle ils prétendaient pourtant se fonder. Dans cette situation imprévue, et imprévisible il y a cinquante ans, il est urgent pour un chrétien de réfléchir sur la substance de la foi, d'exprimer cette foi de manière contemporaine, en tenant compte des perspectives nouvelles que les sciences, et particulièrement la biologie, ont ouvertes sur la structure de l'univers, sur les impératifs de la vie à tous ses degrés, sur la nature de l'homme et sur les horizons de son destin propre. Tel est le but de mon livre. Mes voeux seraient comblés si je contribuais à rendre aux catholiques français la fierté de leur foi et une insolence certaine dans l'expression de cette foi. Il est certain que le sommeil dogmatique a changé de camp et que pour la première fois depuis si longtemps la pensée libre est avec eux s'ils font seulement l'effort de penser." R.P.B.

  • L'appel qu'andré chouraqui fait entendre de jérusalem se situe au coeur des vocations de cette cité, dont la voix retentit quand le monde est en péril de mort. le témoignage est ici le fruit d'une vie qui se déploie à partir de trois pays et de trois cultures :

    L'algérie, où il naît et dont il évoque les souvenirs, non sans nostalgie ni truculence ;

    La france, où sa pensée se forge à l'heure de hitler, tandis qu'il prend part aux luttes de la résistance ;

    Israël enfin, où se situent les sources de ses traditions ancestrales et son espoir d'une réalisation des idéaux de la bible, dont il a publié récemment une traduction magistrale.

    Le regard que chouraqui jette sur le monde moderne s'angoisse des germes de mort qu'il y décèle. son livre explique de l'intérieur l'univers des hébreux, les raisons de la survivance juive et de la renaissance d'israël. il nous donne des clés pour comprendre l'affrontement de l'hellénisme et de l'hébraïsme, les rivalités théologiques de l'eglise et de la synagogue, l'antisémitisme chrétien, les guerres judéo-arabes.

  • Plus que jamais, ici, sur les plus grands sujets, le Professeur Debray-Ritzen joue franc jeu, avec la fougue d'un spadassin. Contre l'"orgue à logos" (heureuse formule pour stigmatiser les fadaises de la verbosité contemporaine) il déchaîne son humour féroce en appliquant son bon sens méthodique. Ses maîtres sont Claude Bernard, Tchekhov, Arthur Koestler. Il aime la médecine, la peinture, la musique, l'art littéraire, la nature, les enfants, sa femme, le vin blanc... Il n'aime pas "les kapos de la culture", la tyrannie des modes, les politiques, "les philosophies", les idéologies, les révolutionnaires, les cuistres et les piètres détracteurs de l'homme. Il vénère l'indépendance de l'esprit ainsi que la raison fondée sur les révélations scientifiques. Il appelle de tous ses voeux le salut que pourra donner au monde l'entreprise des ordinateurs... En même temps il s'émeut des oeufs de Pâques cherchés par ses petits-enfants au flanc des collines. De bout en bout, son livre se déroule dans une ambiance de rêve, tour à tour cocasse et poétique, ponctuée de dialogues avec Passepartout, son complice imaginaire qui introduit auprès de son maître ses différents adversaires, avec un flegme désarmant.

  • Robert Debré nous prévient dès le départ : il est des hommes destinés à être des croyants, des hommes de Foi. Il n'est pas de ceux-là.

    Apôtre infatigable de l'Intelligence, de la Raison, de leurs réalisations et de leurs progrès, il promène sur le monde le regard observateur de l'homme de...

  • La fantastique croissance économique que nous venons de vivre et dont Jean Fourastié avait, dès 1945, prévu la venue et les modalités, a élevé le niveau de vie de l'ensemble du monde occidental mais bouleversé la société et l'équilibre international. Les valeurs spirituelles et morales traditionnelles se sont effondrées sans être remplacées. Notre temps est aussi celui d'un désastre spirituel dont l'homme moyen commence à durement ressentir la réalité. Jean Fourastié voit la cause majeure de ces maux dans le divorce de la science et de la foi, divorce dont il montre non seulement la nocivité mais la folie.

    Mariant prudence et audace, esprit scientifique et enthousiasme, le {Ce que je crois} de Jean Fourastié fourmille d'informations ignorées ou sous-estimées non seulement du grand public, mais encore de ceux qui ont profession de penser : coexistence dans le cerveau humain de systèmes paléocéphales et néocéphales ; existence au-delà du réel observable et observé d'un surréel non moins réel ; divergences entre les valeurs qui font progresser l'humanité et celles qui la font durer...

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