Sciences humaines & sociales

  • John Fitzgerald Kennedy et Allen Welsh Dulles : chacun, dans son domaine, a bouleversé le XXe siècle. Kennedy, c'est le triomphe de la jeunesse charismatique et de la lumière, avec une face sombre où se mêlent intrigues, mafia et sexe. Dulles, c'est l'âme obscure de l'Amérique, le grand chef de la CIA qui fait tomber les gouvernements, manipule les hommes, tout en déployant en société un charme désarmant.
    Irrésistiblement attirés par les feux du pouvoir, lorsqu'ils seront parvenus au sommet, chacun trahira l'autre. John Kennedy limogera Allen Dulles de la tête de la CIA après le désastre de l'invasion manquée de Cuba, et Dulles se vengera lorsqu'il sera nommé à la Commission Warren chargée d'enquêter sur l'assassinat de Kennedy : l'ex-espion fera en sorte d'enfouir à tout jamais la vérité.
    Pourtant, bien des choses les rapprochaient : ambition dévorante, guerre héroïque, goût du complot, addiction aux femmes... En bref, deux vies, mais une seule histoire inextricablement liée : une histoire très américaine.

  • Ancienne déportée, à Ravensbrück en 1943, Germaine Tillion a lutté toute sa vie pour la justice, les droits humains, la paix et l'égalité entre les hommes et les femmes.
    En humaniste bienveillante, cette ethnologue réaliste mais pleine d'humour a combattu l'ignorance et a lutté contre la barbarie. Jusqu'à sa disparition, à 101 ans, elle a sauvé des centaines de personnes et a souvent risqué sa vie pour défendre ses valeurs, en Algérie notamment. Le 27 mai 2015, elle entre au Panthéon.
    Des proches de Germaine Tillion ont apporté leur témoignage à Jeanne Teisson afin qu'elle fasse revivre cette grande dame.
    Comme une flamme qui jamais ne s'éteint, la pensée de Germaine Tillion éclaire notre présent.

  • 1940. Un of?cier inconnu des Français refuse l'armistice et la soumission de la France à l'ordre nouveau. Il deviendra le chef de toute la Résistance et ?nira par incarner la République. À la tête du gouvernement de 1944 à 1946, puis en 1958, il jette à deux reprises les bases du redressement de la France. Président de la République de 1959 à 1969, de Gaulle oriente son action dans trois directions : la stabilité politique, la croissance économique et l'indépendance nationale. La nouvelle République se trouve ainsi consolidée. Comment un militaire conservateur, de tradition monarchiste, peut-il à ce point incarner la République, alors que tous les « républicains orthodoxes » le rejettent au nom de la défense des libertés et de la démocratie parlementaire ? Qu'est-ce que le gaullisme ? La réponse ne semble pas aisée, compte tenu de l'absence de modèle similaire. Au fond, de Gaulle n'a-t-il pas réussi la synthèse entre les traditions monarchiste, bonapartiste et républicaine pour devenir le « législateur républicain » que la France attendait ?

  • Invraisemblabe mais vrai

    Alfred Gilder

    • Glyphe
    • 2 Décembre 2020

    «Lorsque j'étais étudiant parisien à Sciences-Po, il fallait bûcher le programme, très vaste, de l'Histoire de la France et du Monde. Notre maître de conférences notait sévèrement. Ce professeur exigeant me rendait ma copie avec, en marge : «Ne racontez pas des histoires, racontez l'Histoire !» L'Histoire, c'est du sérieux. Pourtant, les petites anecdotes peuvent éclairer la grande aventure humaine. Elles l'expliquent, de manière insolite et plaisante. Ces pages en portent témoignage. Vous y trouverez un florilège d'événements cocasses, d'histoires extraordinaires arrivées à des personnages loufoques - leurs entreprises folles, leurs propos croustillants, leurs répliques ébouriffantes - et aussi des découvertes inattendues, des inventions surprenantes, des supercheries littéraires, des canulars mémorable. Bref : invraisemblable mais vrai !» Alfred Gilder

  • Fidèle à sa méthode, "instruire en plaisant", Alfred Gilder nous montre tout l'intérêt de la bonne langue, forte de sa clarté, de sa concision et de son élégance. L'auteur illustre son propos avec de belles formules et des exemples patents. Alfred Gilder dévoile les richesses, parfois méconnues, du français, ses nuances, ses subtilités et ses difficultés. À partir d'exemples truculents, Alfred Gilder nous fait éviter la mauvaise rédaction, les fautes, les imprécisions, le parler obscur, le jargon technocratique, le franglais. ??Ecrire sans fautes, sans faute !'' contient une somme de conseils utiles, formulés de façon agréable. C'est un indispensable ouvrage de référence, un traité de style, un recueil de curiosités linguistiques. Il donnera force et vigueur à vos propos, et par là même à votre action. Et vous y apprendrez beaucoup de choses, avec le sourire.

  • Le conflit de Syrie est difficile à appréhender. Il a de multiples facettes dont la plupart ne sont jamais évoquées : on peut recenser une quinzaine de guerres, et de nombreux acteurs y sont impliqués, plus ou moins inavoués. Avec 120 pays concernés (gouvernements, armées, agents spéciaux, milices, groupes terroristes..) et des enjeux politiques, économiques, religieux et géostratégiques, il s´est mué en un conflit universel opposant deux visions de la vie internationale.

    Cette tragédie vieille de huit ans, qui a fait des centaines de milliers de morts, des millions de réfugiés et de sinistrés, est difficile à éteindre, aucun belligérant n´ayant déclaré la guerre. Le conflit de Syrie est un sujet qui fâche, notamment sous nos latitudes. Les enjeux réels, les acteurs, restent inconnus du public, une désinformation massive s´employant à occulter l´agression internationale dont est victime la Syrie.

    On a livré en pâture à l´opinion un leurre nommé « révolution » ou « rebelles modérés ».

  • Le procureur général André Mornet fut le plus haut magistrat français de la première moitié du XXe siècle. Son parcours épouse l'Histoire de la France : magistrat obséquieux et fayot à ses débuts, antidreyfusard lorsque le pouvoir l'était également, pourvoyeur des pelotons d'exécution pendant la Grande Guerre, pétainiste lors de la débâcle de 1940, antisémite apprécié de la Gestapo lorsque commencent les persécutions contre les Juifs, Résistant de la dernière heure lorsque le vent tourne, et enfin grand inquisiteur de l'épuration malgré un passé de collabo sacrément honteux.
    Son bilan ? L'exécution de dizaines d'innocents, fusillés pour l'exemple ou condamnés sans preuves, comme Mata Hari, l'extermination de centaines de Juifs, ou la condamnation à mort du maréchal Pétain et autres hiérarques vichystes avec qui il avait si bien collaboré. Sa récompense ? Commandeur de la Légion d'honneur et fin paisible, dans son lit, à 85 ans.
    La justice, quelle plus noble cause ? Il est réconfortant de savoir compter sur son impartialité et sa droiture. Pourtant, cette aspiration est souvent déçue lors des périodes troublées...

  • Par cette quête des mots au fil des maux, Bernard Pigearias poursuit la balade sémantique qui nous avait conduits, dans le tome I, autour de la Méditerranée.

    Mais qu'est-ce la santé, qu'est-ce le mal, que sont nos maux qui mettent à mal ce subtil équilibre que nous nommons «?bonne santé?»?? Comment avons-nous évolué de la médecine des simples aux médecines composées, de l'alchimie à la chimie??

    Bernard Pigearias est pneumologue et phtisiologue. Il nous convie à revisiter la tuberculose, cette grande faucheuse, l'asthme, cette maladie du souffle coupé, et l'obésité, cette épidémie des temps d'opulence et de pauvreté.
    L'auteur nous rappelle avec l'histoire de l'école de médecine de Salerne combien le respect des savoirs reste la garantie des progrès de la pensée humaine et combien le savoir venu d'Orient a orienté la médecine occidentale dans une refondation féconde. Ce spécialiste du sommeil, par une étonnante immersion dans le monde de la nuit du mythe grec, nous guide dans ces vocables du mythe.

    Laissons nous guider, mots à maux...

  • Civilisation 0.0

    Virginie Tournay

    • Glyphe
    • 23 Août 2019

    Civilisation 0.0 est une fiction spéculative qui aborde la question : « que se passerait-il si toutes nos prothèses techniques cessaient de fonctionner ? » Il s'agit d'une expérimentation de philosophie morale (une expérience de pensée) dont l'objectif est de montrer la dépendance des valeurs morales et sociales à l'infrastructure technologique d'une société. Ainsi, ce récit montre que des notions telles que la liberté, le combat des femmes, la laïcité, la participation publique, l'autorité politique et le rapport à la connaissance sont ressentis différemment selon les générations.

  • De 1798 à 1811, Moustache, un solide barbet venu de la campagne normande, a accompagné les grognards des guerres napoléoniennes. Il les a suivis dans leurs déplacements épuisants et les a soutenus dans les batailles les plus glorieuses. Aux côtés des maréchaux empanachés, virevoltant d'une victoire à l'autre, Moustache honore le peuple des obscurs et des sans-grade, les soldats, les chevaux et les chiens, ses frères d'armes et de misère, qui parcouraient l'Europe au son du clairon et sous le feu de la mitraille. Moustache est fauché par un boulet espagnol le 11 mars 1811, à la bataille de Badajoz, face à l'ennemi. Il laisse le souvenir d'un vaillant chien-soldat, témoin, sur le terrain, des peines et de l'ardeur inépuisable des grognards.
    "Moustache est l'une des plus hautes illustrations de l'espèce et l'une de nos gloires les plus pures." Eugène Gayot (1808 - 1891), vétérinaire et écrivain zoologiste français.

  • Proust a la réputation, faite surtout par ceux qui ne l'ont pas lu, de n'être pas comique.
    Or, de tous les auteurs français classiques, il est un des plus drôles ! Et d'une drôlerie d'autant plus percutante qu'elle nous concerne directement. Comme le dit Revel, partout où il entre, la première chose que son oeil et sa sensibilité pénètrent au travers des gens qu'il regarde est le réduit obscur où palpite le secret de leur grimace.
    On rit des autres, mais aussi un peu de soi-même, ce qui est tonique ! Et Hippolyte Wouters, grand connaisseur de Proust, a quant à lui débusqué les trésors et les pépites comiques dont l'oeuvre de Proust abonde.

  • Sarah Bernhardt, Agatha Christie, Colette, Marie Curie, Aliénor d'Aquitaine, Simone de Beauvoir, Diane de Poitiers, Françoise Giroud, Edith Piaf...

    Qu'elles se soient vouées à lui, perdues pour lui, appuyées sur lui, ou qu'elles aient profité de lui, ou qu'elles aient vécu paisiblement à ses côtés, reine, écrivaines, femme d'affaire, artistes, chercheuse, résistante, professeure, les vingt et une femmes dont l'histoire est ici contée ont un point commun : toutes ont aimé un ou plusieurs hommes jeunes, ou très jeunes, et ils les ont passionnément aimées.

  • Le destin de la « Mère de Dieu », est à la fois étonnant et cocasse.

    Née le 5 mars 1716 à Barenton en Normandie, Catherine Théot prétendit dès son adolescence être la «Mère de Dieu».
    À Paris, elle est vite remarquée par ses prédications, notamment la chute de la Bastille....

    Réputée folle, elle est incarcérée à la Bastille en 1779, puis à la Salpêtrière. Elle sera libérée en 1788, guérie ! A sa sortie, Catherine Théot découvre un Paris où fourmillent des illuminés, des gourous, des prophètes. Elle va créer deux petites chapelles, dont les rites initiatiques s'inspirent de ceux de la franc-maçonnerie.

    Aux premières heures de la Révolution, Catherine Théot noue des relations avec des personnages influents et des francs-maçons. Averti, le directeur du comité de Sûreté générale, GuillaumeVadier, manoeuvre en coulisse pour renverser Robespierre. Il implique la « Mère de Dieu » dans un complot qui aboutira au 9 Thermidor et à la fin de Terreur.

    C'est ainsi que la « Mère de Dieu » entrera dans l'histoire.

  • ''À coeur vaillant rien d'impossible.'' (Jacques Coeur).
    ''Je vote pour le plus bête.'' (Georges Clemenceau).

    Les citations, c'est ce qui reste quand on a tout oublié de l'Histoire de France.
    Parcourez à grandes enjambées deux mille ans de vie selon la méthode qui nous est chère : aller à l'essentiel et instruire en distrayant. Ces 101 citations disent et condensent des événements clés, des moments pathétiques. Elles caractérisent ceux qui les ont formulées, en expliquent le contexte, en montrent l'ambiguïté. Elles tordent le cou, au passage, à des contre-vérités flagrantes.

    Avec ces 101 citations, vous ferez donc un instructif et agréable tour de l'Histoire, une histoire riche en événements méconnus, déformé ou ignorés, mais une histoire si utile à connaître, si belle à conter.

  • Patrick Vincelet, professeur d'université, auteur d'ouvrages de psychologie, de sociologie et de médecine, évoque ici ses souvenirs de pensionnat. À travers le fonctionnement d'un établissement de mille garçons, il réfléchit aux règlements et aux valeurs éducatives et pédagogiques des années 1945 à 1965. En fin observateur de ses contemporains, l'auteur dresse ensuite une galerie de portraits des maîtres, des pions et des élèves, avec une nostalgie des chahuts et des farces. Il fait revivre un joyau de notre tradition scolaire et une bonhomie perdue.

  • Entre 1848 et 2017, la France a connu vingt-quatre présidents de la République et vingt-neuf élections présidentielles.
    L'élection de 1848 se déroule au suffrage universel masculin, mais l'heureux élu, Louis-Napoléon Bonaparte, tire parti de cette légitimité pour justifier le coup d'État du 2 décembre 1851. Dès lors, le modèle républicain classique consiste à faire élire le chef de l'État par les parlementaires, alors que la pratique sous la Troisième République puis les textes sous la Quatrième lui confèrent un rôle modeste dans la vie politique.

    En 1958, la Cinquième République donne au président des pouvoirs importants jusqu'à en faire la clé de voûte des institutions.
    Oubliant alors les préventions des républicains traditionnels, de Gaulle décide en 1962 de faire élire le chef de l'État au suffrage universel direct. Le peuple choisit directement le principal dirigeant du pays.

    L'ouvrage de Jean-Louis Rizzo nous invite à réfléchir sur l'évolution des comportements et de la culture politique en France. Il nous permet aussi de redécouvrir les candidats, les enjeux, les règles et les moments forts d'un scrutin présidentiel devenu un rite républicain.

  • Lorsqu'elle ''régnait sur l'Europe qui régnait sur le monde'' (Jean d'Ormesson), la langue française a considérablement influencé l'évolution de la pensée, des sciences et de la culture universelles. Puisque cette période appartient au passé, certains pensent que notre langue traverse une période de déclin. Or il n'en est rien?! Il n'y a jamais eu autant de francophones dans le monde, et, dans de nombreux domaines, la langue et la culture françaises restent une référence, un repère, voire un recours. Alain Sulmon nous propose une réflexion sur la place et le rôle que pourra jouer notre langue dans un environnement planétaire qui change. Un nouveau destin, qui n'est plus celui d'une langue dominatrice, s'offre à notre langue. - L'auteur. Après des études de Lettres, Alain Sulmon a enseigné en France et au Gabon. Il a dirigé plusieurs lycées à Rennes, à Saint-Étienne, à Cambrai et à Marseille. Il a terminé sa carrière au lycée français de Lausanne. Il a pu ainsi découvrir la dimension internationale du français. Son expérience l'a amené à réfléchir sur les qualités de notre langue et les raisons de son rayonnement.

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