Gallimard

  • Nouvelle édition augmentée en 2019.

    « Bêtes d'Angleterre et d'Irlande, Animaux de tous les pays, Prêtez l'oreille à l'espérance Un âge d'or vous est promis. » Un jour, dans une ferme anglaise, les animaux se révoltent, chassent les hommes des lieux et prennent le pouvoir. Une nouvelle société se met en place. Et, comme partout, « tous les animaux sont égaux, mais (il semble que cela ait été rajouté) il y en a qui le sont plus que d'autres. » Miroir déformant, la célèbre dystopie de George Orwell met en lumière les dérives d'une société, singeant le stalinisme et, plus largement, les régimes totalitaires. Une oeuvre toujours aussi percutante.

  • Ravage

    René Barjavel

    dans folioplus classiques, le texte intégral, enrichi d'une lecture d'image, écho pictural de l'oeuvre, est suivi de sa mise en perspective organisée en six points : vie littéraire - un roman publié sous l'occupation ; l'ecrivain à sa table de travail : vers la science-fiction ; groupement de textes thématique : romans apocalyptiques ; groupement de textes stylistique : entrer dans le monde de demain ; chronologie : rené batjavel et son temps ; fiches : des pistes pour rendre compte de sa lecture.

  • Dans Folioplus classiques, le texte intégral, enrichi d'une lecture d'image, écho pictural de l'oeuvre, est suivi de sa mise en perspective organisée en six points : : vie littéraire : Le journaliste et l'écrivain ; l'écrivain à sa table de travail : Une ouvre singulière et universelle ; groupement de textes thématique : L'amitié au-delà de l'âge ;- groupement de textes stylistique : Images de la pêche ; chronologie : Ernest Hemingway et son temps ; fiche : Des pistes pour rendre compte de sa lecture.

  • Points : Mouvement Littéraire : Le roman français d'après-guerre : déconstruction, quête du sens et réflexivité. Genre Et Registre : Le "roman" parodique d'un univers déchu. L'écrivain à sa table de travail : L'univers du langage et des textes, seule voie d'accès au réel.

    Groupement De Textes : Des personnages en quête d'un sens.
    Chronologie : Raymond Queneau et son temps.
    Fiche : Des pistes pour rendre compte de sa lecture.
    Analyse Filmique :
    Zazie dans le métro de Louis Malle

  • «Plonger au fond du gouffre, Enfer ou Ciel, qu'importe ?
    Au fond de l'inconnu, pour trouver du nouveau !» Ces vers du «Voyage» éclairent à eux seuls l'entreprise du poète. Esprit vagabond, toujours mobile, Baudelaire explore les dédales de la conscience. Il atteint tantôt à l'extase, tantôt se perd dans les abîmes du péché. À travers ses poèmes, il nous fait partager le drame qui se joue en lui et qui n'est autre que la tragédie humaine. Baudelaire, premier poète moderne, donne à la poésie sa véritable dimension : exprimer, par-delà les mots, ce vertige absolu qui s'empare de l'âme. Tout chez lui, en lui affirme la nécessité de la souffrance, la fatalité du péché. Tout traduit en lui une âme profondément troublée mais charitable. Baudelaire fait des Fleurs du Mal un immense poème de la vie et du monde.

  • « Je chante les Héros dont Ésope est le Père :
    Troupe de qui l'Histoire, encor que mensongère, Contient des vérités qui servent de leçons.
    Tout parle en mon Ouvrage, et même les Poissons :
    Ce qu'ils disent s'adresse à tous tant que nous sommes.
    Je me sers d'Animaux pour instruire les Hommes...
    Quelque autre te dira d'une plus forte voix Les faits de tes Aïeux et les vertus des Rois.
    Je vais t'entretenir de moindres Aventures, Te tracer en ces vers de légères peintures :
    Et si de t'agréer je n'emporte le prix, J'aurai du moins l'honneur de l'avoir entrepris.»

  • « "À quoi bon ? À quoi bon ?" répondait-elle doucement aux projets que faisait Meaulnes. Mais lorsqu'enfin il osa lui demander la permission de revenir un jour vers ce beau domaine : "Je vous attendrai", répondit-elle simplement. Ils arrivaient en vue de l'embarcadère. Elle s'arrêta soudain et dit pensivement : "Nous sommes deux enfants ; nous avons fait une folie. Il ne faut pas que nous montions cette fois dans le même bateau. Adieu, ne me suivez pas." Meaulnes resta un instant interdit, la regardant partir. » Le roman d'Alain-Fournier est enrichi d'une préface inédite de Pierre Péju et d'un long portrait de l'auteur par son ami Jacques Rivière : deux textes permettant de mieux comprendre les circonstances de l'élaboration du Grand Meaulnes et sa place particulière dans la littérature française.

  • Phèdre

    Jean Racine

    C'est la plus célèbre des tragédies de Racine et la plus trouble. Elle emprunte à la Grèce, patrie de Sigmund Freud dans le domaine de l'imaginaire, la légende dont elle fait une intrigue. Se heurter au tabou de l'inceste, c'est se condamner à mort : alors seulement le jour reprend sa pureté. « La psychanalyse, a écrit Raymond Picard, n'est guère qu'une exploitation peu éclairée de la psychologie racinienne. »
    Psychologie, mythe, récit épique, ici tout est violence : le véritable monstre ne sort pas des flots, il est enfermé dans l'héroïne avec une incroyable audace - comme il le sera dans Athalie.

  • Hernani

    Victor Hugo

    « Tout s'est éteint, flambeaux et musique de fête.
    Rien que la nuit et nous ! Félicité parfaite !
    Dis, ne le crois-tu pas ? Sur nous, tout en dormant, La nature à demi veille amoureusement.
    La lune est seule aux cieux, qui comme nous repose, Et respire avec nous l'air embaumé de rose !
    Regarde : plus de feux, plus de bruit. Tout se tait.
    La lune tout à l'heure à l'horizon montait, Tandis que tu parlais, sa lumière qui tremble Et ta voix, toutes deux m'allaient au coeur ensemble ;
    Je me sentais joyeuse et calme, ô mon amant !
    Et j'aurais bien voulu mourir en ce moment. » (Acte V, scène 3)

  • L'avare

    Molière

    Harpagon, riche avare, organise pour ses enfants Cléante et Élise des mariages d'intérêt. Il se réserve quant à lui d'épouser la jeune et charmante Mariane. Mais Cléante, qui est amoureux de la jeune fille, et Élise, secrètement fiancée à Valère, refusent d'obéir à leur père.

  • Ce roman est une brillante illustration du principe du crime en lieu clos. LEROUX veut faire " mieux que Conan Dolye et plus complet que Poe".Son récit, admiré par Agatha Christie est empreint d'une étrange poésie, comme en témoigne la phrase célèbre "Le presbytère n'a rien perdu de son charme ni le jardin de son éclat"

  • La peste règne à Thèbes. Pour mettre fin à l'épidémie, l'oracle de Delphes réclame que soit puni le meurtrier de l'ancien roi Laïos. Au fil des interrogatoires, Oedipe mène l'enquête et découvre la vérité sur ses origines : les destin tragique rejaillit sur chacun, Jocaste se pend et lui-même se crève les yeux.

  • « Rien n'a plu davantage dans les lettres persanes, que d'y trouver, sans y penser, une espèce de roman. On en voit le commencement, le progrès, la fin : les divers personnages sont placés dans une chaîne qui les lie. À mesure qu'ils font un plus long séjour en Europe, les moeurs de cette partie du monde prennent, dans leur tête, un air moins merveilleux et moins bizarre : et ils sont plus ou moins frappés de ce bizarre et de ce merveilleux, suivant la différence de leurs caractères. Dans la forme de lettres, l'auteur s'est donné l'avantage de pouvoir joindre de la philosophie, de la politique et de la morale, à un roman ; et de lier le tout par une chaîne secrète et, en quelque façon, inconnue. »
    Montesquieu.

  • Dans Folioplus classiques, le texte intégral, enrichi d'une lecture d'image, écho pictural de l'oeuvre, est suivi de sa mise en perspective organisée en six points : - Vie littéraire : Les réalismes de l'après 1870 - L'écrivain à sa table de travail : Une comédie tragique ? - Groupement de textes thématique : Des héros sans uniforme - Groupement de textes stylistiques : Rhétorique de la mauvaise foi - Chronologie : Guy de Maupassant et son temps - Fiche : Des pistes pour rendre compte de sa lecture. Recommandé pour les classes de collège.

  • «Après trente ans de travail acharné, Stendhal est digne d'improviser ; il sait peindre d'un premier trait, d'un seul trait. Il a lentement créé cet instrument de prose rapide, qui est lui-même : son style le plus parfait est devenu sa voix naturelle. L'originalité n'est plus un but qu'il se propose : elle est en lui...
    La revanche imaginaire, ce rêve de compensation qui succède à la douleur de l'échec et en marque la convalescence, est un des excitants les plus forts de l'imagination créatrice. C'est sous cet aspect de revanche imaginaire qu'il faut voir la transposition de Stendhal en Julien, la beauté de Julien, sa minceur. Les souvenirs directs gardent leur accent secret et déchirant parce qu'ils sont placés parmi les enthousiasmes de la revanche imaginaires.» Jean Prévost

  • LE COMTE, seul, marche en rêvant.
    J'ai fait une gaucherie en éloignant Bazile !... la colère n'est bonne à rien. - Ce billet remis par lui, qui m'avertit d'une entreprise sur la Comtesse ; la camariste enfermée quand j'arrive ; la maîtresse affectée d'une terreur fausse ou vraie ; un homme qui saute par la fenêtre, et l'autre après qui avoue... ou qui prétend que c'est lui... Le fil m'échappe. Il y a là-dedans une obscurité... Des libertés chez mes vassaux, qu'importe à gens de cette étoffe ? Mais la Comtesse ! Si quelque insolent attentait... Où m'égaré-je ? En vérité, quand la tête se monte, l'imagination la mieux réglée devient folle comme un rêve ! - Elle s'amusait : ces ris étouffés, cette joie mal éteinte ! - Elle se respecte ; et mon honneur... où diable on l'a placé !
    (Acte III, scène 4)

  • Un petit paysan qui n'avait jamais quitté son village se retrouve un jour enfant de troupe. Dans ce récit, il relate ce que fut sa seconde année de jeune militaire, une année de découvertes et de bouleversements, qui le verra mourir à son enfance et s'éveiller à des réalités et des énigmes dont il ignorait tout.
    La faim, le froid, les bagarres, son avide besoin d'affection, l'admiration qu'il voue à son chef de section, sa passion pour la boxe, les sévices que les anciens font subir aux bleus, la découverte de l'amour avec la femme de son chef, le sadisme de certains sous-officiers, la nostalgie qu'il a de son village, de sa chienne et de ses vaches, ses quinze jours de cachot, son renvoi de l'école puis sa réintégration, la hantise de mourir à dix-huit ans, là-bas, dans ces rizières où la guerre fait rage., c'est le récit d'une entrée en adolescence, avec ses révoltes et sa détresse, ses déchirements et ses ferveurs.
    Ce livre a été porté à l'écran par Gérard Corbiau, sous le même titre.

  • Deux fils racontent leur mère, à laquelle ils vouent un merveilleux amour. Le plus jeune d'abord, dans le Maroc des années 30. Menue, fragile, gardienne des traditions, elle est saisie dans des gestes ancestraux, et vit à un rythme lent, foetal. Radio, cinéma, fer à repasser, téléphone deviennent des objets magiques, prétextes d'un haut comique. Puis Nagib, le frère aîné, prend le relais. Durant les années de guerre, la mère s'intéresse au conflit, adhère aux mouvements de libération des femmes et, globalement, de son peuple et du Tiers Monde. Elle en est même le chantre. Elle sait conduire, s'habille à l'européenne, réussit tous ses examens. Elle est toujours semblable : simple et pure, drôle, et toujours tendre.

  • « Pour Vollard, Éva devenait la petite Chartreuse. Silencieuse sans en avoir fait le voeu. La très pâle moniale. L'enfant cloîtrée. L'enfant privée de voix et de joie, privée d'enfance. Mais au fil de ces errances dans la Chartreuse, bizarrement, ce n'était pas le poids écrasant et absurde de l'accident que Vollard ressentait en compagnie de la petite fille, mais un inexplicable allègement, un soulagement, un apaisement dû à ce rituel de marche lente, de silence, de contemplation de choses infimes. Comment un si petit être, émettant si peu de signes, pouvait-il lui donner cette impression de discret équilibre, de nécessité fragile mais heureuse ? Le sentiment confus que tout pouvait se résumer à ce va-et-vient entre la librairie et l'hôpital s'intensifiait encore en passant, Éva à ses côtés, du centre spécialisé à la nature sauvage. »

  • Dans Folioplus classiques, le texte intégral, enrichi d'une lecture d'image, écho pictural de l'oeuvre, est suivi de sa mise en perspective organisée en six points :
    - Mouvement littéraire : théâtre et politique - Genre et registre : burlesque et lyrisme - L'écrivain à sa table de travail : défier la censure impériale - Groupement de textes : la désacralisation de la figure royale au théâtre - Chronologie : Victor Hugo et son temps - Fiche : Des pistes pour rendre compte de sa lecture

  • Dossier et notes réalisés par Jean-Luc Vincent. Lecture d'image par Agnès Verlet

  • C'est l'histoire d'une femme mal mariée, de son médiocre époux, de ses amants égoïstes et vains, de ses rêves, de ses chimères, de sa mort. C'est l'histoire d'une province étroite, dévote et bourgeoise. C'est, aussi, l'histoire du roman français. Rien, dans ce tableau, n'avait de quoi choquer la société du Second Empire. Mais, inexorable comme une tragédie, flamboyant comme un drame, mordant comme une comédie, le livre s'était donné une arme redoutable : le style. Pour ce vrai crime, Flaubert se retrouva en correctionnelle.
    Aucun roman n'est innocent : celui-là moins qu'un autre. Lire Madame Bovary, au XXIe siècle, c'est affronter le scandale que représente une oeuvre aussi sincère qu'impérieuse. Dans chacune de ses phrases, Flaubert a versé une dose de cet arsenic dont Emma Bovary s'empoisonne : c'est un livre offensif, corrosif, dont l'ironie outrage toutes nos valeurs, et la littérature même, qui ne s'en est jamais vraiment remise.

  • Dans Folioplus classiques, le texte intégral, enrichi d'une lecture d'image, écho pictural de l'oeuvre, est suivi de sa mise en perspective organisée en six points :

    - MOUVEMENT LITTÉRAIRE : Le théâtre de «la fête impériale» - GENRE ET REGISTRE : La parodie au théâtre - L'ÉCRIVAIN À SA TABLE DE TRAVAIL : Des «mollets» aux «jambes d'azur» - GROUPEMENT DE TEXTES : Répétition en représentation - CHRONOLOGIE : Eugène Labiche et son temps - FICHE : Des pistes pour rendre compte de sa lecture Recommandé pour les classes de lycée.

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