Entreprise, économie & droit

  • Un livre incontournable qui plaide pour que la prise de conscience actuelle autour des agressions sexuelles sur mineurs se transforme en avancée législative historique.
    Avant la rue, le premier lieu d'insécurité pour de nombreux enfants est le toit familial. C'est souvent un père, un beau-père ou un oncle qui va, des années durant, abuser d'un enfant dans le silence profond et verrouillé d'une famille. Aujourd'hui, près d'un tiers de l'activité de nos cours d'assises est consacrée au jugement de viols sur des enfants, commis majoritairement dans le milieu familial. Pour répondre à ces actes destructeurs pour les victimes, la loi pénale doit être réexaminée. En matière d'inceste tout particulièrement, les interdits doivent être posés clairement pour ne pas laisser de place à un faux débat sur le consentement de l'enfant, qui ne devrait jamais être abordé. Forte de son expérience de magistrate et des nombreux cas qu'elle a suivis, la juge Marie-Pierre Porchy s'élève contre ces lacunes légales. Elle condamne en outre un fonctionnement judiciaire inadapté au recueil de la parole fragile de l'enfant et qui peut, à son tour, devenir traumatisant au lieu d'être réparateur. Un livre fondamental et nécessaire pour comprendre ce tabou de notre société, faire évoluer notre droit et contribuer à une justice plus humaine.

  • L'abolition

    Robert Badinter

    • Fayard
    • 28 Août 2000

    Ce livre est le récit d'une longue lutte contre la peine de mort. Il commence au jour de l'exécution de Claude Buffet et de Roger Bontems, le 24 novembre 1972, et s'achève avec le vote de l'abolition, le 30 septembre 1981.
    Depuis lors, l'abolition s'est étendue à la majorité des États dans le monde. Elle est désormais la loi de l'Europe entière. Elle marque un progrès irréversible de l'humanité sur ses peurs, ses angoisses, sa violence.
    À considérer cependant les exécutions pratiquées aux États-Unis, en Chine, en Iran et dans de nombreux autres pays, le combat contre la peine de mort est loin d'être achevé. Puisse l'évocation de ce qui advint en France servir la grande cause de l'abolition universelle.R.B.
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  • L'exécution

    Robert Badinter

    • Fayard
    • 25 Mars 1998

    J'avais écrit ce livre, où se mêlent récit d'un drame judiciaire et réflexions sur la justice et le métier d'avocat, après l'exécution de Claude Buffet et Roger Bontems, en novembre 1972, à Paris, dans la cour de la prison de la Santé. Tous deux avaient été condamnés à mort par la Cour d'assises de Troyes pour avoir pris en otage et égorgé, à la Centrale de Clairvaux, une infirmière et un gardien. Leur grâce avait été refusée par le Président Pompidou.

    Depuis lors, la guillotine a été reléguée dans les caves d'un musée, et la peine de mort a disparu de nos lois. Mais elle sévit encore dans d'autres pays, notamment aux Etats-Unis. Et la tentation d'y revenir n'a pas disparu de tous les esprits. Cette justice qui tuait, la voici à l'oeuvre dans ce livre. Il n'est pas inutile que de nouvelles générations, plus heureuses à cet égard que la nôtre, la connaissent.
    R.B.

  • « Les matières premières sont les cadeaux que nous fait la Terre. Cadeaux enfouis ou cadeaux visibles. Cadeaux fossiles, cadeaux miniers qui, un jour, s'épuiseront. Ou cadeaux botaniques que le soleil et l'activité de l'homme, chaque année, renouvellent.
    Les matières premières sont des cadeaux qui parlent. Il suffit d'écouter. Elles nous chuchotent toutes sortes d'histoires à l'oreilles : il était une fois..., dit le pétrole, il était une fois..., dit le blé. Chaque matière première est un univers, avec sa mythologie, sa langue, ses guerres, ses villes, ses habitants : les bons, les méchants et les hauts en couleurs. Et chaque matière première, en se racontant, raconte à sa manière la planète.
    Cette histoire commence dans la nuit des temps. Un homme qui passe remarque un arbuste dont les branches se terminent par des flocons blancs. On peut imaginer qu'il approche la main. L'espèce humaine vient de faire connaissance avec la douceur du coton.

    Le coton est le porc de la botanique : chez lui, tout est bon à prendre. Donc tout est pris. D'abord, on récupère le plus précieux : les fibres. Ce sont ces longs fils blancs, formant les flocons qui entourent les graines. Des machines vont les en séparer. Les fibres du coton sont douces, souples et pourtant solides. Elles résistent à l'eau et à l'humidité. Elles ne s'offusquent pas de nos transpirations. Sans grogner, elles acceptent d'être mille fois lavées, mille et une fois repassées. Elles prennent comme personne la teinture, et la gardent... La longue liste de ces qualités a découragé les matières naturelles concurrentes, animales et végétales. La laine et le lin ne représentent plus rien. Si la fibre synthétique domine le marché du textile (soixante pour cent), le coton résiste (quarante pour cent). Et c'est ainsi que le coton vêt l'espèce humaine. Il ne s'en tient pas là. Il sert à fabriquer des compresses médicales, bien sûr, mais aussi des papiers spécialisés (dont les billets de banque), des films photographiques, des mèches de chandelles. Et, toujours soucieuses de se rendre utiles, ses fibres entrent dans la composition de produits cosmétiques (laques, soins capillaires...), de pâtes dentifrice, de crèmes glacées... Et même si le goût de certaines sauces bolognaises, de certaines sauces allemandes peut sembler étrange, comment imaginer qu'elles contiennent du coton ? Les graines ne sont pas moins généreuses. Riches en protéines, elles nous fournissent, à notre insu, une bonne part de notre huile de table. Les hommes de marketing semblant craindre que l'indication « huile de coton » ne dégoûte l'acheteur potentiel, on la baptise donc d'un nom plus vague et général : « huile végétale ». Les animaux, eux aussi, sont nourris de coton : ils mangent des tourteaux tirés des graines et de leurs enveloppes. Les restes servent à la fabrication de savons, d'engrais, d'explosifs (glycérine), de fongicides, d'insecticides., de caoutchouc synthétique. Il faut savoir que l'industrie pétrochimique raffole de ces résidus végétaux : elle les fait participer à cette cuisine mystérieuse qu'on appelle raffinage et qui conduit à des matières parmi les plus improbables, dont les plastiques. Pour ceux que ces manipulations angoissent, revenons à notre mère nature, à la paix des choses simples. Après la récolte, les tiges et les branches du cotonnier deviendront les litières pour les animaux. Ou bien les paysans les brûleront, faute de meilleurs combustibles.
    Voyager, c'est glaner.
    Une fois revenu, on ouvre son panier. Et ne pas s'inquiéter s'il paraît vide. La plupart des glanures ne sont pas visibles : ce sont des mécomptes ou des émerveillements, des parfums, des musiques, des visages, des paysages.
    Et des histoires. La longue, si longue et si belle route du coton n'en fut pas avare. Sur cinq continents (en comptant pour deux le Nord et le Sud de la même Amérique), de Koutiala (Mali) à Lubbock (Texas), en passant par Alexandrie (Égypte), Cuiaba (Mato Grosso), Boukhara (Ouzbékistan), Lépange-sur-Vologne (France) et Datang (Chine, province du Zhejiang), la fibre douce a livré bien des secrets.
    Au XVIIIe siècle, sitôt retrouvée la terre natale, les navigateurs plantaient les végétaux collectés aux quatre coins du globe dans un jardin dit « des retours ». Me voilà, moi aussi, en Bretagne, à l'heure du jardin. Le panier plein, non de graines, mais d'histoires. Lesquelles retenir, parmi toutes celles entendues ? Elles volètent et piaffent, toutes mes histoires de coton, telle une bande d'enfants dont chacun veut être le préféré.
    J'en ai choisi neuf qui racontent la planète. »

  • Le point de vue éclairé de deux économistes d'aujourd'hui, sur cette crise inédite du Covid-19 qui met les Etats devant des responsabilités fortes.
    Penser l'après-Covid est vital. Deux scénarios sont envisageables. Le premier est celui d'une aggravation de la crise sanitaire, économique et sociale, faute de réponses adaptées. Le scénario alternatif est celui de la maîtrise, même imparfaite, de la pandémie et d'une refondation de l'économie mondiale sur des bases plus saines et durables.

    Pour définir où se fixera le curseur entre ces deux scénarios, tout dépendra des politiques économiques et sanitaires mises en oeuvre - de l'entreprise à l'économie mondiale en passant par un nouveau paradigme du travail et de l'emploi. Première solution : le repli sur soi, le protectionnisme et la guerre des monnaies, terreau de tous les populismes. Seconde solution : la prise de conscience que la coopération et la solidarité sont les seuls piliers d'une sortie de crise par le haut.

    La politique à mettre en oeuvre ne peut pas être réformiste. Il faut des ruptures. Ce livre court et incisif en propose huit (revenu universel de base, transition énergétique, décentralisation, syndicalisme...). Il dessine ainsi le « chemin de crête » étroit qu'il est possible de suivre pour sortir de cette crise historique de manière équitable et pérenne.

  • " Dans dix ans, dans vingt ans, aurons-nous assez d'eau ? Assez d'eau pour boire ? Assez d'eau pour faire pousser les plantes ? Assez d'eau pour éviter qu'à toutes les raisons de faire la guerre s'ajoute celle du manque d'eau ? Dans l'espoir de répondre à ces questions, je me suis promené. Longuement. Du Nil au Huang He (Fleuve Jaune). De l'Amazone à la toute petite rivière Neste, affluent de la Garonne. De l'Australie qui meurt de soif aux îles du Brahmapoutre noyées par les inondations... J'ai rencontré des scientifiques, des paysans, des religieux, des constructeurs de barrages, des physiciens alpinistes qui mesurent sur tous les toits du monde la limite des glaciers. J'ai passé du temps avec les médecins de Calcutta qui luttent contre le choléra. J'ai écouté d'innombrables leçons, dont celle du scarabée de Namibie et celle du kangourou. Quelles sont leurs techniques pour survivre en plein coeur du désert ? Peu à peu, j'ai fait plus ample connaissance avec notre planète. J'ai vu s'aggraver partout les inégalités, notamment climatiques. Mais j'ai vu aussi la réussite du pragmatisme, de belles coopérations entre administrations et entreprises privées. J'ai vu des illusions et des férocités à l'oeuvre. De retour de voyage, voici maintenant venu le moment de raconter. Un habitant de la planète sur six continue de n'avoir pas accès à l'eau. Un sur deux vit sans système d'évacuation. Pourquoi ? "

  • Quarante-sept ans de mariage. D'abord une histoire d'amour, comme il y en a tant d'autres. Mais très vite, les insultes, les coups, l'engrenage de la violence. L'homme à qui Jacqueline Sauvage a confié sa vie l'a transformée en enfer, régnant sur le foyer en véritable tyran.
    Jacqueline qu'il blesse, qu'il torture au quotidien mais aussi leurs enfants qu'il humilie, qu'il frappe, qu'il terrorise. Tous partagent le même sentiment paralysant : la peur. Cette peur qui les empêche de partir, qui les empêche de le dénoncer.
    Et puis il y a ce lundi 10 septembre 2012. Ce jour où, après une ultime agression, Jacqueline commet l'irréparable. Trois coups de fusil. Le bourreau est mort. Elle l'a tué.

    Le 28 décembre 2016, François Hollande a gracié Jacqueline Sauvage.

  • Ce livre est le récit de mon voyage au pays du pouvoir. Il commence au lendemain de l'abolition de la peine de mort en octobre 1981 et s'achève à mon départ de la Chancellerie, en février 1986. Il y est beaucoup question de justice, parfois de politique.    Le temps écoulé rend singulières les passions que soulevait alors mon action. Le cardinal Lustiger m'avait prévenu au lendemain de l'abolition : « On ne touche pas à la mort impunément. »    Ces années de luttes, je les raconte telles que je les ai vécues. Le lecteur ne sera pas surpris d'y trouver, mêlée au récit des événements, l'expression de mes convictions sur ce que devrait être la justice dans la République.    De tout ce que j'ai pu réaliser à cette époque, l'essentiel demeure : irréversibilité de l'abolition, suppression des juridictions d'exception, dépénalisation de l'homosexualité, progrès des droits des victimes, ouverture aux citoyens de la Cour européenne des droits de l'homme, amélioration du régime des prisons, et bien d'autres mesures encore.    Je n'ai pas non plus dissimulé mes échecs, qu'il s'agisse de la surpopulation carcérale, de la pauvreté budgétaire, ou de convaincre l'opinion que la première mission de la justice est de faire respecter la loi et de garantir les libertés individuelles comme le prescrit la Constitution, et non d'être le pompier de la délinquance, comme on s'obstine à le faire croire.     En achevant cet ouvrage, ma conclusion est simple : « Lecture faite, persiste et signe. »                                                                                                                                                                                 R.B.

  • Suite à la parution de Le Capitalisme à l´agonie, la question m´a souvent été posée : « Que faudra-t-il mettre à sa place ? » Je m´en étais tenu jusque-là au constat depuis mon avertissement qu´une crise gravissime allait éclater dans le secteur des subprimes. Il fallait maintenant passer à la prospective. Je n´avais pas de réponse toute prête (la réforme sociale n´est pas mon métier !), aussi me suis-je plongé dans l'examen de la question, laquelle est loin d´être simple. Car la crise actuelle en réunit en réalité trois, qui se combinent de manière particulièrement toxique : une crise due au fait que notre espèce se conduit comme une malpropre à la surface de la planète qui l'héberge, une crise due au fait que la maîtrise de la complexité nous a désormais totalement échappé (c´était déjà le cas avant l´invention de l´ordinateur, mais celui-ci a amplifié le problème), enfin la crise financière et économique, conséquence de la « machine à concentrer la richesse » qui constitue le coeur de nos sociétés, dont nous avons en général tiré une grande fierté jusqu´à ce qu´elle nous explose comme aujourd´hui à la figure. Avant de pouvoir dire ce qu´il faudra mettre à la place du capitalisme, bien des questions doivent être résolues : Pourquoi nous sommes-nous satisfaits d´une "science" économique incapable de voir venir une crise de l´ampleur de celle qui est en train de nous engloutir et de prôner ensuite les mesures nécessaires pour nous permettre d´en sortir ? Comment distribuer équitablement la richesse créée ? Poser les bonnes questions, dit-on, c´est déjà y avoir à moitié répondu

  • Le combat de deux avocates contre les violences faites aux femmes. Un témoignage croisé de celles qui ont obtenu la grâce d'Alexandra Lange et de Jacqueline Sauvage, où transparaissent tout à la fois la persévérance, les doutes, la colère à l'encontre des institutions, et, toujours, l'envie de faire évoluer la loi et de réparer des vies brisées.

    En France, une femme meurt tous les deux jours sous les coups de son mari violent. Pour ne pas être l'une d'entre elles, certaines vont jusqu'à commettre l'impensable et tuer leur compagnon. Pourtant, la loi française est catégorique : par de tels actes, ces victimes deviennent des criminelles. Deux femmes d'exception, avocates sans concessions, se sont engagées pour les défendre. Alexandra Lange sera acquittée, Jacqueline Sauvage graciée. En plaidant pour Maud, Samia ou Noémie, Janine Bonaggiunta et Nathalie Tomasini se battent pour les 225 000 femmes victimes de violences conjugales. Parce que ni le gouvernement ni le législateur ne parviennent à les protéger, elles racontent les coulisses de leur lutte et nous font vivre une série de procès emblématiques. Elles partagent leur empathie, leur persévérance, leur envie de faire évoluer la loi, mais aussi leur colère à l'encontre des institutions, sourdes à la douleur de victimes démunies face à leurs bourreaux.

  • « Plus de dix ans après la crise de 2007, rien n'est réglé. Partout, on a retardé les solutions politiques, économiques, technologiques : plus de monnaie, plus de dette, plus de procrastination, plus de promesses ! Avec l'espoir que le progrès technique, la croissance ou la Providence résoudront tout...
    La question n'est pas de savoir si une prochaine crise va éclater, mais quand, et quels seront le déclencheur et le déroulement. Qu'elles soient financières, écologiques ou géopolitiques, ou qu'elles s'enchaînent par un effet de domino, ces crises trouveront leur source dans la priorité donnée au flux sur le stock, à la consommation sur l'épargne et l'investissement, au plaisir sur le patrimoine. J'en imagine ici les différents scénarios probables à court terme et leurs conséquences dévastatrices au niveau planétaire.
    L'heure n'est toutefois ni au pessimisme ni à la résignation, mais à l'action positive. C'est aussi l'objet de ce livre que d'aider chacun à se protéger de ces crises qui s'annoncent, et même à en tirer le meilleur. On peut avoir le sentiment que tout cela est hors de portée. Cela ne l'est pas. Cela pourrait le devenir, dans vingt ans, si l'on n'a rien fait d'ici là. Si on agit, je suis convaincu que le siècle à venir peut être prodigieux de paix, de bonheur et de sérénité pour tous. »J. A.

  • La finance fonctionne aujourd'hui en vase clos, au service avant tout de ses propres intérêts. Or les banques sont censées répondre aux besoins des sociétés. De financer des projets et de gérer les risques : comment a-t-on pu oublier ainsi l'essentiel ? Pourquoi les Etats servent- il aussi docilement les intérêts du secteur financier ? Pareilles questions échappent au débat démocratique car le jargon qui règne dans ces milieux les rend inintelligibles aux citoyens.
    L'essai de Laurence Scialom ambitionne de démystifier la finance et de permettre une réflexion autonome de chacun sur ces interrogations. Il renforce les capacités d'autodéfense de nos économies face à une finance souvent devenue prédatrice : cessons de nourrir l'ogre ! En appliquant les réformes esquissées dans cet ouvrage, nous parviendrions à considérer la finance avec lucidité et à la remettre à sa juste place.

  • Au cours des dix dernières années, une nouvelle approche de l'étude du développement économique et de la pauvreté a émergé : l'approche expérimentale. Les politiques de lutte contre la pauvreté sont testées lors d'expériences pilotes menées avec la rigueur des essais cliniques. Idées nouvelles et solutions anciennes sont évaluées sur le terrain, ce qui permet d'identifier les politiques efficaces et celles qui ne le sont pas. Ce faisant, nous améliorons notre compréhension des processus fondamentaux qui sont à l'origine de la persistance de la pauvreté. Avec la méthode expérimentale, la science et la lutte contre la pauvreté se renforcent mutuellement.

  • Ce mardi 22 février, au petit matin, une dépanneuse tracte une Peugeot 405 beige hors des flots de l'Yonne. L'habitacle est vide mais la voiture est connue des services de police. C'est celle de Marie-Laure que toute la région recherche.
    Dix jours plus tard, un corps féminin dérive, dos face au ciel. La jeune fille est identifiée et les résultats de l'autopsie révèlent qu'elle a été assassinée.
    Pour cette affaire, comme pour les quatre autres révélées dans ce livre, la police fait appel à deux psychocriminologues afin d'aider ses enquêteurs : Florent Gathérias et Emma Oliveira. Suivant leur rigueur méthodologique sans cesse renouvelée, les deux professionnels ont pour mission de traquer les détails permettant de cerner la personnalité du criminel.
    /> Comment le meurtrier a-t-il opéré ? Qui est sa victime ? Pourquoi elle ? Depuis l'affaire Merah jusqu'à celle du « tueur de l'Essonne », Florent Gathérias et Emma Oliveira lèvent enfin les mystères et fantasmes qui enveloppent leur profession. Une plongée haletante dans la psychologie des criminels.

    Florent Gathérias a créé le service de psychocriminologie de la police judiciaire française en 2009, et Emma Oliveira l'a rejoint en 2012.

  • « Les moustiques viennent de la nuit des temps (250 millions d'années), mais ils ne s'attardent pas (durée de vie moyenne : 30 jours). Nombreux (3 564 espèces), volontiers dangereux (plus de 700 000 morts humaines chaque année), ils sont répandus sur les cinq continents (Groenland inclus).

    Quand ils vrombissent à nos oreilles, c'est une histoire qu'ils nous racontent : leur point de vue sur la mondialisation.

    Une histoire de frontières abolies, de mutations permanentes, de luttes pour survivre, de santé planétaire, mais aussi celle des pouvoirs humains (vertigineux) qu'offrent les manipulations génétiques. Allons-nous devenir des apprentis sorciers ?

    Toutefois, ne nous y trompons pas, c'est d'abord l'histoire d'un couple à trois : le moustique, le parasite et sa proie (nous, les vertébrés).



    Après le coton, l'eau et le papier, je vous emmène faire un nouveau voyage pour tenter de mieux comprendre notre terre. Guyane, Cambodge, Pékin, Sénégal, Brésil, sans oublier la mythique forêt Zika (Ouganda) : Je vous promets des surprises et des fièvres ! » Erik Orsenna.

    « Pour un tel périple dans le savoir, il me fallait une alliée. Personne ne pouvait mieux jouer ce rôle que le docteur Isabelle de Saint Aubin, élevée sur la rive du fleuve Ogooué, au coeur d'un des plus piquants royaumes du moustique. » 

  •   «  La dette publique est un danger pour les générations futures  », «  La France n'a pas fait de réformes depuis plus de trente ans  », «  Notre modèle social est inefficace  », «  Le Code du travail empêche les entreprises d'embaucher  », «  Une autre politique économique, c'est finir comme le Venezuela  »  ; telles sont les affirmations ressassées en boucle depuis plus de trente ans par une petite élite bien à l'abri de ce qu'elle prétend nécessaire d'infliger au reste de la population pour sauver la France.
    Ces idées ont tellement pénétré les esprits qu'elles ne semblent plus pouvoir faire l'objet du moindre débat. C'est justement l'objet de ce livre  : regagner la bataille des idées, refuser ce qui peut paraître du bon sens, tordre le cou à ces prétendues «  vérités économiques  ».
    Savez-vous qu'il y a eu plus de 165 réformes relatives au marché du travail depuis 2000 en France  ? Que nous avons déjà connu une dette publique représentant 200  % du PIB ? Que plus de la moitié de la dépense publique profite au secteur privé  ?
    Dans ce traité d'économie hérétique, Thomas Porcher nous offre une contre-argumentation précieuse pour ne plus accepter comme une fatalité ce que nous propose le discours dominant.
      Thomas Porcher est économiste. Membre des Économistes atterrés, docteur en économie à l'université Paris I Panthéon-Sorbonne, il est professeur associé à la Paris School of Business. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages notamment Introduction inquiète à la Macron-économie (Les petits matins) et de publications dans des revues académiques internationales.

  • La parole et l'action

    Henri Leclerc

    • Fayard
    • 30 Août 2017

    L'avocat pénaliste, ancien membre du Conseil de l'Ordre et président d'honneur de la Ligue française pour la défense des droits de l'homme et du citoyen, revient sur soixante années de carrière. Il évoque ses affaires les plus célèbres : les manifestants de mai 1968, les mineurs des houillères, les militants indépendantistes algériens, etc.

  • Cette leçon inaugurale raconte l'expérience qu'a représentée pour Philippe Aghion l'élaboration d'une nouvelle théorie - schumpétérienne - de la croissance économique : une théorie de la croissance par l'innovation et la destruction créatrice, qui fait constamment dialoguer la modélisation avec l'analyse empirique, et qui place la dynamique de l'entreprise au coeur du processus de développement.

    Cette leçon aborde quelques grandes énigmes de la croissance : le rôle de la concurrence et celui de la politique industrielle ; le « paradoxe argentin » et les trappes de sous-développement ; la relation entre innovation, inégalités et mobilité sociale ; ou encore l'apparente stagnation séculaire des économies développées. Enfin la leçon propose une nouvelle façon à la fois de penser les politiques de croissance et d'apprendre sur les mécanismes de la croissance à partir des erreurs de politique économique.

  • Forte de son expérience dans de nombreuses institutions économiques internationales, Lucrezia Reichlin livre dans sa Leçon les grandes lignes des enseignements tirés de la crise de l'euro et de sa « gestion » par la BCE.

    Chaire européenne 2018-2019.

    En 2007-2015 a sévi la pire récession et la pire crise financière de l'après-guerre. Les banques centrales de toutes les juridictions ont dû intervenir avec des politiques monétaires non conventionnelles qui dépassent les frontières entre action monétaire, fiscale et financière. La Banque centrale européenne, en tant que banque centrale sans État, a dû faire face à des défis très particuliers et difficiles. La crise a donc constitué un test de robustesse du cadre général de la politique monétaire de l'Union monétaire européenne face à l'instabilité financière et à de grands chocs cycliques. Aujourd'hui, vingt ans après la création de l'euro, évaluer le cadre de cette politique monétaire est nécessaire, non seulement pour évaluer l'avenir de la zone euro et éclairer sous un jour nouveau ce que sont les réformes clés de sa gouvernance.

  • "Afrique, pillage à huis clos" est un livre polémique, fruit d'une longue enquête. Il révèle les montages exotiques élaboré avec l'aide des plus grandes banques françaises pour siphonner les revenus du pétrole africain au profit d'une poignée d'initiés, et souligne, exemples à l'appui, le double discours des dirigeants du G8.

  • La robe noire

    Cotta Francoise

    • Fayard
    • 23 Janvier 2019

    La robe noire de Françoise Cotta, avocat pénaliste, a trempé dans les faits divers et le crime pendant des dizaines d'années. Trait distinctif  : elle ne dit pas avocate, mais avocat. Elle a, entre autres, défendu des mères infanticides, des pères incestueux, des pédophiles, des trafiquants de drogue. Pour elle, le vrai sujet, c'est la responsabilité. Femme engagée, elle dénonce particulièrement les errements du tout-répressif et pose un regard sans concession sur la justice spectacle et l'absence criante en prison de soins psychiatriques dignes de ce nom.
    Narratrice à la première personne de sa vie et de sa carrière, celle que le barreau appelle Françoise est l'une des rares à avoir occupé l'espace très masculin de ces audiences. Alors qu'elle a décidé de raccrocher mais le peut-on vraiment  ?-,elle fait ici le récit de ces histoires criminelles qu'elle a côtoyées et où apparaissent de singulières figures d'hommes et de femmes.
    «  Il y a le métier d'avocat et la vie, écrit-elle, j'aime les déglingués dans les dossiers, pas dans la vie. On a une éthique, heureusement  ! Sinon on devrait être fan de l'inceste pour défendre une personne accusée d'inceste, et il faudrait que l'on soit cocaïnomane pour défendre un trafiquant. Je leur dis souvent  : 'Je ne porte aucun jugement sur vous, je ne suis pas là pour ça.''  »   Françoise Cotta, 67 ans, a revêtu la robe noire en 1980 et fait ses classes au tribunal correctionnel des flagrants délits. Elle ouvre son cabinet en 1983 et devient pénaliste.

  • L'auteur analyse le développement dans la Silicon Valley de la French Tech nation destinée à booster l'image de la France sur la scène internationale. Comprendre cette culture startup est le premier objectif de cet ouvrage, mais aussi analyser les difficultés françaises à atteindre le premier rang des économies numériques.
    Le modèle économique américain n'a jamais eu bonne presse en France. Et pourtant, la Silicon Valley est l'objet d'une admiration sans borne, avec tout ce qu'elle symbolise : la jeunesse, la prise de risque et la création de milliers de jeunes pousses en hypercroissance.
    Cette admiration a littéralement explosé à la fin de la présidence de François Hollande pour être magnifiée ensuite par Emmanuel Macron. Elle révélait une immense ambition : moderniser l'économie française pour en faire une Startup Nation. A cette fin, il fallait faciliter l'émergence de futurs champions de l'économie numérique, ces fameuses « licornes » (des entreprises valorisées à 1 milliard de dollars), dont l'Elysée souhaiterait qu'elles soient au moins 25 en 2025.
    Où en est aujourd'hui la « Mission French Tech », créée en 2013 pour nourrir cette ambition ? Il semblerait qu'elle n'ait pas réalisé tous les espoirs de ses concepteurs. La France, dépassée par le Royaume-Uni et l'Allemagne, n'est pas au premier rang des économies numériques européennes. Notre écosystème technologique n'est pas suffisamment performant et reste étonnamment dépendant des aides et des subventions de l'Etat. C'est pourquoi les startupeurs français les plus ambitieux n'hésitent pas à s'expatrier aux Etats-Unis.
    Cet ouvrage est construit à partir d'une vingtaine d'entretiens inédits menés pour la plupart au sein de la Silicon Valley. Il permet de comprendre ce qu'est la « culture startup », son mélange d'imagination et de passion, appuyé par une quête incessante de nouveaux financements pour mieux grandir et dévorer la concurrence, sans rien ignorer des critiques suscitées par cette culture.

  • L'industrie est une vision du monde et pas seulement un phénomène historique. Avant d'être machinisme, elle est une grande machinerie intellectuelle. Nous vivons et nous croyons dans les « Révolutions industrielles » qui se multiplient depuis deux siècles.
    Cet ouvrage porte un regard anthropologique et philosophique de l'Occident sur lui-même. Cet Occidental selfie met au jour sa puissante religion industrielle, jamais vue comme telle.
    L'industrie absorbe tout. Elle fait tenir l'architecture culturelle de l'Occident. Car l'Occident a bien une religion. Il ne s'est produit aucune « sécularisation ». La religion ne peut disparaître : elle se métamorphose. Avec la « Révolution industrielle », un « nouveau christianisme » technoscientifique a été formulé.
    Cet ouvrage donne à voir la naissance, dans la matrice chrétienne, d'une religion rationnelle qui est désormais notre croyance universelle. L'esprit industriel s'est emparé du plus grand mystère de l'Occident chrétien, celui de l'Incarnation, et l'a inscrit dans divers grands Corps pour transformer le monde : ceux du Christ, de la Nature, de l'Humanité et de l'Ordinateur.
    Pierre Musso explore la généalogie de la religion industrielle et met en évidence trois bifurcations majeures institutionnalisées dans le monastère (XIe-XIIIe siècles), la manufacture (XVIIe-XVIIIe) puis l'usine (XIXe), avant de constituer l'entreprise (XXe-XXIe). Son élaboration s'est accomplie sur huit siècles pour atteindre son apogée avec la « Révolution managériale », la cybernétique et la numérisation.

  • « Si vous pensez que vous êtes hors du commun, vous avez tort. Un véritable leader se met au service de son équipe. À la guerre, c'est le général qui mange en dernier. » C'est ainsi que Bob Davids, reprenant les mots du général Cal Wallers, formule la transformation, en marche depuis une vingtaine d'années, du concept de leadership. D'Ulysse à Steve Jobs, nous avons longtemps pris pour dirigeants des personnages héroïques. Or, dans les affaires, cette tendance est en train d'évoluer, ouvrant la voie à la réalisation des potentiels humains que personne n'aurait pu soupçonner.
    Cet abécédaire déconstruit point par point notre conception du leadership pour en bâtir une nouvelle, à la portée de tous, qui a déjà fait ses preuves. Elle a modifié le destin de centaines d'entreprises et la vie de dizaines de milliers de salariés laissés enfin libres d'agir. Des citations de leaders et de penseurs inspirants ainsi que des histoires d'organisations innovantes appuient la promotion de cette façon inconditionnellement humaine de conduire une entreprise. En somme, il s'agit d'un trésor de sagesse et de conseils pour tout aspirant leader.
      Bob Davids est un entrepreneur américain, qui a fondé et dirigé six sociétés, allant du casino à l'important fabricant de high-tech et au vignoble californien de premier plan.
    Hier professeur visitant aux universités Cornell, Stanford et du Massachussetts, Isaac Getz enseigne à l'ESCP Europe, Paris, et co-anime l'écosystème de libération d'entreprises.
    Brian M. Carney est dirigeant de Rivada, une entreprise technologique, après avoir été longuement éditorialiste et directeur de pages « débats » du Wall Street Journal.

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