Généralités sur la science

  • A l'heure de Flamanville, quelles ambitions climatiques pour la France et quelle place faut-il donner au nucléaire pour y parvenir ? Un plaidoyer pour l'usage raisonné du nucléaire.
    La population de la planète va continuer de croître et son niveau de vie de s'améliorer, conduisant d'ici 2050 à une hausse de la consommation mondiale d'énergie de l'ordre de 50 %. L'énergie nucléaire, associée aux énergies hydraulique, éolienne ou solaire, constitue la seule solution disponible pour satisfaire ce besoin en énergie, qui permette de réduire la place des combustibles fossiles et donc de limiter les rejets de CO2. Mais, comme toute activité humaine, l'industrie nucléaire comporte des risques ; toutefois, ces risques sont parfaitement maîtrisables, et bien mieux maîtrisés que dans beaucoup d'autres industries. Le recours à l'énergie nucléaire devrait ainsi apparaître incontournable aux gouvernements, notamment européens et français, qui ont placé la neutralité carbone au coeur de leurs stratégies. Ce choix de l'énergie nucléaire - qui est recommandé aussi bien par le GIEC que par l'Agence internationale de l'énergie - doit s'accompagner d'une gouvernance irréprochable, prérequis fondamental à l'adhésion de l'opinion publique à son usage dans le long terme. Finalement, le vrai risque pour les décennies à venir serait de ne pas tirer parti des performances démontrées de l'énergie nucléaire, énergie totalement décarbonée, économiquement abordable, environnementalement acceptable, et de continuer à utiliser des systèmes énergétiques coûteux et polluants. C'est à cette réflexion stratégique que ce livre a l'ambition de contribuer.

  • Croiser le vivant et l'ordinateur, c'est éclairer d'un jour nouveau notre compréhension du biologique et la diversité des assemblages qui le composent, en simulant par programmation informatique le fonctionnement du vivant.

    Du calcul au vivant, il y a un fossé que la biologie des systèmes ose franchir en instaurant un dialogue entre deux sciences a priori opposées : l'informatique et la biologie. Le calcul, comme phénomène naturel, d'une part, et comme langage de programmation, d'autre part, ouvre de larges perspectives en matière de compréhension du vivant. Cette nouvelle approche, au sein de laquelle le langage Kappa joue un rôle majeur, permet de modéliser, représenter et simuler les comportements cellulaires et moléculaires. Si l'application de ces concepts informatiques au fonctionnement et à l'organisation du vivant pourrait contribuer à la guérison de maladies systémiques comme le cancer, elle entend aussi parvenir à penser mathématiquement la complexité biologique.

  • Alors que l'on s'apprête à célébrer en 2009 le cent cinquantième anniversaire de la théorie de l'évolution fondée par Darwin dans L'Origine des espèces, ce nouvel essai de Jean-Marie Pelt s'emploie à récuser la fameuse « loi de la jungle » qui, dans une nature réputée « cruelle », serait le seul moteur de l'évolution. Il montre qu'il existe une raison du plus faible : tout au long de l'histoire de la vie sur terre, des premières bactéries jusqu'à l'homme, là où les plus gros et les plus forts n'ont pas su résister aux grands cataclysmes et aux changements climatiques, ce sont souvent les créatures les plus humbles qui ont survécu. C'est aussi parmi les plus faibles que sont nées les plus belles histoires de solidarité, par la symbiose. C'est enfin chez les plus vulnérables que l'ingéniosité adaptative a développé ses plus belles inventions.
    Notre société humaine, livrée à un esprit de compétition exacerbé, où les « tueurs » de la guerre économique sont venus renforcer les rangs des guerriers dans la lutte pour le « toujours plus », est promise aux mêmes cataclysmes, financiers ou nucléaires, si elle n'entend pas cette leçon de la nature qui fait de l'égoïsme la maladie mortelle des plus forts et de la solidarité la force indéfectible des faibles.
    Dans cet ouvrage fourmillant d'anecdotes puisées au coeur du monde végétal et animal, Jean-Marie Pelt s'en donne à coeur joie pour nous raconter l'extraordinaire énergie des petits, réputés faibles.

  • Les groupes ont leur propre intelligence  ; on sait depuis peu mesurer leur QI. Mais pourquoi les groupes plus féminins sont-ils plus sagaces  ? Comment invoquer la sagesse d'une foule en évitant les pièges du conformisme ? Pourquoi la diversité nous rend-t-elle plus intelligents  ? Comment notre intelligence «  supercollective  » rend-elle nos entreprises plus performantes  ? Comment l'utiliser pour revitaliser notre démocratie  ? Et pourquoi les espions américains s'y intéressent-ils autant  ?
      Autant de questions auxquelles Émile Servan-Schreiber apporte des réponses surprenantes et stimulantes, en s'appuyant sur les dernières découvertes scientifiques et une longue pratique de terrain. À l'aide d'exemples concrets   de Boeing à Macron, en passant par l'intelligence artificielle et la CIA  , il révèle l'immense potentiel de nos intelligences groupées et organisées.
        Docteur en psychologie cognitive (Carnegie Mellon), Émile Servan-Schreiber a été journaliste et ingénieur en intelligence artificielle. Depuis vingt ans, à la tête de Lumenogic et d'Hypermind, il partage son temps entre la recherche sur l'intelligence collective et ses applications pratiques au service d'entreprises et de gouvernements.
     

  • Une énigme marque la physique depuis galilée. pourquoi cette science a-t-elle, dès l'origine, fait le choix de l'éternité contre le temps du devenir? pourquoi, de la dynamique classique aux sciences de notre siècle _ la relativité et la mécanique quantique _, a-t-elle répété la plus paradoxale des négations, celle de la flèche du temps, qui traduit pourtant la solidarité de notre expérience avec le monde où nous vivons?

    La question du temps a créé une tension sans cesse renaissante entre l'idée d'un monde régi par des lois intemporelles et déterministes et l'expérience humaine, mémoire du passé, ouverture de l'avenir. elle a également opposé la physique aux autres sciences, et les lois " fondamentales " aux descriptions phénoménologiques qui, elles, traduisent la flèche du temps.

    Mais aujourd'hui se dessine une cohérence nouvelle qui ouvre la physique aux interrogations du devenir, à l'émergence du nouveau qu'elle avait niée. la question du temps, un et multiple, articule notre besoin de construire une conception plus unifiée du monde avec la multiplicité des regards que ce monde exige de nous.
    Entre le temps et l'éternité explore ce renouvellement du savoir, depuis le monde des processus dissipatifs, où l'ordre émerge du chaos, jusqu'à la mécanique quantique et la cosmologie. au terme de cette exploration, la flèche du temps s'inscrit à tous les niveaux, du plus simple des objets quantiques _ l'atome hydrogène _, à l'univers lui-même, né d'une formidable explosion entropique. cette exploration est aussi la découverte d'une science créatrice de significations, délivrée de l'utopie d'un savoir infini, science qui s'affirme oeuvre humaine, située elle-même entre le temps et l'éternité.

    Ilya prigogine est directeur des instituts internationaux de physique et de chimie solvay à bruxelles et du centre de mécanique statistique à l'université du texas à austin. il a reçu le prix nobel de chimie en 1977 pour ses contributions à la thermodynamique de non-équilibre, en particulier la théorie des structures dissipatives.

    Isabelle stengers, docteur en philosophie des sciences, collaboratrice de l'équipe de bruxelles, a notamment publié avec ilya prigogine la nouvelle alliance (gallimard, 1979) qui marqua un renouveau de la pensée scientifique.

  • Les années 2020 verront la naissance de nouveaux ingénieurs et architectes de l'infiniment petit. Ils sauront marier les technologies biologiques, informatiques nano et écotechnologiques pour inventer les produits de demain. Ces progrès scientifiques ouvriront de nouveaux horizons riches de promesses mais aussi lourdes de menaces. Les technologies de la communication vont connaître une progression explosive entre 2010 et 2020, bouleversant nos vies comme l'économie et faisant apparaître de nouveaux dangers : atteinte à la vie privée, piratages, virus « infopollution »...
    Les sciences de la complexité peuvent nous aider à penser le futur des sociétés humaines. Au-delà de l'approche analytique traditionnelle, elles permettront de construire notre avenir sur la base d'une vision globale et à long terme de l'évolution des systèmes complexes (économiques, écologiques, industriels et politiques) dont nous faisons partie.

  • Avant qu'il ne soit trop tard

    Belpomme-D

    • Fayard
    • 21 Février 2007

    Santé et environnement sont indissociablement liés. Notre santé ne dépend pas seulement de nos comportements individuels, mais de la qualité de l'environnement dans lequel nous vivons.
    De très nombreuses maladies sont causées par la dégradation physique, chimique et biologique de notre environnement. Mais il y a beaucoup plus grave : la pollution physico-chimique met l'espèce humaine en danger en détruisant la couche d'ozone stratosphérique, en aggravant l'effet de serre et en détruisant la biodiversité.
    ce livre, résolument optimiste, présente un programme d'union nationale apportant des mesures concrètes pour nous sortir de l'ornière dans laquelle nous nous sommes mis.

  • Depuis une vingtaine d´années, une « chimie des matériaux hybrides » s´est développée, qui ouvre un champ nouveau d´investigation au carrefour de la physique, de la biologie et de la science des matériaux.
    Ces matériaux hybrides, véritables nano-composites dans lesquels des composantes organiques ou biologiques et des composantes minérales sont intimement mélangées à l´échelle moléculaire, possèdent des propriétés singulières et innovantes qui suscitent un fort intérêt, aussi bien dans le monde universitaire qu´industriel (automobile, construction, énergie, environnement, micro-optique, micro-électronique, cosmétique, textile, etc.) ou médical.

  • Des sociétés multinationales engrangent des profits inimaginables parce qu'elles détiennent des monopoles sur des connaissances essentielles ou sur les logiciels nécessaires pour les utiliser. Des groupes agro-alimentaires cherchent à imposer de nouvelles semences. En même temps la production et le partage d'informations et de créations sont plus libres et plus innovants que jamais. Derrière ces crises et ces tensions disparates agit une cause commune. L'information et ses techniques refaçonnent notre univers technique, social et éthique. Quels sont les chemins d'une réinvention du politique qui remettrait les êtres humains aux commandes de ces transformations oe

  • Deuxième volume de la série, ce livre raconte, comme celui qui l'a précédé, les grandes découvertes scientifiques à l'intention du grand public.
    Claude Allègre privilègie l'aspect culturel, la démarche de la pensée. Il s'attache à saisir la personnalité des découvreurs et savants, à évoquer l'humeur du temps qui les a vu naître.
    La formule a fait ses preuves, puisque le premier volume a atteint les 60 000 exemplaires et poursuit une fort belle carrière en fonds.

  • Aux origines de la sexualité

    Gouyon-Ph

    • Fayard
    • 7 Octobre 2009

    Aux Origines de la sexualité Le sexe n'est pas tout dans la vie, pourtant que serait la vie sans sexe ? Et au fait, comment tout cela a-t-il commencé ? Cet ouvrage se propose d'escalader les différentes branches de l'arbre du vivant pour découvrir la fabuleuse richesse des formes que la sexualité y a prises au fil du temps. S'invitant dans la vie intime des plantes, des animaux et des hommes, mais aussi des algues et des bactéries, il dévoile les dessous de cette activité centrale pour tous les êtres. Au détour des pages surgissent des interrogations vertigineuses : le sexe a-t-il toujours existé ? Pourquoi certaines espèces l'ont-elles perdu ? Quelles sont, dans la nature, les modalités de reproduction qui ne font pas appel au sexe ? L'observation de la sexualité animale, elle, fait apparaître toute l'ambiguïté de la notion de « propre de l'homme » : sommes-nous les seuls animaux à tomber amoureux ? à choisir volontairement l'abstinence ? à pratiquer le viol, l'inceste ? Nous sommes en tout cas les seuls pour qui la sexualité soit un objet de questionnement. Et les questionnements - philosophiques, éthiques, métaphysiques - à ce sujet ne manquent pas, de l'intemporelle énigme du sexe des anges à la problématique du rapport amour-mort que renouvelle l'irruption du sida, en passant par cette angoissante perspective : pourra-t-on demain se passer de la sexualité pour faire des enfants ? C'est un voyage inédit auquel est convié le lecteur. Il doit se préparer à des paysages insoupçonnés, à des histoires insolites, à des retournements inattendus. Au point que se posera à un moment la question de savoir ce qu'est vraiment un individu !

  • La Terre en héritage

    Jean-Marie Pelt

    • Fayard
    • 20 Septembre 2000

    Le monde évolue à toute vitesse. Le vent aussi, comme on l'a vu lors des tempêtes de la Noël 1999 ! Ici, l'euphorie de la croissance retrouvée et des exploits de la « nouvelle économie » ; là, des cyclones d'une violence encore jamais vue dans nos régions. Ainsi, tandis que l'économie prospère, l'écologie dégénère.

    Il est temps d'agir !
    Faut-il se contenter de ranger les transats sur le pont d'un Titanic dès à présent condamné au naufrage ? Ou changer carrément de direction, comme le ferait celui qui, par mégarde, aurait pris l'autoroute en sens inverse ? Changer de direction et le faire sans tout casser : tel est le propos de ce livre.

    Pas question de dresser ici un bilan exhaustif des dommages causés à la planète par notre économie de cigales imprévoyantes. D'autres l'ont fait et les « états des lieux » ne manquent pas. Ce qu'il faut, c'est construire et refonder. Et, pour cela, réunir des matériaux épars et tenter de bâtir une synthèse cohérente qui ne s'apparente ni à de la science-fiction, ni à une futurologie débridée.

    L'on passe donc ici en revue l'essentiel des activités humaines proposant, à partir d'événements suggestifs et d'exemples concrets, les voies et moyens susceptibles d'engendrer un puissant courant de réformes en vue de protéger l'homme, la nature et la vie, et de promouvoir de nouveaux thèmes de réflexion et d'action à l'aube du troisième millénaire.

    Le but de cet essai, on l'aura compris, est de déboucher sur un autre avenir possible et de laisser en bon état, à nos enfants et petits-enfants, la Terre que nous avons reçue en héritage...

  • Au cours des âges, l'homme a mis en oeuvre des savoirs et des savoir-faire pour maîtriser les matériaux. Il est passé des matériaux de rencontre disponibles dans son environnement aux matériaux sur mesure, conçus pour répondre à des cahiers des charges multicritères. Aujourd'hui nous pouvons, notamment grâce à la modélisation numérique à différentes échelles, concevoir des matériaux très performants, associant diverses classes de matériaux, dans des géométries et des dimensions contrôlées. Ces stratégies d'innovation - matériaux architecturés ou bio-inspirés - ont intégré de très nombreux secteurs industriels (automobile, aéronautique, bâtiment, sciences biomédicales, etc.).

  • Si Fontenelle (1657-1757) est surtout connu comme l'auteur d'un ouvrage de « vulgarisation scientifique », les Entretiens sur la pluralité des mondes (1686), on sait généralement beaucoup moins qu'il a exercé durant plus de quarante ans la fonction de secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences, créée par Colbert en 1666. C'est dans le cadre de cette fonction qu'il a rédigé, avec un talent exceptionnel, les Eloges des académiciens décédés et les volumes de l'Histoire de l'Académie royale des sciences, qui constituent les textes fondateurs d'une nouvelle discipline, l'histoire des sciences, que philosophes et savants comme Voltaire, d'Alembert et Condorcet, Montucla et Bailly, pratiqueront à leur tour tout au long du XVIIIe siècle, et dont la pratique s'est depuis lors constamment poursuivie. C'est cette « invention » de l'histoire des sciences que l'ouvrage de Simone Mazauric se propose de reconstituer, en rappelant d'abord les circonstances particulières et tout à fait remarquables de leur composition, au premier rang desquelles figure la fondation des grandes académies scientifiques européennes. Mais aussi et avant tout, cet ouvrage permet de découvrir la manière dont, pour la première fois, cet événement majeur dans l'ordre intellectuel qu'a constitué la naissance de la science moderne en Europe a pu être perçu et interprété par celui dont ses successeurs, même pour s'en distancier, ne cesseront de s'inspirer.

  • Dans le modèle schumpétérien de l'économie, l'innovation est un moteur essentiel de la croissance. Cependant, l'histoire est jalonnée d'exemples de convergence entre découvertes, inventions technologiques et innovations. Qu'il s'agisse des travaux pionniers de Charles Babbage et d'Ada Lovelace en informatique au xixe siècle ou de la découverte des microémulsions et de leur utilisation dans le contexte des crises pétrolières, on a assisté à de fertiles allers-retours entre recherche fondamentale et recherche appliquée, les approches scientifique et technologique s'enrichissant mutuellement.

  • Le monde des matériaux présente une extraordinaire diversité d'architectures (cristaux, verres, mousses, gels) et de comportements physiques (métaux, isolants, semi-conducteurs, supraconducteurs). La physique de la matière condensée cherche à comprendre leurs propriétés. Nombre de technologies modernes (le transistor ou l'imagerie médicale par résonance magnétique nucléaire, par exemple) ont pour origine des découvertes fondamentales dans ce domaine. Antoine Georges nous convie ici à un voyage fascinant qui, partant des formes organisées que prend la matière à l'échelle macroscopique, nous entraîne jusqu'à ses constituants intimes, à l'échelle de l'atome.Né en 1961, Antoine Georges est physicien. D'abord chercheur au Laboratoire de physique théorique de l'Ecole normale supérieure, il est devenu, en 2003, professeur de physique à l'École Polytechnique. Depuis 2009, il est professeur au Collège de France, titulaire de la chaire de Physique de la matière condensée.

  • Après le remarquable succès des deux premiers volumes de la série Un peu plus de science, Claude Allègre reprend la plume pour mettre les découvertes scientifiques à la portée de tous. Dans ce troisième volet, il s'intéresse aux grands acquis de la science dans les domaines de la biologie, de l'écologie (théorie des systèmes), de la chimie (classification périodique des éléments), des ressources naturelles et des mathématiques. Ni ouvrage technique, ni manuel d'enseignement, il s'agit d'un livre de culture générale à destination de l'honnête homme du XXIe siècle, un savoir qui paraît de plus en plus rapide, essentiel, mais aussi indéchiffrable. Or la science ne doit pas intimider ni rebuter ; bien au contraire, elle concerne chacun des aspects de notre vie et recèle une foule d'histoires passionnantes. Agrémenté de nombreuses figures en noir et blanc, le texte privilégie l'approche culturelle des grandes découvertes. Le cheminement de la pensée scientifique nous est restitué à travers l'évocation de la personnalité des découvreurs et de l'humeur du temps qui les a vus naître.
    Sans prétendre écrire une histoire des sciences ou de la pensée scientifique, Claude Allègre parvient à rendre intelligibles à tous des résultats scientifiques complexes, avec un objectif : faire partager son amour de la science.

  • Ce nouveau tour du monde d'un écologiste se veut positif, porteur d'espoirs. Face aux scénarios-catastrophes qui se multiplient avec l'annonce des bouleversements climatiques, l'épuisement de certaines matières premières, l'accroissement des disparités entre Nord et Sud, il dresse un inventaire impressionnant des expériences de « développement durable » qui ont fait leurs preuves et qui démontrent qu'une autre voie est possible. Un développement durable, équitable et solidaire appelant les riches à plus de sobriété, dispensant aux pauvres un peu plus de prospérité, dans le respect des grands équilibres de la nature et de la vie. Du problème de l'eau douce (irrigation au goutte-à-goutte, épuration par phytorestauration (jardins filtrants ou lagunage) à la préservation de la biodiversité en relation avec les populations locales, de l'agriculture durable aux villes écologiques, des biocarburants brésiliens aux chiffonniers d'Emmaüs, Jean-Marie Pelt envisage ce que pourrait être le monde de l'après-pétrole.

  • Au début du XXe siècle, des découvertes scientifiques, des innovations technologiques et artistiques annoncent une transformation profonde de notre vision du monde : physique des quanta, psychanalyse, aviation, théorie de la relativité, cubisme...


    L'ouvrage de Pierre Papon identifie ces « signes du temps » (révolutions scientifiques et technologiques, oeuvres artistiques, littéraires ou philosophiques majeures) qui, au cours de ce siècle, ont entraîné de véritables ruptures dans notre perception du temps, de l'espace, de la matière et du vivant. Il offre aussi une réflexion sur la signification de ces manifestations, sur leur convergence, sur les modes de production et d'appropriation du savoir.

  • Tremblements de terre, tsunamis, éruptions volcaniques : ces dernières années, l´ampleur de certaines catastrophes naturelles et leurs conséquences dramatiques nous ont rappelé la puissance des phénomènes terrestres et, par-là même, la nécessité de la recherche scientifique pour documenter, modéliser et mieux comprendre la dynamique du Globe, afin de pouvoir mieux les anticiper. Pendant des années, la tectonique des plaques a occupé une place centrale en géophysique interne. Toutefois, depuis vingt ans, l´étude de l´intérieur de la Terre a subi une véritable révolution, notamment grâce au développement de techniques toujours plus performantes de tomographie sismique et à la puissance de calcul rendue possible par l´informatique. La connaissance de la structure et de la dynamique interne de la Terre se situe au carrefour d´un certain nombre de sciences comme la physique, l´astronomie, la géodésie, la géologie, la géodynamique ou encore la géochimie.

  • Peut-on faire revivre à une onde sa vie passée ? La mise au point de véritables « miroirs à retournement temporel », dans le domaine des ultrasons et des ondes électromagnétiques, a permis de tester expérimentalement le renversement du temps ondulatoire dans les milieux de propagation les plus variés. Ces miroirs renvoient une onde « à l'envers » vers sa source initiale, quelle que soit la complexité du milieu de propagation.
    Cet instrument n'apporte pas seulement un éclairage nouveau sur le problème de l'irréversibilité du temps en physique, il a d'ores et déjà de nombreuses applications : thérapie, imagerie médicale, télécommunications, sismologie, domotique, acoustique sous-marine.

  • La fourmi intrigue. Leurs armées d'ouvrières sont connues de tous et partout. Mai sait-on qu'il existe au sein de leurs colonies un partage des rôles plus élaboré que celui rencontré dans les communautés humaines, puisqu'il s'étend à la reproduction ? Seules des femelles spécialisées - les reines - sont fécondes. Les autres femelles, les ouvrières stériles, selon leur morphologie ou leur âge, prennent en charge le ravitaillement de la société, sa défense ou maternent les formes immatures que sont les larves.
    Le comportement des 12 000 espèces connues atteint des spécialisations spectaculaires. Certaines se nourrissent uniquement de jus sucrés qu'elles obtiennent à partir des pucerons. D'autres moissonnent leur environnement, ne consommant que des graines. On connaît aussi des fourmis tisserandes qui cousent ensemble des feuilles qui constitueront leur nid. Les plus incoryables sont celles qui vivent en association avec d'autres organismes. C'est ainsi que les fourmis champignonnistes ont inventé l'agriculture bien avant l'homme : elles cultivent un champignon dont elles se nourrissent et, en échange, en assurent la protection et la dissémination. D'autres défendent de leur aiguillon les arbres des défoliateurs - y compris les éléphants et les girafes - et sont récompensées par un logement et des productions alimentaires fournies par le végétal. Quand elles se spécialisent dans la chasse, elles sont munies de mandibules extravagantes qui claquent sur leur proie comme les mâchoires d'un piège. Elles pratiquent aussi l'esclavagisme en asservissent des espèces étrangères.
    Toutes communiquent par le biais d'échanges d'odeurs qui constituent un langage olfactif aussi sophistiqué que le langage verbal. Elles ont inventé avant nous l'usage de l'outil, calculent les surfaces pour se loger ou les distances à parcourir, se dirigent à la boussole astronomique, apprennent et mémorisent.
    L'auteur, grand spécialiste de la question, conlut sont ouvrage, le seul en langue française qui embrasse l'ensemble de la biologie et du comportement de ces insectes, par une comparaison entre sociétés de fourmis et sociétés humaines dont la supériorité est seulement due à l'importance immense de la transmission culturelle des comportements. Ce qui n'empêche pas certaines espèces de fourmis de gagner du terrain par le biais du commerce mondial et de poser des problèmes de plus en plus aigus en appauvrissant la biodiversité des espaces conquis. Un problème d'une actualité brûlante.
    Écrit dans une langue simple, compréhensible par tous, agrémenté de plus de 80 superbes illustrations et photos, cet album passionnera et étonnera les amoureux de la nature qui regarderont avec plus d'attention où ils posent leurs pieds

  • Ce livre a pour ambition de mettre à la portée de chacun les grands acquis de la science, y compris les plus difficiles. Il ne s'agit pas d'un ouvrage technique, ni d'un manuel d'enseignement, mais d'un livre de culture générale qui prétend se rendre accessible à l'honnête homme du XXIe siècle.


    Pour bien faire comprendre l'essence des découvertes fondamentales et du cheminement de la pensée scientifique, j'ai évité tout recours au langage mathématique afin de ne pas rebuter ceux qui y sont allergiques. J'ai au contraire privilégié l'aspect historique, humain, vivant de la grande aventure de la science, sans pour autant en sacrifier ni l'esprit ni la rigueur.


    Dans cette affaire, mon ambition ultime est de parvenir à faire aimer la science à tout le monde, y compris ceux qui ne la pratiquent pas. J'ose même espérer faire partager à certains l'extraordinaire plaisir intellectuel que nous éprouvons, nous autres scientifiques, à la pratiquer. Un succès même partiel dans cette direction serait pour moi une immense récompense.
    C.A.


    Avec 56 planches, dont 15 en couleur Claude Allègre est professeur à l'Institut universitaire de France, à l'université de Paris VII-Denis Diderot. Il a reçu le prix Crafoord en 1986 et la médaille d'or du CNRS en 1994. Il est membre de l'Académie des sciences, de la National Academy des Etats-Unis et de la Royal Society de Grande-Bretagne.

  • " Le débat sur les plantes transgéniques est ouvert. Chacun s'interroge: que mangerons-nous demainoe Les arguments des uns et des autres s'affrontent et se confrontent. Comment y voir clairoe Qui croire et que croireoe Et d'abord, de quoi s'agit-iloe Cet ouvrage entend faire le point sur ce sujet très polémique, développer des arguments, puis proposer certaines voies. A la manière d'un audit, il a pour vocation de présenter le plus objectivement possible les pièces d'un dossier en vérité bien inquiétant. Mais chacun jugera en conscience. Notre but alors sera atteint: faire avancer la réflexion, dans le cadre d'un vrai débat démocratique, sur l'un des grands problèmes qui se présentent à nous à l'aube de l'an 2000.

    Un problème qui nous atteint dans notre chair, au plus intime de notre quotidien, puisqu'il concerne notre alimentation, notre santé et celle des êtres qui nous sont proches. Mais aussi un vrai problème de société qui conditionne d'ores et déjà les modes de vie de demain, donc l'avenir de nos enfants et des enfants de nos enfants. " J.-M.P.

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