Edk

  • Ce numéro tente d'introduire l'écart qui va de la jouissance et de l'envie, au désir qui ménage la prise en compte d'un impossible.

    Ce numéro dans l'air du temps fait réfléchir :
    -sur les difficultés de l'enfant moderne à saisir sa place quand il est l'objet élu d'un parent, à l'exclusion ;
    De tout autre, les conditions qui génèrent que l'enfant soit un objet de marché, de maltraitance, voire de perversion ;
    -sur la nécessité que soit tempérée la jouissance de la mère, pour que l'enfant puisse y crocheter sa subjectivité ;
    -sur le dénuement des enfants sans recours symbolique dans le rapport au réel, dans une situation de psychose sociale.

  • Les psychothérapies cognitivo-comportementales (ou thérapies cognitivo-comportementales, TCC) regroupent un ensemble de traitements des troubles psychiques (phobies, addictions, psychoses, dépressions, troubles anxieux.) qui partagent une approche selon laquelle la thérapeutique doit être basée sur les connaissances issues de la psychologie scientifique et obéir à des protocoles relativement standardisés dont la validité est dite basée sur la preuve. Les TCC ont pour particularité de s'attaquer aux difficultés du patient dans « l'ici et maintenant » par des exercices pratiques centrés sur les symptômes observables au travers du comportement et par l'accompagnement par le thérapeute qui vise à intervenir sur les processus mentaux dits aussi processus cognitifs, conscients ou non, considérés comme à l'origine des émotions et de leurs désordres. La standardisation de la pratique des TCC a contribué à la reconnaissance de leur efficacité par leur caractère reproductible qui est une des exigences de la démarche scientifique.

  • Notre système vasculaire irrigue chaque parcelle de tissu dont il assure l'oxygénation, l'approvisionnement en nutriments et l'évacuation des produits des échanges métaboliques.
    Chez l'homme, plus de 80 maladies sont liées à un dysfonctionnement de ce système. Comprendre comment il se forme est donc un enjeu majeur de la recherche médicale.
    L'auteur nous invite à un voyage passionnant à travers l'histoire et les concepts les plus actuels concernant les recherches sur le vaisseau sanguin.
    L'ouvrage est facile à lire, bien illustré, et cherche à comprendre et à faire comprendre les enjeux de la recherche sur l'arbre vasculaire en développement et en pathologie.

  • La revue lacanienne de Paris La Célibataire que Charles Melman a créée en 1998 permet dans une époque caractérisée par la perte des repères éthiques, politiques et idéologiques, d'interroger les enseignements de Freud et Lacan afin de savoir s'ils donnent les moyens de déchiffrer les mutations en cours et d'y répondre de manière satisfaisante. Sous la plume des plus prestigieux comme des anonymes La Célibataire décortique la clinique, la logique, la politique.

  • Pour les psychanalystes, le processus d'affiliation, loin d'être une inscription généalogique linéaire est le fruit d'un travail psychique. La rencontre entre les désirs nourris par les investissements infantiles et ceux exigés par les idéaux parentaux représente une conflictualité à résoudre. Interroger cette conflictualité à partir de la transmission du Surmoi, culturel et individuel, revenir sur les processus d'identification et leurs possibles remaniements, sont autant de perspectives ouvertes par la question de l'Ancêtre.

  • Sofocle Aristotelides enquête par des voies étranges. Son esprit vagabonde, de sorte qu'il laisse placidement la vérité se dégager d'elle-même, sans en gêner l'éclosion par du raisonnement.
    Mais Rose, sa mère, s'inquiète:
    - Allo mon chéri, je voudrais des nouvelles, j'ai toujours peur que tu soies sur une affaire dangereuse.
    - Mais non maman, rien de dangereux, juste de l'ordinaire, quelqu'un qui s'est suicidé à Neuilly...
    - Ah, c'est la banlieue ?
    - Mais non ! Neuilly c'est près de Paris, mais c'est peuplé de gens riches...
    - De la racaille ?
    - Non, enfin, peut-être, mais bien habillée... Ne t'inquiète pas maman, c'est juste une histoire de meurtre et d'inceste, la routine...
    - Ah bon, mon chéri, ça me rassure...

  • Cet ouvrage reproduit les vingt-neuf chroniques parues de fin 1991 à 2002, accompagnées de commentaires qui les résultent dans leur contexte et examinent si, avec le recul, elles se révèlent ou non pertinentes. C'est donc un document qui fournit un éclairage sur ces dix années au cours desquelles la séquence de l'ADN humain, pur fantasme à usage politique au début, est devenue une réalité scientifique- sans pour antant, bien sûr, répondre à toutes les questions que pose la biologie.

  • « Les Parisiens sont pris de convulsions sur une tombe au cimetière Saint-Médard... Moreau de Tours fait essayer le haschich à ses amis écrivains... Charcot scrute les miracles de Lourdes... Les Surréalistes recommandent aux fous d´assassiner leur psychiatre... Les théories de Freud débarquent en France en pleine Affaire Dreyfus... » Ces « Petits moments de l´histoire de la psychiatrie en France » sont jalonnés de personnages remarquables par leur compassion et leur dévouement. Pinel, Cabanis et Lasègue ont légué une oeuvre écrite pleine d´humanisme. Itard nous émeut de ses observations auprès de Victor, l'enfant sauvage de l'Aveyron. Franz Fanon n'a manifestement pas obtenu la reconnaissance qu'il aurait méritée. On y découvre aussi des figures insolites, comme la princesse Marie Bonaparte ou Henri Baruk, qui ont occupé en leur temps une place incontournable.



    La naissance des médicaments relève parfois de l'épopée, comme le succès inattendu des neuroleptiques et l'échec du LSD. Un Prix Nobel vient couronner la vogue des lobotomies, alors qu'ailleurs, idées politiques ou idéologiques vont souvent à l'encontre de l'intérêt du malade.



    D'essais inspirés en entreprises hasardeuses, la psychiatrie s'est constituée par l'amalgame successif d'épisodes épiques, parfois tragiques, souvent passionnés, qui ont été le fait de quelques hommes, des idées qui les animaient et du contexte historique qu'ils traversaient.



    Un livre passionnant pour vivre de merveilleux moments d'histoire de la psychiatrie.

  • Dans ce contexte, le fonctionnement psychosomatique est déterminé par rapport à l'activité onirique, qui est l'imaginaire si important à l'adolescence. Il peut être présent, absent, ou alternant entre ces deux états. L'activité onirique englobe ici non seulement le rêve nocturne mais également tous ses équivalents diurnes (la rêverie, le jeu, l'hallucination, le délire, la relation, l'affect, etc.) qui constituent autant de variations où se reconnaît la même fonction de l'imaginaire. Pour ce qui est de la situation relationnelle à l'adolescence, il faut surtout considérer que de conflictuelle, susceptible dès lors de trouver une issue possible, elle peut également évoluer vers autre chose, qui comporte plusieurs formes (dont la contraction, le cercle vicieux et l'alternative absolue), interdisant l'ouverture du conflit, dans lequel l'autre aussi est impliqué, en quelque sens que ce soit. Aussi la pathologie organique doit être vue sous l'angle du relationnel, comme si la même difficulté se projetait simultanément au niveau biologique et relationnel.

  • Le visage comme bord entre l'intérieur et l'extérieur. À la fois, lieu de la rencontre et de l'échange, du contact avec l'extérieur mais lieu aussi de la métamorphose plastique. Le visage comme porteur des traces, de la séparation et de l'éloignement, des présences-absences, disparitions et deuils, traumatismes et conquêtes, stigmates de l'Histoire et de l'expérience, survivances et réminiscences, sédimentations, transformations et création. Quelles modifications sont engendrées par l'exil et le déplacement sur le visage ? Comment changeons-nous lors de nos migrations, changement de cultures, de langues, etc. ? Mais seront explorés aussi à partir des champs épistémiques comme la psychanalyse, la philosophie, la littérature, la linguistique, l'histoire, la géopolitique, l'anthropologie, l'art et les sciences des religions, la polysémie qui se dégage de la problématique du visage : le visage dans la Bible, le visage dans l'art, le visage dans la rencontre thérapeutique.

  • La violence s'étend, comme une mauvaise herbe, elle s'enracine dans une société européenne qui, hier encore, l'ignorait. Pouvoir politique et débat public, autrefois attentifs à l'industrialisation et à l'éducation, se préoccupent aujourd'hui d'organiser une répression systématique. Elle se compose, se décompose, se transforme selon les situations et les espaces de moins en moins publics qui se morcellent, s'individualisent, se privatisent, se territorialisent. Au pouvoir de la violence, s'apparie la peur sans cesse attisée par internet et les médias. Et la peur étreint, soumet et ajoute, à la violence, la démission. Cet ouvrage décrit dans une première partie le virage pris par la violence dans nos villes suite aux événements de 2005 ainsi que sur les visages de la violence à l'étranger (en Colombie, au Brésil, au Japon), où il apparaît que la violence n'est pas partout la même, que son expression porte les cicatrices de l'histoire du pays. Dans une seconde partie, la violence considérée comme une énergie est illustrée par un texte d'un urbaniste témoignant de la façon dont nos villes se préparent à l'assaut et comment elles travaillent à éviter les rassemblements, puis par un journaliste qui a durant les événements de 2005 organisé un atelier d'écriture avec les jeunes d'une cité de Champigny. La dernière partie est consacrée à la clinique de la violence.

  • Si l'université est un cadre qui présente en apparence de nombreux attraits socioaffectifs, notamment en terme de liberté, ce sentiment peut se heurter à la difficulté de maîtriser les contours propres à ce nouvel univers ; véritable « passage » au sens ethnologique, avec son « temps d'étrangeté », « d'apprentissage » des règles, voire des rites, l'étudiant devra en décrypter les contours, « s'affilier », et en faire transitoirement son « métier ». Dans ce contexte, l'intégration sociale reste déterminante, et le risque d'isolement et de rupture toujours possible.
    Mais que peut-on dire, spécifiquement, du phénomène de mal-être chez les étudiants ?
    Essentiellement, qu'il se situe dans un entre-deux : entre les manifestations symptomatiques de l'adolescence, faites d'investissements et de désinvestissements massifs, et la psychopathologie de l'adulte. Ni tout à fait l'un, ni tout à fait l'autre.

  • Il est rédigé de manière historique et narrative, et est illustré par les expériences personnelles de l'auteur, qui a été un acteur et aussi un témoin privilégié de ce développement. On y trouve par exemple des impressions de première main sur l'apparition et la mise en oeuvre des premières méthodes de séquençage, mais aussi sur les rencontres faites lors d'une enquête mondiale d'un an sur l'état du programme Génome, en 1991. Pour la période la plus récente (2003/2013), il développe l'apparition du séquençage à très haut débit, la perspective du « génome à 1000 dollars » mais aussi les promesses (et les illusions) de la médecine personnalisée sous ses différentes incarnations.
    L'approche historique et personnelle (ce livre est écrit à la première personne) facilite l'accès aux notions scientifiques et allège l'exposé en lui donnant la forme d'un récit. Le livre comporte un glossaire, un index et des références commentées.

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