D'un Noir Si Bleu

  • Ayez confiance en l´usine, car l´usine vous fait confiance.
    Courneuve découvre cette inscription au-dessus du porche monumental de l´usine au service de laquelle il entrera bientôt. Tout va bien. Un travail, un logement, un revenu, quelques amis, Courneuve n´en demande pas davantage... Enfin, il y a bien sûr les changements d´équipes incessants, les commissions du Syndicat, et le mystérieux Bureau des Directions régentant l´usine et la ville.
    Courneuve cherche à comprendre, il explore cette ville tournant comme une mécanique parfaitement huilée pour, espère-t-il, la comprendre.
    L´Usine est une interprétation actuelle des dystopies classiques, une relecture de 1984, mais à l´heure du monde 2.0 !

  • C'était sur la ligne du R.E.R B. J'habitais en banlieue et devais, pour me rendre au lycée, gagner une autre banlieue. Deux heures de trajet par jour : c'était une chance. Ce fut pendant ces trajets que je découvris Héraclite. Son nom avait été prononcé par le professeur de philosophie en début d'année. J'achetai Les Fragments.
    Les fragments, je trouvais cela « pratique ». Ils me permettaient une lecture papillonnante, que les divers accidents de parcours (grèves, mendicités bruyantes, baladeurs qui grésillent) ne ruinaient pas. C'était vraiment « pratique », ces phrases suspendues, aux allures d'évidences. Un philosophe contemporain désigne ces fragments comme étant « l'aurore » de la pensée occidentale ; c'est pompeux mais bien vrai me concernant car ce fut dans ce R.E.R B que j'entamai mes ruminations l'un de mes premiers machouillages fut « On n'entre jamais deux fois dans le même fleuve ».
    Ces fragments sont des cailloux fermés. Rien ne perce le mystère et c'est de là qu'est née l'idée du recueil. Je prends le fragment, l'étale sur la feuille, l'étire ou le mets en boule et j'attends. Des jours. Il m arrive de le recopier pour que se noircissent des pages. Puis, ça se déploie, une petite histoire, doucement, lentement. Le texte n'illustre pas, n'explique pas ; il veut explorer le mystère sans le révéler. C'est une sonde, une « carotte » dans l'épaisseur du fragment.

  • Il y a très longtemps, j'ai renié mes eaux profondes en regardant couler le fleuve.
    Môme du bidonville, j'ai connu la rue, la faim. Mes jours, mes nuits tendent vers un but : survivre. Pour moi, c'est une promotion de servir dans un bordel miteux, esclave de ces dames et d'une taulière décatie.
    Méfiance ! Son nouveau client est une toute-puissante ordure. Cette fois, notre Mamá a visé trop haut.
    Faute d'y laisser ma peau, je dois les défendre, elle, la Chica et la Maria. Peu m'importe que les petites soient les proies d'un trafic abominable : les états d'âme sont un luxe hors de ma portée.
    D'ailleurs, si je m'attendris, je plongerai dans le lac obscur des yeux de la Maria, qui reflètent mes propres abîmes.
    Mais face à Don Jaime, je ne fais pas le poids.
    Je n'ai pas non plus la force de refouler les eaux sombres de la mémoire. Inexorablement, elles m'entraînent vers le fleuve.

  • Je crois qu'on peut détomber amoureux. Comme on arrête la cigarette.
    Au début on souffre, au début il y a ces pincements, ces moments qui nous rappellent. Au début on se dit qu'on ne tiendra jamais.
    Et puis on prend l'habitude. Ce n'est pas si mal que ça, l'habitude.
    Je sais que si je m'entraîne assez, un tout petit peu chaque jour, pas à pas, j'apprendrai à t'oublier.

  • « J'ai peur. non du résultat, mais de le leur annoncer, peur qu'ils ne prennent la proie pour l'ombre et pensent qu'ils avaient tous raison et que ceci expliquera cela. Ce serait trop facile. et surtout tellement faux ! » La voix de Véronique accompagne Céline. Elle est là, dans ce petit cahier rouge, un journal aux derniers mots noyés dans une tache d'encre dont on ne connaît pas l'auteur. Et Céline, son amie d'enfance, tente de comprendre, cherche, rage et tourne les pages.
    Laure aussi, habitée par sa foi et hantée par le journal de sa soeur, y cherche la vérité. Elle partira en Italie, dans un couvent, après, peut-être...
    Dans le Jardin du Luxembourg, écho aux gisements enfouis du désir, toutes deux tournent autour de l'absence de Véronique et nous interrogent. L'amour, le vrai, serait-il une échappée à la putréfaction, une résurrection dans les yeux de l'autre ?

  • Apolline et son petit doigt noir de terre. Apolline pour qui les mots sont des tétards dans le bassin vert sombre du tableau. Apolline et son arbre aux oiseaux...
    Malika, dans sa robe de cérémonie, qui pousse devant elle, sur la mosaïque du hammam, des petits cailloux blancs...
    Jeanne aux yeux mauves... Jeanne qui ne sait pas dire : « C'est moi, l'enfant de Julia... » Et puis Béa qui s'en va ; la vieille dame et les cyprès qui ferment au nord l'enclos du cimetière ; le voiturier ; l'homme en costume trois pièces qui revient chaque jour au bout de la jetée ; elle, enfin, qui n'a pas de nom parce qu'on a oublié qu'elle fut un jour quelqu'un d'autre que la maman de Sixtine et des jumeaux...
    Huit figures de la fragilité et de l'absence dont la prose musicale de Corine Pourtau nous invite à écouter les voix singulières.

  • " la violoniste entame le bal.
    Epuisée, souriante, révélée, elle babille, dépouillée, toute indécence clamée et domptée, elle trouve encore la force. c'est bien. l'homme berlioz est débordé. hector berlioz n'est pas dépassé. par le génie de sa musique, il permet son propre rapetissement. qu'importe si lui n'était tombé fou amoureux que d'une femme qu'il n'avait pas même effleurée. alors que ce qu'il vient de diriger. le chef s'engorge d'une victoire assumée.
    Adossé à la musique, il a su se rendre maître de ce désir tronqué, il a réussi à en dévoiler l'intime foyer ; il a mené ce miracle. " je tiens à ces petites zones de l'écriture qu'on ne voit pas au premier coup d'oeil, à ces petits recoins pas nets, obscurs, parfois dérangeants, parce que je pense qu'on écrit aussi pour tenir compte de l'intime réel, pas celui qu'on pense décrire par des phrases mais celui dont une écriture est faite sans le savoir elle-même.
    Et je nie rends compte avec bonheur que, parfois, cela colle à ce que je veux exprimer dans ce texte, à cette liberté que je revendique à travers l'acte d'écriture.

  • Facultatif bar

    Franz Bartelt

    Dans le quartier des Becs, où grouillent les humains comme autant de vermine, Félicien Querque erre. Il a une idée fixe : aller en prison. Pour être reconnu, sortir de son anonymat et avoir une place dans la société, enfin. Au fil de cette étrange quête, il rencontrera Zurpath et Truniek, anges déchus, renvoyés sur terre pour cause de surpopulation des cieux. Il se liera également d'amitié - si une amitié semble réellement possible entre eux - avec Jéronimo, journaliste à scandale, traqué par les tueurs à gages du conseil général...

  • Là-bas, le soir, lorsque les voiles du soir s'élèvent en brumes et écumes sur les vagues chevelures des collines, l'on voit le long des coteaux lisses et nus, des filles nubiles descendre lentement vers les sources, les bras portant en équilibre au sommet de la tête, des calebasses au cou d'amphore. Elles descendaient, souples colonnes aux hanches félines, jusques aux sources qui coulent des mamelles des collines, les sources de vie qui font vivre tout le village, pour y puiser l'eau d'un soir, l'eau d'une journée, l'eau d'une vie...
    Les textes de ce recueil nous invitent à un voyage africain, un voyage loin des clichés et des images convenues. L'Afrique que nous découvrons dans ces pages est celle du village où se croisent les vivants et les morts, les légendes et la poussière, la vie et la nuit. C'est cette Afrique où l'auteur vit, respire et travaille.

  • Lui, le narrateur, on ne connaît pas son nom.
    P., c'est son frère aîné, Pierre. Il a réussi. Il dirige une entreprise prospère et envisage sérieusement de prendre la direction du club de foot local.
    J., c'est la femme de Pierre, Juliette. Elle a toujours bien tenu sa place de femme au foyer, d'épouse attentive, un peu soumise.
    P. et J. n'ont pas d'enfants, le seul échec de P. dans une vie plutôt bien menée.
    J., elle, n'en est pas mécontente, tout comme elle n'est pas mécontente de se rendre compte que cela fait plus de huit mois qu'ils n'ont pas fait l'amour.

    N., c'est sa soeur, la petite dernière, Nathalie. N. est une artiste : performeuse-plasticienne. Elle vit seule, et ça lui plaît. Elle aime la solitude, l'immobilité. Tout comme, adolescente, elle aimait l'immobilité en préparant sa seringue, l'immobilité après l'injection. N. a toujours été mal à l'aise d'être la préférée de son père, de n'être pas comprise - pas aimée ? - par sa mère. Elle non plus n'a pas d'enfants, mais c'est parce qu'elle est séropositive. Raison suffisante.

    Eux, ce sont les parents, qui oublient leur vie entre les murs de la cuisine recouverts d'un papier peint épais et mou au motif de crépi, couleur coquille d'oeuf. Qui voient leurs enfants grandir, vivre et ne les comprennent plus, devant le petit sapin en plastique posé sur la commode, enrubanné d'une guirlande lumineuse.

    Lui, il a décidé de mourir, ce soir, après la fête. Alors, il regarde ces gens, sa famille, et pour la première fois, il les comprend, il les perce à jour. Il en est capable parce qu'il va mourir, et que cela le rend merveilleusement détaché de tout. Au delà de ce que l'on n'ose pas penser, se dire ou s'avouer au sujet de nos proches, ce texte est une introspection lucide qui, s'appuyant sur l'histoire familiale, porte un regard sur la condition humaine d'aujourd'hui.

  • Jacques Layani nous invite dans ce recueil à suivre des variations sur le thème de l'amour et du monde moderne, qu'elles soient violentes et absurdes (Les Mains rouges, Le Parc du château), poétiques (Les Feuilles mortes), tarifées (Qu'ils s'aiment au plus haut), complices et drôles (Dans la galerie), ou seulement imaginaires (Le Temps d'être un autre).
    On retrouve dans ces nouvelles certains des personnages croisés dans les deux précédents recueils de Jacques Layani "On n'emporte pas les arbres" et "Spectacle total".

  • Sikah

    Hilaire Dovonon

    Entre la forêt du grand baobab et la montagne, le village des albinos vit dans le calme, le bonheur et l'opulence. La reine, femme de Lissahossou, attend un enfant. Cette naissance va bouleverser le village... De son style musical, Hilaire Dovonon nous offre un conte explorant avec beaucoup de simplicité la question des rapports entre les hommes. Qu'est-ce qui les fonde réellement ? Les différences visibles sontelles des différences ? Par une voie pleine de poésie, il nous propose, du Bénin, sa réponse.

  • Il me semble que ça fait une éternité que je vis seul avec maman. D'abord je n'aime pas ça : réfléchir au temps qui s'écoule. Ça me terrifie ! Quand il m'arrive de penser à ce que j'ai fait quelques heures auparavant, ou quelques jours plus tôt, j'ai presque toujours la chair de poule. C'est comme lorsqu'on plonge ses avant-bras dans un baquet d'eau glacée. Toutes ces aiguilles qui vous déchirent et cette affreuse sensation de voir vos membres se briser net sous la surface. Nos parents et nos proches que la maladie, le désamour, la mort ou les malheurs du temps placent hors d'atteinte... ce sont eux qui donnent chair aux neuf nouvelles de ce recueil. Suivez Micheline dans la quête de son enfant perdu. Partagez le destin tragique de Jolan et Mima, le frère et la soeur à jamais séparés. Cherchez la paix de l'oubli dans les ruelles ensoleillées de Mésarée. Bref, laissez-vous prendre par le charme entêtant de ces petits désordres familiers. Ils pourraient être les vôtres.

  • Dans ce premier roman, Ludovic Joce nous entraîne dans un tourbillon d'événements en accélération constante. Le lecteur suit le trajet chaotique de Loïc, jusqu'à sa résolution sauvage.

    Quand il sort, elle est là, elle l'attend. Florianne est une jeune femme désormais. Quelques sourires gênés, quelques mots, et Loïc prend place dans la voiture. Ils partent vers un lieu où ils retrouveront probablement un peu de paix et de sérénité. Les liens unissant Loïc et Florianne se nouent en ce lieu, c'est donc là qu'ils doivent être. Là que ces liens seront démêlés, ou resserrés.
    Pendant que Florianne conduit, Loïc s'enfonce dans ses souvenirs et les revit pleinement. L'explosion initiale qui l'a propulsé hors de sa vie. Cette descente irrémédiable durant laquelle, devenu seul ou mal accompagné, il plonge dans ses propres abîmes.
    Une étincelle, Florianne, lui permet de rallumer en lui la flamme qu'il croyait définitivement éteinte.

  • Le père de Sophie est un homme couché. Mais ce n'est pas grave : un jour, le miracle arrivera.
    Elle le sait. Elle y croit assez fort. Et alors son père redeviendra un homme debout. Il l'emmènera voir l'Afrique, il tuera des crocodiles. Son père sera enfin le lion dont il rêvait...

  • Transport épique

    Anne Poiré

    Treize mioches à la douzaine et c'est parti sur la route des vacances ! Le Livret Carte Postale est un objet original, à la fois littéraire et postal. Une nouvelle inédite d'un auteur vivant francophone, à lire, puis à cacheter et à envoyer, avec son message au dos, comme n'importe quelle autre carte postale. Chaque livret pesant moins de 20 grammes, il suffit de l'affranchir au plus petit tarif en vigueur.

  • L'oeuf

    Sylvie Beauget

    Dans ce troisième roman, L'Oeuf, Sylvie Beauget continue son exploration des marges.
    Ici il s'agit de la condition de fille-mère dans la France du XXe siècle (des années 30 aux années 70). Elle a choisi de nous narrer l'histoire de cette famille, de cette lignée plutôt, constituée de Fanette, issue de l'Assistance Publique, Aline sa fille et de l'enfant à naître de celle-ci. C'est cet enfant qui raconte l'histoire de sa lignée, son envie de ne pas la poursuivre, puis celle plus forte de tenter l'aventure de la vie.
    L'écriture de Sylvie Beauget, habile, nous propose un voyage sur les différents plans temporels de cette histoire.
    Même si la réflexion sur l'Histoire récente n'est pas absente, le lecteur est le seul responsable de sa reconstitution. Et c'est avec plaisir qu'il replace les événements traversés par ces femmes dans leurs décors historiques.

  • Incidents, petits événements banals, cercles relationnels distincts que la mécanique du hasard rapproche, tissent un réseau invisible autour de Maya et d'Antoine, de leurs deux solitudes.
    Chacune des mailles de ce réseau pourrait à elle seule déclencher leur rencontre et les engager dans une histoire d'amour. Mais le hasard fait preuve parfois d'une irritante mauvaise volonté - délais, négligences, ratés spectaculaires - au point que le doute s'installe : Antoine et Maya vont-ils finir par se rencontrer ? Dans un espace-temps délimité - quelques semaines en automne, à Lyon, entre Rhône et Saône - frôlements, évitements, poursuites, " comme des poissons dans un aquarium ", justement...

  • « Demain », c'est à la fois le jour suivant et le jour qui se lève après la nuit, pour les personnages principaux, tous confrontés à une urgence de survie, différente pour chacun d'eux, mais toute aussi cruciale ; plus largement confrontés à l'avenir, au passage à l'âge d'homme et de femme où les entraînent brutalement les situations critiques dans lesquelles ils se trouvent. Un « demain » qui n'est en tout cas ni facile ni certain pour aucun d'eux.
    Fragiles de par leur nature, leur histoire, ou fragilisés par des circonstances précises, ces cinq personnages en plein coeur de l'adolescence ou au tout début de l'âge adulte se heurtent sans armes à une réalité cruelle - sociétale ou individuelle -, à laquelle rien ne les a préparés et qui va les détruire.

  • Dans les nouvelles qui composent ce recueil, Viviane Campomar dresse des portraits de femmes de notre temps. Qu'elles soient clocharde, mère au foyer, infirmière, seules ou en couple, riches ou pauvres, elles ont toutes en partage cette place particulière que la société et les convenances leur assignent. Il n'y a pas ici de démonstration, rien de didactique. Le lecteur est simplement invité à regarder comment les événements entraînent ces femmes vers un avenir potentiellement meilleur. Ce sont quelques jours de la vie de Roseline que Raoul terrorise, de «Petit Bonnet» à qui la misère a fait oublier jusqu'à son nom, d'Adriana l'ouvrière en butte à un chef despotique, de Myriam adolescente et fille mère cachée par sa famille bien pensante, de Madeleine déconsidérée par son mari, célèbre avocat d'affaires. et ronfleur ! Stanika la flûtiste, Jiang-Li la clandestine et Jamila l'immigrée nous montrent elles aussi leurs peurs, leurs espoirs et leurs parcours difficiles vers le bonheur de l'indépendance.

  • Quelle histoire que la vie ! Quand on est un homme, dans la force de l'âge, né en Afrique noire d'une famille blanche, que l'on découvre en même temps l'adolescence, un autre pays (dit d'origine), le rapport à la famille, aux pères. Quand on est une vieille femme revivant son premier amour pour le laisser en héritage à sa petite-fille toujours espiègle à l'âge adulte. Quand on est un jeune père inquiet par les surprises que l'avenir réserve à son bout d'homme.
    Ces huit nouvelles parcourent ces chemins de vie, difficiles, violents et magnifiques. La recherche de l'identité en est le thème central. Identité culturelle bien sûr que certains des personnages de ces textes doivent se construire en dehors de toute idée commune. Identité familiale aussi, délicate à appréhender dans le contexte du déracinement, questionnant le rapport existant entre les générations et à l'intérieur même des fratries. Dans tous les cas cette recherche se fait dans un respect profond de l'autre et de soi-même ; c'est par l'humanité de chacun que ce livre nous propose de cheminer.

  • " là, vous vous affolez.
    Vos yeux pivotent dans tous les sens. ils cherchent. fouillent. l'angoisse monte. trouver. vite. ils s'arrêtent sur la fenêtre. non. sur les piles de dossiers bien ordonnées. non. sur le tableau derrière le docteur. c'est une calligraphie japonaise. oui. non. vite. tout à coup, vous voyiez une fissure dans le mur. une fissure très fine, qui part du plafond et s'arrête à mi-hauteur : le tableau. la fissure. le tableau.
    Vous optez pour la fissure. c'est un bon choix. c'est une. fissure accueillante. vous vous détendez. " devant une réalité trop brutale, le cerveau élabore des stratégies de fuite dont la variété et l'ironie ne laissent pas de surprendre. henri, rosalie, l'homme à la valise et les autres tentent ici d'appréhender par l'humour, la fantaisie, la diversion ou le déni, un univers qui ne cesse de leur glisser entre les doigts.
    Ils souffrent parfois de l'absence de l'autre, mais plus encore de leurs propres fugues.

empty