Crbc

  • La mondialisation ne date pas du temps présent : c'est un processus multiséculaire qui a connu une première phase dès les XVIe-XVIIIe siècles, sous l'égide et au profit des Européens de l'Ouest - États et cités portuaires, avec leurs bourgeoisies marchandes comme acteurs majeurs.

  • Rappelons que les débats religieux et politiques restent vifs à ce sujet quand on évoque ce que certains perçoivent comme un changement de civilisation et la fi n d'un âge d'or, sans oublier les discussions, passées et présentes, sur la place que Landévennec devrait avoir dans la culture bretonne. Autant d'éléments que le Centre de recherche bretonne et celtique et la communauté bénédictine ont souhaité mieux faire connaître par un colloque qui a réuni, du 6 au 8 juin 2018, une trentaine de chercheurs dont les contributions sont rassemblées dans ce volume richement illustré, sous la direction d'Yves Coativy, professeur d'histoire médiévale à l'université de Bretagne Occidentale et membre du CRBC.

  • Ce sixième numéro de la revue Aremorica accueille des communications présentées lors des journées d'étude de Nantes (2012) et Brest (2013).
    Ce sixième numéro de la revue Aremorica accueille des communications présentées lors des journées d'étude de Nantes (2012) et Brest (2013).
    Si la partie occidentale de la péninsule est la mieux représentée - cinq des neuf textes sont consacrés aux Osismes - , les thèmes examinés dans la livraison sont très variés : la structure urbaine et l'aqueduc de Carhaix ; les pratiques alimentaires des habitants de Rezé ; une association de citoyens romains en territoire osisme ; un bâtiment rural dont la typologie pose des problèmes d'analyse fonctionnelle ; le culte de Jupiter chez les Pictons ; une nécropole tardive aménagée près d'un tumulus de l'âge du Bronze ; le mobilier métallique récemment découvert près d'une importante villa riédone.
    Le volume s'achève par une réflexion sur l'historiographie des cités de l'Ouest.

  • "Me zo gañnet é kreiz er mor" (Je suis né au milieu de la mer)... Il y a quelque chose de fascinant à constater que le poète breton Jean-Pierre Calloc'h (1888-1917), originaire de l'île de Groix, tué par u n éclat d'obus lors de la Grande Guerre, a survécu dans la mémoire populaire grâce à ces quelques mots de l'une des pièces de son recueil posthume "Ar en deulin" (À genoux).

    Grâce surtout, faudrait-il dire, à leur mise en chanson, depuis la composition originale de Jef Le Penven en 1942 jusqu'aux arrangements les plus modernes du début du XXIème siècle, en passant par l'interprétation culte de Gilles Servat en 1972.
    Cette réduction à quelques notes musicales consensuelles est sans doute la conséquence logique du conflit des interprétations auquel Calloc'h a donné lieu dès le lendemain de sa mort.
    Dans les débats politiques, religieux ou littéraires, il est devenu tantôt un emblème, tantôt un repoussoir, en toute hypothèse un signe de contradiction d'autant plus inévitable qu'il avait, de son vivant, cultivé les ambiguïtés.
    En confrontant les mythes ainsi forgés à ce que l'on peut savoir aujourd'hui de la réalité qu'ils recouvrent, ce livre ne se propose pas seulement de restaurer la complexité d'un itinéraire, il entend montrer aussi comment se fabrique un destin.

  • Paysan pauvre et analphabète jusqu'à jeune adulte, cet homme est toutefois animé d'une telle volonté de défense de la foi catholique, qu'il consacre des soirées à apprendre à écrire pour pouvoir rédiger en breton, à partir de 1905, des souvenirs qui lui servent à exprimer son combat.

    --- Le présent ouvrage offre une transcription, une traduction et une présentation de ce texte intitulé Envorennou ar barz Juluen Godest, établi à partir du long manuscrit de près de 350 pages conservé aux Archives Départementales du Finistère. Dans sa présentation, Nelly Blanchard invite le lecteur à y voir le témoignage rare d'une vision du monde disparue ailleurs depuis longtemps, une « butte témoin » extra-ordinaire dans la mesure où l'accès à la culture des classes subalternes se heurte très souvent à la rareté des sources et qu'elle offre ici un accès direct à cette expression unique. Elle adopte une perspective anthropo-littéraire pour appréhender le contenu propre de ce texte, son économie et le sens de l'opiniâtreté et de la sincérité qui le façonnent.

    Texte établi, traduit et présenté par Nelly Blanchard ;

  • Ce volume rassemble les actes de la deuxième journée d'étude sur l'ouest de la Gaule romaine, qui s'est tenues à Carhaix, le 08 septembre 2006, à l'initiative conjointe du CRBC (UBO) et du service régional de l'archéologie de Rennes.
    Les huit contributions publiées offrent des approches très diverses de l'actualité de la recherche archéologique régionale : études de mobilier, rapports intermédiaires de fouilles en cours, bilans de programme de recherches parvenus à leur terme, mise au point sur les dossiers documentaires.

  • Poursuivant son exploration de la littérature religieuse ancienne en langue bretonne, Yves le Berre présente ici le tout premier livre jamais imprimé dans cette langue : La Passion et la Résurrection, suivies de Tremenuan an ytron guerches Maria, Pemzec Leuenez Maria, Buhez mab den.
    Textes établis et traduits du breton d'après l'édition d'Eozen Quillivéré.

  • La Bataille de Kerguidu de Lan Inisan paraît aujourd'hui pour la première fois en édition bilingue.
    Cette nouvelle édition destinée aussi bien aux bretonnants, qu'aux non bretonnants se veut également un éclairage sur une société désormais disparue mais dont l'esprit et les valeurs, en ce qu'elles sont universelles, nous ont fortement marqués.

    La Bataille de Kerguidu, ce best-seller du quart du XIXe siècle a assuré à son auteur, Dom Lan Inisan une place de choix dans la littérature de langue bretonne.
    Livre profane mais pétri de bons sentiments, Emgann Kergidu est une défense et illustration de ce que doit rester la société bretonne face à la Révolution, à la Commune, à la République : fidèle à ses ancêtres, au Roi, à Dieu et à ses prêtres. Et pour persuader ses lecteurs d'adhérer à sa cause, l'ecclésiastique ne recule devant rien : invraisemblances, erreurs historiques quand ce n'est falsification délibérée de la réalité, exagérations apiques, chauvinisme... Mais le lecteur lui pardonne sa mauvaise foi car il sait si bien raconter ses histoires, son Histoire.

  • Peuple, région, nation

    Jean-Yves Guiomar

    • Crbc
    • 1 Juillet 2015

    De nombreux mouvements, en Europe et ailleurs, obligent aujourd'hui à réévaluer les rapports entre région et nation, entre "centre " et "non-centre". Ce problème se posait déjà en France sous l'Ancien Régime mais il est devenu plus aigu depuis la Révolution française et pourrait devenir l'une des questions clefs du XXIe siècle, jouant pour ou contre la démocratie.

    Encore faut-il savoir ce qu'est un peuple. La notion est centrale, complexe et parfois ambiguë. Elle implique la mise en évidence de liens affectifs et esthétiques entre un espace et sa population et la recherche de modes de relations entre eux, mais peut aller jusqu'à l'expression du désir de former une nation apte à se doter d'un État. Il y a là en définitive un ensemble de processus de nature politique.

    La Bretagne est à cet égard un précieux observatoire. Il faut départiculariser l'objet Bretagne sans le dissoudre, retracer le développement régionaliste et nationaliste de l'idée bretonne aux XIXe et XXe siècles, en Bretagne et au-delà, confronter cette idée avec l'essor du celtisme, notamment en France et en Grande-Bretagne, mettre en évidence ce qui distingue cet ensemble de la vision universaliste française de la nation.
    Tel est l'objet des études rassemblées ici.

  • Entre 1960 et 1980, période de profond changement religieux en Occident, des enquêtes et des observations directes ont permis à l'auteur d'analyser, presque à chaud, plusieurs aspects de la crise catholique française, tant du côté de la contestation postconciliaire que de celui de la réaction traditionaliste.
    Polémiques sur la réforme de la liturgie et sur la légitimité du pluralisme politique, débats sur le "catholiscisme populaire", discours théologiques sur la société : tels sont les objets dont on trouvera ici une interprétation.

  • Cet ouvrage est le fruit du colloque international Bretagne-Monde Anglophone : Bretagne - Irlande, qui s'est tenu à l'Université de Bretagne Sud les 13 et 14 juin 2014.
    Cette manifestation s'inscrivait dans la continuité des premières rencontres BMA organisées par le CRBC à Brest et Quimper en 2012. Elle avait pour objectifs de s'intéresser aux liens culturels historiques et contemporains qui contribuent à la richesse des échanges et du dialogue entre la Bretagne et l'Irlande, et d'engager des analyses comparées des situations économiques, sociales et linguistiques de territoires qui, au-delà de capillarités mutuellement enrichissantes, posent des problématiques comparables. Les actes sont divisés en deux chapitres : "des origines à la post-modernité" et "capillarité artistiques et culturelles".

  • Ce sixième numéro de la revue Aremorica accueille des communications présentées lors des journées d'étude de Nantes (2012) et Brest (2013).
    Ce sixième numéro de la revue Aremorica accueille des communications présentées lors des journées d'étude de Nantes (2012) et Brest (2013).
    Si la partie occidentale de la péninsule est la mieux représentée - cinq des neuf textes sont consacrés aux Osismes - , les thèmes examinés dans la livraison sont très variés : la structure urbaine et l'aqueduc de Carhaix ; les pratiques alimentaires des habitants de Rezé ; une association de citoyens romains en territoire osisme ; un bâtiment rural dont la typologie pose des problèmes d'analyse fonctionnelle ; le culte de Jupiter chez les Pictons ; une nécropole tardive aménagée près d'un tumulus de l'âge du Bronze ; le mobilier métallique récemment découvert près d'une importante villa riédone.
    Le volume s'achève par une réflexion sur l'historiographie des cités de l'Ouest.

  • En 1923 René-Yves Creston est l'un des fondateurs du mouvement artistique des Seiz Breur qu'il animera avec Jeanne Malivel dont il a fait la connaissance à Paris. Sur un chalutier de Fécamp, il participe à différentes campagnes de pêche qui le conduisent dans le Grand Nord. En 1933, le voilà au Groenland sur le "Pourquoi-Pas ?" dans l'expédition du commandant Charcot dont il est le peintre officiel.
    Chargé de mission au musée de l'Homme, il effectue un voyage d'étude aux îles Féroé et en Islande en 1939, année où il obtient un diplôme d'études supérieures d'anthropologie et d'ethnologie.
    Pendant la Seconde Guerre mondiale, certains mettent en avant ses actes de résistances au sein du réseau du musée de l'Homme, d'autres reprochent ses liens avec des militants nationalistes, des articles dans "l'Heure Bretonne", ou sa participation à "l'Institut Celtique de Bretagne".
    Au lendemain du conflit, Creston intègre le CNRS en 1949, reprend ses recherches sur le costume breton et poursuit ses travaux sur l'ethnologie maritime qui le conduisent à Naples et en Sicile.
    Dans les années 1950 il participe à la rénovation des musées de Quimper et de Rennes avant d'occuper le poste de conservateur de celui de Saint-Brieuc jusqu'à son décès en 1964 à Étables-sur-Mer.
    Toute sa vie, Creston demeurera un artiste (peintre, illustrateur, céramiste...), mais aussi un militant qui le voit présider l'association "Ar Falz" à partir de 1961.
    Si l'on ajoute son intérêt pour l'archéologie sous-marine, on prend la mesure de l'activité débordante et éclectique de celui qui, en France, est par ailleurs un acteur marquant du passage du folklore à l'ethnologie du proche.

  • La vie bretonne de Sainte-Barbe

    Yves Le Berre

    • Crbc
    • 28 Décembre 2017

    Il ne s'agit pas ici de "revisiter" -terme à la mode- l'oeuvre, mais de la réviser dans sa transcription, sa traduction, sa présentation.
    Yves Le Berre reprend les trois éditions originales et les compare à la traduction établie en 1888 par Émile Ernault.
    Ce qui lui permet d'entrer en compréhension avec l'oeuvre, son auteur, son public, les acteurs qui la jouaient.
    Cette oeuvre a en effet été vivante, jouée à de nombreuses reprises : on y trouve une dramaturgie, des personnages dont certains possèdent une véritable épaisseur psychologique, du tragique mais aussi du comique, bref tous les ingrédients qui appartiennent déjà au théâtre moderne.
    Le mérite d'Yves Le Berre, mettant en regard texte breton et texte français, est de donner à sentir l'humanité profonde du texte.

  • Connait-on vraiment Michel Le Nobletz ? Ce prêtre du Léon, missionnaire de la Basse-Bretagne au XVIIe siècle, invente une méthode d'enseignement nouvelle, basée sur les tableaux de mission, et s'associe pour cela aux cartographes du Conquet.
    Mais, au delà de ce support inédit, qui est l'homme, quel est son enseignement, quels sont ses rapports à la langue bretonne, quel rôle ont les femmes dans son évangélisation des paroisses littorales, quels liens entretient-il avec la spiritualité de cette période de Réforme catholique, et enfin quelle fut son influence en Bretagne et à l'extérieur ?

    Le colloque de Douarnenez a tenté d'éclaircir la part de mystère d'un personnage qui demeure proprement fascinant.

  • D'une certaine manière, le centenaire de la présence américaine à Brest a été aux années 1917-1979 ce que la "Dazzle" fut aux navires de la marine américaine en guerre : un camouflage.
    En 2017, Brest à l'heure américaine fut déclinée en quelques évidences : trop heureux de solder leur dette envers Lafayette, les "sammies", musique en tête, avaient déferlé à Brest dont ils avaient fait une mégapole moderne et festive, moyennant quelques menus accrochages, ça et là.
    Mais, et c'est le paradoxe des commémorations, ce centenaire a également suscité un réel intérêt pour une période dont peu de gens avaient parlé jusqu'alors.
    À la faveur de cet engouement, de nouveaux chantiers de recherche se sont ouverts, dans un même souci de comprendre, enfin, ce qui s'était passé.
    Au-delà des fausses images et des apparences, ce livre revient sur quelques aspects de l'impact culturel qu'eut sur les Brestois la présence de troupes américaines pendant un peu plus de deux ans.
    Il s'attache à décrire les modalités de l'intervention américaine et des débarquements de quelques "doughboys", les mutations de brest devenue front domestique, les sorties de guerre d'Américains et de Bretons, avant de proposer une réflexion sur les enjeux mémoriels.

  • La Bretagne linguistique n°22

    Collectif

    • Crbc
    • 20 Novembre 2018

    Ce vingt-deuxième numéro regroupe les contributions de trois journées de séminaire en 2016 et 2017. Les contributeurs sont les suivants :

    Jaqueline Balint-Zanchetta.
    Nelly Blanchard.
    Ronan Calvez.
    Jean-Pierre Dupouy.
    Francis Favereau.
    Patrick Johansson Keraudren.
    Yves Le Berre.
    Serge Le Bozec.
    Erwan Le Pipec.
    Joseph Rio.

    La revue La Bretagne Linguistique diffuse les recherches du "Groupe de recherche sur l'économie linguistique de la Bretagne" (GRELB) et est le reflet de cet espace d'échange autour des pratiques et des représentations linguistiques en Bretagne.

    Il porte principalement sur la langue bretonne, mais s'intéresse aussi, d'une part, aux autres langues pratiquées en Bretagne, et d'autre part, aux autres langues celtiques modernes ou anciennes, aux langues régionales de France, d'Europe ou du monde permettant d'éclairer la situation linguistique bretonne.

    Depuis 1985, la revue propose des articles de linguistique, sociolinguistique, dialectologie, toponymie, littérature, etc., sélectionnés par un conseil scientifique international et un comité de lecture.

  • Au cours des décennies qui se sont écoulées depuis la Libération, les formes et les conditions d'exercice de la parole sociale ont évolué tellement rapidement et tellement profondément que le terme "métamorphoses" s'est imposé à nous pour désigner ce que nous avons observé au cours de notre existence et tenté de décrire au long des trente dernières années.

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