Cherche Midi

  • Fils de Lucien Guitry, Sacha Guitry sut se faire un prénom. Comédien, auteur de théâtre, romancier, cinéaste, il se place dans la lignée de nos meilleurs moralistes, de La Rochefoucauld à Chamfort. Son humour est acide et tendre, perspicace et destructeur. Sa cible favorite fut la femme. Écoutons-le médire avec brio : « Elle s'est donnée à moi, et c'est elle qui m'a eu ! », « Quand on ment à une femme, on a l'impression qu'on se rembourse ! ».

    Il frôle parfois le cynisme (« On a les femmes dans les bras, puis un jour sur les bras, et bientôt sur le dos »), mais il se rachète par une passion absolue de la femme.
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    Les sarcasmes de « Sacha » pesaient lourd (« Le peu que je sais, c'est à mon ignorance que je le dois ») mais ses boutades étaient légères (« Quand une femme qui me plaît me fait demander au téléphone, je me donne vite un coup de peigne avant d'y aller »), subtil mélange qu'accompagne toujours un sourire en coin un peu désabusé, mais non sans tendresse.

  • Pierre Dac et Cabu sont nés à Châlons-en-Champagne, à plusieurs dizaines d'années d'écart mais à seulement quelques centaines de mètres de distance.

    Le roi des loufoques est resté jusqu'à l'âge de 3 ans dans une ville qui s'appelait alors Châlons-sur-Marne et que, origines juives obligent, il voulait faire rebaptiser Chalom-sur-Marne. Le père du Grand Duduche et du Beauf y a grandi et commencé sa vie professionnelle dans le journal local. Pendant ses jeunes années, il a nourri son humour naissant en dévorant des numéros de L'Os à moelle conservés dans le grenier familial.

    Ils ne se sont rencontrés qu'une seule fois, en 1969, à Paris. Aujourd'hui, les voici à nouveau réunis à travers Les Pensées du maître 63, devenues des classiques, illustrées par des dessins de Cabu en noir et blanc mais résolument hauts en couleur. Pour le meilleur, mais surtout pour le rire.

  • Vracs

    Tomi Ungerer

    On connaissait le dessinateur, l'artiste, le collectionneur, l'auteur de livres pour enfants, on a découvert l'écrivain. «J'ai de la fuite dans les idées», confie-t-il volontiers. Afin de remédier à cet état de fait, il a toujours sur lui des petits carnets noirs sur lesquels il note, au jour le jour, ses pensées et autres saillies. Les trouvailles réunies ici sur l'art, les femmes, la société, l'Histoire, la littérature ou l'Alsace sont dignes d'un Jules Renard ou d'un Alphonse Allais. Par leur originalité, leur légèreté et leur humour, elles situent immédiatement Tomi Ungerer au niveau des maîtres du genre.

    «Chaque médaille a son revers, surtout si elle est militaire.» «Nous avons connu le siècle des Lumières, nous vivons le siècle de l'éclairage.» «Qui inventera le fusil pour tirer des traits sur le passé ?»

  • Nom : Gainsbourg.
    Prénom : Serge. Qualifications : petit voleur, grand faussaire, flambeur, vitriolé, dépressif, pessimiste forcené, fier, tracard, indélébile, maladroit, addict et violent. Objet le plus précieux : la femme objet. Occupation favorite : écouter pousser ma barbe. Principal trait de votre caractère : le trait d'union. Auteur favori : mon nègre. La chanson française : plutôt consterné que concerné ! Dernière consigne : Ne m'enterrez pas en grandes pompes mais à toutes pompes ! Les pensées de Gainsbourg ? Ça fait VLAM ! Ça fait SPLATCH ! Et ça fait CHTUCK ! Ou bien BOMP ! Ou HUMPF ! Parfois même PFFF ! SHEBAM ! POW ! BLOP ! WIZZ ! " La connerie, c'est la décontraction de l'intelligence.
    " Je n'ai pas l'esprit d'escalier, j'ai l'esprit d'ascenseur en panne. " " Je prétends préférer me faire écraser par une Rolls-Royce que par un seize tonnes. " " Je mets toujours les dieux au pluriel, de peur qu'il y en ait un qui le prenne mal. ".

  • « La connerie, c'est comme le judo, il faut utiliser la force de l'adversaire. » Toute sa vie, Jean Yanne a été captivé par la connerie. Plus fascinante encore que l'intelligence, parce que sans limites, elle a été sa grande passion. Doué d'un véritable génie pour la débusquer dans ses manifestations les plus variées, les plus discrètes comme les plus éclatantes, il remarquait : « J'ai la faculté d'assimiler la connerie ambiante comme les abeilles butinent les fleurs et prennent le pollen pour en faire leur miel. » Cette intégrale des textes, répliques et pensées de Jean Yanne, agrémentée de nombreux inédits, représente quelques-uns des grands moments de la lutte incessante et nécessaire contre la connerie menée par l'un de ses opposants les plus fidèles et les plus spirituels. Un ouvrage « ruisselant de cette intelligence du rire » qui caractérisait Jean Yanne, comme le note fort justement Olivier de Kersauson dans sa préface.
    Tout le monde veut sauver la planète, mais personne veut descendre les poubelles.
    L'idéal, ce serait de déduire ses impôts de ses impôts.
    Vivre en couple : je ne vois pas pourquoi je sacrifierais l'admiration de milliers de femmes au sens critique d'une seule.
    J'en connais qui seraient capables de tuer pour avoir le prix Nobel de la paix.
    Je suis très content d'être là. De toute façon, à mon âge, on est toujours très content d'être là.
    L'amour, c'est un sport. Surtout s'il y en a un des deux qui veut pas.

  • On ne présente plus Jean-Pierre Mocky.
    Monstre sacré du cinéma français, il a signé plus de cinquante films, qui témoignent d'une vision critique de la société française. À la fois provocateur et iconoclaste, Jean-Pierre Mocky a toujours lutté contre toutes les injustices, dénonçant au passage avec une constance rare et un humour forcené l'ordre établi, les magouilles et toutes les dérives des puissants de ce monde. Dans ce recueil de pensées et d'anecdotes, Mocky, avec une liberté de ton rare, tire à vue.
    Il évoque son métier, ses grandes rencontres, nous fait partager sa vision acide et décapante de la vie moderne et de ses travers, s'attardant au passage sur des sujets aussi essentiels que la vie sexuelle de Gary Cooper, des prêtres et des comédiennes. Un livre en forme d'autoportrait, celui d'un homme libre, irrésistible, unique

  • Jules Renard est, avec Sacha Guitry, l'un des maîtres incontestés et incontestables de l'humour, de l'ironie et de l'esprit français. Son sens de la réplique qui fait mouche, qu'elle soit meurtrière, poétique ou les deux à la fois, est aujourd'hui légendaire. S'il a vécu un peu moins de cinquante ans, ses pensées, elles, sont immortelles. Et retrouver ses mots d'esprit, dont nous vous proposons ici un nouveau florilège, est un plaisir toujours renouvelé.



    La peur de l'ennui est la seule excuse du travail.



    Pourquoi m'appelle-t-on mauvais coucheur ? Je couche avec si peu de gens !



    Je sais nager juste assez pour me retenir de sauver les autres.



    Ronfler, c'est dormir tout haut.



    La mort des autres nous aide à vivre.

  • Oscar Wilde, l'un des maîtres incontestés du trait cinglant, de la formule assassine et de la maxime meurtrière, aristocrate de l'esprit, dandy provocateur, frappait là où il le fallait, sur la « bonne » société, son hypocrisie et ses masques. Maniant le paradoxe en virtuose, il a passé sa vie à lutter de façon toujours subtile et brillante contre les idées reçues, les convenances ridicules et la bêtise universelle.


    Recommander aux pauvres d'être économes est à la fois grotesque et insultant. Cela revient à conseiller à un homme qui meurt de faim de manger moins.


    L'opinion publique est celle de ceux qui n'ont pas d'idées.


    Il n'y a qu'une chose au monde pire que de faire parler de soi, c'est de ne pas faire parler de soi.


    Les siècles passent et la société demeure. Les Pensées de cet homme de lettres captivant sont restées plus actuelles que jamais. Il savait comme personne toucher l'être humain dans l'immuabilité même de ses failles et ses réponses en miroir sont à la hauteur de l'intemporel. Un véritable feu d'artifice spirituel.

  • Figures légendaires de l'humour, les Marx Brothers sont passés à la postérité pour leur sens inégalé de la dérision et de la provocation.
    Pour eux, l'humour ne faisait jamais relâche. Que ce soit à la ville ou à la scène, les répliques fusaient sans discontinuer. Ils traquaient avec délectation et acharnement la bonne conscience et le puritanisme de leurs contemporains. Les pensées réunies ici sont tirées de dialogues de films, d'extraits de correspondance, d'articles, d'émissions radiophoniques ou de télévision. La folie des frères Marx y éclate à chaque page.
    Avec leur génie et leur démesure, ils nous administrent mieux que personne la preuve définitive que l'impertinence peut être élevée au rang d'art véritable.

  • Les Monty Python* ont marqué de leur empreinte indélébile l'humour anglais. Cette compilation propose un choix de textes et de répliques effectué à travers leurs scénarios, leurs sketches, leurs livres, leurs disques et leurs interventions dans la presse.

    De cours de disputes en perroquets morts, en passant par la traversée de l'Atlantique en tricycle, on retrouve, intacts, toute la folie et tout le non-sens du célèbre sextuor britannique.


    Présenté par Albert Algoud.

  • "Dali est un génie", proclamait Dali.



    A qui en douterait encore, Les Pensées du Maître rassemblées dans cet ouvrage, dont nombre d'inédits, opposent un formidable démenti. Que ce soit sur la peinture, sa vie, la religion, l'amour, les provocations daliniennes fusent, surprenantes et irrésistibles. L'humour de "la plus grande imagination de ce siècle" est semblable au personnage : fantasque, foudroyant et dérangeant. 'L'unique différence entre un fou et moi, c'est que je ne suis pas fou', prétendait le peintre. Chacun jugera. Mais ce génie de l'autocélébration avait le courage de ses opinions : 'Un fait est certain : tout, absolument tout ce que je dirai ici est entièrement de ma faute et uniquement de ma faute.' "Je hais la liberté : elle oblige à choisir." "La différence entre les surréalistes et moi, c'est que moi je suis surréaliste." "Si les classiques sont froids, c'est parce que leur flamme est éternelle." "Ne craignez pas la perfection. Vous n'y parviendrez jamais."

  • Tout le monde connaît son nom, cite parfois ses bons mots, mais qui a lu son oeuvre immense ? « Allais Alphonse (pas XIII), né à Honfleur, de parents français mais honnêtes. Élève de l'École anormale inférieure, 3, place de la Sorbonne. » Ainsi se présente lui-même Alphonse Allais, ce cas unique dans l'histoire de la littérature française.

    Humour noir, humour rose, vers, prose, maximes, fables express, distiques olorimes, breuvages, calembours, inventions mirobolantes, il a tout fait ! Et la quintessence de la pensée allaisienne est réunie dans ce seul volume, somme de deux années de recherches dans les trésors cachés de la Bibliothèque nationale, régulièrement réédité, et pour cause : il est devenu un grand classique de l'humour.
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    Les familles, l'été venu, se dirigent vers la mer en y emmenant leurs enfants. Dans l'espoir, souvent déçu, de noyer les plus laids.

    * Un gentleman est un monsieur qui se sert d'une pince à sucre, même quand il est seul.

    * Dieu a sagement agi en plaçant la naissance avant la mort ; sans cela, que saurait-on de la vie ?

  • « Aucun livre de qui que ce soit ne m'a jamais aidé à supporter quoi que ce soit. Sauf peut-être les longs voyages en chemin de fer », affirmait Jean Yanne. Ce livre, panorama de quelques décennies d'humour yannesque, aide à supporter des choses bien plus pénibles que les voyages en train. Le meilleur moyen de se garder de la bêtise étant d'en rire, nous avons avec Jean Yanne un orfèvre en la matière. À travers des pensées essaimées, au fil des ans, des textes d'humeur souvent mauvaise, des méchancetés jamais gratuites, Jean Yanne nous offre un bréviaire du dérisoire, une leçon d'humour. Sous son regard affûté, le ridicule se met enfin à tuer, le grotesque saute aux yeux, la bêtise perd ses masques. L'humoriste veille et il est féroce. Ses contemporains n'ont qu'à bien se tenir. Et, comme il le notait lui-même : « Les humoristes sont plus utiles que les philosophes. À moins que ce ne soient eux les vrais philosophes. » Ce livre refermé, on n'en doutera plus.

  • " Je suis un humoriste-orchestre ", note Jean Yanne dans ce recueil avant de nous le prouver avec brio.
    Quel que soit l'instrument qu'il emploie - la pensée, la réplique, le texte, le pamphlet ou encore la parodie - Jean Yanne nous offre à chaque fois des mélodies exceptionnelles. Et les partitions auxquelles il s'attaque ici, que ce soit la société, la politique ou la religion, sont interprétées sur un ton qui n'appartient qu'à lui. " J'ai la faculté d'assimiler la connerie ambiante comme les abeilles butinent les fleurs et prennent le pollen pour en faire leur miel.
    " C'est ce miel que nous vous proposons de goûter dans ce florilège de ses meilleurs moments, avec un avertissement toutefois pour les âmes sensibles, avertissement que Jean Yanne repousserait d'une main nonchalante puisque selon lui " l'humour n'est jamais mal placé. Où qu'il se place, ça reste de l'humour ". Ce qu'il nous prouve d'une façon magistrale.

  • La vie aurait été bien triste s'il n'y avait pas eu le Pop Club de José Artur. Il a convoqué la terre entière devant son micro et chacun, à son écoute, devenait plus éclairé et plus talentueux.

    Ce noctambule impénitent a noté, au fil des années, avec cet humour que l'intelligence rend féroce, des remarques, réflexions, considérations en tous genres : « Je me suis marié une fois à l'église, deux fois à la mairie, le reste, à la sauvette » ; « Elle était près de ses sous et moi, encore plus près des siens. » José Artur nous affirme que son chien Fouillis l'a beaucoup aidé. Mais parce que le chien, lui, est modeste, c'est le maître qui s'exprime ici, avec un égal « mordant ». Jamais méchant mais toujours impertinent, insolent et drôle, il a créé au micro un ton nouveau, élégant et disert, où l'humour ne le cède qu'à l'acuité critique. Qu'on en juge !


    « Quand je m'ennuie, je me fais un chèque. »

  • Libre de son verbe, de ses mots, de ses dessins. Ainsi était Wolinski. Contre la bêtise, il avait choisi l'arme la plus redoutable : l'humour. « Un humoriste, c'est quelqu'un qui, après avoir bien réfléchi, s'arrête de réfléchir. » Il considérait qu'il fallait essayer de cesser de comprendre pour passer à l'action, à la dérision, à la vie, lui qui fut assassiné avec d'autres insoumis dans les locaux de Charlie Hebdo. On retrouvera ici ses coups de fouet, ses traits imparables, son crayon aussi vif qu'acéré et sa férocité aussi bienveillante que lucide. « Ce qui me rend optimiste, c'est que les gens ont pris conscience de la gravité de la situation. »

  • Enfin, à la veille de ses trente ans de carrière, l'une des humoristes préférées des Français entre dans la prestigieuse collection « Les Pensées », aux côtés de Jules Renard, de Pierre Dac, de Francis Blanche ou de Coluche. Avec son esprit coloré de pensées rouge vif comme ses habits de scène, Anne Roumanoff nous offre dans ce volume le meilleur de ses spectacles, sketches, interventions à la radio et à la télévision.

  • Oscar Wilde (1854-1900) reste le maître incontesté du trait cinglant, de la formule assassine et de la maxime meurtrière.
    Aristocrate de l'esprit, dandy provocateur, il a toujours frappé là où il le fallait, sur la " bonne " société, son hypocrisie et ses masques. Maître du paradoxe, il a passé sa vie à lutter de façon toujours subtile et brillante contre les idées reçues, les convenances ridicules et la bêtise universelle. C'est à un véritable feu d'artifice de l'esprit que vous convie ainsi ce recueil de pensées, consacré à l'un des hommes les plus captivants de l'histoire de la littérature, qui avait coutume de dire : " Il n'y a qu'une chose au monde pire que de faire parler de soi, c'est de ne pas faire parler de soi.
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  • Bon nombre d'humoristes tiennent Francis Blanche pour leur tonton préféré. Un tonton flingueur s'il en est : iconoclaste, irrespectueux et mystificateur, maniant de main de maître l'absurde et la folie. Ses conseils témoignent d'une sagesse ancestrale : « Si vous ne vous sentez pas bien, faites-vous sentir par un autre », ou encore : « Pour rentrer chez vous, une seule adresse, la vôtre ». Mais le plus grand des talents de Francis Blanche est d'avoir su mettre le rire au coeur de sa vie quotidienne autant que dans ses sketches. Inventeur des fausses publicités, il est aussi à l'origine du canular téléphonique. Amusons-nous du délire de cet homme-orchestre, créateur de la greffe surprise, de la police des nurses et du dépanneur d'escalopes. De belles nuits blanches en perspective !



    Je me suis marié deux fois, deux catastrophes : ma première femme est partie, ma deuxième est restée.

    * Ne parlons pas d'argent : ça énerve ceux qui n'en ont pas.

    * Vous me demandez si je suis athée ? Je suis plus intéressé par le vin d'ici que par l'au-delà.
     

  • Jacques Martin, dont l'humour et l'esprit ont enchanté plusieurs générations de spectateurs, était un véritable homme-orchestre. Il avait tous les talents, à commencer par celui du rire. Quel que soit l'instrument qu'il employait, la - pensée, la réplique, le texte, le théâtre, la chanson, l'improvisation ou encore la parodie, Jacques Martin savait à chaque fois nous offrir des mélodies exceptionnelles. Voici un florilège de cet esprit en ébullition perpétuelle. Que ce soit sur la France, les femmes, ou encore... lui-même, on y retrouve un mélange unique de dérision et d'absurde, un sens de la caricature rarement égalé, par l'un des grands humoristes de notre temps. Il faut rester insolent. La fin de l'insolence, c'est le début de là vieillesse. Va jouer avec les mots, mon petit bonhomme, c'est moins dangereux qu'avec les allumettes. Après six ans de vie commune, ma femme m'a quitté ce matin. Sans faire le ménage. Meurtrier, excellent milieu, cherche suicidaires des deux sexes pour plaisir partagé. Moi, j'aime tout le monde. Je n'ai pas d'ennemi.
    Mais tous mes amis me détestent.

  • Toute sa vie, Gustave Flaubert a cultivé l'art de la formule, le goût du calembour et des sentences morales, des plus graves aux plus crues. Son pessimisme se traduit dans ces Pensées, comme dans le Dictionnaire des idées reçues, en un humour féroce n'épargnant personne, et surtout pas la société de son temps et ses bourgeois qu'il exécrait. Mais, derrière le misogyne impénitent et le moraliste iconoclaste, se dissimule un créateur unique dont la puissance d'évocation et la subtilité d'esprit n'ont guère d'équivalent dans notre histoire littéraire. Intemporel.

    Vous ferez comprendre plus facilement la géométrie à une huître qu'une idée aux trois quarts des gens de ma connaissance.

    Faites-moi des grimaces dans le dos tant que vous voudrez : mon cul vous contemple.

  • " Entre un être humain et moi, il n'y a pas une grande différence " affirme Daniel Prévost.
    C'est faux : Prévost, lui, possède un humour très nettement au-dessus du niveau de l'homme normal. De plus, il professe une philosophie d'une exceptionnelle profondeur : " Le temps passe et les oeufs durent. " Cela donne à réfléchir. Non content d'être philosophe, Prévost est aussi sociologue, et des plus dérangeants. " Mille cinq cents oies du Périgord ont entamé une grève de la faim à quelques jours de Noël.
    On ignore encore les causes d'une telle décision. " On est pris de vertige métaphysique ! Tel est Daniel Prévost, penseur-étoile, funambule du rire en cascade, une cascade qui grince, il faut le préciser. Or une cascade qui grince est, par essence, un phénomène très rare, tout comme l'humour de Daniel Prévost.

  • Nombreux sont ceux qui connaissent par coeur les tirades inoubliables des Valseuses, de Buffet froid ou encore de Tenue de soirée. Dialoguiste parmi les plus brillants du cinéma français contemporain, Bertrand Blier n'est pas un auteur « correct ». Iconoclaste et provocateur, il puise volontiers sa verve dans le trivial et trouve la beauté là où d'autres ne la perçoivent pas. Et, ses mots sont ceux d'un authentique écrivain. Prenant la suite des Prévert, Jeanson ou Audiard, il a donné au cinéma français de ces quarante dernières années ses dialogues les plus originaux et les plus drôles.

    Avec ce recueil de ses Pensées et répliques les plus percutantes, nous retrouvons, intact, son univers si particulier.


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    - À quoi ça ressemble un bon souvenir ?
    - C'est quelque chose, quand on y pense, ça donne envie de pleurer.
    - Et un mauvais, qu'est-ce que ça fait ?
    - Un mauvais ça fait rien. Tu te marres et puis c'est tout.

    * C'est la contemplation de la connerie qui donne la vocation du pouvoir.

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