Cherche Midi

  • Le mirage #metoo Nouv.

    La révolution #MeToo est-elle une bonne nouvelle pour le féminisme, et pour la société toute entière ? La propagation immédiatement virale du hashtag, en ses diverses déclinaisons, est-elle le signe que cette « libération de la parole » n'avait que trop tardé ? Ne faut-il pas se réjouir que les violences faites aux femmes, et l'arrogance odieusement sexiste de certains comportements inacceptables, se voient de cette façon publiquement dénoncées ? Ce « moi aussi » ne porte-t-il pas un espoir neuf ?
    Tous ou presque ont d'emblée passionnément voulu le croire, concédant tout au plus quelques regrettables excès. Portée par les #MeToo, #BalanceTonPorc, et autres piloris virtuels, la parole des victimes sexuelles auto-proclamées est alors apparue comme exclusive source de vérité. Et le mot d'ordre « On vous croit ! » a fermé tout questionnement sur le bien-fondé du mouvement #MeToo, comme sur la nature de ses promesses.
    En prenant appui sur l'analyse du cas français, durablement marqué par le « moment Adèle Haenel », ce livre ouvre le débat interdit. Il entreprend de décrire, et de discuter précisément les croyances théoriques qui cimentent le hashtag désormais sacré. Et il démontre combien les conséquences en sont en réalité funestes, pour les femmes et pour tous.

  • Ce livre est un récit d'un genre neuf, celui du style de vie d'un marin considérable doublé d'un poète. « Quand je regarde la mer, je me promène dans le temps du monde ». Vous l'ouvrirez à n'importe quelle page, il n'y a pas d'ordre dans les plaisirs, pas de classement dans les enchantements. C'est de ceux-là dont Olivier de Kersauson nous entretient.

    Voici donc le catalogue original d'un esthète singulier amoureux de la mer.
    « Il y a des artistes qui peignent des tableaux. Moi, je peins le sillage blanc sur le bleu des mers ».

  • En isolant les individus, en exacerbant les difficultés économiques, sociales et sociétales, la crise sanitaire a accentué la fragilité d'une démocratie depuis longtemps endommagée. Mouvement des gilets jaunes, défiance envers les représentants politiques et remise en cause de l'autorité de l'État sont autant de symptômes d'un même mal qui nous menace depuis longtemps : la crise des consentements.

    Lorsque les citoyens contestent l'essence de la démocratie, c'est l'idée même du vivre-ensemble qui est compromise. Comment surmonter le racisme, l'abstentionnisme, les discriminations de toutes sortes et l'érosion de la citoyenneté, qui fragilisent notre avenir commun ? Comment redonner sens à une République désenchantée ?

    Face à cet impératif de renouveau, Jad Zahab nous interpelle : il est encore temps de refonder notre pacte social, autour d'une citoyenneté active et d'une solidarité retrouvée. La convocation d'états généraux de la citoyenneté ou encore la transformation des règles du jeu démocratique figurent parmi les nombreuses propositions formulées : cet essai rassembleur et audacieusement optimiste propose, outre une analyse de la situation, des solutions pour reconstruire notre démocratie.

  • Espaces sauvages

    Jim Fergus

    Comment être en même temps un amoureux de ta nature sauvage, un citoyen soucieux de l'environnement et un chasseur dans la plus pure tradition américaine ? C' est en partie pur répondre à cette question mais surtout pour réaliser un rêve d'enfant que Jim Fergus a décidé, au début des années 1990, de parcourir le continent nord-américain comme le faisaient les anciens Indiens nomades à la poursuite du gibier.
    Il a ainsi sillonné les Interstates et les dirt-roads d'une vingtaine d'Etats, avec un truck aménagé, ses fusils et son chien Sweetzer. C'est cette aventure qu'il nous fait partager ici, à travers les déserts, les champs, les marais et les forêts du pays, en compagnie parfois d'écrivains comme Jim Harrison ou Richard Ford, parfois d'anonymes, tous réunis par le même amour fervent des espaces sauvages.
    On y retrouve le talent incomparable de conteur de Jim Fergus, qui a fait le succès de ses romans, mais surtout son extrême sensibilité, sa passion immense des animaux, des gens simples et de la terre. Plus qu'un récit de voyage ou qu'un simple carnet de chasse, ce livre époustouflant en forme de balade sauvage nous permet d'atteindre à l'essence même de ce qui a fait la grandeur de la littérature américaine.

  • « Notre histoire est solitaire. Notre naissance est solitaire. Quand on meurt, on est seul ; on a beau tenir la main d'un mourant de toutes ses forces, il part. Les choses fortes de notre vie sont solitaires, toujours. L'illusion qu'on passe son temps à se donner, c'est que nous ne sommes pas seuls. Comme on est nombreux, on tente de se reconstituer un monde où l'on serait ensemble ; mais on n'est jamais ensemble. Irréductiblement seuls.
    J'aime la solitude. J'ai la nostalgie de l'homme seul. Mon fantasme absolu, c'est que le monde ressemble à la réalité que je perçois. En somme, la non-solitude n'est qu'un accident. J'ai souvent plaisir avec le groupe mais je ne sais pas partager mes émotions. D'ailleurs, ceux qui disent partager leurs émotions, je me demande comment ils font. La vie est solitaire. Et j'ai le goût d'être seul.
    La solitude en mer, c'est l'isolement du reste des hommes. La vraie vie est en mer. La vie, à terre, c'est de la complaisance ? pas de la compromission car le mot est inélégant ? de la complaisance pour l'autre, de la politesse vis-à-vis de lui. Quand vous marchez sur un trottoir, vous envoyez en permanence des signaux pour que les autres s'écartent.
    La solitude, chez les anglo-saxons, elle est suspecte car pour eux, tout est « dans le groupe ». Chez les latins, elle est déjà plus romantique. D'ailleurs, on remarque que dans une course en solitaire, il y a plus de latins que d'anglo-saxons.
    Au vrai, la solitude, c'est une belle histoire. c'est nous. Voilà, c'est nous. Je suis seul donc je suis moi. Ce n'est pas avec les autres qu'on se connaît, c'est seul. Alors, on éprouve ce que l'on est : tout ce qu'il y a de formidable et d'infiniment médiocre. C'est une comptabilité qu'on ne rend pas obligatoirement publique !
    On ne vit pas pour l'image que vous renvoie l'autre mais pour être mieux en soi. Le destin est une forme d'intransigeance : il faut tenter de bien se tenir avec soi. La vraie histoire, c'est soi. Mieux on se connaîtra et plus on sera indulgent avec l'autre. La meilleure manière d'aimer un peu l'autre, c'est de se connaître bien. »   O. de K.

    À la suite d'Ocean's Song, Olivier de Kersauson revient sur ses courses, ses grands exploits. Plus intimiste, il parle aussi de sa vie, de ses sentiments, de l'amour, de l'amitié... Avec ce deuxième opus, il se livre davantage sur sa véritable nature. Au vrai, il tombe le masque. Ainsi découvre-t-on un homme profond, habité par des idéaux.

  • « C'est un livre exceptionnel de par son sujet et son extrême gravité hilarante. Son sujet, c'est moi, l'auteur, possédé par un culot monstrueux qui n'a d'égal que ma personne, qui a décidé de mettre mon grain de sel dans les rouages de ce monde tragi-comique. Achetez cette nouvelle bible. Elle est indispensable comme un livre de cuisine pour tous. » Daniel Prévost ;

    La musique, la planète, le livre, la psychanalyse, le beau langage... : Daniel Prévost donne son point de vue sur tout ce qui l'intéresse. Une angoisse nous étreint : serait-il devenu sérieux ? Vous le saurez au terme de cette lecture trépidante, qui nous en apprend à chaque page un peu plus sur son auteur : oui, Daniel Prévost a bien tenté de devenir végan ; oui, il aime toujours les poissons, Mozart et le rap.
    Son grand oeuvre ne connaît qu'une limite : 18 h 15, l'heure de l'apéritif, auquel il convie tous ses lecteurs !

  • « J'ai vu le monde du travail se transformer complètement. Autrefois, lorsqu'un salarié se plaignait, il me disait : «Il y a trop de bruit, c'est trop lourd, il y a trop de poussière.» Depuis quelques années, les salariés me disent : «On m'en demande trop, je suis épuisé, c'est toujours plus.» » Dépassés par un monde du travail qui change trop vite, victimes de directeurs motivés par la seule rentabilité, les salariés sont en souffrance : certains sont épuisés, d'autres tombent malades, et d'autres encore, malheureusement, meurent.
    Donner toujours plus : est-ce le prix à payer pour pouvoir continuer à travailler ?
    Burn-out, stress, harcèlement, Marielle Dumortier rencontre chaque jour des salariés qui souffrent mais ne demandent qu'une seule chose : faire un travail de qualité. Ces hommes et ces femmes trop souvent considérés comme interchangeables, elle prend le temps de les écouter et de découvrir la richesse de chacun. Dans Le monde du travail est devenu fou !, elle partage des témoignages bouleversants, aussi émouvants que révoltants. Ces histoires sont des histoires de vie au travail. Ces histoires sont devenues son histoire.

  • 35 % des médicaments sont inefficaces, 25 % mal tolérés.
    5 % potentiellement dangereux, mais 75 % remboursés !
    Plus de 100 000 accidents nécessitant une hospitalisation et plus de 30 000 morts par an.

    Des dépenses de 1,2 à 2 fois supérieures à celles des autres grands pays, soit 10 à 15 milliards d'euros jetés par les fenêtres, sans bénéfice pour la santé et aux dépens des véritables priorités : hôpitaux, infirmières, handicaps physiques et mentaux, vieillesse.

    Ce guide s'adresse d'abord aux malades, à leurs familles et aux praticiens, qui, bien plus que les spécialistes, sont le coeur de la médecine, pour faciliter le dialogue et les éclairer sur l'efficacité et les risques des médicaments. Ensuite, aux agences gouvernementales qui les autorisent, accordent des prix de vente exorbitants et injustifiés, et les remboursent sans discernement. Cette politique n'est pas au service des malades qui paient, mais à celui de l'industrie pharmaceutique qui encaisse, alors que, depuis vingt-cinq ans, elle n'invente plus guère et qu'elle est, selon l'ONU, « devenue de moins en moins éthique mais de loin la plus lucrative de toutes les industries », confortée par le silence d'une part importante de l'élite médicale universitaire.

    Cette deuxième édition actualisée inclut les 200 nouveaux médicaments apparus depuis 2012, particulièrement dans le domaine des cancers, du diabète, des hépatites et des anticoagulants, et analyse les drames thérapeutiques de ces dernières années : Mediator, Vioxx, Dépakine, statine Bayer, Diane 35, BIA 10-2474, etc.

  • « Je marche longtemps, jusqu'à l'entrée d'un parking. Je soulève ma valise et descends les escaliers. La lumière m'agresse, la musique est assourdissante. Je m'assieds derrière un véhicule, mon sac à mains sur les genoux, la couverture sur les épaules. Personne ne m'a vue. J'appuie ma tête contre le mur derrière moi et ferme les yeux.
    J'éclate en sanglots. Comment en suis-je arrivée là ? » J'ai 29 ans, je suis iranienne. Mannequin et photographe dans mon pays, j'ai dû fuir Téhéran : la police religieuse punit l'atteinte à la pudeur d'au minimum 144 coups de fouet. Autant dire une condamnation à mort.
    Je conçois mon métier comme un art, alors j'ai fait de mon corps une oeuvre. J'ai révélé mes tatouages et ma nudité devant les objectifs et sur les réseaux sociaux ; dans le milieu underground iranien, je suis devenue une icône de la liberté. Traquée par la « Police de la vertu », menacée du fouet des mollahs, j'ai tout laissé derrière moi - ma famille, mes amis, ma jeunesse. À mon arrivée à Paris, j'ai caressé l'espoir d'exercer ma profession librement. Mais ici je ne suis qu'une réfugiée et, pendant des mois, j'ai mené un long combat pour obtenir l'asile politique.
    Des podiums à la rue, je n'ai cessé de me battre pour la liberté.

  • Martine Laroche-Joubert doit à son enfance en terre marocaine un goût immodéré pour la liberté. De ses premiers reportages auprès des Pygmées de Centrafrique jusqu'aux deux guerres du Golfe et aux Printemps arabes, de l'éclatement de l'URSS au siège de Sarajevo, de l'apartheid en Afrique du Sud à l'élection de Nelson Mandela, elle arpente la planète avec une soif insatiable de témoigner.
    Elle livre ici ce que ses reportages ne montrent pas : un regard, une sensibilité, une subjectivité. Ce n'est plus la journaliste qui parle mais la femme de terrain. Martine Laroche-Joubert revient sur ces missions qui l'ont forgée, mais aussi sur ses erreurs et ses regrets de reporter. Et c'est avec sincérité qu'elle interroge cette envie de l'action et cette passion de l'ailleurs qui l'ont toujours portée, malgré sa vie de famille et le danger inhérent à son métier.

  • L'amour est-il plus fort que la mort ?

    En novembre 2003, une greffe cardiaque apporta à Charlotte Valandrey plus qu'un nouvel élan vital, les fragments d'une autre mémoire, celle de la femme, Virginie, qui lui donna son coeur.

    Quelques années plus tard, Charlotte a vécu une histoire d'amour passionnée avec Yann, l'amoureux qu'elle n'attendait plus. Avec lui, elle a oublié sa réalité de mère célibataire, d'artiste délaissée à la santé fragile. Le charme fut rompu quand Charlotte a découvert que Yann était l'époux de Virginie. N'oublie pas de m'aimer, ce sont les derniers mots que Yann a adressés à Charlotte.

    Tels sont les évènements relatés dans De Coeur inconnu, le précédent livre de Charlotte.

    /> L'amour suffit-il au bonheur ?

    Depuis l'écriture et la sortie de ce livre, beaucoup de choses se sont passées dans la vie de Charlotte, pour qui l'année 2010-2011 fut une année très particulière, durant laquelle elle a vécu succession d'événements uniques, de rencontres superbes, énigmatiques, symboliques qui ont donné à sa vie tourmentée son vrai sens et, contre toute attente, un sens heureux. Elle a ainsi découvert, au-delà du lien amoureux, d'autres formes d'amour parfois oubliées, d'autres rendez-vous qui procurent un vrai sentiment de vivre, d'être utile dans ce monde.

    Le bonheur a-t-il ses recettes ?

    « Comment faites-vous pour tenir le coup » ? Charlotte répond ici à cette question qui lui a été posée par des milliers de lecteurs. Au fil de son histoire de coeur, de vie, elle nous livre ses « recettes » pour vivre mieux, pour tracer soi-même le sens de sa vie, transformer les heures sombres en moments lumineux, les difficultés les plus grandes en opportunités, le plomb lourd en or vif. N'oublie pas de m'aimer devient alors "N'oublie pas de t'aimer", de croire en toi, en tes possibles, un message que Charlotte Valandrey nous adresse avec force, courage, humour et... une infinie tendresse.

  • 1999. Le gouvernement jordanien accorde l'amnistie à un groupe de prisonniers politiques. Parmi eux, se trouve Abu Musab al-Zarqaoui, un des maîtres à penser du terrorisme islamiste. En 2003, l'invasion de l'Irak par les États-Unis va lui donner l'occasion de mettre sur pied le vaste mouvement qu'il a conçu. D'abord connu sous le nom d'Al-Qaïda en Irak, celui-ci devient l'État islamique ou Daesh et continue de croître après la disparition d'al-Zarqaoui en 2006.

    2016. Sous l'impulsion d'Abou Bakr Al-Baghdadi, l'État islamique sème la terreur dans le monde entier.

    Joby Warrick est certainement le reporter le mieux informé sur le califat. À partir de sources inédites au Moyen-Orient, il nous offre le livre le plus complet à ce jour sur le sujet. Officiels de la CIA, figures religieuses et politiques, terroristes, il nous fait littéralement entrer dans le cerveau de chacun des protagonistes. Avec un travail digne d'un agent secret, l'esprit d'un journaliste et le style d'un romancier, il apporte ici un document aussi exclusif que pertinent sur la menace qui nous guette.

  • Jean-Pierre Mocky n'est pas seulement une légende du cinéma français. Inclassable et rebelle, il ressemble aux personnages de ses films.

    « Langue de bois, connais pas ! », telle est la devise de Mocky l'indomptable, dont la filmographie illustre ses révoltes et indignations. Scandales politiques et religieux, crimes sexuels, abus de faiblesse : tirant à vue sur la bien-pensance, il a souvent payé cher son indépendance et son franc-parler. Aujourd'hui, une fois n'est pas coutume, il troque sa caméra contre une plume bien affûtée... et tout le monde y passe ! Famille, amours, réalisateurs, acteurs : la mémoire vive et le verbe haut, voici une savoureuse galerie de portraits, riche en coups de coeur, coups de gueule et coups de sang. Car, s'il a su nouer des amitiés durables dans le métier, sa route est semée de fâcheries d'un soir et de brouilles définitives. Bourvil, de Funès, Delon, Deneuve, Visconti, Chaplin, Serrault, Godard, Eastwood et bien d'autres jalonnent son parcours atypique, pour le meilleur et pour le pire. Qu'importe ! Son amour du cinéma prévaut sur le reste. Après quelque soixante ans de carrière, il tourne plus que jamais et c'est loin d'être terminé.

    Mais au fond, qu'est-ce qui fait courir Mocky ? On le découvre au fil de ce récit truculent, sulfureux, drôle et nostalgique où, évoquant sans fard ses blessures de jeunesse, il nous dévoile une autre sensibilité, inattendue.
     

  • Dans un Moyen-Orient bouleversé par la barbarie de Daesh, la guerre n'épargne pas les minorités chrétiennes, lesquelles sont chassées, par la force, de cette terre qui est aussi la leur. Mgr Pascal Gollnisch veut mobiliser face au fléau qui frappe notamment la Syrie, l'Irak ou la Libye. Fort de son expérience du terrain sur ces zones menacées, il dresse un état des lieux de la situation. L'oeuvre d'Orient, qu'il dirige, est proactive : aider les Églises restées en première ligne, établir des ponts entre elles et la France, agir pour l'éducation, la santé, l'action sociale, la culture et la transmission de la foi.
    L'avenir de cette région ravagée ne se fera pas sans ses chrétiens. Non seulement parce que c'est en cette terre que le christianisme trouve son origine, mais aussi parce que chaque chrétien d'Orient est d'abord un citoyen arabe, syrien, irakien, libanais, égyptien, iranien. profondément lié à son pays. Encore faut-il que sa citoyenneté soit reconnue !
    Les Églises d'Orient ont l'expérience du dialogue avec l'Islam. Utilisons-la ! Mgr Gollnisch propose une laïcité à l'orientale, réaffirme le droit à la citoyenneté pour tous et se bat pour le retour des populations chrétiennes chez elles. Autant de motifs d'espérance pour ces victimes et ces résistants sans lesquels l'histoire ne pourra continuer de s'écrire.

  • Qui n'a jamais entendu un témoin troublé par d'étranges apparitions dans le ciel ?
    Notre première réaction est alors d'aller vérifier si d'autres personnes ont vu le même phénomène, pour conforter notre perception ou interroger nos croyances. En France, un organisme officiel, le Groupe d'études et d'information sur les phénomènes aérospatiaux non identifiés (Geipan), qui dépend du Centre national d'études spatiales (Cnes), enregistre ces témoignages depuis quarante ans.
    Xavier Passot, son ancien responsable, présente ici un éventail de cas d'observation pour démêler l'illusion de la réalité en matière d'ovnis. En décrivant dans le détail les phénomènes rapportés, il décortique les méprises les plus courantes et les illusions de perception. Chutes de météorites ou simples ballons de baudruche, hallucinations, croyances mystiques... ce livre nous éclaire sur les énigmes du ciel et les mystères de l'humain. Il nous aide à décrypter nos perceptions en posant un regard plus distancié sur ces observations. Ce qui n'empêche pas certains cas de demeurer inexpliqués aujourd'hui encore...

  • En 1964 - il a 31 ans -, Georges Duboeuf, né dans une famille de vignerons en Mâconnais depuis le XVIIe siècle, crée sa société « Les vins Georges Duboeuf ». Cinquante ans plus tard, le fondateur a imposé son patronyme sur les tables du monde entier. Ce nom s'identifie aujourd'hui au beaujolais nouveau, qu'il propulse en fanfare, chaque troisième jeudi de novembre, mais aussi aux crus du Beaujolais comme du Mâconnais.

    Dégustateur hors pair doublé d'un homme de marketing et de communication, Georges Duboeuf a su associer à l'image de son entreprise les noms les plus prestigieux de la grande cuisine, du show-biz, de la presse et de la littérature, de Paul Bocuse à Michel Troisgros, Georges Blanc et Guy Savoy, de Patrick Bruel à Lambert Wilson, sans oublier son cher ami Bernard Pivot, fidèle entre les fidèles.

    Dans ce livre, écrit en complicité avec Jean Orizet dont le père, Louis Orizet, fut, pendant trente ans, la « plume » de Duboeuf, celui que Paul Bocuse appelle « le Roi du Beaujolais » nous raconte son extraordinaire aventure commerciale et humaine. Georges Duboeuf est l'un de ces hommes qui font aimer la France.
     

  • Gwenn-Aël Bolloré a été l'un des cent soixante-dix-sept Français qui ont débarqué le 6 juin 1944. Ces volontaires du commando Kieffer étaient intégrés au N°4 commando britannique sous l'autorité du général de brigade Lord Lovat.

    La mission de cette unité d'élite consistait durant ce « jour le plus long » à neutraliser le casino-bunker de Ouistreham, avant de prendre le contrôle de la ville, puis à faire la jonction avec les troupes aéroportées du général Gale qui tenaient le pont - désormais célèbre - de Pegasus Bridge : une promenade de dix-sept kilomètres sous le feu de l'ennemi. L'objectif fut atteint au prix de pertes sévères.

    Ce livre nous raconte, de façon vivante et émouvante, l'odyssée de Gwenn-Aël Bolloré, alors âgé de dix-sept ans, qui avait choisi de gagner l'Angleterre et de s'engager dans les commandos de fusiliers marins.

    À travers ce témoignage sur l'une des plus audacieuses et des plus grandes opérations militaires de tous les temps, nous pouvons mieux imaginer ce que furent ces journées décisives.

  • Charlie Bauer vit le jour du côté de Marseille dans les sombritudes d'une époque guerrière. Son père, résistant FTP, accomplissait ses droits et devoirs dans le maquis provençal. Sa mère tentait d'assumer au moins pire les besoins de sa marmaille de quatre gosses. Sa famille, de fait, fut son adhésion très tôt aux jeunesses communistes. La guerre d'Algérie en opéra la fracture. Il s'engagea alors aux côtés des combattants du FLN ? La 7e Willaya. Constitués en bande armée ils attaquaient trains, entrepôts, magasins, expropriaient la marchandise pour la redistribuer dans les quartiers miséreux de Marseille, détournaient les armes des défenseurs de l'ordre colonial. Les forces de l'ordre comptabilisaient les coups jusqu'à l'arrêt brutal de l'arrestation de la bande. Vingt ans de réclusion criminelle sanctionnèrent les pratiques de ces idées. La lutte changea de camp mais le camp ne changea pas d'âme. L'administration pénitentiaire se vit confrontée à une radicalité de tous les instants dans les luttes et revendications du droit à exister. L'un des pivots de ces luttes fut l'accès au savoir, à la connaissance. Les sciences humaines le virent effectuer un cursus au succès reconnu en licences de philo, de psycho, de sociologie. Il rencontre Mesrine avec qui il s'associe pour détruire les QHS et imagine constituer des groupes de guérilla contre l'appareil d'État. Puis il rencontre Melkonian, héros anonyme de toutes les causes entendues à libérer l'homme et les peuples opprimés. Monté Melkonian, américain de naissance et si héroïque cependant dans l'engagement révolutionnaire. Il y eut aussi tous ces autres, rencontrés ou croisés, soldats oubliés ou perdus mais jamais ignorés qui firent l'Histoire de cette humanité en devenir. Tous ceux dont l'anonymat ne put jamais usurper l'honneur d'être ce qu'ils étaient. Tous sont morts, for l'Idée et sa pratique de révolution dont il se fait encore aujourd'hui l'apologiste. Marathonien de l'Espoir ? A suivre.
    Ce sont ces histoires et d'autres que raconte avec force et vie Charlie Bauer pour qui, aujourd'hui, chaque mot est une arme. Il a les outrances de la beauté lorsqu'elle se sait révolutionnaire.

  • Notre système de santé, même perfectible, reste l'un des plus efficaces au monde. L'un de ses secrets réside très certainement dans la qualité de la recherche médicale française, reconnue à l'international. Mais comment s'est-elle organisée au fil du temps ? C'est la question à laquelle répond Pierre Joly en retraçant les grandes étapes de son histoire depuis le début du siècle.

    Il évoque ainsi les précurseurs de la médecine moderne : Claude Bernard, qui affirma le premier l'importance de la dimension expérimentale dans la recherche médicale, et Louis Pasteur, qui jettera les bases de la création d'un organisme de recherche. Ces deux piliers constitueront les fondements de la recherche médicale en France, avec la création des premiers organismes privés et publics, la mise en place du système de protection sociale pour tous en 1945 et la création d'hôpitaux modernes qui allient soins, recherche et enseignement. À travers ce livre, on mesure aussi le poids de l'histoire et en particulier celui des guerres, qui paradoxalement furent des accélérateurs d'innovation et de renouveau sitôt les conflits terminés.

    Ainsi voit-on se dessiner un modèle original où coexistent une recherche soutenue par des fonds privés, comme la Fondation pour la recherche médicale, et une recherche publique articulée autour de plusieurs organismes en lien avec les structures sanitaires. C'est cette complémentarité qui fait en partie la force de notre système de santé, lui permettant de mettre des innovations médicales au service de tous et d'explorer des domaines en devenir.

    Comprendre les particularités de ce modèle nous permet très certainement d'en mesurer sa valeur stratégique et de le faire évoluer en conservant ses fondements scientifiques et éthiques.

  • Le Dr François Pelen a une conviction : la médecine et sa gestion doivent sortir de leurs vieilles habitudes dépassées et technocratiques pour entrer de plain-pied dans le monde économique et l'ère du partage des informations.
    En France, l'administration a pris le dessus à l'hôpital en exigeant des résultats comptables et mis les médecins de ville sous pression. La survenue de la Covid-19 a fait exploser un système moins préparé qu'attendu à une crise de grande ampleur. Sans un dévouement extraordinaire des professionnels de santé, la catastrophe aurait été encore plus violente. Pour tirer les leçons des lacunes récemment mises en lumière, les médecins sont appelés à devenir des entrepreneurs, mais pas comme les autres.
    Prenant appui sur Point Vision, son propre modèle de soins ophtalmologiques, le Dr François Pelen propose une vision globale de la médecine, en insistant sur un point essentiel : s'il faut intégrer les nouvelles technologies à la pratique médicale, y compris l'intelligence artificielle, la relation entre le médecin et son patient demeure le pilier fondamental de la médecine du xxie siècle.

  • Dans la confusion des prophéties plus ou moins fantaisistes qui circulent de nos jours quant aux risques de destruction qui pèsent sur la Terre et l'espèce humaine, le plus grand et le plus réel n'est ni le réchauffement de la planète, ni l'inversion des pôles magnétiques, ni l'explosion d'un super volcan ou autre guerre nucléaire, mais la collision entre notre planète et un astéroïde.
    En effet, l'histoire et les recherches les plus récentes ont établi que la chute d'un corps de dix kilomètres de diamètre suffirait à provoquer un cataclysme comparable à celui qui, selon toute vraisemblance, a déjà provoqué l'extinction des dinosaures il y a 65 millions d'années - propre à rayer de la surface de la Terre tous ses habitants.
    Le monde entier retint donc son souffle quand, en décembre 2004, des équipes de scientifiques découvrirent l'astéroïde Apophis, un géocroiseur de la taille d'un stade de football pesant quelque 27 millions de tonnes : les calculs établissaient qu'il devait croiser notre route le vendredi 13 avril 2029 avec une probabilité de collision affolante : 1 risque sur 37 ! L'énergie alors dégagée, équivalente à 58000 bombes comme celle qui frappa Hiroshima, serait suffisante pour détruire un pays de la taille de la France. Les données recueillies les semaines suivantes contredirent fort heureusement cette perspective, mais révèlèrent qu'Apophis reviendrait frôler la Terre le dimanche de Pâques 2036.
    On estime que la Terre est bombardée chaque jour de 1000 tonnes de matière céleste, du grain de poussière à la pierre de 100 kilos, et que 3 millions de géocroiseurs sillonnent le système solaire, dont près de 90 % restent indétectés à ce jour. Inéluctablement, à un moment ou à un autre, un astéroïde du type d'Apophis viendra menacer notre planète.
    Jean-Pierre Luminet, astrophysicien de réputation internationale, fait le point sur les connaissances actuelles en la matière : que sont les astéroïdes et comment évoluent-ils ? Les risques de collision sont-ils réels ? À quelles conséquences pourrions-nous avoir à faire face ? Quels sont les plans de bataille et les systèmes de surveillance mis en oeuvre par les autorités et les instituts de recherche ? Enfin, et surtout, existe-t-il des armes pour affronter le pire ?
    Cet ouvrage très complet s'appuie sur une rigueur scientifique exemplaire pour mettre à la portée de tous une des questions les plus passionnantes de la science contemporaine.

  • Le 20 juin 2010, un nouveau visage prend la tête du PCF.
    Mais qui est Pierre Laurent? Quel est son projet? L'accession du directeur de la rédaction de L'Humanité à ce poste est-elle le signal d'un nouveau départ pour le PCF? Pour la première fois, le secrétaire national du PCF s'explique. Il détaille ce qu'il nomme "le nouveau pari communiste" pour le XXIe siècle et pourquoi, selon lui, dans un monde capitaliste en pleine crise, c'est une autre histoire qui commence.
    Pierre Laurent dévoile le sens de son engagement et de sa vie. Il s'explique sur le projet totalement renouvelé que le PCF veut proposer au pays pour redevenir la force populaire et le grand parti national qui manque à la gauche. Il dit comment le PCF aborde la présidentielle avec le Front de gauche, comment il conçoit ses relations avec Jean-Luc Mélenchon, ses rapports avec le PS et les Verts. Il parle des transformations profondes qu'il engage dans son parti.
    Un livre qui fera date pour comprendre la rénovation en cours du communisme français.

  • Il est de bon ton aujourd'hui de ne voir dans Mai 68 qu'un embrasement des utopies qui, à terme, aurait permis de libéraliser les moeurs d'une société figée. Pourtant, n'en déplaise à certains, la répression policière et politique fut violente, enragée même, pendants les événements.
    Mais - et ce jusqu'en mars 1974 -, le pire restait à venir, sous la férule d'un ministre de l'Intérieur, Raymond Marcellin, persuadé de protéger son pays du complot international qui en menaçait l'intégrité. Tout ce qui constituait les forces vives de la France des droits de l'homme était suspecté d'avoir un esprit contestataire, et forcément réprimé avec la plus grande énergie.
    Journaux, livres, films et pièces de théâtre interdits ; tableaux condamnés à être détruits : ce fut le temps de la "grande noirceur" moraliste. Nul n'était désormais à l'abri de la police et de la machine judiciaire, particulièrement attentives au moindre bruissement dans les lycées, dans les facultés. Comme en écho aux arrestations arbitraires, les lois étaient violées ou modifiées selon les besoins du pouvoir.
    Documents à l'appui, Maurice Rajsfus rappelle ce que furent ces années où la démocratie se trouva placée en résidence surveillée, loin de la légende d'un printemps éblouissant.

  • Marie-Anne Detourbay (1837-1908), dite Jeanne de Tourbey, fillette issue d'un milieu pauvre, employée à 8 ans au rinçage de bouteilles de champagne, quitte Reims, sa ville natale, à 15 ans pour, dit-elle, avoir " Paris à mes genoux ". Le premier à y être, Dumas fils, la baptise " la Dame aux violettes " et la laisse à Émile de Girardin qui la "cède " au prince Napoléon. Dès lors, ouvrant un salon littéraire, elle commence une carrière d'égérie. Flaubert lui adresse de folles lettres d'amour. Grande dame du Tout-Paris, elle fait aussi bien des hommes politiques que des académiciens. Il n'est pas impossible qu'elle soit le modèle de L'Origine du monde, le tableau de Courbet qui fit scandale. En 1870, Ernest Baroche, personnage du gouvernement, meurt en défendant Paris. À Jeanne, qu'il voulait épouser, il laisse une fortune qu'accroît le comte Edgar de Loynes, qui l'épouse et disparaît aux Amériques. Puissante sous le Second Empire, elle l'est encore dans les trente premières années de la Ille République, régnant sur ce qu'il y a de plus en vue dans le monde de la littérature et de la politique. Partie prenante du boulangisme et de l'affaire Dreyfus, elle est efficace, voire indispensable, à la création d'un mouvement et d'un journal aussi importants que L'Action française. De Sainte-Beuve à Mata Hari, de Gounod à Marie Curie, de Renan à Clemenceau, tout ce qui, pendant un demi-siècle, compta dans les arts, les lettres, la politique, aura croisé pour un moment la vie extraordinaire de la comtesse de Loynes. Inspiratrice et conseillère, elle exerça avec une exceptionnelle discrétion son influence sur les choses et les êtres, s'appliquant à rester dans l'ombre. C'était, jusqu'ici bien oubliée, l'une des femmes les plus curieuses et passionnantes de notre histoire.

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