Castor Astral

  • Giovanni écrit sous un pseudonyme (Giovanni d'Arezzo) des recettes de pâtes dans un journal français.
    Un jour, il reçoit une lettre de Florence signée du même nom que lui.
    Intrigué, il se lance à la recherche de cet inconnu et écrit une lettre à tous les « Giovanni d'Arezzo » de Florence.
    Il reçoit en retour des lettres de deux autres homonymes.
    Une relation épistolaire débute alors entre eux. Tous lui racontent une part de leur vie, exposent leurs sentiments et souvenirs.

    Les faux-semblants, ruses et effets de miroir se superposent tout au long de ce jeu de correspondance : un jeu où, parfois, tel est pris qui croyait prendre...

    Hervé Le Tellier à travers les chroniques et recettes, apporte une délicate touche culinaire à cette cruelle guerre des sentiments qui se joue entre ses personnages.

  • Les ronces

    Cécile Coulon

    Le recueil Les Ronces de Cécile Coulon est désormais accessible en poche.
    Sa poésie est une poésie de l'enfance, du quotidien, de celles qui rappellent les failles et les lumières de chacun.

  • Paru en 1938, ce violent pamphlet fit scandale en France à sa parution. Il condamne les exactions de la répression franquiste lors de la guerre civile espagnole et s'oppose fermement aux thèses de l'Action française. Les attitudes politiques de Georges Bernanos évoluent radicalement et il va prendre en horreur cette droite dont il semblait jusque-là figurer l'enfant turbulent. Révolté, il prend fait et cause pour les républicains et dénonce les atrocités d'un crime irrémédiable : le ralliement de l'Église espagnole au coup de force nationaliste du général Franco et la Terreur blanche cléricale. Écrivain de son temps, il n'est rien que Bernanos ne blesse ou ne dresse, qui n'appelle en lui colère et dégoût. Pourtant chrétien, monarchiste et individualiste, il offre un « témoignage de combat », qualifié de gauche, qui a vite pris une actualité extraordinaire pour se révéler une prophétie pathétique des grandes catastrophes du siècle. Et il le fait avec une éloquence chaleureuse, grondante et visionnaire. Résidant en Espagne à Palma de Majorque de 1934 à 1937, d'abord séduit par la « croisade franquiste », Georges Bernanos suit de près les événements (600 000 morts) et ne tarde pas à prendre le parti des victimes, avec compassion.

  • Un jeune pre^tre est nomme´ cure´ a` Ambricourt, un village du nord de la France. Tentant de guider ses paroissiens sur les voies du Seigneur, le jeune cure´ combat par la parole les subtiles perversions de la condition humaine. Son ze`le favorise les insinuations, les me´disances, les injures, desquelles sa sante´ fragile est incapable de le prote´ger. E´branle´, mais toujours ferme dans sa foi, son cancer sera l'ultime te´moignage de la force de Dieu, lui montrant que les a^mes comme les corps, vicie´s, doivent se soumettre a` Sa volonte´.

    Ce journal est une cartographie de la conscience de ce cure´, de´taillant ses espaces lumineux comme ses zones d'ombres, avec ses pages de´chire´es, sa fin brutale.

  • Thomas Vinau a remonté le fil des ans pour retrouver des poèmes devenus introuvables ainsi que des textes inédits.

    Le Coeur pur du barbare se compose de trois parties dont les deux premières ont connu une première vie : « Fuyard debout » et « Les derniers seront les derniers ». La troisième section, « Poèmes d'une Amérique imaginée », est entièrement inédite.

    L'auteur assemble des petits riens du quotidien comme l'orage d'un soir d'été, la lumière d'une fin de journée ou le souvenir fugace d'un rêve. Il leur apporte une valeur profonde, parfois philosophique, toujours émouvante, sous l'égide des artistes qui le fascinent et le nourrissent, comme Richard Brautigan, Raymond Carver, John Fante, Arthur Rimbaud, Sylvia Plath, Jim Morrison ou Basquiat.

  • Noir volcan

    Cécile Coulon

    En 2018 s'est produit un phénomène que personne n'avait vu venir et qui restera dans l'histoire de la poésie française : un recueil a rencontré à la fois un succès critique et public. Cécile Coulon avait alors 27 ans, elle était connue comme romancière depuis déjà plusieurs années, et son premier recueil, Les Ronces, suscita un intérêt et un engouement dépassant de loin le cercle « habituel » des lecteurs de poésie.

    Son second recueil, Noir volcan, est tout aussi éruptif, celui d'une poésie affranchie, libératrice, terrienne. Il fait partie d'un étonnant renouveau de la poésie constaté par les libraires dont Alexandre Bord : « Des poétesses comme Cécile Coulon et Rupi Kaur, dont les textes ont pu être lus au préalable sur les réseaux sociaux, attirent en librairie des lecteurs qui n'avaient jamais acheté un recueil de poésie. » Il est évident à la lire, que Cécile Coulon ne peut vivre sans poésie.

  • Laurent Jaoui retrace l'histoire emblématique du château d'Hérouville, un studio d'enregistrement où se sont notamment croisés David Bowie, Iggy Pop, Marvin Gaye, Jacques Higelin, les Bee Gees, Chet Baker, Pink Floyd, Fleetwood Mac ou Elton John.

    En 1960, le compositeur Michel Magne achète le château pour y installer son studio d'enregistrement. Très vite, le château devient un lieu de fêtes et d'excès en tout genre.

    En 1974, endetté il confie la gérance à Laurent Thibault : « Les dettes, tu les effaces en signant les artistes. » Après avoir réaménagé et modernisé les lieux, il fait revenir les plus grands artistes internationaux. L'aventure se poursuivra jusqu'en 1985.

  • Hervé Le Tellier nous emmène sur les traces de fous littéraires et imaginaires. Il rassemble ainsi des destins extraordinaires de doux dingues emportés par les mots et des nombres. Chaque nouvelle de ce recueil est régie par un principe mathématique ou une logique géométrique, qui laisse parfois place à une variation musicale, picturale voire silencieuse.
    Cerise sur le triangle isocèle, le présent recueil se voit augmenter de deux nouvelles : « Quelques mousquetaires » déjà parue au Castor Astral, et une inédite, spécialement imaginée pour cette réédition.

  • Gilles est de´chire´ entre la solitude mise´rable de la capitale, Paris, et le mirage de la vie simple et rustique de la campagne. Suite a` des de´sillusions, il part faire les vendanges au petit village Le Bouquet des Bois, ou` il retrouve la pre´sence rassurante et familie`re de son ancienne nourrice. A` son retour a` Paris, il rencontre sa femme Agna, une jeune violoniste qui, par son amour, l'empe^chera de sombrer a` nouveau. Cependant, il e´prouvera toujours le de´sir de retrouver sa maison d'e´te´...

    Ce re´cit aux accents autobiographiques n'a d'autre contenu que celui d'un mythe : peut-on e´chapper a` la faute que symbolise la ville, peut-on retrouver le lieu de la purete´ ?

  • Le désir en nous comme un défi au monde se veut un témoin de l'éclectisme de la création poétique actuelle. Ici, aucun courant poétique ni aucune doctrine littéraire ne font la loi.

    Adonis ; Olivier Barbarant ; Linda Maria Baros ; Joël Bastard ; Claude Beausoleil ; Tahar Ben Jelloun ; Zoé Besmond De Senneville ; Zéno Bianu ; Carole Bijou ; Alexandre Bonnet-Terrile ; Alain Borer ; Katia Bouchoueva ; Nicole Brossard ; Tom Buron ; Tristan Cabral ; Cali ; Rémi Checchetto ; William Cliff ; François De Cornière ; Cécile Coulon ; Charlélie Couture ; Laetitia Cuvelier ; Seyhmus Dagtekin ; Jacques Darras ; René Depestre ; Thomas Deslogis ; Ariane Dreyfus ; Michèle Finck ; Brigitte Fontaine ; Albane Gellé ; Guy Goffette ; Cécile Guivarch ; Cécile A. Holdban ; Philippe Jaffeux ; Maude Joiret ; Charles Juliet ; Vénus Khoury-Ghata ; Anise Koltz ; Petr Kral ; Abdellatif Laâbi ; Hélène Lanscotte ; Jean Le Boël ; Yvon Le Men ; Perrine Le Querrec ; Jérôme Leroy ; Sophie Loizeau ; Lisette Lombé ; Mathias Malzieu ; Guillaume Marie ; Sophie Martin ; Jean-Yves Masson ; Edouard J. Maunick ; Marie Modiano ; Marcel Moreau ; Emmanuel Moses ; Anne Mulpas ; Bernard Noël ; Carl Norac ; Serge Pey ; Paola Pigani ; Eric Poindron ; Joseph Ponthus ; Jean Portante ; Jean-Luc Raharimanana ; Suzanne Rault-Balet ; Florentine Rey ; Zachary Richard ; Jacques Roubaud ; Valérie Rouzeau ; James Sacré ; Florence Saint-Roch ; Eric Sarner Eugène Savitzkaya ; Jean-Pierre Siméon ; Jean-Luc Steinmetz ; Frédéric Jacques Temple Mila Tisserant ; Milène Tournier ; André Velter ; Laurence Vielle ; Yolande Villemaire ; Thomas Vinau ; Pierre Vinclair ; Sanda Voica.

  • Ne´ dans les anne´es 1960 a` Kingston (Jamai¨que), le reggae devient rapidement une musique plane´taire dans les anne´es 1970 (gra^ce a` Desmond Dekker, Lee Perry, Gregory Isaacs, Jimmy Cliff, Peter Tosh, Bob Marley & the Wailers, Burning Spear, etc.), synonyme de libe´ration et de re´volte. Une musique a` la fois gaie et re´volutionnaire. Soleil et magie tropicale, herbe et vibration mystique rastafari, mais aussi violence, ghettos et sexisme.

    Bruno Blum retrace une aventure musicale unique en son genre. Il raconte l'extraordinaire histoire et destine´e de la musique jamai¨caine. Si l'on excepte le blues, il est difficile de trouver un genre qui ait davantage influence´ la musique populaire de la fin du XXe sie`cle.

  • éloge de la folie

    Erasme

    En 1542, six ans après sa mort, celui qui était considéré comme le prince de la République des lettres est décrété par les théologiens de la Sorbonne " fol, insensé, injurieux à Dieu, à Jésus-Christ, à la Vierge, aux Saints, aux ordonnances de l'Église, aux cérémonies ecclésiastiques, aux théologiens, aux ordres mendiants ". Sous couvert de faire parler la Folie, Érasme se livre à une brillante satire sociale. L'ironie devient mordante quand le grand humaniste passe en revue les comportements et les prétentions sociales des corporations. Homme de la synthèse entre christianisme et philosophie païenne, Érasme réalise le difficile équilibre entre foi et savoir.
    Force du trait, subtilité dans l'ironie, habileté tactique. Même s'il s'en défend, le libelle est politique et révèle un regard généreux sur l'homme et sur la condition humaine. Érasme effectue un travail paradoxal : il s'efforce, à l'aide de la raison, de faire discourir la Folie. Folie dont tout être de raison est finalement doté. Qu'est-ce que la folie ? " Une dispensatrice de bonheur ", semble-t-il répondre. L'impact de ce livre sur la société a été considérable, le lecteur y ayant toujours trouvé un miroir. L'oeuvre révèle les artifices et les faux-semblants des idéologies, et réaffirme le libre arbitre de l'homme. Érasme ouvre la voie à La Bruyère, à Molière, à Voltaire et à tant d'auteurs caustiques. Il fait dire à la Folie :
    " N'oubliez pas que c'est la Folie qui vous parlait, et qu'elle vous parlait en femme ! " Tel est l'habile travestissement par lequel le grand humaniste se protégea des foudres de l'Inquisition.

  • Dans Le Bazar de l'hôtel de vie, Christian Laborde réunit des instantanés, des poèmes, des réflexions et des souvenirs.

    Tel un vagabond, il traverse la France en train d'ouest en est, il déambule à vélo le long de L'Adour, dans les rues de Tarbes, d'Avignon ou encore sur les ponts de Toulouse. Au fil des pages, plusieurs artistes se croisent comme Claude Nougaro, Alain Bashung, Francis Ponge ou encore Édith Piaf.

    Ainsi, il nous dévoile de nombreuses anecdotes, historiques, littéraires, sportives ou intimes.

    Claude Nougaro qualifiait ainsi Christian Laborde : « Un poète, c'est-à-dire un homme qui parle une langue de couleurs à délivrer les grands baisers de l'âme. » Les chaudes couleurs de cette langue gorgée de rythmes sont présentes dans Le Bazar de l'hôtel de vie.

  • O

    Miki Liukkonen

    O est l'aventure sur 7 jours de 100 personnages souffrant tous d'une psychose dans un jeu calibre´ d'entreme^lements ou` apparaissent une multitude de digressions, de souvenirs, d'anecdotes et d'histoires mises en abyme.

    O raconte l'histoire d'une e´quipe de natation qui se pre´pare pour les jeux Olympiques, d'une entreprise qui conc¸oit des toboggans dans une de´marche artistique, d'un homme qui voue un culte aux aubergines, d'un cirque de ne´vrose´s. Tous sont amene´s a` se croiser et a` se rencontrer.

    O s'interroge sur ce que signifie le quotidien dans notre socie´te´, et comment on peut y (sur)vivre. Miki Liukkonen peint sur une toile outrageusement grande des gens ordinaires et des e´ve´nements (extraordinaires).

  • Le premier roman de Georges Bernanos est divisé en trois épisodes :
    - L'introduction, Histoire de Mouchette, met en scène une fille fière et impulsive qui soupçonne en elle-même la présence de Satan. Elle tue l'homme qui l'a séduite et se heurte à la lâcheté d'un autre séducteur, le député Gallet. Une crise de démence furieuse terrasse la malheureuse qu'on doit interner quelque temps.
    - La première partie, La Tentation du désespoir, met en scène l'abbé Donissan qui, doutant de sa vocation, se retrouve aux prises avec les ruses, les déguisements, les avances directes et parfois même les menaces du diable. L'abbé rencontre Mouchette errant dans la campagne et lit avec pitié dans son passé. Il croit voir Dieu écrit dans son coeur, mais la rebelle choisit Satan et se suicide. L'agonisante réclamant Dieu, il l'arrache aux mains paternelles et la porte, tout ensanglantée, au pied de l'autel. Ce scandale vaut à l'abbé Donissan cinq ans de réclusion dans une trappe, après quoi il est nommé curé de Lumbres.
    - La deuxième partie, Le Saint de Lumbres, nous le montre vieillissant, toujours humble et angoissé. Il croit un jour répondre à un appel de Dieu en essayant de ressusciter un enfant mort, mais un éclat de rire affreux lui révèle que Satan lui infligeait, par ce détour, la tentation de l'orgueil. L'enfant ne ressuscite pas, sa mère devient folle et l'abbé Donissan éprouve, dans son égarement, les premières atteintes d'une angine de poitrine. Il sera découvert dans son confessionnel, mort debout, par un Académicien en visite, lequel est sans nul doute un portrait caricatural d'Anatole France.
    Sous le soleil de Satan a été porté à l'écran par Maurice Pialat, avec notamment pour interprètes Gérard Depardieu, Sandrine Bonnaire, Alain Artur et Maurice Pialat lui-même. Le film a remporté la Palme d'or au Festival de Cannes 1987, non sans provoquer un sérieux scandale : « Si vous ne m'aimez pas, je peux vous dire que je ne vous aime pas non plus », avait-il lancé alors qu'il était sifflé par une partie du public lors de la remise du prix.

  • Ce petit livre au style rétro -et au graphisme léché- regorge de maximes, dictons, jeux de mots, réclames publicitaires et autres saillies drolatiques... Fous rire garantis !

    Quand Auguste Derrière et Prunelle de Mézieux reprennent la plume ensemble, c'est pour écrire sur le thème -à la folie- de l'amour...

    Dans ce nouvel opus, ils récoltent ce qu'ils s'aiment : de nouveaux bons mots illustrés : «Mieux vaut rouler une pelle que prendre un râteau», «Les cosmonautes ne pensent qu'à l'orbite», mais aussi des reprises cultes : «La femme s'épile quand l'homme s'efface», «La promise cuitée gâche le mariage», des petites annonces : «Châtelain cherche femme prout-prout amatrice de Pécharmant», ... Sans oublier les célèbres réclames publicitaires pour «Les Miches Libedish» ou «La symphonie en rut majeur».

  • La France et la poésie, premières amours de Stefan Zweig. Dès 1900, le jeune poète des Cordes d'argent traduit des vers de Baudelaire et Rimbaud, alors mal connus dans les pays de langue allemande - à peine mieux que Verlaine, disparu en 1896. Zweig a 18 ans lorsqu'il écrit à l'éditeur français du poète pour l'autoriser à traduire les Confessions. Dès son premier séjour à Paris, en 1902, il se fera un devoir d'absorber un verre d'absinthe au café Vachette, où Verlaine avait ses habitudes, puis d'acquérir pour sa collection d'autographes un manuscrit du poète : ce seront les Fêtes galantes, acquises en 1913.
    Zweig n'a jamais rien tant aimé que sortir un poète de son « obscurité apparente ». À la demande de l'éditeur berlinois Schuster und Löffler, il compose une monographie sur le poète français. Le luxueux petit ouvrage, suivi de traductions de poèmes parmi les plus emblématiques de Verlaine, paraîtra en novembre 1904 dans la collection « Die Dichtung » (« La Poésie »), illustré de documents inédits reproduits dans la présente édition.
    Il est étonnant que ce Verlaine, « gage d'amour et d'admiration », n'ait jamais été traduit en français. Plus surprenant encore, si l'on songe qu'il s'agit là du premier essai biographique de Zweig, genre auquel il consacrera dans l'entre-deux-guerres la monumentale série des Bâtisseurs de l'esprit et lui vaudra ses plus grands succès.
    Plus qu'une curiosité, le Verlaine de Zweig est le premier acte littéraire d'un grand écrivain européen, paru la même année que sa première oeuvre de fiction, L'Amour d'Erika Ewald. Il se complète, dans la présente édition, de « La Vie de Paul Verlaine », récit purement biographique paru en 1922, en guise d'introduction à l'édition allemande des oeuvres complètes du poète. On trouvera également une traduction de son texte intitulé « Arthur Rimbaud ».

    Édition présentée par Olivier Philipponnat, préface de Guy Gofette et traduit de l'allemand par Corinna Gepner.

  • Publié en 1947 après les deux grands conflits mondiaux, La France contre les robots de Georges Bernanos met en garde les hommes contre la civilisation des machines dont l'objectif est de nier l'existence de l'âme et donc d'abolir la liberté. A` l'homme productif, modèle de la société technicienne, Bernanos oppose le modèle antique de l'homme contemplatif.

  • Olena a 27 ans et re^ve d'une vie meilleure. Venue d'Ukraine, en 1992, sans papiers, elle travaille a` La Moisson, une maison de retraite du Nord-Pas-de-Calais ou` re`gne une douce fantaisie.

    Parmi les pensionnaires de La Moisson, nous rencon- trons : la tendre Lydie, l'altie`re Flora, autrefois danseuse, et l'intransigeante Henriette, sans oublier Charles le sage et The´o le se´ducteur, ancien coiffeur.

    A` la faveur d'un e´pisode sentimental qui bouleverse la maisonne´e, Olena va traverser l'Europe avec trois vieilles dames et sa fille. C'est le de´but d'une e´pope´e haletante et souvent dro^le, durant laquelle ces femmes de´couvrent que l'amour ne connai^t pas de frontie`re et qu'il n'y a pas d'a^ge pour commencer une vie nouvelle.

  • « La prison est un endroit tout a` fait singulier. Ses effets sur l'humanite´ sont e´tranges. Quand la police anglaise a arre^te´ Mick Jagger et Keith Richards en 1967, c'e´taient de sympathiques pop stars. Lorsqu'ils sont sortis de cage trois jours plus tard, ils e´taient devenus des superstars mondiales».

    Franck Balandier brosse les portraits des plus grandes stars internationales de la musique ayant commis un de´lit ou un crime. Certains comme David Bowie, Johnny Cash ou Aretha Franklin ont e´te´ en garde a` vue. D'autres dont Joan Baez, Booba, les Pussy Riot, James Brown ou Paul McCartney ont e´te´ incarce´re´s.

    L'auteur nous livre de nombreuses anecdotes, revient sur les conditions d'incarce´ration de ces stars des musiques rebelles : le blues, le rock et le rap.
    Il nous de´voile e´galement son hit-parade des causes d'incarce´ration les plus fre´quentes : la drogue, les agressions, les homicides et les violences conjugales.

  • Le 13 janvier 1968, Johnny Cash se produit au pe´nitencier de Folsom (Californie). Il ne le sait pas encore, mais, pour lui, c'est un nouveau de´part. Lui qui, depuis plusieurs anne´es, lutte contre des addictions, est enfin « clean », notamment gra^ce a` June Carter, l'amour de sa vie. L'album live At Folsom Prison relance sa carrie`re et re´ve`le sa vraie personnalite´ : un homme ge´ne´reux, en avance sur son temps, acteur de la grande re´volution que traverse l'Ame´rique des droits civiques, le seul artiste que Dylan ve´ne`re, un Ame´ricain.

    En suivant Cash depuis Folsom, en longeant les rives du Mississippi, en nous arrachant les mains dans les champs de coton, en le rejoignant dans son refuge de Hendersonville, au bord du Old Hickory Lake, nous visiterons sa Terre Promise, l'Ame´rique. Nous l'e´couterons chanter Orle´ans, Beaugency, Notre-Dame-de Cle´ry, Vendo^me dans « Ride This Train ». Puis, nous nous recueillerons, au cimetie`re de Hendersonville, ou` il repose au co^te´ de June et de revenir, sur la rive du Old Hickory Lake, devant les ruines de sa proprie´te´.

  • 1955 : Richard Brautigan, alors âgé de 21 ans, s'apprête à quitter l'Oregon pour San Francisco. Avant de partir, il dépose une liasse de feuilles à la mère de son premier flirt et lui dit : « Quand je serai riche et célèbre, Edna, ce sera ta sécurité sociale. » Un alchimiste du verbe est né. En 1992, Edna Webster montre le manuscrit à un libraire, qui n'en croit pas ses yeux.

  • Boulevard de l'océan est une succession de chroniques, d'instants, de souvenirs intemporels et universels.
    À travers les pages, François de Cornière décrit avec justesse et délicatesse le temps qui passe et ces « petits riens » qui illuminent et égayent notre quotidien.

    En se promenant Boulevard de l'Océan, en longeant les plages, François de Cornière crée son propre album de photographies et de souvenirs. Il s'attarde sur les maisons reprenant vie l'été, les baigneurs hésitant à s'enfoncer dans les vagues, l'animation estivale de la maison de la presse ou encore les ramasseurs de coquillages.

    Une succession de textes et d'images universels rendant hommage aux stations balnéaires de l'Atlantique.

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