Brepols

  • Destinée au chercheur en histoire, une introduction au français médiéval visant à faciliter l'accès aux textes. Après un parcours bibliographique et critique de l'histoire de la langue, le mouvement de compréhension d'un texte est présenté, de l'identification des mots à l'analyse syntaxique. Une anthologie brosse un panorama des sources littéraires et documentaires du XIIe à la fin du XVe siècle.

  • Pour faciliter l'accès aux textes du moyen âge latin, ce manuel propose plus de cent textes, choisis dans les domaines les plus divers de la production écrite, de l'administration à la littérature, de la cuisine à la philosophie, de l'histoire à la fiction, illustrant ainsi les différents styles et les aspects mutiples de la culture médiévale, conçue largement, du IVe au XVe siècle.
    Appuyé sur une introduction historique et linguistique, ce vaste éventail de textes permet de présenter la plupart des particularités de grammaire et de vocabulaire qui distinguent le latin médiéval du latin classique qu'il prolonge.

  • Ce volume est d'abord une introduction à la lecture des textes médiévaux écrits dans " l'italien des origines ".
    Mais, justement, il n'existe pas avant le XVIe siècle une langue italienne ; il y a des langues, et le livre saisit le moment où elles commencent à s'écrire en leur variété, depuis le Xe siècle et surtout aux XIIIe et XIVe siècles. Le parcours à travers les textes commence par les récits historiques, en hommage aux premiers historiens en langues italiennes ; un autre chapitre présente les énoncés du pouvoir.
    Le chapitre central, et le plus volumineux, introduit aux diverses formes d'écriture de la vie sociale : témoignages, mémoires, lettres, règles de vie, modèles bio-hagiographiques. Un autre long chapitre làit entrer dans la somptueuse création littéraire de l'Italie de Frédéric II et des Etats communaux, celle des " trois couronnes " Dante, Boccace et Pétrarque. Le dernier chapitre montre le souci de construire et transmettre les lavoirs clans la langue des échanges sociaux.
    Chaque texte est autonome, annoté, traduit et commenté ; mais souvent l'un répond à l'autre ou lui fait écho. De nombreuses correspondances ont été ménagées, qui suggèrent d'autres parcours. Le plus important est certainement le parcours géographique des langues usuelles ; mais le lecteur découvrira aussi l'attention constante au manuscrit, diverses formes d'association entre texte et image - éventuellement sur des murs peints -, le souci de la femme, la préoccupation de la nourriture ; il comprendra le rôle décisif des notaires et des frères mendiants en ces inventions d'une écriture dans la langue dite " vulgaire ".
    Une introduction philologique nourrie donne des clés pour la compréhension des textes et leur situation dans l'histoire de la langue italienne. Elle est relayée par une bibliographie méthodique, qui permettra au lecteur de ne pas laisser insatisfaites les curiosités éveillées par ce livre.

  • Présenter les instruments de recherche dans le domaine de l'histoire des moines, chanoines réguliers et frères mendiants au Moyen Age, tel est le but de ce volume.
    Pour permettre aux chercheurs, de plus en plus nombreux à s'intéresser à ces questions, de s'orienter dans le maquis d'une bibliographie foisonnante et de savoir où trouver les éditions de textes et de documents sur lesquelles ils pourront s'appuyer pour leurs travaux. Il n'existe aucun ouvrage équivalent dans aucune langue et le développement des recherches dans ce domaine depuis un demi siècle a rendu obsolètes la plupart des manuels traditionnels.
    La recherche est d'abord replacée clans son contexte historiographique, ce qui introduit aux instruments de recherche permettant de localiser les établissements et de réunir les premiers jalons de l'enquête bibliographique et archivistique. Suivent trois parties spécialement consacrées aux documents produits par les ordres et par les établissements : les deux premières intéressent les moines et chanoines réguliers, ordres militaires et hospitaliers compris, d'abord pour les documents liturgiques, puis pour les documents internes de gestion et d'administration, alors que le troisième regroupe toutes les productions des ordres mendiants, tant leur spécificité est grande.
    Ce triptyque est complété d'un dernier volet, consacré aux documents issus du contrôle des ordres et maisons par des autorités supérieures, essentiellement épiscopales et pontificale. Sont abordées ensuite la création intellectuelle et la spiritualité, avec les auteurs, les oeuvres et les genres littéraires, sans oublier les bibliothèques et les manuscrits, domaine immense où l'on a choisi de présenter surtout les traits propres au monde monastique, canonial et mendiant.
    Chaque chapitre est accompagné de textes en langue originale, traduits et commentés.

  • Les cadres sociaux et les structures économiques où s'est coulé le millénaire médiéval représentent l'essentiel de ce qui marque ce long temps ; les formes culturelles elles-mêmes y sont naturellement comprises, car toutes les manifestations de l'effort intellectuel ou manuel des hommes dans ces siècles ont une dimension sociale et économique.
    Pourtant, l'attention des historiens de métier et celle du public "éclairé" ont longtemps fait prévaloir une approche juridique ou politique des phénomènes historiques. Une vive réaction, amorcée en France après 1930 sous l'impulsion de Marc Bloch, donna une envolée très neuve aux études d'"histoire économique et sociale", particulièrement entre 1950 et 1980 ou 1985. Mais, depuis lors, un évident essoufflement de cette curiosité a accompagné la valorisation des recherches d'anthropologie historique et la réactivation de l'histoire "politique" sous des habits nouveaux.
    Il s'en faut pourtant que tout soit dit et que tout soit clair dans les secteurs de la vie quotidienne, au champ, à l'atelier, dans la maison.
    Il subsiste toujours de larges plages inconnues, des approches hérissées de difficultés. C'est à mieux cerner les unes, à mieux contourner les autres que voudrait aboutir le présent essai. En vérité, les problèmes, encore aujourd'hui bien mal éclairés, que pose au chercheur cet espace, toujours en demi-teinte, tiennent à la qualité ou à la diversité des voies d'approche et aux procédés de traitement qu'il convient de leur appliquer.
    Après une mise au point des visions historiographiques qui précèdent les nôtres, le volume présente la multitude des chemins d'accès qui mènent à la connaissance: nature et répartition des sources disponibles - textes de la pratique, textes d'organisation, textes quantitatifs, textes littéraires, sources non écrites -, procédures de leur critique, modalités et limites de leur mise en oeuvre.
    Vingt-deux dossiers thématiques regroupent quatre-vingt huit documents, écrits ou figurés, reproduits, commentés et assortis de bibliographies spécialisées.
    Choisis parmi ceux qui ont été examinés par les élèves de l'auteur à l'Ecole des chartes, ils sont ici proposés comme autant de matériaux d'initiation et d'instruments primaires de réflexion, avant toute démarche plus subtile.

  • «L'ensemble fourmille d'exemples concrets, d'avis de bons sens pratique, d'approfondissements bibliographiques présents à chaque paragraphe. De la même façon le texte didactique est abondamment et judicieusement agrémenté d'une multitude de textes ou extraits transcrits ou traduits, de reproductions de monnaies, d'un apparat d'iconographie, de cartes, tableaux et graphiques qui ne concourent pas peu à sa clarté et à son intelligibilité. Le jeu sur les différents corps et polices de caractères typographiques, l'usage d'une signalétique facilitent au lecteur le repérage rapide des passages ou des termes essentiels. Tout ceci conjugué avec les quelques cent pages d'annexes fournissant plusieurs glossaires, des tableaux et listes de poids, de valeurs et d'équivalences, de systèmes comptables et de légendes monétaires courantes, fait de cet ouvrage un outil de travail quotidien du spécialiste et un mine de renseignements pour tous: un véritable ouvrage de référence en somme!» (C. Vellet dans Revue Numismatique, 2001, p.522-524)

  • Des diplômes des rois mérovingiens aux brèves notariales, des privilèges pontificaux aux actes d'officialité, des notices aux chartes scellées, les actes écrits constituent une source de premier ordre pour les médiévistes. Leur nombre, on les compte par centaines de milliers, la précision de leurs informations, la diversité de leur objet justifient cette place. Dans leur interprétation, pourtant, les difficultés abondent.
    Les falsifications s'y sont de tous temps glissées, qu'il faut dépister. Les documents sincères, de loin les plus nombreux, ménagent des pièges plus sournois. La rigidité des formulaires est garante d'authenticité ; il faut y jauger la part des traditions et des routines, des sous-entendus et des mensonges, des lieux communs et des codes. Pour ce faire, depuis plus de trois siècles, la diplomatique a accumulé les observations permettant de séparer le faux du vrai.
    Mais elle a aussi suivi l'évolution de la discipline historique, portant ses regards sur le langage stéréotypé dont les actes usent e. abusent, sur la place de l'écrit dans les sociétés médiévales, sur la circulation des modèles entre chancelleries, sur la formation e le contrôle des écrivains professionnels. Reflet d'une culture, symbole d'un pouvoir, les sources diplomatiques ont encore beaucoup à révéler.
    Le présent ouvrage invite à la découverte de ces chantiers multiples et introduit au maniement des sources et de la bibliographie. Il explique comment examiner les actes, en expose l'élaboration, en retrace la tradition, du brouillon aux copies. Il indique les grandes pistes pour retrouver les actes, inédits et publiés, le critiquer, les éditer. Un choix de quarante-trois documents, reproduits, transcrits, analysés et commentés, illustre la richesse du matériau et la diversité des questions.

  • La Péninsule ibérique, qui est une unité géographique évidente (aux yeux des étrangers...), devient au Moyen Âge, une fois passée la phase d'unité wisigothique, une zone de particularismes politiques et de grande diversité culturelle. Cette complexité s'exprime particulièrement dans la variété des langues vulgaires.
    Au sud, l'arabe joue un rôle notable dans la culture écrite - et c'est là une des principales originalités hispaniques par rapport au reste de l'Occident médiéval -, mais il voisine avec des dialectes romans dits « mozarabes », employés massivement dans la communication verbale.
    Au nord, la différenciation politique, entre le VIIIe et le XIIe siècle, renforce la diversification linguistique, avant que des processus d'expansion et de centralisation, entre le XIe et le XVe siècle, ne conduisent à la domination - au moins à l'écrit - des normes linguistiques castillane (dans le centre de la Péninsule) et galégo-portugaise (à l'ouest), aux dépens de dialectes qui leur sont de toute façon assez proches (léonais, navarrais, aragonais) et aussi aux dépens l'arabe.
    Enfin, à l'est, le catalan, qui franchit les Pyrénées, appartient aux langues d'oc, et les régions ibériques catalanophones, qui sont d'ailleurs d'une richesse documentaire sans pareille, ont une histoire très liée au monde Franc, depuis l'intervention carolingienne ; pour ces raisons, ce domaine linguistique est exclu de ce volume - comme le basque et l'arabe en tant que tel.
    C'est de cette richesse que ce livre veut rendre compte. Sans être aussi précoce que les pour langues germaniques, l'emploi des langues vulgaires ibériques à l'écrit s'observe assez tôt, à partir du début et plus encore du milieu du XIIIe siècle, et surtout il devient rapidement massif, en complément du latin : il est donc essentiel, à qui veut étudier et comprendre l'histoire des populations médiévales de la Péninsule ibérique, d'accéder aux textes rédigés dans ces idiomes - d'autant plus que les écrits du bas Moyen Âge constituent, au moins autant qu'ailleurs, la plus grande masse de la documentation conservée.
    Dans ce but, le parcours proposé ici est triple : - les traductions en regard des textes originaux, avec leurs commentaires philologiques, permettent de s'initier rapidement aux règles linguistiques nécessaires à une lecture suivie - le choix des documents, qui tente de refléter ce qui subsiste - et même ce qui a existé - des textes médiévaux, et leur classement en fonction des pratiques sociales et culturelles offrent un panorama complet et représentatif des registres de langues, depuis les plus modestes chartes de ventes jusqu'aux récits de fiction les plus élaborés - les chapitres introductifs et les bibliographies de travail constituent un guide pour la recherche historique

  • Comment le Moyen Âge a-t-il appréhendé l'espace géographique? Un très grand nombre de témoignages textuels et figurés subsistent. Mais ils sont difficiles à interpréter; ils donnent souvent lieu à anachronisme ou sont négligés parce qu'ils n'exprimeraient qu'une culture livresque et des préoccupations symboliques.

    Le but de ce manuel est de montrer la richesse, la variété et le caractère opératoire des réflexions médiévales sur l'espace géographique. Une première partie développe une histoire des représentations en lien avec les transformations des conditions culturelles générales, depuis le haut Moyen Âge qui recueille l'héritage de la science antique jusqu'à l'humanisme géographique et aux premières manifestations de l'expansion européenne. Suit une anthologie de documents souvent inédits ou peu connus, commentés et classés selon un parcours allant de la place de la Terre dans le cosmos à la technique de la mesure des parcelles, en passant par les réflexions des savants médiévaux sur l'espace habité et la fonction des cartes, la cartographie des espaces maritimes, le voyage comme moyen de connaissance, la cartographie locale et régionale.

    Les analyses s'efforcent de ne plaquer sur les documents aucun a priori épistémologique ou interprétatif. Les liens entre ces différents champs ainsi qu'entre théorie et pratique sont constamment soulignés, permettant une approche globale des réflexions médiévales sur l'espace terrestre.

  • Les images ont, depuis quelques décennies, acquis droit de cité parmi les documents qui apportent leur contribution à la compréhension des sociétés de l'Occident médiéval. Cependant, la tâche n'a rien d'aisée, car l'analyse des oeuvres visuelles confronte à des difficultés particulières et les historiens, surtout familiers des textes et des matériaux archéologiques, ne sont pas forcément bien armés pour les étudier, dans le respect de leurs modes d'expression et de fonctionnement propres.

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