Autrement

  • Elles se répandent partout à la surface du globe, déstabilisent la grille des Etats, bousculent les puissances contraintes de négocier et réveillent les tambours de la guerre. On les appelle les « zones grises », tant elles se trouvent à la lisière du légal et de l'illégal, du palpable et de l'imaginaire, de l'immédiat et du lointain. Ces zones grises, mélanges d'espaces publics et de zones délaissées hors d'atteintes des règles minimales du droit, se multiplient à mesure que les sociétés contestent la suprématie des Etats et se greffent sur leurs échecs.
    Elles prolifèrent partout sur la planète, dans les pays riches ou pauvres, à l'intérieur de sociétés autoritaires ou démocratiques, jusqu'aux portes des capitales occidentales, près desquelles certaines poches des banlieues urbaines de pays développés se transforment peu à peu en zones d'abandon de ce qui fait le socle vital de la cohésion sociale et territoriale, à commencer par les services publics de proximité.
    Les zones grises annoncent-elles le chaos ? Tantôt elles portent les germes de la guerre, tantôt elles cherchent les vertus de la légalité et de la légitimité. Les Etats sont-ils responsables de leur prolifération ?
    Autant de problématiques abordées dans ce livre, construit en deux parties : un ensemble conceptuel sur la notion même de « zone grise », sur son rapport au système international, sur sa sociogenèse et ses multiples facettes ; un ensemble pratique à partir d'exemples concrets.


  • En 1947, le plan de partage de l'ONU prévoyant la partition
    de la Palestine entre un État arabe et un État juif est rejeté par
    les pays arabes. La proclamation de l'indépendance d'Israël en
    1948 provoque la première guerre israélo-arabe qui se solde par
    l'exode massif de Palestiniens.
    Les Arabes d'Israël sont issus de la minorité qui ne quitta pas
    le territoire. Devenus alors citoyens israéliens, ils acquirent
    des droits civiques et sociaux qui demeurent encore
    aujourd'hui partiels.
    Portrait vivant et actuel de cette population riche d'un million
    de personnes, cet ouvrage décrypte, à partir de sources
    variées et de données inédites relevées sur le terrain même,
    la complexité de la situation de ces minorités non juives dans
    un État dont l'essence même demeure dans l'appartenance à
    la religion juive. Soixante ans après la création de l'État juif,
    les Arabes d'Israël se trouvent encore dans une position
    ambivalente. La société israélienne ne les a pas vraiment
    intégrés et eux-mêmes hésitent encore entre une israélisation
    forcée et une palestinisation croissante.


  • Après avoir constitué un élément important dans l'attribution des JO à la Chine en 2001, le respect des droits humains bénéficie depuis d'un traitement irrégulier de la part des autorités chinoises et de la communauté internationale. Aux engagements manifestes en leur faveur succèdent des fins de non recevoir ou des silences complices. Amnesty International suit de près la situation et l'action du gouvernement chinois dans les domaines spécifiquement liés à la préparation des JO, aux principes de base de la Charte olympique et aux promesses d'amélioration faites par des représentants des autorités chinoises.
    Deux domaines justifient une attention spécifique parce que les réformes y sont attendues et cruciales : la peine de mort et la liberté des médias. Parce que les JO semblent favoriser un recours accru à la détention administrative, du moins à Pékin, et la poursuite de la répression - dont avocats et journalistes de premier plan-, un point devrait aussi être fait sur la "rééducation par le travail" et la détention administrative, ainsi que sur la situation globale des défenseurs des droits humains en Chine.
    Parce que les JO ne durent qu'un temps, et que la question des droits humains en Chine dépasse le cadre de l'événement, la deuxième partie du livre présente les perspectives d'améliorations qui doivent se manifester dans la pérennité. Pour aider à en saisir les enjeux, Amnesty met à contribution des spécialistes dont les analyses mettent en perspective l'attentif bilan livré par Amnesty.
    Enfin, un certain nombre de témoignages/ exemples/ cas précis étayent et illustrent les pages du livre. Ce sont ces cas de personnes en faveur desquelles Amnesty travaille : qu'ils soient " résolus " ou encore pris en charge (si cela ne les met pas en danger) , leur traitement permet de donner corps aux analyses.

  • Oú se rend le rocker bono lorsqu'il veut sensibiliser les chrétiens américains à la lutte contre le sida en afrique ? quelles estrades arpente al gore lorsqu'il cherche à mobiliser 70 millions d'évangéliques états-uniens contre le réchauffement global ? réponse : dans les mégachurches.
    Aux etats-unis, les eglises géantes (mégachurches) occupent aujourd'hui le devant de la scène. républicains comme démocrates ne sauraient négliger le vivier de militants issus des 1 200 méga-eglises d'amérique du nord, assemblées dont les effectifs varient entre 2000. et 30000 pratiquants ! la séduction des mégachurches ne se limite d'ailleurs pas au terrain politique. dans le domaine culturel, elles constituent désormais un marché cohérent, massif et solvable.
    Les mégachurches développent leurs réseaux, leurs franchises, leurs produits chrétiens dérivés, flanquées de pasteurs-stars au zèle infatigable. quant au terrain humanitaire, il se trouve lui aussi de plus en plus investi. plus visible aux etats-unis qu'ailleurs, la révolution des mégachurches atteint aussi l'afrique, l'europe, l'asie. eclairage vivant et détaillé sur un phénomène en passe de bouleverser la manière de vivre le culte chrétien, ce livre apporte enfin des clés pour comprendre ce phénomène religieux méconnu d'un "dieu xxl" dont les mégachurches sont les chambres d'écho planétaires.

  • Cette nouvelle édition de l'ouvrage complète les (r)évolutions intervenues depuis un an à la faveur du printemps arabe. Du Maroc au Yémen, en passant par l'Algérie et la Syrie, les événements se sont succédés à un rythme soutenu : la fuite du président tunisien Ben Ali, le procès de Hosni Moubarak en Egypte, la mort de Kadhafi en Libye ou encore la démission de Saleh au Yémen ont profondément changé la donne.
    Les premières élections libres ont largement profité aux partis islamistes, que ce soit en Tunisie, en Egypte ou au Maroc. Partout, l'avenir semble incertain. Pour chacun des 22 pays de la Ligue arabe les analyses historiques et géopolitiques permettent d'avoir des idées claires, des repères fiables pour mieux appréhender une réalité mouvante, complexe et contrastée.

  • Un état des lieux sur la situation nucléaire internationale : les puissances officielles et les acteurs de la prolifération, les politiques et les réalités du désarmement, la nature de la bombe et ses effets dévastateurs. Avec aussi une réflexion sur le nucléaire comme fondement de puissance, imprégnant les politiques et stratégies de défense des pays.

  • Voici le récit d'un non-lieu, ou plutôt l'histoire d'un etat possible.
    Un territoire nommé abkhazie, situé aux confins de l'europe sur la frontière avec la russie, qui selon la loi internationale n'existe pas, mais qui, pour l'heure, est bien là, logé à l'intérieur des frontières de la géorgie. construit à partir de rencontres et d'expériences glanées aux cours de nombreux voyages dans un pays ruiné par une guerre de sécession oubliée, ce livre est à la fois un essai personnel et une narration qui nous mène dans les terres montagneuses du caucase, sur les rives orientales de la mer noire.
    Il s'agit moins d'un essai géopolitique que d'une contemplation sur l'imaginaire de l'etat. a l'heure oú la fédération de russie vient de reconnaître l'ossétie du sud et l'abkhazie, leon colm saisit l'ambiguïté et la poésie d'un pays qui vit dans un entre-règnes, oú tout semble possible.

  • Prison d'Etat, prison secrète, S-21 fut l'expression physique de la volonté sans borne des Khmers rouges de nettoyer le pays des "ennemis de l'intérieur" : entre 1975 et 1979, près de 14 000 hommes, femmes et enfants, y furent incarcérés, torturés et exécutés.
    S-21 fut une machine à broyer les hommes, mais une machine procédurière : tous les "aveux" de crimes contre-révolutionnaires, qu'ils aient été effectifs ou inventés par un régime totalitaire devenu paranoïaque, étaient arrachés aux prisonniers, souvent sous la torture la plus violente, et consignés par écrit. Parmi les plus grands spécialistes de l'histoire récente du Cambodge, David Chandler, Professeur émérite à l'Université Monash à Melbourne en Australie, nous livre ici une analyse des archives de S-21, auxquelles il ajoute des entretiens avec des survivants et d'anciens employés de la prison afin de faire entendre les voix d'un peuple laminé par un génocide détruisant le quart de la population (près de deux millions de personnes), et resté impuni.
    Comment une institution telle que S-21 a-t-elle pu exister ? Quelle était la part d'héritage cambodgien, la part de communisme et la part d'universalité dans ce que fut S-21 ?

  • Que reste-t-il à un peuple privé de ses mots ? inventés, détournés, polis par ceux qui les ont transmis, les mots abritent une histoire, un savoir.
    Pourtant, aujourd'hui dans le monde entier, des langues meurent à un rythme effrayant. des 6 000 langues qui existent dans le monde, au moins la moitié d'entre elles s'éteindront au cours de ce siècle. afrique, asie du sud-est, pacifique, amérique centrale, si la menace pèse davantage sur les peuples aux modes de vie traditionnels, elle ne s'y cantonne pas. en australie, 90 des 250 langues aborigènes sont proches de l'extinction ; au canada, 80 % des langues amérindiennes ne sont plus apprises par les enfants.
    En europe occidentale, le manx, parlé sur l'île de man, a définitivement disparu et les quelques langues celtes qui subsistent, comme l'irlandais, le gaélique écossais, le gallois et le breton, sont en grand danger. comment en sommes-nous arrivés là ? pour la première fois, un ouvrage rassemble des témoignages exceptionnels des derniers locuteurs d'afrique, d'océanie, du pacifique mais aussi du groenland, des états-unis, d'europe.
    Une enquête passionnante pour comprendre les mécanismes qui mènent à l'extinction d'une langue, la perte culturelle qu'elle représente et la nécessité de préserver la spécificité de chaque langue, véhicule d'une culture unique et irremplaçable.

  • Dans la réalité, les camps pour étrangers ou "combattants ennemis" sont des institutions fort diverses. De l'accueil des réfugiés et des migrants à la "guerre" contre le terrorisme international, des techniques répressives communes, et parfois anciennes sont employées. En témoignent, par exemple, la longue histoire de l'internement administratif en France durant la période coloniale et le sort réservé aux républicains espagnols dans les "camps de la plage" en 1939.
    Les politologues, philosophes, sociologues et juristes réunis dans le présent ouvrage analysent ce phénomène singulier caractérisé par la stigmatisation, la violence et des mesures d'exception qui tendent à devenir permanentes. Documents, enquêtes et témoignages relatifs aux épreuves de celles et ceux qui ont transité par ces camps permettent de prendre la mesure de la gravité et de l'ampleur de la situation.
    Dirigé par Olivier Le Cour Grandmaison, Gilles Lhuilier et Jérôme Valluy.
    Avec Michel Agier, Marc Bernardot, Alain Brossat, Henri Courau, Mathilde Girard, Nicolas Klotz, Maria Muhle, Élisabeth Perceval, Sandra Szurek, Claire Rodier et Federica Sossi.

  • La Catalogne est aux avant-postes d'une Espagne en croissance insolente. Dotée depuis 2006 d'un nouveau Statut d'Autonomie qui conforte ses pouvoirs et son identité nationale, elle est l'élément qui met en crise mais sans violence contrairement au Pays basque, le débat entre les « deux Espagnes », l'une se déclarant « une et indivisible », l'autre défendant un Etat moderne misant sur la pluralité de ses peuples. Homme de l'entre deux (la France, son pays de naissance, et la Catalogne où se trouvent ses
    racines familiales), Llibert Tarragó reconstitue le « puzzle catalan » sur le mode du récit. Son voyage de retrouvailles depuis le coeur barcelonais jusqu'aux franges aragonaises, valenciennes, roussillonnaises et majorquines, croise des paysages, des moeurs et des voix qu'il fait bon entendre.

  • Le casse-tête des banlieues revient imperturbablement à chaque législature. Depuis les années 1970, les mêmes termes scandent les mêmes politiques : quartiers sensibles, zones de non-droit, ghettos, zones franches urbaines, ZEP, ZUS, rénovation urbaine, etc. Toutes ces désignations enferment les habitants invisibles dans des territoires trop visibles. La politique de la ville, pleine de bonnes intentions quel que soit le gouvernement, animée par des responsables convaincus, politiques, élus locaux, associations, chercheurs, a prouvé son inefficacité. Toutes les tentatives d'amélioration restent insuffisantes et artificielles, car elles ne touchent que l'extérieur, l'environnement matériel, et non l'intérieur, la population elle-même et ses motivations profondes. Les habitants des banlieues sont toujours confrontés aux mêmes problèmes, de l'échec scolaire au chômage, tous liés à la stigmatisation du lieu qui les paralyse. La seule solution : en sortir! Les auteurs interpellent élus, militants et citoyens pour rompre avec la logique prisonnière du territoire et inciter à la circulation. Pouvoir aller et venir, c'est aussi la mobilité sociale.

  • Dévastée et démantelée par l'occupation nazie, lieu principal de la Catastrophe, la Pologne a un statut particulier dans la mémoire juive et la mémoire de la Shoah. Depuis une quinzaine d'années, un réexamen de cette époque est devenu possible. Avec la démocratie et l'intégration à l'Union européenne, on voit naître un vif intérêt pour cette histoire dans les nouvelles générations et de grands débats publics émergent. La recherche historique est libre, ouverte et riche. La culture et le patrimoine juif sont étudiés et restaurés. Des artistes en interrogent la mémoire. Des festivals, des journaux, des émissions de radio ou de télévision, des programmes éducatifs touchent la jeune génération. Une petite communauté juive reprend vie. Bien entendu, la mémoire du génocide et la responsabilité des témoins sont au coeur des commémorations et des discussions sur ce passé. La Fin de l'innocence entend faire connaître ce travail de la société polonaise sur elle-même et son passé. Texte de voyage, construit autour de l'évocation des lieux de mémoire, texte de conversations, qui présente des portraits-entretiens des principaux acteurs de ce renouveau, et texte de réflexion, cet ouvrage est à l'image du foisonnement et des interrogations qu'il présente.

  • C'est le plus grand scandale de notre siècle : 854 millions de personnes souffrent de sous-alimentation sur notre planète. Et 24000, dont 18000 enfants, meurent chaque jour de la faim ou de ses conséquences. Pourquoi en sommes-nous encore là ? Ce livre s'appuie notamment sur les analyses d'Action contre la Faim pour exposer comment des populations entières basculent dans la malnutrition. Celle, quotidienne et ordinaire, qui tenaille les paysans et les habitants des bidonvilles des pays en développement. Et celle qui, dans sa phase aiguë - dont les images chocs nous sont, hélas, familières -, décime plus particulièrement les enfants. Autrefois soumises aux aléas du climat, les victimes contemporaines de la faim sont désormais menacées par de nouvelles formes de famines, auxquelles la main de l'homme n'est pas étrangère : le réchauffement climatique, qui pousse les éleveurs des steppes mongoles vers les villes ; les conflits ethniques, qui chassent les civils vers les camps de réfugiés ; la libéralisation des échanges mondiaux, qui paupérise les paysans du Sud. Autant de processus qui engendrent des catastrophes pas vraiment naturelles. Nous entrons dans l'ère des "famines post-modernes". Face à cette injustice, États et ONG se mobilisent. Mais cela ne suffit pas. En 2000, l'ONU s'est engagée à réduire, d'ici 2015, de moitié la population qui souffre de la faim. Le pari est possible. Sera-t-il tenu oe

  • Devant la difficulté à penser le changement climatique et le désastre qui menace l'humanité, devant le fait qu'un monde plus économe en énergie serait plus égalitaire et plus riche en emplois, en particulier manuels et locaux, le collectif ADRET est allé à la rencontre de professionnels divers qui racontent avec vivacité, humour et persuasion comment ils ont adapté leur métier à la lutte contre le changement climatique.
    Science sans conscience n'est que ruine de l'âme. Loin de l'accusation ou de la culpabilisation, ce recueil d'entretiens nous fait prendre conscience des enjeux du réchauffement climatique et surtout de l'urgence à agir. Sans jamais verser dans le catastrophisme ou le scénario apocalyptique, des acteurs de cette lutte écologique s'appliquent à mesurer, avec rigueur et raison, l'état des lieux actuel, les limites à ne pas dépasser, les alternatives qui sont d'ores et déjà possibles et les nouvelles solutions que nous serons peut-être amenés à envisager.
    La diversité des personnes interviewées, la variété de leurs métiers nous prouvent que nous pouvons tous agir, à notre niveau, contre le réchauffement climatique.

  • « Je veux mettre en garde les paysans du monde, les gouvernements et les consommateurs contre l'offensive du système capitaliste financier international qui insidieusement s'empare des meilleures terres et élimine ou marginalise les moins compétitifs, c'est-à dire l'immense majorité des petits et moyens agriculteurs. » Après les industries agroalimentaires et la grande distribution, le système capitaliste mondial investit aujourd'hui la terre agricole. Les très grandes entreprises de production se multiplient dans des pays comme le Brésil, l'Argentine, la Russie et l'Ukraine. Ce phénomène, né il y a vingt ans, touche toutes les régions du monde où les fonds de pensions acquièrent tous les jours de nouvelles terres, sans faire de bruit. En Afrique ou en Asie, des millions d'hommes et de femmes risquent d'être chassés de leurs terres. Est-ce inéluctable ?

  • Le directeur général de Véolia Water propose un bilan de la gestion de l'eau au début du XXIe siècle. Il analyse la répartition des ressources en eau, les effets du changement climatique et de l'urbanisation sur la distribution de l'eau, les conflits liés à l'eau, etc., et propose des pistes pour mettre en place une nouvelle gouvernance de l'eau et pour repenser les relations privé-public.

  • Un malade fait don de son adn à la recherche : aura-t-il un accès privilégié aux tests et médicaments qui auront pu être mis au point grâce à lui? une population autochtone d'un pays émergent fournit à un industriel une plante aux vertus médicinales ou cosmétiques : à quelle part du gâteau peut-elle ultérieurement prétendre? des chercheurs ont besoin d'accéder à des ressources biologiques indispensables au développement d'une variété de riz plus résistante aux maladies : doivent-ils s'acquitter d'un droit de péage? ces questions apparemment déconnectées les unes des autres renvoient en réalité à une même préoccupation : comment assurer le partage équitable des ressources biologiques et des avantages qui en sont tirés? car, avec l'avènement des biotechnologies, le vivant (humain comme non humain), réservoir de matériaux précieux, est devenu une richesse plus convoitée que jamais.
    La variété des acteurs (états, populations autochtones, patients, chercheurs, industriels. ) et la complexité des enjeux contraignent d'autant plus à poser les jalons d'une "bioéquité", clé du partage des ressources biologiques. croisant les points de vue des meilleurs spécialistes, cet ouvrage dessine les contours d'une gouvernance originale et acceptable du vivant, entre marché et équité, propriété exclusive et accès pour tous, innovation et justice nord-sud.

  • Le 9 avril 2003, la statue de Saddam Hussein tombait sous les yeux de Peter Maass.
    L'intervention américaine avait-elle tout à voir avec le pétrole, ou absolument rien, comme le proclamait Donald Rumsfeld ? Guerre, mais aussi pauvreté, corruption, pollution, anarchie... A bien y regarder, la quasi-totalité des pays producteurs de pétrole vont mal, chacun à leur manière. Grand reporter, Peter Maass est allé sonder l'impact de la malédiction pétrolière. En Arabie Saoudite, où les officiels esquivent depuis quelques années les doutes sur la pérennité du plus grand gisement du monde.
    En Guinée équatoriale, chez un dictateur, Obiang, responsable d'un hallucinant détournement de la manne pétrolière avec la complicité de firmes américaines. Chez les rebelles du Nigeria, en lutte désespérée contre le Big Oil. Au coeur de la forêt équatorienne, où une tribu autochtone refuse ces forages qui ont contaminé des régions entières d'Amérique du Sud... Rebelles, écologistes, industriels, politiques, experts, leurs histoires révèlent les noires conséquences de cette richesse destructrice.

  • L'état de droit a-t-il cours en Russie? Constitutionnellement et au regard de ses engagements dans les conventions internationales, la Russie le prétend.
    Pourtant le climat d'impunité quasi totale dans les affaires "courantes" ou dans le cadre du conflit au nord du Caucase, la corruption, la banalisation du recours à la torture, la multiplication des entraves aux libertés d'expression et d'association accompagnées de sérieuses menaces, voire d'assassinats, sont autant de manifestations qui contestent l'existence d'un état de droit. Se dessine alors le visage d'un pays tendu entre répressions et résistances.
    Malgré les risques encourus, militants, avocats, journalistes, société civile continuent courageusement à exiger le respect du droit. En attestent les témoignages des plumes conviées dans ce livre : les journalistes Marie Jégo, Natalie Nougayrède, ainsi que Galia Ackerman et les acteurs de terrain et correspondants d'Amnesty International Kirill Koroteev et Alexander Vinnikov livrent des analyses qui soulignent la coercition, décryptent les mécanismes d'entraves et les rares voies de recours.
    Le combat est long et doit être soutenu par la communauté internationale qui doit vigoureusement veiller à ce que la Russie, qui revendique un rôle de premier plan dans le concert des nations, respecte ses engagements internationaux. Aussi, au-delà de l'indignation, Amnesty International propose ce livre pour comprendre et agir.

  • Les enfants délinquants d'aujourd'hui seraient plus nombreux, plus violents, de plus en plus jeunes.
    Qui en porte la responsabilité ? Est-ce la justice, supposée laxiste ? Ou les hommes politiques, souvent accusés de sacrifier la prévention à la répression ? Pour en débattre, deux hommes que tout oppose a priori : Claude Goasguen, professeur de droit, député UMP et maire du XVIe arrondissement de Paris, et Jean-Pierre Rosenczveig, président du Tribunal pour enfants de Bobigny. Juristes l'un et l'autre, Claude Goasguen et Jean-Pierre Rosenczveig débattent ensemble du poids de la délinquance juvénile, de ses manifestations, du regard que la société porte sur elle.
    Ils remettent en perspective l'ordonnance de 1945 dont les principes essentiels ("tout sauf la prison") régissent encore une justice des mineurs que certains taxent de laxiste. Ils discutent de l'utilité de renforcer un arsenal répressif qui s'est déjà considérablement alourdi ces dernières années, avec les centres fermés et les prisons pour mineurs, et cherchent les clés d'une législation efficace, entre "cas par cas" et fermeté.
    De quels nouveaux moyens doter la justice ? Une justice des mineurs spécifique est-elle pertinente ? N'est-elle pas démunie face à des enjeux qui la dépassent ? Loin du débat public caricatural qui fait régulièrement irruption à chaque fait divers, l'homme politique et le magistrat confrontent leurs points de vue sur toutes ces questions. Au-delà de leurs divergences, un souhait commun émerge de leurs échanges : la rédaction d'un Code de l'enfance, porteur d'un nouveau souffle pour le XXe siècle, à l'image de ce qu'a été l'ordonnance de 1945 pour le siècle précédent.

  • Qui sont ces terroristes ? Une blonde aux yeux bleus, un jeune homme au sourire charmeur, un psychiatre de l'armée, un brillant étudiant, un chercheur au-dessus de tout soupçon, des Européens, des Américains, des convertis...
    Les nouveaux terroristes n'ont pas de profil type, ils agissent seuls, de façon imprévisible et en dehors de tout groupe organisé. Hommes et femmes discrets mais déterminés, ils se radicalisent dans leur coin et apprennent à fabriquer des bombes sur Internet. C'est ce que révèle l'enquête détaillée de Mathieu Guidère sur les terroristes solitaires. Ce phénomène inquiète d'autant plus que n'importe quel terroriste ayant commis un attentat peut le revendiquer ensuite au nom d'Al-Qaïda, augmentant par là même son impact dans le monde entier.
    Et si les services de sécurité découvrent le plus souvent par hasard les projets terroristes, il existe des méthodes pour traquer ces " loups solitaires ". Ce livre vous en dévoile les secrets.

  • Aux États-Unis, le fast food a bouleversé non seulement le régime alimentaire mais le paysage,
    l'économie, la main d'oeuvre, la façon de travailler, de produire. Trusts, corporations, conditions de
    travail, cadences, risques sanitaires, les empereurs du fast food ont créé leurs propres lois, leurs
    codes, leur réglementation. Une enquête unique, au coeur des rouages de l'industrie du fast food.
    Le rêve américain ? Derrière les comptoirs, les sièges en plastique bariolé, les boîtes surprise, c'est
    toute une nation qui vit au rythme d'une production massive, intensive. Éric Schlosser a traqué,
    rencontré, écouté des centaines d'acteurs et de témoins de l'agro-business : vendeurs de frites de
    l'après-guerre devenus milliardaires, éleveurs indépendants chassés de leur terre ou acculés à la
    faillite, ouvriers des industries d'abattage, de transformation des viandes, de conditionnement,
    créateurs d'arômes, décideurs, directeurs de firmes, publicistes, mais aussi consommateurs,
    malades, ouvriers exploités, victimes... Tous témoignent, pour la première fois, d'un système
    tentaculaire, inimaginable...

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