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bragance anne
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A douze ans, tête de mule et mauvais élève, edgar a déjà compris deux choses : primo, qu'il vaut mieux se taire plutôt que de se faire engueuler ; deuxio : que sa seule passion et occupation dans la vie c'est et ce sera les fleurs ! aussi, quand hugues et lolly, ses parents, lui annoncent qu'ils ont décidé d'adopter un petit péruvien, edgar est parti sans rien dire dans son jardin arracher des mauvaises herbes.
L'inca, il allait voir ce qu'il allait voir !
Anibal, il s'appelle. il a cinq ans ; une bouille désarmante et il ne dit pas un mot. la jalousie d'edgar s'effiloche. ce frère, il veut bien l'adopter lui aussi. mais c'est la fin de l'été, edgar est menacé d'internat à la rentrée. finie l'amitié avec anibal ? impossible. c'est la fugue, direction : la cordillère des andes.
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Qu'ils soient adolescents, blessés par l'amour ou handicapés, qu'ils soient victimes ou simples témoins, tous les personnages qui traversent Changement de cavalière sont sujets au même vertige, en proie aux troubles que suscitent les assauts de l'imaginaire et du fantasme.
Ils ne cherchent rien, ne résolvent rien ; ils ne font que passer, tantôt dans un équilibre fragile, tantôt dans l'orage et le drame qu'un détail ou un pressentiment suffisent à déclencher. Et ils laissent derrière eux cette trace d'évasion qui les a, l'espace d'une seconde, suspendus entre désir et désastre, transportés ailleurs, à l'intérieur de la vie. -
Assis derrière le guichet d'un centre de Sécurité sociale, Thomas Chanaud, à la seule évocation de certains noms magiques - Macao, Rotterdam, Guayaquil, Chittagong... -, s'évade de sa morne vie de bon père de famille et d'employé modèle. Ces destinations grisantes alimentaient les jeux partagés avec son frère jumeau, Franck, le capitaine des explorations imaginaires de leur enfance, qui s'est noyé, très jeune, dans une rivière. C'est le jour où Thomas croit retrouver Franck dans le regard de Farid Tallal que commence son véritable et grand voyage : il quitte tout pour accompagner son "frère" Tallal.
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Jonas part le matin, Jonas rentre le soir. Toute la journée, Ada l'attend dans leur appartement, au huitième étage de la tour Azur. Se peut-il que cette vie soit celle dont ils rêvaient lorsqu'ils se sont mariés cinq ans plus tôt ?
Jonas ne peut tolérer l'incursion de l'imprévu dans son quotidien. Ada, au contraire, n'aime rien tant que l'inconnu et les inconnus : elle s'ennuie et finit par dépérir dans son rôle de femme au foyer.
Il y a longtemps que les deux époux ne se parlent plus, ne se connaissent plus. Comme tant d'autres, ils vivent ensemble et séparés, et chacun valse, solitaire, avec ses rêves et ses regrets. -
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La maison était blanche. La fabrique était noire. On t'appelait Blanche et tu es née petite fille de charbonnier. On t'appelait Blanche, on t'habillait comme une infante et on te trouvait juchée sur un tas de charbon. Mais la suite, vite, il me faut tout. La maison était blanche, emplie d'enfants, il y en avait partout à rire, à pleurer, à inventer des jeux, à enchanter mes yeux. Ce sont des choses que l'on tient nouées en soi. Mais peut-on se fier à toi, tu as toujours été si négligente... C'est ainsi que parle Mita, la grand-mère de Blanche, qu'elle ordonne, qu'elle rabroue, qu'elle exige qu'on ressuscite le passé. Car, si c'est elle qui parle, c'est sa petite-fille qui écrit, rejoignant le désir de l'aïeule, la guidant sur la mémoire nostalgique d'où, tels de la mer les soleils baudelairiens, les souvenirs remontent rajeunis. À la fin, savoir laquelle des deux conduisait les pas de l'autre ?
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lorsque giulietta padovani annonce qu'il faudra désormais payer pour l'entendre évoquer ses souvenirs, ses sept enfants s'alarment et comprennent que l'état mental de leur mère nécessite une surveillance quotidienne.
un tour de garde s'organise alors dans la villa où la vieille romancière ne parle plus que par bribes et par gestes, donne du "monsieur" et du "madame" à sa progéniture, se dénude en public quand il fait froid, s'emmitoufle quand il fait chaud. a l'instar de son journal intime, que l'aînée a découvert, ses monologues décousus réservent bien des surprises... c'est avec tendresse et humour qu'anne bragance livre ses personnages à la peur, à la douleur, à la mémoire perdue et aux ravages du temps.
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Trois voix alternent ici, qui tantôt se tressent et s'entrelacent, tantôt s'opposent et se démentent, déroulant l'histoire d'un trio infernal : un homme, deux femmes.
Tandis que la danseuse et le champion vivent une relation charnelle intense, vingt ans après leur première rencontre, l'épouse bafouée assiste au pas de deux des amants et endure les affres de la jalousie. Danseuse en rouge explore les dédales du fantasme amoureux et propose une réflexion sur les infinies perversions de la relation triangulaire quand seuls les corps disent la vérité. Par la force et la grâce de son écriture, Anne Bragance invite le lecteur à prendre place dans le lit, lieu où se célèbrent les festins de la chair et où se règle la chorégraphie du plaisir. -
« Elle, quinze ans et quelques poussières de semaines. Moi, pas loin des soixante-dix-huit. Je pourrais être son grand-père et même son arrière-grand-père : un drôle d'attelage que nous formons tous les deux. » Tous les jours, Andres Soriano, perclus d'arthrose, se poste sur le banc de l'abribus de la ligne numéro 15. C'est là qu'il rencontre Milush, une adolescente au drôle de prénom. Malgré la disparité de leurs âges, les lourds secrets de famille, les peurs et les peines, une amitié hors du commun va naître entre la gamine impertinente et le vieil homme - une complicité qui illuminera leurs existences.
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je suis pleine de mots, pleine à ras bord.
pourtant, aucun, jamais, n'a franchi mes lèvres. si l'on veut comprendre, il faut imaginer un coffre-fort dont nul ne connaîtrait la combinaison, une forteresse d'acier blindé impossible à ouvrir ou à forcer. je me tiens dans ce bastion de silence depuis ma naissance, il y a un peu plus de trente ans, sans songer à m'en plaindre. le fait d'être muette ne constitue pas pour moi une gêne véritable, encore moins ce que les autres qualifient de handicap.
enfin, je ne le considérais pas comme tel jusqu'à ce dimanche d'avril où j'ai vu cet homme en pleurs.
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Après quinze ans d'une union passionnée, une femme est délaissée sans raison par l'homme qu'elle aime. Alors, pour survivre à l'abandon, elle décide de commettre le sacrilège suprême : elle va attirer dans le sanctuaire conjugal quinze hommes, dont elle espère qu'ils l'aideront à effacer les quinze années vécues avec son bien-aimé.
Histoire d'amour, portrait désenchanté d'une femme complexe et paradoxale, ce roman est aussi consécration de la parole et de son pouvoir. Le lit, symbole de l'amour aveugle, de l'oubli de soi, devient ici un lieu de communion et de libération. -
A cinq ans, par jalousie et par provocation, Virginie a jeté son petit frère dans la poubelle de la cuisine. Sa mère y a vu la marque d'un caractère monstrueux, Virginie, elle, porte au plus profond d'elle-même le poids terrifiant de la culpabilité. Désormais, rien ne pourra rétablir la parole au sein d'une famille où tout n'est plus qu'illusions - pas même l'exhumation tardive du mal, qui conduira à un désastre encore plus grand. Histoire d'un pardon jamais demandé, jamais accordé, Casus belli révèle comment les blessures de l'âme demeurent inguérissables.
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Virginia Woolf ou la dame sur le piédestal
Anne Bragance
- Éditions des Femmes-Antoinette Fouque
- 2 Novembre 1984
- 9782721002716
Entre l'écrivain public aux allures de charmeur de serpents de Casablanca et Virginia Woolf, quel point commun ? Aucun, si ce n'est la fascination que l'un et l'autre exercèrent sur l'auteure, petite fille d'abord, puis jeune fille se formant à la littérature. Dès lors, l'illustre romancière sera pour elle omniprésente : modèle et contre-modèle, mère imaginaire mais aussi rivale ou surmoi. Influences souterraines, refus, identifications, jusqu'au « rêve d'osmose » final, une audacieuse fusion de deux écritures, c'est une relation ambivalente et passionnelle, qui s'explore et s'explicite ici. Autant qu'une lecture de Virginia Woolf, cet essai constitue une attachante autobiographie d'écriture.
« J'avais vingt ans, je venais de découvrir Virginia Woolf avec La Promenade au phare. J'ignorais tout d'elle, jusqu'à sa mort. Mais quelques pages de ce roman avaient suffi à me ravir, et il faut entendre ici ravir au sens littéral : je n'étais plus tout à fait moi. C'était la rencontre. » A. B.
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On l'appelait Blanche, elle était petite-fille de charbonnier. Elle grandissait dans une vaste maison d'un pays du Sud, entourée de cousins et de tantes, mais seule, souvent, préférant la compagnie des mots à celle des gens. Gourmande d'instants précieux, de rêveries graves et de conversations défendues, elle ruminait le monde avant de le coucher sur les pages blanches d'un cahier offert par l'aïeule Mita. C'est pour cette grand-mère chérie et vieillie qu'elle ravive ses souvenirs, dans un récit tendre comme une lettre d'amour adressée au pays perdu, à l'enfance révolue.
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Sauf à utiliser de puissantes focales pour aller explorer les zones éloignées du passé, les souvenirs parfois se dérobent et je peine à les débusquer.
Alors je renverse la tête dans l'espoir de les repérer, de les identifier, et l'enfance, cette naine blanche, cet astre perdu - mais non pas mort - qui n'en finit pas de tournoyer, de scintiller, me jette aux yeux sa poudre d'or. Alors me revient le goût des vertiges et j'entends à nouveau la musique des météores. A.B.
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anne bragance, qui a gardé de son enfance marocaine le goût des fruits et des mets ensoleillés du sud, nous propose une cueillette de douceurs salées, sucrées et sacrées glanées au cours de ses voyages
résolument orientés vers le sud.
dans une langue très fluide empreinte
d'émotion, cette amoureuse de la nature et des jardins nous met l'eau la bouche avec ses régals d'hier et d'aujourd'hui.
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Lorsque François, agent immobilier, la quarantaine, en rupture de ban avec sa femme et ses enfants, rencontre Emma - La Succulente -, il découvre un personnage hors du commun.
Certes, il n'a pas l'habitude de fréquenter les prostituées. Mais entre eux, la relation n'a rien de charnel : en partageant leurs solitudes, François et Emma deviennent amis. C'est ainsi que François découvre qu'Emma, avant d'être prostituée, a été championne de natation ! Lorsque La Succulente disparaît du jour au lendemain sans laisser d'adresse, François est sous le choc. Peut-être la maison de sa mystérieuse amie lui livrera-t-elle quelques nouveaux secrets.
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L'heure magique de la fiancee du pickpocket
Anne Bragance
- Mercure de France
- 7 Avril 2005
- 9782715225541
Le ciel m'est tombé sur la tête quand elle a dit oui.
Sur la tête de ma mère, j'ai posé la question comme ça, histoire de rire et elle a dit oui. Depuis je ris jaune. Jamais de ma vie j'ai voulu me marier, j'y pensais même pas, qu'est-ce qui m'a pris l'autre soir? Ça doit être à cause de ses guibolles et de la pluie, un déchaînement des circonstances indépendant de ma volonté. Quand j'y repense, il y a eu un autre responsable: le Campari. Quand les verres sont arrivés sur notre table, j'ai cru qu'elle allait se pâmer.
Le Campari, c'est son apéritif préféré, vous parlez d'une coïncidence ! Les futurs mariés sont attablés dans un café de la Canebière: pourtant, cinq minutes auparavant, Maxime et Irina ne se connaissaient pas. Il aura fallu que Maxime, pickpocket de son état, choisisse la poche d'Irina pour y plonger la main... Mais avant le mariage, il y aura la confrontation des familles - et surtout, des mères! A Marseille, on crie, on pleure, on gesticule, on s'insulte, on s'embrasse...
Tragi-comédie burlesque et tendre, L'heure magique de la fiancée du pickpocket met en scène des personnages un peu fous, truculents ou poétiques, mais toujours attachants.
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Avec son corps longiligne d'athlète marathonien ? bien qu'il n'ait jamais pratiqué aucun sport ?, ses yeux gris-bleu qui éclairent un visage agréable, cette fossette qui creuse sa joue gauche et le rend si attendrissant chaque fois qu'il sourit, Manolito est considéré comme un 'bel homme'. La formule paraît obsolète au garçon qui s'interroge souvent sur l'évolution du langage, son 'vieillissement' ; à preuve on ne dit plus bel homme aujourd'hui, mais beau gosse.
À vingt-cinq ans, Manolito monnaie ses charmes : il est escort boy. Une éducation bourgeoise et un physique agréable sont ses atouts majeurs auprès d'une clientèle de femmes aisées. Manolito est très demandé, son agenda est bien rempli. Avec certaines clientes, il lui suffit d'être présent et de distraire leur solitude, à la manière d'un homme de compagnie. Avec d'autres, il lui faut aussi fournir des prestations sexuelles.
Manolito a beau s'acquitter de sa tâche de façon exemplaire, ce métier commence pourtant à lui peser. Il se sent parfois aussi seul que les femmes qui le paient. Lui aussi est en quête de son intime vérité...