Sciences humaines & sociales

  • Véronique Dasen, historienne et archéologue (Uni. de Fribourg, Suisse) Sandrine Ducaté-Paarmann, archéologue et historienne de l'art (Uni. De Fribourg, Suisse) Jean-Louis Fischer, historien de la médecine moderne, coordinateur principal de l'ACI Les représentations de l'embryon et du foetus humains de la fécondation à la naissance Jean-Paul Galiber, philosophe. Helen King, historienne (Department of Classics, Uni. of Reading), et spécialiste de l'histoire du genre, notamment de la gynécologie et des sages-femmes Cathy McClive, historienne de la médecine moderne (Department of History, Uni. of Durham) Brigitte Maire, philologue et historienne de la médecine (Uni. De Lausanne) Véronique Mauron, historienne de l'art (Uni. de Lausanne), développe des recherches interdisciplinaires dans le domaine des représentations. Marie-France Morel, historienne (École Normale Supérieure de Fontenay-Saint-Cloud), spécialiste de la naissance et de la petite enfance du XVIe au XIXe siècles Anita Petrovski, historienne de l'art (Uni. de Fribourg, Suisse) Caroline Schuster Cordone, historienne de l'art, conservatrice au Musée d'art et d'histoire de Fribourg (Suisse) Cathie Spieser, égyptologue, collaboratrice scientifique au séminaire d'égyptologie de l'Université de Bâle. Jean-François Ternay, enseignant-chercheur en Sciences de l'information et de la communication (Paris 11 Orsay) Patrick Triadou, médecin de santé publique, enseignant-chercheur à l'Université Paris 5 René Descartes. Jérôme Wilgaux, historien et helléniste (Uni. de Nantes) Elisabeth Yota, historienne de l'art (Uni. de Fribourg, Suisse)

    Les avancées des nouvelles techniques d'intervention sur le développement prénatal et la procréation, ainsi que l'essor des travaux sur l'histoire de la parenté, du corps et de la sexualité, ont favorisé l'émergence de nouveaux questionnements sur ce qui construit notre identité d'être humain et ses multiples dimensions culturelles. La figure de l'embryon est au coeur de ces interrogations. Pour saisir l'évolution des regards portés sur l'être humain en devenir, au confluent de l'histoire de la médecine, de la philosophie, des religions et des images, cet ouvrage rassemble des contributions des chercheurs de différentes disciplines qui se sont penchés sur l'histoire de la représentation scientifique, symbolique et imaginaire de l'embryon.

  • Véronique Dasen présente dans cet ouvrage des études en partie inédites sur la maternité, la naissance et la petite enfance dans le monde grec et romain. Composée de différentes sources, écrites, iconographiques et archéologiques, cette riche documentation jette un éclairage nouveau sur le statut de l'enfant à naître et du nouveau-né, ainsi que sur les pouvoirs que les femmes ont su s'aménager quand la vie et la mort se côtoient.

    Cahiers d'histoire du corps antique n°4.

  • Exposition organisée par LUGDUNUM- Musée & Théâtres romains , Lyon, du 19 juin au 1 er décembre 2019.

    Dans l'Antiquité, comme aujourd'hui, le jeu est omniprésent dans la vie quotidienne. Tout le monde joue, des plus jeunes aux plus âgés, libres et esclaves, femmes et hommes, à la ville comme à la campagne.
    Même les dieux jouent. Mais jouait-on hier autrement d'aujourd'hui ? Les jeux variaient-ils selon l'âge, le sexe et le statut social ? Les hommes jouaient-ils avec les femmes ? Les enfants avec les parents ? Que sait-on encore de ce qui amusait, mais aussi éduquait les enfants il y a 2000 ans ?
    L'exposition met en scène la place des jeux et jouets au cours de la vie, de la petite enfance à l'âge adulte.
    Depuis les hochets du tout-petit, en passant par les jouets mobiles, les « poupées », les « dînettes » ou les osselets, elle s'intéresse également aux jeux collectifs ou jeux de société. Certains jeux sont encore pratiqués aujourd'hui, comme le jeu des 12 points (l'ancêtre du backgammon), d'autres ont complètement disparu comme les noix ou l'ephédrismos (jeu du porteur), d'autres sont en train de disparaître, comme les jeux d'osselets. La plupart des dés antiques avaient la même apparence que nos dés modernes, d'autres ont un aspect différent qui pourrait s'expliquer par leur fonction divinatoire.
    L'exposition se penche sur le rôle du jeu dans la vie privée et publique, et met en évidence les fonctions profanes ou sacrées des jouets qui ont souvent constitué des offrandes lors des rites de passage à l'âge adulte.

  • Les notions grecques et romaines, telles que oikos, oikia, domus, que nous traduisons par « famille » ou « maisonnée », sont assurément polysémiques et désignent un groupe de personnes réunies sous une même autorité, liées entre elles essentiellement par des relations de parenté ou des rapports de dépendance, et partageant au quotidien la même résidence et des activités communes ; dès lors, ces mêmes notions peuvent également désigner la composante matérielle de ce groupe, son patrimoine et son habitat. Considérée par les Anciens eux-mêmes comme l'unité primordiale de toute société, cette « famille » est ainsi perçue comme la cellule sociale et économique de base, susceptible de répondre aux besoins élémentaires de ses membres, et assurant ainsi, d'un point de vue économique, les fonctions de production, d'échange et de consommation, d'un point de vue social, les fonctions de reproduction, de socialisation, d'assistance et de transmission. Ce sont ces multiples dimensions que cet ouvrage se donne pour objet de présenter, dans une démarche que nous avons souhaité interdisciplinaire, comparative et didactique.

  • L'importance symbolique de la nourriture. La première partie est centrée sur l'imbrication de l'alimentation et du social au travers de l'exemple de l'allaitement, capable d'engendrer de la parenté et de créer des liens privilégiés entre des personnes biologiquement non apparentées.
    La deuxième réunit des études sur l'expression de la sensibilité gastronomique dans la littérature moderne, à la recherche d'une jouissance tant gustative que littéraire, tandis que la troisième explore différentes formes de convivialité, parfois détournées, où la consommation de nourriture sort des normes, du cannibalisme biblique au végétarisme. Des extraits d'oeuvres méconnues complètent le volume, ainsi que deux bibliographies sur le thème des nourrices et de la nourriture au Moyen Age.

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