Tito Topin

  • Casablanca, 1955. Après une fête, Georges raccompagne une jeune femme chez elle. Il aimerait que les choses n'en restent pas là et quand la fille refuse ses avances, tout bascule. Mais, en cette année où le Maroc connait les dernières heures du protectorat français, une blanche victime d'un blanc, cela ne sert les intérêts de personne. Et si l'on cachait la responsabilité de Georges ? Si à sa place, on accusait ce groupe d'arabes qui vit proche des lieux du crime ? Il n'en faut pas plus à Casablanca pour s'embraser, tandis que Georges prend goût aux crimes impunis et que d'autres cherchent à tout prix à faire regner un semblant d'ordre.
    Dans un Maroc chauffé à blanc et pétri de racisme ordinaire, 55 de fièvre est un polar addictif où la traque d'un homme sombrant dans la folie se mêle aux ambitions politiques de ceux qui préférent le pouvoir à la justice.

  • Alors que la France est bouleversée par un accident nucléaire, une bande de malfrats tente de monnayer l'urne funéraire d'un ministre assassiné.

  • Le 29 mai 1968, en pleine révolution des pavés, le général de Gaulle s'est éclipsé chez le général Massu et son épouse (la Rocambelle) à Baden-Baden. Trois jours. Personne n'est au courant, personne ne sait ce qu'il s'est passé... sauf Tito Topin.
    L'auteur de polars, créateur de Navarro, entraîne le lecteur dans une rocambolesque histoire de soldats russes passant à l'Ouest, une séance mémorable de pêche à la mouche ou une réception dans la maison des Massu où des officiers russes bourrés de vodka mâchent les verres et poursuivent de leur assiduité les jeunes filles de la maison.
    Pendant que le chef de la France Libre et le grognard de la guerre d'Algérie se rappellent leurs fredaines de jeunes officiers, un crime a lieu. Félix De Witt, a signé chez son éditeur Chamouton un livre qui doit révéler la vérité sur les trois jours de Baden-Baden. Entre deux amours et deux verres de vin blanc, parviendra-t-il à trouver la clé de l'énigme ?

  • Valentine et Christian atterrissent à Casablanca où ils n'avaient pas remis les pieds depuis quarante ans. Ils veulent retrouver la trace d'André, un homme qui a beaucoup compté dans leur vie. S'est-il vraiment donné la mort comme on l'a pensé à l'époque ? C'est ce mystère que vont tenter de résoudre Valentine et Christian.
    En retournant sur les lieux de leur jeunesse. En renouant avec d'anciennes connaissances. En prenant des photos. Peu à peu se dessine en creux le portrait d'André, mais plus les souvenirs affluent, plus cet homme apparaît insaisissable et porteur de lourds secrets.
    Voyage nostalgique dans le Maroc à la veille de l'indépendance, roman noir sur la mémoire, Photofinish est tout cela. Mais surtout, ce livre nous parle avec pudeur et émotion du crime commis par une société qui n'a pu éviter le naufrage de sa jeunesse.

  • Qui ne connait pas Casablanca ? La célèbre formule «Play it again Sam» lancée au pianiste du Rick's Café, les adieux déchirants du couple mythique Ingrid Bergman-Humphrey Bogart sur le tarmac embrumé, la musique «As Time Goes By» qui résonne encore dans toutes les mémoires, le film est devenu avec le temps un véritable objet de culte. Casablanca, l'aventure du film nous prouve pourtant que le chef d'oeuvre de Michael Curtiz n'a pas encore révélé tous ses secrets. En effet, Tito Topin nous propose une approche inédite du film, en revenant à la source même de ceux qui ont participé à sa conception et à sa réalisation. Le livre met à jour le cosmopolitisme des protagonistes de l'aventure Casablanca, qu'ils soient devant ou derrière la caméra : le caractère antinazi du film se traduit plus encore dans cette longue liste, dans ces personnages réels qui, pour certains, avaient fui les régimes de Franco, Salazar, Mussolini, Hitler ou Staline en quête de liberté. Une vraie galaxie universaliste d'émigrés à l'assaut des dictatures nationalistes qui, pour faire le film, a bravé les règles de neutralité voulue par le président Roosevelt. Stars ou inconnus, Casablanca, l'aventure du film leur rend hommage et retrace la grande aventure de leurs parcours. Mais ce n'est pas tout, Casablanca a encore à nous dire sur son histoire et sur l'Histoire. Dans ce livre, Tito Topin nous raconte également les dessous historiques et les hasards qui ont fait du film un succès mondial : qui aurait pu prévoir que le nom de Casablanca serait à la une des journaux parce qu'une armada américaine débarquerait dans cette ville en novembre 1942, quelques jours avant la projection du film à Los Angeles ? Qu'il serait sur toutes les lèvres parce que Roosevelt, Churchill et De Gaulle allaient choisir de s'y réunir lors de la conférence d'Anfa en janvier 1943, au moment de sa sortie nationale ? Ces grands coups de pouce de l'Histoire ont participé au phénomène Casablanca ; ils révèlent surtout le caractère prémonitoire du cinéma et nous rappellent que ceux qui font des films, plus que des rêveurs, sont de grands visionnaires.

  • Shanghai skipper

    Tito Topin

    Dans les veines de Skipper, marin déjanté reconverti veilleur de nuit, c'est l'Orénoque qui coule à flot sur un tempo tumultueux. Pour Arnaud Lebras, PDG ripoux en rupture de ban, les rêves prennent la forme d'un matelas de dollars. Marie-Lotte, elle, sa revanche serait de claquer sa fortune dans des palaces exotiques. Robert l'avorton, lui, se verrait bien calife à la place du calife. Quant à Betty, Pogna et les autres, seules la connerie et la rage animent ces allumés en perdition. Ainsi va le monde, absurde et tourmenté sauf que. Sauf que parfois, quand la furia s'en mêle, la vie prend alors des allures shakespeariennes !

  • Sous l'impulsion des États-Unis, de l'Arabie Saoudite, et d'Israël les États, lassés des guerres interconfessionnelles, ont décrété que l'ennemi n'était pas celui qui pratiquait une autre religion que la leur, mais celui qui n'en avait aucune. Ainsi, la Foi devenue obligatoire, les livres saints devenus constitutions, les athées, les rationalistes, les libres penseurs sont pourchassés ou enfermés dans des camps d'inoculation de la foi. Les réfractaires sont déchus de leur nationalité, exilés, spoliés. Pour ces états, les hommes ne sont plus des citoyens mais des fidèles. La contraception, l'homosexualité, l'adultère, le divorce, le mariage entre personnes du même sexe sont interdits et sévèrement réprimés. De plus en plus isolés, les pays du sud de l'Europe, pourtant réputés pour leur grande tradition catholique s'opposent toujours à la pression des gouvernements théocratiques.
    C'est au Portugal que Boris Prévert, journaliste, poursuivi pour avoir dénoncé les crimes des intégristes de toute les religions essaye de s'exiler. Il va embarquer dans sa fuite une amie d'enfance - Soledad- retrouvée à Avignon, Anissa, une fille-mère qu'il protège, et Pablo, un vieux braqueur de banque. A leurs trousses, le Querrec, une inspectrice du ministère de la Justice Divine, un tueur, Abdelmalek Chaambi, en mission spéciale pour l'Evêque Perrin. Ils vont tous se retrouver à Lisbonne, au milieu des cohortes de réfugiés de toute l'Europe qui fuient le pouvoir religieux qui s'étend inexorablement.

  • Au milieu d'une cité misérable oubliée des dieux, un étrange individu subjugue la foule, à qui il ordonne d'édifier un monument. Il est leur messie. La cité abandonne sa routine, pour se consacrer, pleine de ferveur, à cette tâche nouvelle. Pendant ce temps, Bruno Weissmann tue un flic et s'évade du commissariat où il avait échoué pour conduite en état d'ivresse, avant de rejoindre la nouvelle communauté, devenue le refuge des âmes perdues. Le commissaire Ballard ne comprend pas comment on peut tuer pour éviter, au pire, une simple suspension de permis, mais cela fait des années qu'il n'a plus l'impression de comprendre grand-chose. Quand une guerre éclate ouvertement entre la police et l'armée des illuminés, Ballard, coincé par sa hiérarchie, est chargé d'une terrifiante mission au coeur d'un monde apocalyptique.

    La vision crue, hallucinée, d'une société en pleine déliquescence qui pourrait être la nôtre dans un avenir proche.

  • Pauvre commissaire Sépulchre (ça s'écrit avec un h, il y tient beaucoup), il a l'impression que, tout à coup, la terre entière lui en veut ! Libanais, Polonais, Arméniens, faux terroristes et véritables bombes, chasseurs de primes et voleurs de banques... Son enquête est d'autant plus délicate qu'un juge lui met des bâtons dans les roues, au nom de la raison d'Etat, et qu'elle aboutit à William et Robert, terroristes improbables mais authentiques chapardeurs dépassés par les événements, et à l'arrivée d'un bébé disputé par plusieurs confessions. Tout cela ne serait rien si Sépulchre ne devait en plus s'occuper d'un vieux père tyrannique et d'une gorge ravagée par trois paquets de gitanes quotidiens...

  • "Les politiques nous flanquent la trouille afin qu'on les supplie de nous protéger. Ils nous inoculent la peur du chômage, la peur de ce qui est dans notre assiette, la peur du lendemain, la peur du voisin, la peur de l'étranger, la peur du sexe, la peur de la grippe, qu'elle soit espagnole, aviaire, mexicaine, du moment qu'elle vient d'ailleurs. Et surtout, ils nous foutent la trouille de l'Arabe. Et quand il nous arrive de nous réjouir de voir un peuple comme le vôtre, Mademoiselle, se libérer de son dictateur, comme vous êtes en train de le faire de façon admirable, ils brandissent la peur de l'émigration massive...
    En pleine guerre civile lybienne, l'odyssée rocambolesque d'un groupe de fuyards à travers la fournaise du désert. Plus caustique que jamais, Tito Topin revient dans une Afrique du Nord qu'il connaît bien.

  • Louis, un Américain débarqué en 1942 à Casablanca avec les Alliés et qui va y ouvrir un bar, Lucas, un pied-noir attaché à son pays et désemparé par la mort brutale de sa mère, Jilali, un avocat marocain idéaliste qui va plonger dans la résistance à la colonisation, se retrouvent unis par l'amour qu'ils portent à la même jeune fille, la belle Gabrielle, en révolte permanente. Confrontés tous les quatre à des événements tragiques, ils deviennent adultes trop tôt, trop vite. Pourront-ils préserver l'insouciance propre à la jeunesse et vivre avec leurs blessures ? Entourés de nombreux personnages hauts en couleur, que les circonstances rendent cyniques ou brisés, ils n'ont d'autre boussole que leurs sentiments exacerbés. Qui les amènent à côtoyer la mort. Une grande fresque historique très documentée, située au Maroc entre 1942 et 1955, qui se déroule sur fond de Seconde Guerre mondiale, de conflit entre Vichy et les libérateurs de l'Afrique du Nord, de luttes d'indépendance. Mais aussi un roman d'amour à suspense, plein de bruit et de fureur, où l'on croise des personnages de fiction très attachants ainsi que des figures historiques peu banales, comme le général Patton, Winston Churchill ou un certain Charles de Gaulle.

  • " Moteur ! Action !
    Novembre 1965. De nuit, le vol Casablanca-Paris coûte moins cher. Mon zinc est une Caravelle, les hublots sont triangulaires avec les angles arrondis et par chance, l'hôtesse est une amie, Marie-Thérèse R. "Qu'est-ce que tu vas faire à Paris ?" me demande-t-elle. "Tâter le terrain, pour voir" je réponds. Dans mes bagages, un carton à dessin pour prospecter les agences de publicité. "Où tu crèches ?" "J'en sais rien, je vais bien trouver un hôtel." "En pleine nuit, t'es fou ?" Et aussitôt Marie-Thérèse m'offre de dormir chez son mec, Gérard M. Il est photographe, il a du talent, il est flemmard, il gagne sa vie en réalisant des romans-photos. " Compagnon de ses frasques, de ses splendeurs et de ses misères, Tito fait revivre le fantasque Jean Yanne en nous livrant quelques clés pour mieux comprendre le personnage.

  • Kubitschek, ancien aventurier au passé trouble, passe sa retraite à tricher au jeu lorsqu'un braquage inopiné lui vaut de perdre ses gains, prendre des coups et - ce qui est peut-être pire - devoir supporter un moment la compagnie du commissaire Boniface, qui ne le porte précisément pas dans son coeur. Mais Kubitschek a reconnu la voix du chef des braqueurs : le traître qui, des années auparavant, à l'époque de sa bande d'extrême gauche, l'a dénoncé à la police et fait plonger. C'est pour lui l'occasion d'en profiter et d'aller lui faire la peau. Il ignore que Boniface protège cet homme avec lequel il est en fait en cheville.Après avoir ramassé une jeune pute albanaise, Kubitschek tente de reconstituer son équipe. Or tous sont morts ou en fuite à l'étranger. Tous, sauf le vieux Machado qui, s'il n'est pas fringuant, a besoin de pognon et le fils un peu débile d'un de leurs anciens complices. Alors que Paris, plongé dans une misère noire est envahi par les ordures, la putréfaction et des rats en pleine folie génocidaire, Kubitschek, loin de se dégonfler, met au point sa vengeance.Roman pessimiste et inspiré, à la limite de l'anticipation, Des rats et des hommes se situe dans la droite ligne de Parfois je me sens comme un enfant sans mère, paru l'année dernière chez Rivages. Avec son écriture nerveuse, ironique et très visuelle, il évoque volontiers la bande dessinée.« L'excellent Tito Topin sait à merveille créer des ambiances infernales. »Ouest France, à propos de Parfois je me sens.« Certains jeunes auteurs à dents longues et imagination courteseraient bien avisés de lire Topin. »Le Figaro littéraire, à propos de Parfois je me sens

  • En 1881 un grand projet naissait à Paris : réunir l'Algérie colonisée depuis une trentaine d'années aux comptoirs français de l'Afrique noire, construire un chemin de fer, construire le Transsaharien. Une mission de repérage conduite par le colonel Flatters doit rebrousser chemin, rejetée par les Touaregs. C'est l'aventure de la seconde expédition commandée par le même colonel Flatters que Tito Topin raconte ici. Le Colonel Flatters est marié, sa femme, la belle Sarah, s'est éprise d'un jeune sous-officier. Par vengeance, Flatters va obliger le jeune homme à participer à cette expédition dont il sait que bien peu reviendront. Décimée par les Touaregs, trahie par leurs guides, affaiblie par les privations et les dissensions entre les hommes, celle-ci tourne au désastre.
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  • La belle vie !

    Tito Topin

    Des gens vivent heureux les pieds dans l'eau au bord de la Méditerranée, dans les cabanons faits de bric et de broc...Sans autorisation ni patente, un bar restaurant est installé au milieu de la communauté : Chez Julius.
    Le poisson vient de la mer, en face. Le frère de Julius est pêcheur.

    Les huissiers viennent régulièrement fermer l'établissement sans jamais y parvenir. Max transporte ses fournées de touristes en mal de vraie nature. Bref, l'argent rentre, aussi frais que le poisson. C'est la belle vie pour les quatre enfants de la tribu : Fanny l'aînée, heureuse avec son couillon de pompier ; les deux minots qui s'accommodent bien de cette vie de patachon ; et Marcel, qui préférerait du béton plutôt que du sable sur la plage...

    Justement, il est question de détruire les cabanons pour bâtir un " complexe ".
    Un complexe de quoi, nul ne sait, mais Julius, refuse de vendre son lopin de sable. Pourtant, elle voudrait bien tout bazarder, Linda, sa femme : marre du soleil, des moustiques, marre du poisson ! Elle rêve de voitures, d'opéra, elle joue au Loto et devient millionnaire !

    Julius aimerait bien ne rien perdre de la vie qui a toujours été la sienne, mais comment ne pas changer de bonheur ? L'argent les sépare, les dresse les uns contre les autres...Guidée par un margoulin, Linda achète une bastide...Julius ne dort plus : leur bonheur a volé en éclats...

    Une gamine de douze ans, au teint de fée, saura-t-elle rendre la raison - et la belle vie - à la tribu ?

  • Dans les années cinquante, au Maroc, sur la côte Atlantique. Paysages de rêve, traces musicales et alcoolisées du débarquement américain. Sur fond de jazz, d'explosions et d'attentats, une aventure extraordinaire commence pour Mitch quand son ami Serge est arrêté et mis en prison. Une histoire d'amour brut : Cokie, la soeur de Serge, entraîne Mitch dans la folie, en riant, l'air de rien. A cent à l'heure.

  • "j'ai commencé un scénario sur l'histoire de ma famille, déclara antoine, avec l'air du type qui fait une révélation sensationnelle"... que matteo ait la bonté de traîner dans sa bagnole ces deux oiseaux ramassés en chemin, cet enfoiré d'antoine, cette chiquita de malheur, alors que ça commence à tourner vinaigre dans les parages (attentats, paras, gendarmes), dans ce maroc en pleine guerre d'indépendance, c'est déjà beaucoup. mais qu'il lui faille en prime subir les élucubrations d'antoine sur son histoire de film, c'est vraiment pas possible. pourtant, histoire de voir et peut-être de serrer de près la mignonne censée interpréter le rôle de la mère d'antoine, et qui attend là-bas auprès de la mère réelle, la savoureuse maman pullman, matteo promet de tenir le rôle du père dans le film de ce cinglé et consent à faire un détour. c'est alors qu'il se retrouve enfoncé jusqu'au cou, jusqu'à la mort peut-être, dans la vie, la vraie vie certaine de ce piqué d'antoine dont il ne savait rien quelques jours plus tôt.

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