Thierry Lodé

  • Encore aujourd'hui, la sexualité animale reste une énigme. Pourquoi est-elle assortie de pareilles incertitudes?? A-t-elle seulement pour objectif d'assurer efficacement la reproduction?? Et que vient faire le plaisir dans cette histoire qu'il complique assurément??
    Et pourtant, 95?% des espèces animales ne pensent qu'à ça, et même la mouche jouit...
    Suivant le fil de l'évolution, Thierry Lodé nous raconte dans ce nouveau livre la félicité du poulpe, l'extase du moineau et la volupté du capucin. On y découvre que dauphins, perruches et écureuils sont adeptes de masturbations intempestives. On y apprend que le tapir et le canard détiennent le plus long des organes, mais que le vagin et le clitoris des femelles font de leur mieux pour rester sur le terrain de jeu des amants. Ici, les oiseaux perdent leur pénis, là, les gorilles s'adonnent aux étreintes lesbiennes...
    Et si le plaisir sexuel était bien davantage qu'un simple produit de l'évolution, s'il en était le propulseur, contribuant, dans les faits, à la mise en place d'interrelations originales et à la biodiversité animale ?

  • Sexe ; amours animales

    Thierry Lodé

    • Mango
    • 10 Juin 2010

    Dès qu'il s'agit de séduire ou de se reproduire, les animaux font preuve de beaucoup d'imagination !
    Origine des conflits sexuels, utilité des parades nuptiales, fonction des appendices développés chez certains mâles, harems, rivalité entre mâles, avantages de la reproduction unisexuée, amours singulières, fidélité réelle ou supposée de certaines espèces... la vie intime de nos amis à poils, à plumes et à écailles n'a plus aucun secret !

  • "L'évolution, c'est le hasard trié par la mort" affirmait Cuénot.
    Les organismes vivants tirent leur diversité de la variation aléatoire des gènes mais ne peuvent propager leurs caractères que par une contribution différente de chaque individu à la reproduction. Ainsi, sous les contraintes de l'environnement, les populations divergent inéluctablement, inscrivant dans leurs différences l'émergence irréversible des espèces nouvelles. La génétique des populations étudie la transformation génétique des populations et se dote des moyens de quantifier les divergences et d'évaluer la signification adaptative des changements.
    En s'appuyant sur des études de cas précises, ce cours constitue une approche synthétique des principaux fondements de la génétique des populations et s'ouvre sur les perspectives contemporaines de la biologie évolutive.
    Etayé par une solide bibliographie, le cours s'adresse aussi bien aux étudiants des premier et second cycles universitaires ou en formation dans les grandes écoles qu'aux enseignants des lycées confrontés au besoin de donner une dimension évolutive à leur enseignement de la biologie.

  • Ce livre propose de développer une écologie évolutive qui tienne compte de toutes les relations des êtres vivants entre eux. Il nous entraîne dans une enquête historique qui confronte les arguments de Lamarck, de Darwin et du néodarwinisme pour mieux les dépasser.

    L'écologie évolutive intègre, à la manière des poupées russes, les différents emboîtements que le vivant élabore à l'aveugle depuis la nuit des temps. Plus que la survie des gènes, c'est bien la construction de ces multiples interactions subtiles et délicates qui fait l'histoire évolutive.

    Et si l'observation de la nature nous enseignait que, dans les faits, l'évolution de chacun dépend des autres ?

  • Décidément, les canards abusent. Alors que la plupart des oiseaux ne possèdent pas d'organes sexuels, il en est un, l'érismature ornée, qui dispose d'un phallus de plus de 40 cm. Pourquoi ? Et les rayures du tigre, à quoi servent-elles donc ? Et le nez sur dimensionné du nasique, ce singe asiatique, quelle fonction remplit-il ?L'évolution s'est développée à travers un érotisme sauvage, depuis les toutes premières bulles libertines jusqu'au parfum des visons et au chant des baleines, ce que Darwin a peut-être un peu trop oublié.Alors, à quoi riment donc toutes ces stratégies amoureuses du vivant ? Bref, à quoi sert le sexe ?Une plongée passionnante dans la vie amoureuse des bêtes, du poisson volant au tatou, en passant par la baleine ou l'oiseau-papillon, pour rendre compte de l'extraordinaire biodiversité du monde animal, où l'amour fait sa loi.

  • " On imagine souvent les organismes vivants bien en ordre d'évolution comme dans les couloirs d'un muséum. Des espèces aussi convenablement rangées que les pots de confitures sur l'étagère de nos enfances.
    Tout commencerait par une petite bulle prébiotique pour aboutir progressivement, après une longue transformation organique, à l'homme de Cro-Magnon. Une évolution linéaire dont l'amour se concentrerait sur le seul souci reproducteur, intrépide aventure d'un vivant résolu à cette obsession gravissime : réussir à laisser le plus de ses gènes à une descendance impertinente.
    Seulement, les animaux ne racontent tout à fait cette histoire. Loin de se corriger, les prétendues méprises sont légions. Darwin a ouvert une porte, mais il n'a pas raison partout. Des poulpes aux perroquets, des amibes aux colobes, de quelque côté qu'on se tourne, l'évolution ne semble jamais distinguer les meilleurs. Alors, que viennent faire dans l'évolution ces séductions aventureuses, ces costumes bigarrés, ces fourvoiements, ces caprices, ces tromperies, ces jalousies et ces séparations ? "

  • Les rapports de pouvoir irradient notre société : sont-ils inéluctables ?
    Nous nous apercevons qu'ils ont été construits pour asseoir la domination d'une minorité sur le reste de la population.
    Cet ouvrage démonte et analyse les mécanismes qui sont à l'origine des relations de pouvoir.

    Le point de départ de cette étude réside dans la volonté d'interroger la croyance, aussi répandue que massive, selon laquelle la domination serait naturelle aux hommes et aux animaux.
    En effet, lorsqu'on examine les opinions habituelles portant sur la domination se distingue ordinairement la certitude quasi indéracinable qu'elle ne serait rien que l'expression d'une force naturelle et que, s'il y a des forts et des faibles, c'est parce que force et faiblesse, puissance et soumission seraient inscrites dans un ordre naturel des choses.
    À la faveur d'une alliance entre philosophie et biologie, il s'agit ici de se demander quelle est l'origine de la domination, et de comprendre les mécanismes des relations de pouvoir. Au fond, y a-t-il une légitimité de nature à poser ou réclamer l'inégalité ? Où l'on voit que l'enjeu de ce livre réside dans l'effort pour résoudre scientifiquement et philosophiquement le problème du statut des phénomènes de domination dans le monde, et pour poser les bases à partir desquelles peut s'édifier une pensée de l'émancipation authentique.

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