Thierry Gadault

  • Bonus, options, retraites chapeau... : les extravagants privilèges des big boss du CAC 40.

    En 2016, Carlos Ghosn a touché 15,4 M! malgré la protestation des actionnaires : une rému- nération double car il est à la fois PDG de Renault et Nissan. Olivier Brandicourt est accueilli chez Sanofi avec un « welcome hello » de 4 M!, dans une entreprise où 4 800 postes ont été supprimés en six ans. Michel Combes quitte Alcatel-Lucent avec 7,9 M! de primes sur trois ans. Sous son "règne", il y a eu 10 000 suppressions de poste.
    Les revenus des dirigeants d'entreprise, entre salaire, bonus et options, suscitent la grogne des actionnaires, ainsi que des syndicats en période de modération salariale. Qu'est-ce qui pousse donc ces patrons, déjà fortunés, à vouloir toujours davantage ?!
    De la passivité des conseils d'administration aux dividendes records versés aux actionnaires, une plongée dans ces pratiques qui mettent en danger la survie à long terme des entreprises françaises.

  • Plongée en eau trouble

    Thierry Gadault

    • Michalon
    • 22 Février 2018

    Le marché de l'eau en France demeure opaque. Pour la plupart des habitants des plus grandes villes, la facture est souvent invisible, car noyée dans les charges collectives. Sait-on pourtant que le véritable prix du mètre cube d'eau en France est de 1,50 euro, quand le prix moyen payé par les abonnés en France est de 3,98 euro par m3 ?

    Petits arrangements, conflits d'intérêts, corruption... Au terme d'entretiens menés, entre autres, avec Marc Laimé, consultant indépendant spécialisé dans l'eau et l'assainissement, et Jean-Luc Touly, syndicaliste de Veolia et principal opposant à la gestion privée de l'eau, Thierry Gadault lève le voile sur les scandales soigneusement dissimulés en Île-de-France, en Guadeloupe, en Avignon ou à Lourdes, où sociétés privées et élus locaux s'entendent au détriment des usagers.
    Une enquête édifiante sur une situation intolérable à l'heure où, avec le changement climatique et l'apparition de nouvelles pollutions chimiques, la gestion de l'eau devient cruciale.

  • AREVA. Derrière ces cinq petites lettres, se cache désormais un fleuron techno-industriel de la Ve République, et un pouvoir économique et politique très convoité. Mais sait-on comment fonctionne réellement ce leader mondial de l'énergie nucléaire, longtemps incarné par Anne Lauvergeon ?
    Le journaliste Thierry Gadault a enquêté sur l'opacité toute française de l'industrie nucléaire, et ce qu'il en a ressorti tient du thriller politique et industriel. L'auteur raconte par le menu comment AREVA, en dix années, est devenu une puissance âprement disputée par deux clans : les X-Mines contre les proches de l'Élysée. L'enquête, de révélations en confidences, d'analyse industrielle de l'après- Fukushima en faits politiques méconnus, nous révèle les coulisses d'une entreprise d'État qui concerne tout lecteur, usager de l'électricité et citoyen.

  • "Fils de maraîchers d'Antibes, Henri Proglio n'est pas un héritier. Sa filiation ne le destinait pas à devenir un membre éminent de la classe dirigeante. Diplômé d'HEC en 1972, celui qu'on surnomme à ses débuts « le Petit Chose » gravit pourtant les échelons. À la tête d'un fleuron français, Veolia Environnement, cet ancien membre de l'extrême droite devient même le protégé de l'Élysée. En 2002, Jacques Chirac le défend contre Jean-Marie Messier. En 2007, le chef d'entreprise apparaît en compagnie de Rachida Dati à la fameuse soirée du Fouquet's.
    L'arrivée de François Hollande à l'Élysée ne change rien à sa situation de patron de la plus grande entreprise de France, EDF. Malgré les multiples menaces d'éviction et les offensives de ses ennemis, le capitaine d'industrie semble inamovible. Son secret ? Son carnet d'adresses, le plus épais de la place de Paris. Y figurent, entre autres, Nicolas Sarkozy, Claude Guéant, Jean-Louis Borloo et, à gauche, Jean-Marc Ayrault, Laurent Fabius, Jérôme Cahuzac ou encore Claude Bartolone. Sans compter des francs-maçons, journalistes, communicants, avocats, anciens membres de services secrets et quelques intermédiaires financiers à la réputation sulfureuse... Tous les tenants des réseaux influents de la République à qui il a rendu bien des services depuis 40 ans.
    Après une enquête minutieuse de plus d'un an, les auteurs brossent le portrait d'une incarnation du système à la française où règnent petits arrangements entre amis, ambitions démesurées et gestion calamiteuse. Avec, en toile de fond, les affaires de financement des partis politiques, la guerre avec Anne Lauvergeon, l'ancienne patronne d'Areva, et Antoine Frérot, son successeur à Veolia.
    Une plongée au coeur des liaisons dangereuses entre le pouvoir et le monde des affaires."

  • Dix mille suppressions d'emplois chez airbus, dix-huit mois de retard pour la livraison du premier a380, lagardère et daimler soupçonnés d'avoir commis un délit d'initiés pour s'enrichir à l'occasion de la cession d'une partie de leurs actions dans eads, l'affaire des comptes truqués de clearstream...
    Depuis le 13 juin 2006, le groupe franco-allemand et sa filiale airbus sont au centre d'un énorme scandale. si certains dirigeants se sont enrichis malgré les erreurs ou fautes qu'ils ont pu commettre, la facture, elle, est payée par les salariés et les petits actionnaires, qui ont le sentiment de s'être fait voler. la success story de l'avionneur européen, longtemps présenté comme l'égal de boeing par le pouvoir politique, ses dirigeants et la presse, est une légende! derrière les belles images pour papier glacé, la réalité est bien différente, à l'image des dirigeants qui s'écharpent pour le pouvoir et des actionnaires divisés qui s'opposent en permanence.
    Et pendant ce temps-là, personne ne se préoccupe des difficultés croissantes qui vont couler le projet a380, le gros porteur d'airbus. cette situation, loin d'être provoquée par les modalités de création d'eads en octobre 1999, trouve ses racines bien avant, dès le milieu des années 1980. pendant près de quinze ans, l'industrie aéronautique et de défense française a été le terrain d'une bataille entre industriels, encouragée par les gouvernements qui se sont succédé à la tête de l'état.
    Le tout sur fond de commissions versées à l'étranger à des intermédiaires discrets et dont l'utilisation suscite toujours des interrogations. pour la première fois, un ouvrage, fruit d'une longue enquête au coeur d'eads, dévoile les secrets de cette guerre des gangs.

  • " Moi c'est lui et lui c'est moi " avait l'habitude de dire Jean-Luc Lagardère de son fils Arnaud. Il le disait si souvent qu'avant son décès, le 14 mars 2003, personne ne savait réellement qui était l'héritier désigné. Du père, tout le monde connaissait les réussites et les échecs, du fils, on ne connaissait que son surnom (son " émergence ") attribué par des barons jaloux.
    Trois ans après la mort de son père, Arnaud Lagardère demeure un mystère. En public, l'homme est charmant, souriant, blagueur même. Un côté décontracté qui tranche dans le monde des affaires, où le gris passe muraille est la couleur officielle. Il est ainsi l'un des rares patrons à se laisser appeler par son prénom par les journalistes et les analystes financiers. Mais tous ceux qui le côtoient en public le reconnaissent : personne n'est capable d'en tracer le portrait. Il jouit, pourtant, d'une bonne cote de popularité, qui lui a permis de faire oublier ses débuts difficiles. Deux échecs majeurs jalonnent sa courte carrière : Editis et EADS. Dans le premier, une mauvaise gestion du dossier l'a obligé à se soumettre à Bruxelles et à revendre une majorité des maisons d'édition acquises par son père auprès de Vivendi. Dans le second, après avoir résisté pendant plus d'un an aux oukases du Président de la République voulant l'obliger à nommer Noël Forgeard à la tête du groupe de défense, il a fini par s'y soumettre, laissant les Allemands reprendre le contrôle du groupe et de sa plus belle pépite Airbus. Avec HFM, le premier groupe au monde de presse magazine, de Paris Match à Elle, de Télé 7 Jours au Journal du Dimanche, Lagardère est un levier d'influence incontournable
    A la veille des échéances présidentielles de 2007, il sera l'un des personnages les plus courtisés de la République. Argent, média, influences mondiales : Arnaud Lagardère va devoir slalomer entre les obstacles tout en essayant de dicter sa loi.
    Les auteurs ont rencontré quarante personnes afin de composer au plus près le portrait de ce fils d'Amérique devenu l'un des hommes les plus puissants de France. Méthodiquement éduqué par son père pour en faire son héritier, Arnaud n'aime guère cette fonction.

  • « La question n'est plus de savoir s'il y aura un accident nucléaire grave en France, mais quand et où. » Ce propos n'a pas été tenu par un anti-nucléaire, mais par un cadre dirigeant d'EDF. Ce constat alarmant a été confirmé par d'autres salariés de l'électricien, mais aussi par des travailleurs de la sous-traitance nucléaire, ce nouveau lumpenprolétariat créé de toute pièce par EDF.
    Après plusieurs mois d'enquête, j'ai fini pas partager ce constat. Pendant des années, j'ai cru, comme beaucoup de Français, qu'EDF mettait tout en oeuvre pour garantir la sureté du parc nucléaire. C'est malheureusement faux : problèmes de conception et de construction des réacteurs, maintenance sacrifiée pendant des années, désorganisation interne, hémorragie des compétences. L'état de nombreux réacteurs est inquiétant.
    Pourtant, EDF et les pouvoirs publics ont décidé de rallonger la durée de vie des centrales qui avaient été construites pour durer jusqu'à 40 ans. La raison ? EDF, qui a perdu quelque 15 milliards d'euros dans ses opérations internationales, n'a pas les moyens de bâtir de nouvelles capacités de production d'électricité pour remplacer les réacteurs qui atteindront les 40 ans d'ici 2028. Exsangue financièrement, EDF joue notre avenir à la roulette russe.

  • Les forêts recouvrent 31 % de notre territoire, soit près de 17 millions d'hectares. Un patrimoine considérable aujourd'hui en grande détresse : sécheresses à répétition, attaques parasitaires sans précédent, risques d'incendie de grande ampleur, mais aussi morcellement de la propriété et industrialisation à marche forcée...

    À l'heure où les enjeux environnementaux et la protection de la biodiversité sont plus que jamais d'actualité, l'État a progressivement abandonné la forêt française aux seuls intérêts privés. En témoignent la faillite de l'Office national des forêts et son démantèlement organisé pour des raisons budgétaires.

    Au fil d'une enquête inédite et très documentée, les auteurs dénoncent les mécanismes à l'oeuvre dans la fragilisation de nos forêts et la responsabilité de nos dirigeants, qui ont fait le choix du profit à tout prix, plutôt que de la préservation de ce bien commun. Ils montrent aussi qu'une autre sylviculture, inspirée des processus naturels, est possible pour inventer les forêts de demain.

  • Trader, guerrier, agent secret... Qui est Marc Eichinger ? Un peut toutes ces figures à la fois. Marc Eichinger est l'homme qui a mis au jour les relations entre la société douteuse Uramin, Areva et l'Etat français, un peu malgré lui.

    Début 2011, Marc Eichinger dirige la société de conseil Apic lorsque la direction du patrimoine d'Areva demande à ce consultant, spécialiste des questions financières et minières, de réaliser un audit sur l'opération Uramin. Son analyse est explosive : lors du rachat d'Uramin en juin 2007, Areva aurait été victime d'une escroquerie sans doute facilitée par des complices au sein du groupe. L'homme délaisse alors son costume de consultant devient espion au sein de la société Areva. Il raconte ici son enquête, qui l'emmène en Kazakhstan, en Inde, en Russie. 4,5 milliards d'euros ont été dépensé en 2017 pour sauver Areva de la faillite. Pourquoi l'État a-t-il empêché la liquidation de cette société ? En quinze chapitres thématiques, il explique l'affaire Areva qui aboutira, après de nombreux procès, à la mise en examen de sa présidente Anne Lauvergeon et de Gérard Arbola. Marc Eichinger dénonce la corruption de l'administration française au sommet et soulève l'immunité accordée aux énarques.

  • Deux Français sur trois vivent à moins de 75 kilomètres d'une centrale alors que la menace d'un accident grave n'a jamais été aussi forte. Malgré les discours rassurants des défenseurs du nucléaire, la situation dans nos 19 centrales est plus que préoccupante : réacteurs obsolètes, cuves fissurées, enceintes de « confinement » passoires, équipements essentiels non conformes... Risques internes ou externes : tout est réuni pour que survienne une catastrophe.

    Financièrement exsangues, EDF et Areva manoeuvrent pour imposer la prolongation de leurs centrales au-delà du raisonnable. Or, 48 réacteurs (sur 58) atteindront d'ici à 2028 le seuil critique des 40 années de fonctionnement. Sans plan de transition énergétique, ladite autonomie de la France est en train de se transformer en piège...

  • Pour en finir avec un mensonge d'État !
    Deux Français sur trois vivent à moins de 75 kilomètres d'une centrale nucléaire alors que la menace d'un accident grave n'a jamais été aussi forte.
    Au-delà des discours si rassurants des défenseurs du nucléaire, la situation dans nos 19 centrales est plus que préoccupante. Comme le révèle cette enquête, de nombreux réacteurs ont très mal vieilli (notamment à Gravelines, au Bugey ou à Tricastin) : cuves fissurées, enceintes de « confinement » passoires, équipements essentiels non conformes... Tout est réuni pour que survienne une catastrophe. Sans compter, les risques externes, sans cesse minimisés, qui, à l'image du dangereux barrage de Vouglans dans le Jura, menacent la sûreté de certaines centrales.
    Financièrement exsangue, incapable d'investir dans de nouveaux outils de production, EDF manoeuvre pour imposer la prolongation de ses centrales au-delà du raisonnable. Cette impasse financière, technique et humaine intervient à un moment clé : 48 réacteurs (sur 58) vont atteindre d'ici à 2028 le seuil critique, considéré comme maximal, des 40 années de fonctionnement.
    Parce que le complexe nucléaire tricolore est aujourd'hui en faillite, en raison des gestions hasardeuses des deux principales entreprises publiques (EDF et Areva), parce que la France a lié son avenir à celui du nucléaire en retardant toute vraie transition énergétique, le piège est en train de se refermer.
    Et ça se passera près de chez vous...

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